samedi 21 mars 2026

Nous les menteurs - E. Lockhart

 Quelle famille !! Et quel choc quand on comprend !
Un roman impressionnant, et inoubliable.
Hélas, avec mon habitude d'être toujours à contre-courant des avis, je n'ai pas accroché du tout à l'écriture. Pendant une grande partie du  roman, je me suis ennuyée, n'arrivant pas à m'intéresser à cette famille pourtant étonnante, même pas à Ruby.
J'ai continué parce que je voulais tout de même savoir quel était ce retournement final que la 4e de couv' nous promettait.
Dès qu'on a commencé à en savoir un peu plus sur ce qui s'était passé, j'ai beaucoup plus accroché, le texte m'a paru plus intéressant. Même si à la fin, j'ai eu quand même un peu l'impression de m'être fait avoir !

Ceux qui me suivent savent que je ne résiste jamais à un résumé nous attirant à Cape Cod, à Martha's Vineyard, voire à Boston.
Le Massachusetts m'attire irrésistiblement 😊
Nous avons ici une île privée proche de Martha's Vineyard, appartenant totalement à la famille Sinclair. Qui semble faire partie de la caste des Brahmanes de Boston, même si le terme n'est jamais cité.
Riches, prétentieux, et au-dessus des autres !
On va peu à peu s'apercevoir que les adultes sont tous odieux, bien que tous différents !
Le sujet profond : introduction d'un jeune homme à la peau plus sombre et qui ne fait pas partie de l'élite, au sein de cette tribu très fermée, est à la fois très intéressant et assez peu abordé me semble-t-il. On survole, entre une migraine et une dispute autour du partage de l'héritage.

J'ai apprécié qu'il soit question des Mondes de Chrestomanci, de Diana Wynne Jones, et notamment du premier : Ma soeur est une sorcière. Une série que j'ai beaucoup aimée, et qui est vraiment trop peu connue chez nous, et rarement citée dans les romans jeunesse.

Une série télévisée (diffusée en France en 2025) est tirée du roman.
Un préquel "Famille de menteurs" est paru en 2023. Mais il est préférable de le lire après celui-ci, car il révèle ce qui s'est passé cet été-là.

Extraits : 

On se disait que si la maison disparaissait [...] alors les enjeux de pouvoir disparaîtraient avec elle.

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Si vous voulez habiter quelque part où on ne craint pas les souris, mieux vaut renoncer à la vie de château.

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Le clan des Sinclair, Américains de souche, connaîtrait une nouvelle génération de beaux enfants, grands, blancs et riches, à condition qu'il nous permette de garder Windemere.

***
Ma mère et ses sœurs dépendaient de grand-père et de sa fortune. Elles avaient eu la meilleure éducation, toutes les opportunités et les contacts dont on pourrait rêver, mais elles étaient incapables de subvenir elles-mêmes à leurs besoins. Aucune d’entre elles n’avait fait quoi que ce soit d’utile dans ce monde. Rien de nécessaire. De courageux. Elles étaient restées comme des petites filles s’efforçant de faire plaisir à leur papa. Il était leur unique gagne-pain — et elles n’aimaient que le pain de luxe.

Titre original : We Were Liars (2014)
Traduit de l'anglais par Nathalie Peronny
Autrice : E. Lockhart, pseudo d'Emily Jenkins
Éditeur : Gallimard jeunesse 2018
Collection : Pôle Fiction - Version poche souple - 325 p. - 7.10 €

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