dimanche 27 septembre 2026

Mort compte triple (Les Dames de Marlow enquêtent 1) - Robert Thorogood

 
Après m'être régalée avec les quatre autres volumes, j'ai enfin lu le premier. 
Que j'ai tout autant aimé. Avec un peu l'impression que la boucle est bouclée, car on y découvre un peu de la vie de Judith bien avant son arrivée sur les bords de la Tamise, ce qui sera en partie le sujet du dernier tome. Je l'ai donc lu pas tout à fait comme je l'aurais lu en premier, mais peu importe. Les deux façons ont leur plaisir.
Je vous conseille cependant, si vous ne connaissez pas cette agréable série, de commencer par ce premier volume, on y découvre bien les personnages principaux et ça aide tout de même à mieux les comprendre.

Le trio se rencontre dans cet épisode, (Comme les trois mousquetaires, elles sont trois, mais tout de même quatre, il ne faudrait pas oublier l'inspectrice Tanika Malik).
Trois personnalités très différentes, qui vont se compléter à merveille.
Peut-être pas un hasard que j'ai tant attendu pour lire ce début : je m'aperçois que j'ai à présent le même âge que Judith, la principale héroïne. 😄
C'est bien tout ce que nous partageons ! Je ne bois pas, ne me baigne jamais nue (même si j'adorerais habiter au bord de l'eau - pas forcément de la Tamise), j'aime les mots croisés mais suis incapable d'en inventer et j'ai surtout beaucoup moins de dynamisme et d'audace.
Mais j'aime beaucoup la retrouver !

J'apprécie tout dans ce cosy mystery, ces drôles de dames, la nature autour de ce fleuve, l'ambiance de ce village, où il ne devrait rien se passer de dramatique....

Si vous voulez en savoir plus, lisez-le ! Ou lisez la chronique de Takalirsa, qui en parle bien  mieux que moi, et plus en détail !! (Et merci pour le clin d'oeil 😉)

Chaque épisode nous propose trois grilles de mots croisés mais dans les exemplaires numériques, je n'avais pas réussi à les voir. Cette fois (numérique aussi mais emprunté en bibliothèque) j'ai pu y accéder. Je les ai même imprimées pour pouvoir les remplir. Et je les trouve excellentes. Vraiment en lien avec le roman, et chaque fois, avec la partie déjà lue, de difficulté moyenne, un vrai plaisir. Judith est une bonne verbicruciste (ah ah !) 

Une série de cosy mystery assez originale, sympathique et dont on ne se lasse pas.


Extraits :

Et la dernière fois qu'on m'a appelée pour une urgence, c'était parce que deux cygnes se dandinaient en plein milieu de High Street et bloquaient la circulation. Je peux vous affirmer qu'il n'y a pas de tueur à gages à Marlow.

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Une définition cryptique a en général deux aspects : l'un est un jeu de mots, l'autre la définition de base. À moins qu'on ait affaire à un certain type de définition où le jeu de mots et la définition se confondent.

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C'était purement thérapeutique, expliquait-elle à sa petite-nièce : depuis qu'elle prenait un verre de whisky chaque soir, plus de rhume ni de grippe !
Après la disparition de sa tante, Judith avait adopté son rituel par fidélité : un verre de scotch chaque soir, c'était juste de la bonne éducation. Pour faire honneur à sa tante.

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L’Église d’Angleterre était pour elle une métaphore parfaite du pays : jolie à voir, résolument démodée et dotée d’une cote de popularité en chute libre.

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On se croirait en France dans les années cinquante ! C'est charmant chez vous ! dit Judith, enchantée par les rideaux de dentelle, la collection de dés à coudre en porcelaine

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Je m'appelle Becks Starling, dit celle-ci, tendant la main. Mais vous pouvez m'appeler Becky. En général, on m'appelle Becks.
- Ah, vous êtes la femme du vicaire ? demanda Judith, ravie.
- J'en ai bien peur, répondit Becks avec un sourire timide. Il faut bien que quelqu'un se dévoue. Ca vous embête si je sors du placard ?
- Pas le moins du monde !
- Merci dit Becks en s'extrayant du placard.
Désormais face à face, elles se trouvent dans une impasse : il n'existe aucune règle de conversation communément acceptée pour deux femmes de la classe moyenne qui viennent de faire connaissance alors que l'une vient de sortir d'un placard.

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Judith était installée dans son fauteuil à oreilles préféré, caressant un petit verre de whisky, quand la sonnette de la porte d'entrée retentit. Elle en fut très agacée. A quoi servait-il de vivre seule s'il fallait laisser entrer les gens chez soi ?

***
- Mais ce n’est pas possible ! Elle fait du yoga !
Judith n’était pas sûre d’avoir bien entendu.
- Tu n’es tout de même pas en train de nous dire que les gens qui font du yoga ne tuent jamais personne !
- Si ! Absolument !

Titre original : The Marlow  Murder Club (2021)
Traduit de l'anglais par Sophie Brissaud
Éditions de La Martinière - 6 mai 2021 - 408 p. - 14,90 €
Existe en poche (Points : 8.40 €
Lu en numérique (Emprunt bibliothèque)



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