lundi 6 février 2017

Zia met son nez partout - Claire DeLille

Editions EDB  2016 - 368 pages
Résumé Babelio

Quelle chouette surprise que ce roman !
Au départ, je l’ai demandé à Masse Critique parce que la présentation parlait de Sherlock Holmes et de Miss Marple. Difficile de passer outre !
Mais il était question aussi de chick lit, ce qui m’a fait hésiter. Je n’ai rien contre, c’est léger et ça finit bien en général, mais selon le sujet et l’écriture, ça m’agace parfois pas mal.
J’ai tenté, et je ne le regrette vraiment pas.
Je l’ai lu très rapidement car c’est très prenant, et une fois terminé, j’ai regretté de devoir quitter Zia et ses amis.

Certes, l’ambiance est bien chick lit, un magazine très féminin, de beaux gars et une belle attirance physique, des copines et des pas copines du tout, des peoples et du cinéma, une ambiance légère et beaucoup d’humour.
Mais aussi un très bon polar, souvent palpitant, jamais attendu.
On suit avec plaisir l’enquête de Zia, on doute et on cherche avec elle, c’est plein de surprises. Et on s’inquiète pour elle.
Parce que Nastasia, elle est sympathique, elle n’est pas mal du tout comme journaliste, mais comme détective, ce n’est pas tout à fait ça ! Si elle parle de Swan Laurence, elle n’a guère en commun avec lui que la région, puisque le roman se passe à Lille, où elle habite (comme son autrice ? je n‘ai pas pu trouver s’il s’agit d’un nom de plume ou de son vrai patronyme ?)

Un petit détail sans importance m’a surprise :  A deux reprises, (pp 42 et 46) on trouve l’expression « hors d’état de cause ». Je connais « hors d’état », utilisé avec ou sans complément, et « en tout état de cause », mais celle-ci, jamais vu. Une expression régionale ?

Au début, j’ai trouvé parfois quelques longueurs (à mon goût !) car Zia s’interroge beaucoup sur elle-même et donc « se parle » souvent. Mais très vite, on est emporté par l’histoire et le rythme devient bien plus rapide.

Au final, un bon polar, au dénouement assez surprenant, qui plus évoque un problème grave que j‘ai apprécié de voir traiter ici, avec des causes bien expliquées et des conséquences …. graves.

Et mine de rien, une belle réflexion aussi sur l’apparence, le physique, la place qu’on leur accorde, et l’importance des personnes positives qui vous entourent ; le rôle de la grand-mère de Zia est chaleureux et réconfortant. Sans doute ce qui lui a permis de surmonter mieux que d’autres son problème.

Bref, un roman qui n’a pris à la chick lit que le meilleur, mais qui a pas mal de profondeur et d’intérêt.
J’espère qu’une suite prochaine me permettra de retrouver bientôt Zia et ses amis.


Un grand merci à Babelio Masse Critique, sans qui je n’aurais pas découvert cette sympathique héroïne, et aux Éditions EDB, que je ne connaissais pas du tout et qui ont quelques titres bien tentants.


Extraits :


[Sa grand-mère] : Zia : tu es la seule responsable de ce que tu es et tu peux renvoyer l'image que tu veux de toi-même ! Le monde te verra comme tu te montreras, comme tu te comporteras et comme tu lui souriras. Pas la peine de te morfondre, de crier à l'injustice ou d'attendre un miracle quelconque. Prends-toi en main, ma petite-fille ! et vis sans te soucier de ce nez qui n'a de problématique que l'idée que l'on s'en fait.

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Mettre son nez partout n'est pas un job de tout repos.

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Suis-je dyslexique des avant-bras ?

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Miss Marple, Imogène Mac Carthery, Adèle Blanc-Sec, Jessica Fletcher, Prudence Beresford, Alice Avril, Emma Peel... Des grandes figures de l'investigation, ça ! De vraies fouineuses comme je les aime. Têtues et déterminées.

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