Ses enfants partis de la maison, Annie s'aperçoit peu à peu que le mariage l'a dépossédée de tout ce qu'elle est ou voudrait être, y compris son prénom, puisqu'elle doit à présent répondre à celui d'Anne.
Besoin d'air, et de soleil. Alors qu'elle a toujours fait ce qu'on attendait d'elle, elle décide subitement de partir au Burkina Faso, rencontrer Fatou, qu'elle parraine dans un orphelinat sans la connaître.
Ce voyage changera sa vie, pas forcément dans le sens où on s'y attendrait.
La première partie du roman nous plonge dans le monde de l'humanitaire en Afrique, de façon agréablement légère.
Annie débarque sans rien y connaitre dans un monde de blancs qui viennent ici aider, pour des motifs variables, et chacun selon son caractère. J'ai apprécié de découvrir avec l'héroïne cette ambiance assez dépaysante pour nous.
L'autrice nous dépeint, avec humour et une certaine tendresse, ce microcosme. On sent que contrairement à son personnage, elle connait bien.
Tout au long du roman, des souvenirs se mêlent au présent.
De façon très claire (en italique) les pensées d'Annie rappellent des épisodes de sa vie, qui ressemblent à ce qui se passe à présent. Des beaux souvenirs, mais souvent aussi ceux des moments où elle ne s'est pas sentie à sa place.
J'ai énormément apprécié ce parallèle qui, par petites touches, nous fait mieux comprendre les réactions d'Annie. Et qui aussi nous met face à nos propres questionnements.



