Un texte impossible à lâcher.
Après avoir posé Confessions d'une veste rose, qui m'avait tant attristée, était-ce cela qu'on fait lire à nos ados ? Je retrouvé la littérature jeunesse efficace mais belle.
La rage, vivante, mais dans un texte à la fois si vrai et si beau.
On vibre avec Fauve, on tremble pour elle, on espère, et surtout quelle colère, cette impuissance face à une administration qui gâche des vies sur des principes.
Bon sang quel bouquin, on n'en sort pas indemne.
Dire que j'ai failli le rendre sans le lire, parce que j'avais besoin de lectures douces, et que je n'avais pas le courage de me plonger dans ce vent qui emporte.
Fauve a 16 ans, une vie pas facile, enlevée toute petite à sa mère, incapable de l'élever, c'est la danse qui la soutient. Mais aussi une famille d'accueil aimante.
Quand sa mère réapparait, et demande à la récupérer, elle n'a aucun droit de donner son avis, c'est sa mère, elle doit tout abandonner pour aller avec elle.
Même son éducateur ne peut rien contre les décisions arbitraires de l'ASE (Aide sociale à l'Enfance) et de la juge.
Quand en plus, on lui ordonne de couper totalement les ponts avec les parents qui l'ont élevée, qui ne l'ont jamais laissée tomber, elle ne voit plus aucune issue, si ce n'est disparaître.
