lundi 9 mai 2016

Mémé dans les orties (Aurélie Valognes)

Difficile de mettre une note à ce livre : le début m'a ennuyée.
A mon âge, suivre les récriminations  d'un vieillard atrabilaire ne me passionne pas.
Et puis, à partir de l'arrivée de la petite Juliette, on commence à bien s'amuser, et j'ai eu de plus en plus de plaisir à le lire, jusqu’à le quitter à grand regret.
Je dirais donc ... 3,75 sur 5 !
Un roman à classer entre "Ensemble c'est tout", et les Barbara Constantine. Amitié, tendresse, humour.
Au départ, c'est le titre qui m'a attirée, un peu à cause de l'expression, que j'aime bien et utilise parfois, un peu parce que je suis une mémé !! Et j'assume, j'ai demandé que mes petits-enfants m'appellent ainsi, donc forcément je DEVAIS lire ce roman.

Et des expressions, on en a ici, puisque chaque titre de chapitre en est une (et il y a 41 chapitres !).
Je me suis amusée à les relire à chaque fin de chapitre pour voir leur adéquation avec l’histoire. C'est souvent très bien trouvé.
Ces courts chapitres incitent à tourner les pages, à aller voir chaque fois le suivant, et donc, passés les premiers, je l'ai pratiquement lu sans m'arrêter.
Ferdinand, notre grognon insupportable, évolue au milieu de personnages hauts en couleurs, plus ou moins sympathiques.
Bien entendu, on craque pour Juliette, la petite fille surdouée, qui sait ce qu’elle veut et ne cherche pas à se faire plaindre malgré une vie pas forcément drôle.
On se régale des interventions de la concierge, on s'inquiète pour Ferdinand, malgré sa mauvaise foi immense, on rit, on attend, et finalement, le livre passe trop vite.
Bien sûr on devine comment ça va finir, bien sûr c'est "un peu trop beau", et il n'est pas sûr qu'on puisse changer aussi vite vers le mieux.
Mais on passe un bon moment, et qu'est-ce que ça fait du bien un livre tonique, haut en couleurs, et positif.

PS : Son roman suivant vient de sortir "Nos adorables belles-filles" ... Encore une lecture pour moi !!

Extraits :
M. Brun déteste plus que tout les nourrissons. Pour lui, ce ne sont que des contraintes avec, en prime, l'ingratitude la plus totale. Ça ne comprend rien, ça pleure, ça a toujours besoin de quelque chose : on ne peut jamais être tranquille. Et quand ça sourit, ça sourit autant à ses parents qu'aux inconnus. Ingrats, va ! En plus, il faudrait les trouver beaux, surdoués... Mais un être humain qui bave, qui n'est pas capable d'aligner trois mots et qui marche comme un parkinsonien ...


- Très bien, comme vous voudrez, Monsieur Brun. Donc juste une coupe alors ?
- Il faut vous expliquer longtemps, mais vous comprenez vite, Christine.
- Désolée, monsieur Brun. Alors, comment voulez-vous qu'on vous les coupe aujourd'hui ?
- En silence...

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