dimanche 9 décembre 2018

Mon petit kit de broderie - Ma licorne (Usborne)

Après Mon petit kit de couture, et celui de tricot, qui permettent de démarrer ces activités, nous ne pouvions pas manquer celui de broderie.
Il y a cette année le choix entre une sirène et une licorne.
Comme les kits précédents, celui-ci peut convenir pour un enfant (ou un adulte, n'est-ce pas Ramettes !) qui aime déjà broder, en lui fournissant tout le nécessaire pour un tableautin.
Mais il est aussi tout à fait adapté aux débutants, puisque les explications sont vraiment pas à pas.

Le coffret contient :

- Un carré de toile écrue, imprimé d'une licorne unicolore
- Un tambour à border, prévu pour servir aussi de cadre à suspendre si on le souhaite
- 3 couleurs de fil à broder
- une aiguille
- un livret de 16 pages.

Comme toujours dans cette série, les explications commencent par les plus basiques. Comme séparer les brins du fil (ce qui est souvent oublié) et enfiler l'aiguille. Très appréciable pour ne pas avoir à guider nous-mêmes les jeunes débutants. (Et je peux vous dire que ça se passe nettement mieux que quand j'essaie d'expliquer moi !)



Les divers points utiles sont ensuite bien détaillés, et on peut se mettre à broder la licorne.
Le dessin est visible aussi à l'envers du tissu, ce qui facilitera les points pour les débutants.

J'ai juste un petit bémol sur la façon de démêler le fil quand il s’enroule parce qu'il me semble plus simple de le laisser pendre et tourner sur lui-même, plutôt que le tourner entre ses doigts, ce que les enfants risquent de faire à l'envers. Mais il est vrai qu'ils risquent aussi de défiler l'aiguillée en le laissant pendre.

Une fois brodé l'essentiel prévu, votre licorne aura fière allure, grâce au dessin imprimé sur le tissu.
C'est gratifiant parce que même si votre bout de chou se lasse vite, ça ressemble à quelque chose.
Puis, on peut continuer ensuite, dépasser le minimum à broder, et continuer le dessin.
Donc évolutif et bien pratique.

Un très chouette coffret, qui me paraît sans doute un brin plus simple que les précédents.
Facile à offrir, puisqu’il contient tout le nécessaire.

Ma petite-fille est impatiente que je le lui rende pour continuer la broderie !

Ramettes, l'a testé avec son fils : sa chronique.

Il existe aussi un Petit kit de pâtisserie.
Comme il faut faire des choix, nous ne l'avons pas sélectionné, ayant déjà beaucoup de matériel de pâtisserie. Mais je pense qu'il aurait permis des débuts plus faciles pour certains de mes petits, avec toutes les explications qui doivent figurer dans le livret.

Extraits :

Le point lancé 

1. Pique l'aiguille sous le tissu au début d'une ligne à broder.
2. Puis repique l'aiguille à l'autre bout de la ligne à broder.
3. Enfin, tire l'aiguille sous le tissu jusqu'à ce que le fil soit tendu pour obtenir un point plat.






Texte : Lara Bryan
Broderies : Bethan Janine
Illustrations  : Ian McNee
Traduction : Véronique Duran
Usborne 09/10/2018 ; 9,95 €
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jeudi 6 décembre 2018

La théorie du complot - Arthur Ténor

Un petit roman intéressant sur les dérives des réseaux sociaux et d'internet, sur les rumeurs, les fake news et tous les dangers autour de ça, surtout pour les adolescents.
Mais après avoir bien insisté pour qu'on l'achète, j'ai été un peu déçue.
D'une part parce que je l'ai trouvé intéressant mais pas tout à fait passionnant, notamment au début. Un peu lent à y entrer.
D'autre part et surtout parce qu'il est difficile de s'identifier à ce garçon, à la fois totalement surdoué et dont les seuls plaisirs au début du roman, c'est de faire du buzz sur de fausses nouvelles. Difficile donc de le plaindre, on a plus envie de dire qu'il l'a bien cherché.
Il me semble qu'il aurait été plus utile de mettre en scène quelqu'un plus de bonne foi qui se fait avoir
Mais ça aurait sans doute un été un autre roman !
En outre, ce début léger, qui se passe le 13 novembre 2015, jour des attentats du Bataclan, m'a mise plutôt mal à l'aise, même si bien évidemment, c'est voulu.

Je connaissais l'auteur pour ses livres historiques, et j'étais curieuse de lire ce sujet.

Pas un coup de coeur donc, mais certainement un livre à faire lire à nos jeunes ados.

Résumé :
On nous ment ! Oui, mais qui ?
Sébastien, passionné de canulars et autres farces sur Internet, prend un malin plaisir à alimenter la grande mode de la théorie du complot. 

Les attentats du 13 novembre ? Une aubaine pour créer son propre site d'informations frauduleuses et lancer les rumeurs les plus farfelues. Un hobby apparemment innocent, qui va le mettre sur le chemin de personnes bien malintentionnées. 

Malheureusement, quand l'euphorie de la célébrité se dissipe, Sébastien est déjà bien trop pris dans la toile pour en sortir indemne... Alors, info ou intox ?

Extraits :

- J'ai la possibilité de te fournir des infos exclusives et classifiées Secret Défense sur les attentats de Paris.
Mauvais point, il parle comme un commercial qui vendrait à un gogo un épluche-légumes révolutionnaire qui ferait aussi thermomètre médical.

***
Aujourd'hui, il suffit d'un montage photo, ou même d'une rumeur pour déclencher les réactions les plus irrationnelles. Avec Internet, le procédé est tellement facile et le phénomène d'emballement tellement rapide que la vérité n'a jamais été aussi en danger.




Éditions Scrineo (4/01/2018) 174 pages
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mardi 4 décembre 2018

Malo de Lange

Truculent, drôle et attachant ! que d'aventures et quel vocabulaire !
Tout à fait dans la veine des romans feuilletons de la grande époque.

Après ma lecture de Dortmunder, me voici encore dans des histoires de cambrioleurs, et encore un recueil triple.
Mais la similitude s'arrête là.

Déjà, il s'agit non pas de trois romans, mais de 3 tomes, que j'ai d’ailleurs cette fois lu d'affilée, ils se suivent vraiment.
Roman historique, dans la première moitié du 19e siècle, en France.
Le personnage principal est un enfant.

Comme souvent dans les romans les plus récents de Marie-Aude Murail, je ne sais pas exactement à quelle tranche d'âge ça s'adresse. Peut-être (certainement) à ses  jeunes lecteurs qui ont grandi à présent, mais pour la jeunesse ?
Par exemple, Sauveur & fils, à la bibliothèque, nous les avons passé des romans enfants à jeunesse, et on envisage de les ranger finalement en secteur adultes.
Vive la République, ou Miss Charity sont aussi des romans parus en jeunesse, mais plus souvent appréciés des adultes.
Et déjà, La fille du docteur Baudoin, ou Papa et Maman sont dans un bateau, sont  inclassables.

J'avais adoré le tome un de Malo de Lange il y a 8 ans, et j'étais vraiment désireuse de lire la suite.
Je l'ai retrouvé  avec le même bonheur.
Le second m'a un peu déçue, une très longue partie sur le bagne, que j'ai trouvé dure et triste.
Je pensais le transmettre sitôt lu à mes petites-filles, mais à cause de ça, je pense que je vais attendre encore.
Le 3e tome retrouve l'humour et le plaisir du premier, même si Malo ayant grandi, c'est moins léger.

Dans l'ensemble, une série que j'ai beaucoup aimé, à part ce long passage sur le bagne.

Malo est un enfant venu d'on ne sait où, recueilli par des demoiselles très comme il faut, qui l'élèvent avec un peu trop de sévérité à son goût, mais beaucoup d'amour.
C'est là qu'il fait la connaissance de la belle, riche et aristocratique Léonie de Bonnechose, qu'il n'aura de cesse de retrouver. Et qui n'est pas indifférente au "méchant garçon avec un couteau".

On apprend à "jaspiner l'arguche" c'est étonnant, plein d'aventures et aussi d'humour, on se promène entre repaires de voleurs et d'assassins, personnages de la haute société, et tout un monde varié du début du 19e siècle.
Dans le premier tome, on suit Malo à la recherche de ses parents, voire cherchant à échapper à ceux qui prétendent l'être.
Ensuite, de découverte en découverte, il va devoir s'adapter, loin de son enfance chez les demoiselles de Lange, d'abord au bagne, puis à la dangereuse vie parisienne.
Ici, les policiers sont d'anciens voleurs ou bagnards, les abbés aussi parfois d'ailleurs, quelqu'un peut être  Personne, les chauffeurs ne conduisent pas, ils brûlent les pieds.
La galerie Véro-Dodat vient d'ouvrir et ses fastes éblouissent le petit provincial. Mais il ne mettra pas longtemps à s'apercevoir du revers de la médaille.

Le tome 3 est plus ancré dans l'histoire, puisqu'on va côtoyer, de près, le roi Louis-Philippe, ses enfants et sa soeur.

Il y a beaucoup d'humour, non seulement avec le vocabulaire argotique, mais avec de nombreux de noms de personnes, tels que Mme Baratin pour la concierge, etc.
Et surtout, au fil des trois tomes, une petite phrase refrain, "comme disait", mais toujours différente, comme un leitmotiv drôle :
"Il n'y a pas que les colliers de perle qui font plaisir aux dames, comme disait Salomé en recevant la tête de saint Jean-Baptiste sur un plateau."
"La vie comporte des hauts et des bas, comme disait le monsieur qui venait de monter cinq étages pour se jeter par la fenêtre."
(Oui, c'est souvent de l'humour noir !)
"Il en faut pour tous les goûts, comme disait la mère Lafarge en rajoutant de la mort-aux-rats dans le bouillon de son mari."
"L'essentiel, c'est d'avoir sa conscience pour soi, comme disait la fillette qui avait noyé son petit frère pour le débarrasser de ses poux."
"Mais si je n'aidais que les saints, je serais au chômage, comme disait Jésus à son papa."
Je vous les citerais volontiers toutes, mais non, vous n'avez qu'à le lire !

Et j'ai aussi appris ici l’origine de l'expression Tonnerre de Brest, bien avant que le Capitaine Haddock ne l'utilise.

Finalement, j'ai écrit une très (trop) longue chronique, sans arriver à vous faire partager la richesse de ces romans, écriture, aventures, sentiments, histoire aussi.

Tome 1 : Malo de Lange, fils de voleur - 217 pages
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Tome 2 : Malo de Lange, fils de Personne - 200 pages
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Tome 3 : Malo de Lange et le fils du roi - 208 pages
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Et un lexique d'argot "si vous aussi vous voulez jaspiner l'arguche comme les grinches". (Mais à l’intérieur du roman, les mots et expressions sont aussi traduits en bas de page)

Extraits :

Tome 1 :

Quand on écrit ses mémoires, on ne fait pas que raconter ses souvenirs, on retrace aussi son cheminement moral. Je vais donc sauter quelques années parce que, à deux ans, du point de vue moral, j'étais aussi plat qu’une limace qui viendrait de se faire marcher dessus.

***
- Tu le chourines. Il t'embêtera plus.
Je tâtai mon couteau au fond de ma poche.
- Bon. Mais sa femme ?
- Ah ça, on chourine pas les dames, frangin. Tu l'étrangles.
Pour le savoir-vivre et la façon de l'abréger, La Bouillie n'avait pas sa pareille.

Tome 2 :

vous serez payée une fois l'an, à la Saint-Jean, et vous avez congé un dimanche par mois pour aller voir votre famille... Hum, l'après-midi seulement.

***
- Alors, j'ai-ti l'air d'une baronne ?
- Oui [...] quand tu tais ta gueule.
- Comment c'est-ti que ça parle une baronne ?
[...]
- Tu ne diras pas : "Ousqu'elle est, ma frangine ?", tu diras : "Qu'est devenue ma soeur ?"
- Ké dev'nue ! Ah, ah, ké dev'nue !

Tome 3 :

- Nom d'unch ! Il faudra vraiment que je le tue !
- Ah, mon dieu, mademoiselle Léonie a tellement peur d'un duel !
J'avais plutôt pensé à lui loger une balle dans la tête. J'ai une vision simple des rapports humains.

***
Aumale [le fils du roi] fit un bond dans mon estime. Quelqu'un qui ment et qui triche ne peut pas être entièrement mauvais.

Roman illustré en trois parties et cinquante-six tableaux.
Première parution en volume unique.
L'école des loisirs - 5 décembre 2018 - NOUVEAUTÉ
650 pages - 16.50 €
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dimanche 2 décembre 2018

Le Secret de la Montagne Noire - T 1 Les Amants de la bergerie - Bruno Combes

Un roman étonnamment captivant, malgré quelques longueurs dans les détails (à mon goût), et un mélange de terroir, romanesque, relations ado/famille et secrets de famille.
J'ai essayé de ralentir ma lecture, sachant que la suite ne paraît que le mois prochain, mais j'ai été emportée par l'histoire ! Et par une belle écriture, qui nous laisse indulgents sur quelques passages parfois un peu surprenants.

Agréablement ancré dans le terroir, une jolie découverte de la région. J'ai aimé ce petit côté tourisme, sans que ce soit jamais laborieux.

Tess, jeune lycéenne, n'en peut plus de sa famille, un père uniquement préoccupé par ses vignes, et très dur avec elle, une mère effacée, et surtout une grand-mère parfaitement odieuse. Sitôt majeure, elle fugue sans même en parler à sa meilleure amie.
Une fugue bien préparée, où elle se réfugie dans un couvent.
J'ai particulièrement apprécié ce passage. Bien qu'assez réticente côté religion, Tess va rencontrer là des personnes qui vont réellement l'aider à réfléchir, à se poser, à avancer dans sa vie. C'est étonnant et intéressant.
On avance peu à peu, aux côtés de Tess, dans la découverte des secrets de famille (sujets qui m’intéressent toujours). En même temps, elle "grandit" forcément, s'aidant à la fois de ce qu’elle apprend, de ses amis, et de sa famille.
Quelques changements de caractères un peu rapides et surprenants, mais la vie n'est-elle pas faite de surprises et d'évolution.
Tout se met peu à peu en place, jusqu'au coup de théâtre final. Donc vivement le tome 2 le 10 janvier
 !

Je ne connaissais pas du tout Bruno Combes, j'ai passé un très bon (et trop court) moment avec ce roman.

Extraits :

- Tu sais, si ton père n'est pas heureux, n'attends pas qu'il te donne de l'amour. Chacun d’entre nous ne peut offrir que ce qu'il possède.

***
- Mais enfin, ton vin est plus important que ta fille !
[...]
René s'arrêta net. Il leva lentement les yeux vers sa femme et lui répondit d'un ton aussi calme que haineux :
- Mon vin, comme tu dis, je suis sûr que c'est moi qui l'ai fait, donc je m'en occupe. Pour le reste, tu sais ce que j'en pense. Je serai absent une semaine, comme prévu.

***
- Mais ta grand-mère ?
- Il faut qu'elle assume, maman. Les fantômes du passé reviennent toujours, un jour ou l'autre...

***

Parfois un peu guide touristique tout de même !!

Édition Michel Lafon (Paru en 2014)
Collection Poche - 4 octobre 2018 - 402 pages
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samedi 1 décembre 2018

Livres de Noël

En ce premier jour de l'Avent (du moins pour les calendriers !) je vous propose de revoir quelques livres que j'ai appréciés sur Noël.
Le titre vous mène vers ma chronique détaillée.

La véritable histoire de Noël (de Marko Leino !) est mon préféré, un superbe conte de trois cents pages, en Laponie, à commencer impérativement à lire aujourd’hui puisqu'il comprend 24 chapitres, à terminer  à la veille de Noël.



Le Noëlosaure, le préféré de mes petits-enfants. (Et je l'aime beaucoup aussi)
Un bon gros roman tendre et drôle, très facile à  lire même par les plus jeunes.



Et si c'était lui ?
Un bel album tout récent, sur le Père Noël, mais pas uniquement.
Par un auteur de films d'animation chez Folimage.



Le vrai-faux portrait officiel du Père Noël
Un faux documentaire mais un vrai album, déjà ancien mais toujours édité je pense, qui vous fera passer un très bon moment dans l'attente de Noël (ou n'importe quand d'ailleurs)
Afficher l'image d'origine



Noël chez les Schtroumpfs 
Vous ne savez pas que faire pour Noël ? Pourquoi ne pas aller le passer chez les petits bonshommes bleus ? On s'y amuse toujours



La petite femme du Père Noël
Un très beau texte de Kochka (y en a-t-il qui ne soient pas beaux ?), un petit roman d'une centaine de pages, plutôt pour les déjà un peu grands !!



Le problème avec Noël ... d'Agnès de Lestrade
Un très beau roman sur le partage et l'amitié, mais un peu triste pour cette période sans doute.



Lulu et le sapin orphelin - Une histoire de Lulu Vroumette
C'est LuluVroumette ... Mais j'ai trouvé cette histoire un peu tristounette !



Je recommande aussi, bien que je ne l'ai pas chroniqué

Le facteur du Père Noël
Un très chouette album plein d'enveloppes à ouvrir, de personnes connus etc ...
Photo monjolipetitbureau.blogspot.com

Photo monjolipetitbureau.blogspot.com

Et promis, un jour je lirai les Lettres du Père Noël de J.R.R. Tolkien, qui attendent depuis trop longtemps dans ma bibliothèque.
Lettres du père Noël par Tolkien

Je termine par un livre passionnant, plus à destination des adultes il me semble, qui est une excellente découverte autour de Noël.
A la fois recueil de lettres de personnes souvent connues (Anne Frank, Zola, Nietzche, Mme de Sévigné ...) et présentation des traditions et des fêtes.
Pour moins de 10 euros, un cadeau de Noël avant l'heure !!!
Lettres de Noël, de Nadine Cretin

jeudi 29 novembre 2018

Opération Farceuses - Roddy Doyle

Entre roman et album, un petit livre assez déjanté, à l'humour un brin (un gros brin !!) scatologique.

Les Farceuses sont quatre petites créatures qui se donnent pour objectif de punir les parents trop sévères (à leurs yeux) ... en les faisant marcher dans des crottes, qu'elles achètent (assez cher) à Rover le chien.
Mais aujourd'hui, elles découvrent qu'elles ont fait une erreur de jugement, et elles essaient par tous les moyens d'arrêter Mister Mack avant le moment fatal...
On suit parallèlement les Farceuses, les explications sur ce qui s'est passé avant, les commentaire du chien, ceux de la mouette qui déteste le poisson, et même des considérations sur les titres de chapitres. Tout ça pendant que le pied s'approche dangereusement de la crotte, se rapproche encore ..
Lu il y a quinze ans, je le relis aujourd'hui après Le Grand chien noir, et j'y retrouve des thèmes de Roddy  Doyle, mouettes, les animaux qui parlent, mais c'est bien surprenant ...

Amusant, et cet humour plait beaucoup aux enfants en général. A la fois par le côté "crottes", mais aussi par la façon de prendre le lecteur à témoin, de l'impliquer, les histoires de chapitres, etc ...
J'aime aussi particulièrement les illustrations, surtout Rover le chien.

Extraits :

ON EST A QUELLE DISTANCE MAINTENANT ?
Encore moins de moins d'un demi-centimètre.

***
Les Farceuses derrière le mur dressèrent l'oreille. Oh, comme elles aimaient ce son mélodieux ! Le merveilleux "pataugement" d'un pied d'adulte dans de la crotte de meilleure qualité. Comme c'était doux à leurs oreilles poilues !

***
Chapitre sept, qui devrait probablement s'intituler chapitre cinq...Euh, je crois....Mais appelons-le simplement... En fait, je ne sais plus à quel chapitre on en est.





Illustré par Brian Ajhar
Traduit de l'anglais par Marie Aubelle.
Titre original : The Giggler Treatment (2000)
Gallimard jeunesse 2001
Résumé Babelio

mercredi 28 novembre 2018

À la poursuite du grand chien noir - Roddy Doyle

Une belle fable, mais j'ai trouvé ça long, terriblement long.
Je voulais lire Roddy Doyle, dont j'avais bien aimé Opérations Farceuses il y a quinze ans, et suite à plusieurs conversations autour de cet auteur ces temps-ci. J'étais donc contente d'avoir déniché ce roman au rayon enfants. J'espérais même pouvoir le proposer au club-lecture de nos CM, mais je ne le ferai pas.

Le Grand Chien Noir, c'est le symbole de la dépression qui frappe les habitants de Dublin à cause des durs effets de la récession.
Les enfants, tristes et lassés que les adultes ne sourient plus jamais, se lancent courageusement à la poursuite de ce grand chien terrifiant, qui parfois se change en noir nuage mais qui grossit inexorablement.
La fable est belle, et une jolie façon d'aborder avec les enfants le problème de la récession.
De la poésie et un peu de fantastique, tous les animaux parlent et aident les enfants, leur copain est un vampire, on croise aussi un troll.
Intéressant aussi que ce qui parviendra à vaincre le chien, ce sont des mots, un mot plutôt, et des rires.
Cependant, j'ai trouvé cette course poursuite dans les rues et les parcs de Dublin excessivement longue.
200 pages à courir après un nuage, même en discutant avec les mouettes, et les flamants roses, c'est long.
Et la chute me laisse perplexe : veut-on signaler aux enfants que s'ils rient et disent des mots positifs, la dépression va cesser ? Et les adultes retrouver le sourire ? ( Voire un travail)

Pour ceux qui connaissent Dublin, ou qui veulent le découvrir, on a un beau parcours dans la ville.

Je sais que la plupart des lecteurs ont trouvé ce roman très beau, je suis navrée une fois encore d'être sans doute passée à côté, mais comme dit au début, je ne le proposerai pas à mes petits lecteurs, je craindrais trop qu'ils s'ennuient autant que moi.
Dommage car le sujet est intéressant, et j'ai aimé croiser certaine dame mouette ! Et les autres animaux, chouettes,  suricates et autres.

Le nom de l'illustrateur figure de façon extrêmement discrète sur la 4e. Pourtant, c'est bien illustré pour un roman de deux cents pages, au moins toutes les deux ou trois pages, les enfants, les animaux (souvent très amusants), le copain "vampire", et le chien qui grossit peu à peu.



Extraits :

Le Grand Chien Noir de la dépression avait envahi la ville de Dublin. 
[...] C'était affreux d'observer sa façon de se fondre dans l'air et de se glisser dans les maisons. De voir comment il était capable de faire changer l'humeur, de tuer les rires et d'effacer les sourires sur des visages qui souriaient pourtant depuis toujours. Il savait aussi transformer les rêves les plus doux en cauchemars.

***
Un Grand Chien Noir. Un grand chien ordinaire, ils entendaient même le bruit de ses pattes qui détalaient sur l'asphalte.
Ce qu'il venait de voir, un nuage qui se transformait subitement en chien, était effrayant, et ne ressemblait à rien de ce qu'ils avaient pu connaître jusque-là. 

***
Les mouettes avaient l'air intelligent, comme si elles passaient leur temps à lire des livres dès qu'elles arrêtaient de fouiller les poubelles et de pêcher du poisson. 

***
- Pourquoi nous, les enfants ? Vous nous aidez, pas vrai ? Vous toutes, les mouettes. Et les animaux du zoo aussi. Et maintenant, le poisson. Pourquoi ? 
- Ce n'est pas évident ? S'étonna la mouette. 
- Non. 
- Le Grand Chien Noir de la Dépression déteste les enfants. 
- Pourquoi ? 
- Vous êtes l'avenir, dit la mouette avant de s'élever à nouveau d'un seul battement d'ailes. 

***
Géniaaal ! Après tout, c'était le mot le plus employé à Dublin. C'était le mot préféré de la ville. A Dublin, tout le monde disait "géniaaal !" au moins 24 fois par jour, et plus d'un million de personnes vivaient dans la ville.
[Traduction de "Brilliant"]

Illustrations de Chris Judge
Traduit de l'anglais (Irlande) par Marie Hermet
Titre original : Brilliant (2014)
Éditeur : Flammarion Jeunesse (2015)
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mardi 27 novembre 2018

Avril prend la mer- Henrietta Branford

Aventure, amitié, fantômes, dauphin, des méchants très méchants, un vieux testament, des beaux
paysages et un peu de poésie.
Et toujours l’adorable et débrouillarde petite Avril.
Je viens de passer un vrai bon moment en sa compagnie !

Après quoi, je me suis aperçue que je l'avais déjà lu il y a dix ans (je savais avoir lu certains de la série, mais pas moyen de me souvenir si celui-ci en faisait partie), et que j'avais été un peu déçue, car j'avais préféré le premier volume, Avril et la poison (Prix Smarties 1998 / Prix Tam-Tam 2001). Mais lu tout seul, il est plutôt sympa !
Si vous pouvez vous procurer les deux (ou trois vu qu'il en existe un 3e : Avril est en danger) n'hésitez pas !

Avril s'appelle Dimanche dans la VO, et une des traductions a été omise, je me demandais d'où sortait cette Dimanche avant de comprendre !!

On peut sans problème lire ce volume sans avoir lu le précédent, ce qui est indispensable à savoir est résumé.

Extraits :

Les choses les plus horribles qui nous arrivent sont souvent les plus difficiles à oublier.

***
- Êtes-vous un fantôme, frère Betony ? demanda-t-elle.
- Je suis une ombre. Un écho. Un tourbillon dans la rivière du temps qui coule à travers ce vieux bois.


Illustré par Emma Chichester Clark
Traduit de l’anglais par Valérie Mouriaux
Titre original : Dimanche Diller at Sea (1996)
Gallimard Jeunesse 2003
Folio Cadet - 129 pages
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dimanche 25 novembre 2018

Simon Thorn et la fosse aux requins (T3) - Aimée Carter

Comme je le disais dans ma chronique du tome 2, je languissais bien entendu de découvrir la suite des aventures de Simon.
Celui-ci m'a d'autant plus intéressée qu'il se passe, comme son titre le laisse supposer, sous l'eau, ou plus précisément, en grande partie dans une cité sous la mer. Donc une ambiance assez différente des précédents.
De plus, Simon n'est plus vraiment à la recherche de sa mère, il sait où elle est mais il espère toujours gagner de brefs moments près d'elle, voire la protéger.
On le sent grandir au fil des épisodes, toutes les épreuves qu'il traverse le mûrissent même si parfois encore, il réagit comme le jeune garçon qu'il est.

J’ai aimé aussi découvrir mieux Jam, le petit dauphin timide et attachant, qu'on ne connaissait pas vraiment bien jusque là, et qui va se révéler dans son environnement familial. D'abord un peu en souffre-douleur de la famille, peu à peu lui aussi va mûrir et s'avérer plus fort qu'il ne semblait.

J’aime beaucoup cette série, l’amitié et l'entraide y tiennent une bonne place, Simon est un jeune garçon attachant, parfois un peu trop impulsif mais toujours prêt à aider et à se dévouer, même pour ceux qui ne sont pas forcément très tendres avec lui.
Comme souvent en, fantasy, je trouve qu'il y a un peu trop de batailles et de combats, (quoique ici, ça reste raisonnable) mais j’aime beaucoup cette ambiance, et le fait que Simon  puisse se changer en n'importe quel animal apporte une grande originalité, parfois de l'humour, et des aventures inattendues.

Je pensais lire une trilogie, mais vue la fin, j’espère que nous aurons un autre tome pour savoir ce qui se passe ensuite !

Encore un titre que mes petites-filles attendent elles aussi avec impatience.

J'aime beaucoup aussi l'illustration de couverture, mais il faut vraiment de bons yeux pour découvrir le nom de l’illustrateur !

Rose Marie l'a lu aussi, aimé aussi, mais comme souvent en fait une lecture différente de la mienne, allez voir sa chronique.

Extraits :

- Je croyais que les Animalgames ne pouvaient pas manger d'autres Animalgames.
- Ce ne sont pas des Animalgames. Ce sont de vrais requins.
Si Simon avait pu pâlir, il l'aurait fait. Pour l'heure, il eut surtout du mal à digérer son petit déjeuner.

***

Il se trouve que Benjamin est un fin stratège. Il a fait évacuer la ville et caché tous les soldats. Quand les requins ont attaqué, ils n'ont trouvé aucun adversaire [...] Il a eu aussi la brillante idée de [...]
- C'est incroyable ! s'exclama Simon, épaté.
- Ce n'était pas vraiment mon idée, admit Jam. Je l'ai lue dans un livre.

***
Elle était censée être la fille forte du groupe, celle qui ne se laissait jamais aller.
Peut-être était-ce pour ça qu'elle avait tout enfoui en elle jusqu'à cet instant. Peut-être que tout le monde s'attendait à ce qu'elle soit forte, et qu’elle avait passé trop de temps à croire que toute faiblesse ferait d'elle une perdante.

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Cyril Laumonier
Titre original : Simon Thorn and Shark's Cave (2018)
Illustration de couverture : David Gilson
Editions Michel Lafon NOUVEAUTÉ
Parution 15 novembre 2018
Résumé Babelio

vendredi 23 novembre 2018

Encore raté - Donald Westlake

Trois aventures de John Dortmunder.

Je suis fan depuis bientôt dix ans de John Dortmunder et de sa bande de cambrioleurs pas très doués.
Beaucoup d'humour, des aventures inattendues, et on est obligé de se prendre de sympathie pour cet homme ingénieux mais tellement malchanceux.
Car John Dortmunder combine vraiment bien tous ses cambriolages, tout devrait marcher comme sur des roulettes, hélas la poisse s'en mêle systématiquement

J'étais donc ravie de recevoir ce volume triple, trois aventures de mon héros favori, trois fois plus de bonheur ! Et je ne suis pas déçue !

jeudi 22 novembre 2018

Dégâts des eaux - Donald Westlake

Déjà lu il y a huit ans, prêté par Odile à qui je dédie cette chronique, je savais l'avoir aimé, mais j'avais oublié combien il est jubilatoire.

 Je me souvenais essentiellement de la trame : Dortmunder doit aller chercher un magot planqué sous les milliers de litres d'eau d'un barrage.
J'avais oublié toutes les rencontres qu'il va faire ici.
D'abord, s'il essaie de résoudre les pires difficultés pour mettre la main sur ce butin, ce n'est pas du tout par choix ni pour s’enrichir, mais parce qu'il vient de retrouver le pire compagnon qu'il ait jamais eu en cellule. Sans état d'âme, qui ne pense qu'à trucider toute personne rencontrée, et qui n'hésiterait pas à noyer toute la population en aval du barrage pour récupérer son argent.
Je disais pour le roman précédent que Dortmunder et son équipe n'envisageaient jamais la violence. Ici, ils vont au contraire se démener et aller au bout de leurs possibilités pour éviter justement la violence de "Tom", sans doute le plus horrible personnage rencontré dans ces romans.

Il y a beaucoup de rebondissements (hilarants toujours) parce que, non seulement les plans successifs pour parvenir au magot à présent enfoui sous le barrage vont bien entendu foirer tour à tour (c'est Dortmunder, et le titre du recueil ne laisse pas de doute !!) mais pour financer tout ça, Tom Jimson n'étant pas un riche propriétaire, ils vont devoir régulièrement aller chercher d'autres butins, moins importants mais tout aussi bien cachés dans des endroits improbables. Ce qui donne quelques scènes pas tristes.
La présence de Wally, un jeune geek obèse, qui n'a jusque là quasiment vécu que dans le virtuel, et qui est tout excité de découvrir la vraie vie (et quelle vie en compagnie de ces cambrioleurs) est une originalité de ce roman, d'une extrême drôlerie mais aussi attendrissant parfois.

mardi 20 novembre 2018

Lady Susan, suivi de Les Watson, Sanditon - Jane Austen

Je ne suis pas une grande connaisseuse de Jane Austen, même si j'ai lu ses six romans qualifiés de majeurs, (qu'il faudrait que je relise pour mieux les découvrir) ainsi que tout ce que j'ai pu rencontrer comme romans "autour de Jane Austen".
Mais je suis fascinée par son écriture et sa façon de nous raconter la vie de ces personnages.
J'étais donc très intéressée par ces trois courts romans et ravie de pouvoir les recevoir, et je n'ai vraiment pas été déçue, au contraire.

Une préface très intéressante du traducteur présente bien ces textes, et nous donne des pistes  pour les situer dans l'oeuvre de Jane Austen. Je l'ai lu avec plaisir au début, puis relu à la fin après avoir dégusté les trois romans, pour revoir les précisions !!