vendredi 29 avril 2016

Ça peut pas rater (Gilles Legardinier)

Très déçue.
J'avais lu "Demain, j'arrête" au vu des critiques, parce que un livre drôle, ça vaut toujours le coup d'essayer, et je m'étais bien amusée.
Puis, j'ai dévoré "Complètement cramé" qui m'a fait rire, sourire, qui m'a émue, bref, que j'avais beaucoup aimé.
C'est donc avec grand plaisir que j'attaquais celui-ci. Peut-être pour ça que je suis si déçue.
C'est ennuyeux, convenu.
Le genre de livres qui fait qu’habituellement, j'évite la littérature française adulte : une fille qui passe 500 pages à se regarder le nombril, à ne penser qu'à ses amours ratés, des a priori à chaque ligne, "les garçons" c'est comme ça, "les filles" ça agit ainsi; Noooon, chaque homme, chaque femme est différent, ce genre de discours m'exaspère, même s'il est parfois tempéré d'un peu de bon sens (trop peu).
Malgré une trame sur une entreprise qui licencie, tout à fait convenue et sans surprise, il ne se passe pratiquement rien, à part philosopher et réfléchir sans intérêt.
Ce n'est pas le pauvre suspens " : qui peut bien écrire à Marie, et la traiter de façon si idiote (je ne voudrais pas spoiler, mais, le coup de la gare ....) qui sauve le tout.
Où sont les personnages si originaux, plein d'humour et de tendresse de Complètement cramé ?

Gilles Legardinier, dont je suppose qu'il est de sexe masculin, nous conte une histoire de fille à la
première personne, et il est bien difficile d'y croire !
En plus, c'est souvent incohérent.
Par exemple Marie dit "Je suis confrontée à ce qui différencie concrètement les homes des femmes".
Et d'expliquer que eux passent tout de suite à l’action, contrairement à elles.
Sauf qu'elle nous a d’abord asséné pendant des pages et des pages que son Hugues ne se décidait jamais à agir...

Je mets tout de même deux étoiles, parce que malgré tout, ça se lit vite et facilement, et qu'on sourit parfois.
Et puis, j'ai bien aimé l’idée de jurer quand on est très en colère en rappelant en une phrase une catastrophe qui nous est arrivé, jamais la même.
Et le chat est TRÈS sympathique ! (même si le fait qu'elle ne se pose aucunement la question de le rendre à sa propriétaire, une fois constaté comme elle lui plaît, me laisse perplexe)

Je retenterais quand même à l'occasion un autre du même auteur, on n'a pas si souvent l'occasion de rire. Mais pas sûr que j'arriverai à persévérer jusqu’à la fin si c'est du  même style.

PS : en me relisant, je me dis que j'ai peut-être été un peu trop sévère, ; comme on disait plus jeune "si tu es dégoûtée, tu n'es pas obligée d'en dégoûter les autres !".
Beaucoup ont probablement aimé ce livre, tant mieux.
Mais je me suis tellement ennuyée que j'ai du mal à tempérer mes propos.


Extraits :

- Moi qui ne suit pas fan des chats, je le trouve beau.  Comment s'appelle-t-il ?
Panique à bord. Je n'en ai aucune idée. Mes yeux balaient la pièce et, près de l'évier, j'aperçois une boîte de médicaments.
- Paracétamol, il s'appelle Paracétamol.
- Pas banal comme nom...
Je pense que je n’aurais jamais d'enfants, et c'est finalement une bonne chose. J'aurais été capable de choisir leur prénom dans le rayon conserves d'un hypermarché. Je vous présente Choucroute et Ravioli. Choucroute est l'aîné, et il a une petite saucisse.


Moi, j’aime les canards parce qu’ils sont fidèles à leur conjoint toute leur vie, et lui les aime pour leurs magrets.

(497 pages gros caractères. Edition 16 17 A vue d'oeil)

dimanche 24 avril 2016

Une héroïne américaine (Bénédicte Jourgeaud)


J'ai aimé découvrir la vie de Brownie Wise, qui est à l'origine à la fois du succès des Tupperware, et de leur système de vente par réunions à domicile.

Moi qui ne supporte pas ce style de ventes, j'ai bien apprécié de découvrir leur raison, leur origine, et de mieux comprendre tout l'intérêt du système.
Notamment permettre à des femmes, qui jusque là étaient plus ou moins reléguées chez elle, d'acquérir leur indépendance.
Et côté fabricant permettre de donner sa chance à un nouvel objet qui, vendu en magasin, ne se démarquait pas suffisamment pour avoir du succès, alors que par le biais de démonstrations, tout leurs avantages se dévoilaient, amenant tout de suite le succès.
C'était passionnant, d’autant que j'ai vécu peu après cette période, et je me souviens de l'arrivée du plastique en cuisine, et dans notre vie quotidienne, réel bouleversement.

J'ai regretté que soit mêlé à cette quasi biographie, un passage de la vie de celle qui est censé écrire cette histoire.
Même si ça introduit un peu de suspens : qui a envoyé ces lettres, pourquoi Brownie a-t-elle été jetée hors de l'entreprise du jour au lendemain ?
Mais lire deux histoires en parallèle demande une concentration que je n'ai pas en ce moment : si on lit tout d'affilée, je pense que ça va, mais si on doit interrompre trop souvent sa lecture, ça me gêne, j'ai un peu de mal à savoir précisément à laquelle des deux femmes se rapportent certaines anecdotes.

Même si ces deux histoires ont certainement des points communs, je n'ai pas aimé passer d’une à l'autre, alors que les deux étaient intéressantes.
Je n'ai pas très bien compris l'intérêt de donner à l'héroïne de fiction le nom d'une personne célèbre, sans aucun rapport (Amelia Earhart)
J'ai regretté que l'illustration de couverture, sans intérêt pour moi, n'ait pas montré le fameux "bol merveilleux", dont plus d'un demi-siècle après, nous ne savons pas forcément à quoi il ressemblait.

J'ai apprécié l'humour de faire communiquer la mère par le biais des titres des romans Harlequin, c'est plutôt drôle.

Bref, une lecture en demi-teinte pour moi. Mais je suis contente d'avoir découvert tant de choses sur Tupperware.
Tiens, ça m'a donné envie d'aller faire un tour sur leur nouveau catalogue, moi qui boycotte ces ventes depuis des décennies !!

Extraits :

Rien ne peut résister à une femme qui le veut vraiment.

Kissimmee, 30 juillet 1958.
[...]  il a été décidé à la majorité de vous démettre de vos fonctions de vice-présidente de la société Tupperware Corporation. Vous êtes donc remerciée à réception de ce courrier.
[...]
Cette décision est à effet immédiat. Vous devrez quitter les bureaux de la société sise avenue des Orangers à Kissimmee, Floride et ne toucherez aucune indemnité compensatrice.



samedi 23 avril 2016

Délices et confidences Tome 1 : Bienvenue au club (Catherine Kalengula)


Gros coup de coeur pour ce petit roman.

Je remercie les éditions Flammarion Jeunesse, et Babelio, qui m'ont permis de faire cette jolie découverte.

Choisi sur Masse critique surtout à cause du prénom de l'héroïne, un peu parce qu'il était question de cuisine.
Je l'ai ouvert dès mon retour alors que j'avais un autre livre en cours, juste pour y jeter un coup d'oeil, avant de terminer le précédent et ... je n'ai pas pu le lâcher jusqu'à la fin.

Une histoire pourtant très classique : un déménagement de Paris en province, un village, et une grand-mère, peu accueillants de prime abord.
Le tout vu à travers les yeux, et les émotions, de Chloé, 10 ans et demi.
L'angoisse d'arriver dans une école où tout le monde se connait, avec son étiquette de parisienne, et quelques gaffes en prime pour essayer de s'intégrer.

Raconté comme ça, vous avez l'impression sans doute d’avoir déjà lu ça.
Mais ... c'est simplement, un régal de lecture.
C'est frais, sympathique, tonique, nuancé. Personne n'est ni tout noir ni tout blanc.
Chloé a des qualités et des défauts, les gens qu'elle côtoie aussi. Même la fille qu’elle déteste d'entrée va s'avérer avoir un côté positif, sans pour autant devenir d'un coup super gentille ou sa meilleure amie. Et pas mal d'humour dans leurs rencontres.

Chloé déteste l'idée de quitter Paris, son univers, ses copines. Mais malgré sa mauvaise humeur, elle sait voir les jolis côtés de ce changement, et apprécier certaines nouveautés.
Un secret de famille se dévoile peu à peu, et on entre ainsi en cuisine.
Comme elle, on aurait adoré connaître ce grand-père, qui non content d'avoir rassemblé de jolies recettes, y a ajouté de belles recettes de vie, des petites phrases que nous avons tout de suite envie de faire nôtres. Le livre aurait tout aussi bien pu s'intituler "Les maximes de Maxime", tant ces phrases vont avoir d’importance, pour Chloé, mais pourquoi pas pour nous aussi.

Parfois, on a une petite envie de secouer quelques personnages, comme la mère qui semble, au début, un peu trop préoccupée par ses propres problèmes pour comprendre ceux de sa fille, ou cette grand-mère très dynamique et fort moderne et indépendante mais qui refuse Internet. Mais tout le monde est crédible malgré tout (et d'ailleurs, c'est souvent dans la vraie vie aussi que je trouve que certains sont un peu incohérents !)

Pour une fois, la "chipie" de service qui va un peu gâcher la vie de Chloé s'avère être non pas la plus belle de la classe qui ne pense qu'à ses tenues, mais une fille ne rêvant que de sport, et surtout pas des robes dont sa mère veut l'affubler. Une fille qu'on va finalement pouvoir plaindre même si elle agace Chloé. Originalité certaine de ce côté-là.

Et bien entendu, ce qui ajoute au plaisir et à l'intérêt du livre, c'est la cuisine.
Je suppose que cette série va donner envie à beaucoup d'enfants de se lancer dans la pâtisserie.
Beaucoup de filles probablement surtout, parce que comme le fait remarquer Chloé, le nom Délices et Confidences va forcément attirer surtout les filles. Dommage pour le roman, car il parait intéressant pour tous.
J'ai apprécié qu'on commence par des recettes simples, intemporelles plutôt qu'à la mode, qui donnent de fortes chances de réussite aux débutant(e)s qui s'y essaieront.
La troisième me paraît un peu plus délicate. Et ça m'a amusée de voir que finalement, c'est le fils du pâtissier qui va se charger du caramel, partie la plus difficile à réussir.
Mais cette recette, originale, me donne bien envie de la tester (avec mes petites-filles probablement !)

Côté visuel, la couverture est gaie et amusante, très vivante, et la quatrième présente les quatre autres protagonistes du club, avec un petit portrait coloré.
A l'intérieur, des petits dessins en noir et blanc d'ustensiles et d'ingrédients disséminés dans les pages égaient l'ensemble.

En résumé, un joli roman qui devrait plaire aussi bien aux lecteurs débutants qu'aux un peu plus aguerris, et de même aux novices ou non en cuisine. Pour les débutants, les recettes, pour les autres, le rappel du plaisir de partager et d'échanger autour des douceurs culinaires. Et l’idée de mettre du pop-corn là où on ne l'attend pas !

Et pour moi, et bien, avant même de l'avoir proposé à la lecture à mes petites-filles, je sais que je devrai acheter les tomes suivants. Et d'ailleurs, je les attends avec impatience.
Il est rare que je ressente une telle impression de manque en terminant un livre, (pas envie de quitter si vite Chloé et ses amis), lorsque il s'agit d'un si court roman jeunesse.
Mais là vraiment, comme après une belle saga, j'ai eu du mal à passer à autre chose.
Vivement le tome 2. (et il va falloir attendre fin août !)

"Ne sous-estimez jamais le pouvoir d'un gâteau !"

Ma note Babelio : 5/5

Extraits :

"Lorsque tu crois que tout est perdu, cherche l'étincelle ! Et en attendant, prépare ce succulent gâteau facile à faire, ça te remontera le moral."
Chloé se moucha un bon coup, et décida de suivre ce conseil. 
Étrangement, ce Maxime qu'elle ne connaissait pas semblait la comprendre ...
Je ne sais pas si je vais trouver l'étincelle dont il parle, mais une chose est sûre : je ne vais pas rester les bras croisés à verser toutes les larmes de mon corps !


"Les non-dits sont comme des ingrédients oubliés. Il est impossible de les ajouter une fois le gâteau mangé."

Ose faire le premier pas, tu seras souvent étonné du résultat.

Illustrations de Marie Spénale
Flammarion Jeunesse 02/2016 - 178 pages
Résumé Babelio

dimanche 20 mars 2016

Théo et l'énigme des diamants (Didier Leterq)

J'ai eu la chance de recevoir grâce à Masse critique un volume de cette série : "Théo et le trésor de
Vercingétorix" que ma petite-fille (celle qui est en CM1) a tellement aimé qu’elle s'est empressée de demander un autre opus en réservation à la bibliothèque.
Bien entendu, j’ai voulu le lire aussi.
Il doit s'agir ici du premier tome des aventures de Théo et son inénarrable grand-père.
A qui je reproche toujours un peu (mais moins que dans l'autre tome) de pousser Théo à agir de manière parfois dangereuse !)

L'histoire est très prenante, un mélange d'aventures et de recherches, avec aussi quelques passages sur la famille ou la vie de collège.
J'ai préféré le côté un peu moins "ado" que l'autre (qui se passe au cours d'un voyage scolaire, donc très filles vs garçons etc) mais regretté la partie très historique, où l'on apprenait beaucoup.
Quoique on découvre ici pas mal de renseignements, sur la cryptologie, les codes secrets, etc, qui devraient intéresser plus d'un enfant.
Avec toujours la précision et la justesse des Editions Le Pommier.

Editions Le Pommier. 178 pages


Extrait :
... et se dirigea vers le pupitre du bibliothécaire. C'était un petit homme sans âge aux joues creusées et au teint olivâtre. Ses doigts osseux peinaient à soulever les pages du livre qu'il feuilletait.
[........]
- Pardon, monsieur, est-ce que vous auriez des mangas, s'il vous plaît ?
- Désolé, jeune homme, nous n'avons pas de bonbons. Par contre, il y a un distributeur de barres chocolatées dans le couloir d’entrée.
- Ah ! Heu... Non, je parlais de bédés.
- Jeune monsieur Tihouac, vous êtes ici dans un établissement respectable. Il n'y a que des vrais livres.
Décidément, ce vieux schnock ne voulait rien entendre.
- Bon, alors, vous avez bien un livre de fantasy ?
- Hum... En effet, nous avons fait dernièrement l'acquisition de quelques exemplaires de cette littérature de divertissement.

Le Schtroumpf reporter

Encore un volume de nos petits Schtroumpfs qui m'avait échappé, lu grâce à ma petite-fille.
Et encore une longue histoire à partir d'un travers des humains, que les Schtroumpfs essaient de recopier avant de s'apercevoir que finalement, ce n'est vraiment pas une bonne idée.

Ici à la fois les dérives de la presse à sensation, et la critique de l'habitude que nous pouvons avoir de penser que si c'est écrit dans le journal, c'est que c'est vrai.
On rit bien entendu tout le long.
Un peu mal à l'aise par ce monde où il n'y a qu'UNE Schtroumpfette, et plein de Schtroumpfs qui en sont amoureux !
Mais  je n'oublie pas que ma découverte du monde des Schtroumpfs (il y a très très longtemps) a été au départ un coup de coeur pour Azraël !
Ici, je le retrouve, toujours avec plaisir, avec Gargamel.

J'espère avoir encore d'autres tomes nouveaux pour moi à découvrir, c'est une agréable récréation !


Extrait :

[Monologue du Schtroumpf reporter]
- Et si je schtroumpfais un magazine ? Un magazine sur l'économie par exemple !
- Ah oui, mais ... on n'utilise plus l'argent ...
- Et sur le cinéma ?
- Ça n'a pas encore été inventé...
- Un magazine féminin ?
- Bof ! Trop peu de lectrices !
- ...


















mercredi 16 mars 2016

Un jour j'irai chercher mon prince en skate (Jo Witek)

Il y avait  un bon moment qu'il me faisait de l'oeil celui-ci, par son titre, par sa couverture, et par son auteur dont j'avais pas mal entendu parler mais jamais rien lu.

Au début, je me suis dit que ce n'était pas vraiment une lecture pour moi.
J'ai beau lire surtout de la littérature jeunesse et ado, mon adolescence est fort loin, donc très différente, et pas encore d'ado autour de moi, même si ça va rapidement arriver.
J'ai donc lu la premiere partie sans y entrer vraiment, quoique sans déplaisir.

Puis, dès qu'on quitte le collège pour la famille paternelle, j'ai accroché (Bretagne, mer, et surtout histoires de famille) et ai eu du mal à le lâcher.
Finalement lu d'un trait.
Tout est bien écrit, intéressant et important.
Les relations entre les membres de la famille, le décès du grand-père, la découverte de son histoire d'amour. Et cette marraine, en souffrance mais si forte. Et qui sitôt démêlé son lourd passé, va pouvoir aider profondément sa filleule.
Une très belle histoire, très encourageante. Vraiment à lire et faire lire.

Ma note : 4 1/2 / 5



Extrait :

C'est assez rare de nos jours de vouvoyer ses parents. Une tradition familiale complètement has been, que mon père, mes oncles et mes tantes ont réussi à ne pas transmettre à leurs enfants. Heureusement ! Je ne me vois pas dire à maman le matin : "Maman vous me gonflez ! Je préfère prendre mon skate que le bus."


Il va falloir vous accrocher parce que la puberté, c’est complexe. Cette histoire n’est pas pour les mioches, je vous préviens. Si vous croyez encore aux princes qui arrivent sur un cheval blanc un matin et vous envoient un texto « Salut, mon ange, je passe te prendre en scoot devant chez toi ! Tu as gagné à la grande loterie de mon coeur ! », laissez tomber ! Mon aventure n’est pas pour vous.

Ma vie à la baguette (Chloé Cattelain)


Coup de coeur pour ce roman pris totalement au hasard sur les rayons de la bibliothèque. Enfin, hasard, mais je sais qu'avec Thierry Magnier ,je suis rarement déçue.

On suit avec facilité et plaisir la vie de Kevin, né en France de parents chinois, et dont le père est très exigeant. D'une part il doit ne penser qu'au travail, peu de place pour les distractions dans sa vie, et d’autre part, il doit continuer à se comporter en chinois, apprendre la langue, la calligraphie, etc...
A côté de ses petites aventures sentimentales (et sympathiques), on découvre peu à peu que la disparition de sa mère n'est qu'une partie de son souci vis à vis de  la famille. Un gros secret le hante, ainsi que son frère. Tout est secret même pourrait-on dire.
Chaque voyage à Pékin doit lui donner, aidé de son frère, l'occasion d'en savoir un peu plus, mais ça ne marche jamais.
Cependant, peu à peu, on commence à deviner (enfin, en tant qu'adulte ayant quelques idées sur le sujet forcément) et le roman nous amènera jusqu'à la place Tien' Anmen. et l'Histoire va se mêler à l'histoire.

C'est excellent parce que ça se lit vraiment facilement, ces gamins sont attachants,  il y a de belles réflexions sur les enfants d'immigrés, sur plein d’autres choses aussi. Et des explications  qui permettent de découvrir une page d'histoire récente.

Ma note 4 1/2 / 5

Extraits :

- Tu viens d'où ?

- Je suis né à Jeanne-de-Flandre, la maternité près de Lille. 
- Oui mais… tu es d'où ?
- Ben, de Lille.
- Nan, tes parents, là !
-  Mes parents ont obtenu la nationalité française en… 
-  Mais tes origines quoi !
Ah, voilà, le morceau est craché. Mes zo-ri-gi-nes. Pourquoi personne n'ose le dire franchement : 
- T'as une tronche de Chinois, un nom de Chinois, t'es un Chinois !? 
Précision : les profs sont à peine plus fins. Après avoir écorché mon nom lors du traditionnel appel de rentrée, ils tournent autour du pot : « Zhang, charmant patronyme » ou variante « Zhang, je prononce bien ? » toujours conclue par : « C’est de quelle origine ? »



Dans l'attirail des codes de relations ados, je saurais à peu près interpréter l'envoi de SMS, le regard en coin ou l'invitation à une soirée. Mais une photo par la poste, alors là ...



- Tu vois, en Chine, le climat politique c'est comme la météo. Le gouvernement annonce qu'il fait beau, le soleil brille ! Alors tout le monde a sorti ses maillots. Et puis, sans crier gare, l'orage s'abat d'un coup, avec sa foudre destructrice. Les plus malins sont ceux qui sont restés chez eux.

Merde alors. Je tombe enfin sur une adulte prête à me parler sincèrement et voilà qu'elle s'exprime sous forme de métaphores météorologiques absconses.



La biodiversité selon Lagaffe - Gaston (Franquin)

Un opus original puisque, en lien avec le sujet titre, chaque gag tourne autour d'un animal.
Ça pourrait être réducteur, mais c'est très varié, Gaston ayant  pas mal d'idées pour aider les animaux !!! Et finalement largement aussi drôle que d'autres volumes.
Bien entendu, la part belle est faite à sa chère mouette, mais d'autres hantent aussi les pages.
La BD est réalisée en partenariat avec le Programme environnemental des Nations Unies (UNEP), et de loin en loin, on a quelques lignes d’explications sur la biodiversité.



Extrait :
A Pâques, j'offrirai à chaque membre de la rédaction un poussin frais éclos !





Mon imagier à toucher - Devine avec ton doigt les images en relief (Sophie Bureau)



Un imagier assez original et très joli :



De format carré.

Sur la page de droite, deux définitions de quelques lignes, et les deux images correspondantes en blanc sur fond blanc, mais en relief.
Sur chaque page de gauche, la solution de la page précédente : deux belles images monochrome (ou presque) simples et joliment dessinées. Avec le nom en cursive.

Sur la plupart des pages, les deux objets ont un rapport entre eux.

C'est simple et harmonieux.

Dommage que selon l'éclairage, les images en relief se voient très bien.

J'avais beau pencher le livre, mon pitchoun de "presque 4 ans" regardait les images avant de deviner, plutôt qu'écouter la définition.

Ma note : 3/5

Extrait :
Je suis un animal avec des plumes qui vole dans le ciel.
Qui suis-je ?

Je sers de maison aux oiseaux et à leurs oeufs.
Qui suis-je ?


La rencontre (Claudine Morel)

Un album  original.



Tout carton épais, sans texte.
Chaque page coupée en deux permet d'afficher de drôles d'animaux, en mélangeant l'avant d'un et l’arrière d'une autre espèce. Et de faire se rencontrer deux à deux ces curieux animaux sur chaque double page.
Ça surprend, puisque ce qui devrait être la tranche du livre correspond en fait à une reliure de chaque côté, mais c'est plutôt réussi et amusant.
Le tout avec quasiment deux couleurs, rouge avec détails bleus gris sur la page de gauche, l’inverse sur celle de droite.

Ma note : 3/5

Qui a éteint la lumière ? Cédric T 17 (Laudec / Cauvin)

On l'aime toujours autant notre petit bonhomme, si timide avec Chen, si peu le reste du temps. Et sa famille aussi, le grand-père bougon et jamais en reste de bêtises à partager, le "marchand de carpettes", et la maman tendre mais parfois lassée des sottises de tous.Et ici justement, c'est celui où elle commence à travailler à la boulangerie-pâtisserie.
Un peu ennuyeux qu'elle ne soit plus exclusivement à la maison (surtout pour le grand-père !) mais  ... travailler dans les gâteaux, c'est intéressant tout de même !



Extraits :
[Le grand-père]
- Place au bête type, gamin.
- Parfois, je me demande ce que je fais ici.
- Je serais mieux dehors, dans une niche. Je pourrais toujours aboyer si quelqu'un arrive. Là, au moins, je servirais à quelque chose...








[Christian, copain de Cédric] 
- Ah, parce que ça marche aussi à l'électricité, un congélateur ?

Parcs de l'ouest américain

Bibliothèque du voyageur Gallimard (Cote Dewey 917)  416 pages  15 x 22 cm

Un gros guide très exhaustif et bien conçu :
Un bandeau en haut de chaque page, donc visible même livre fermé, de couleurs différentes pour signaler les 3 parties du livre
- Introduction, généralités, historique des parcs, flore et faune ...
- détail de chaque parc par état
- Carnet pratique

Sommaire sur le rabat de la couverture
2 cartes à l’intérieur des rabats, routière, et par états.
Un texte dense et précis, des notes courtes, des photos pleine page et d'autres plus petites, des illustrations en dessins aussi.

Ce guide couvrant aussi bien les états de l’intérieur que la Californie, Hawaii et l'Alaska, il est plutôt à découvrir avant le départ ou à l'étape car il est un peu lourd pour le voyage. Et il est probable qu'à chaque voyage, seule une petite partie nous intéressera.

Je l'ai trouvé très intéressant, et j'ai apprécié pour la partie que j'ai lu l'intérêt porté aux populations natives.

Je ne le noterais pas, ne l'ayant pas utilisé pour voyager ; il est difficile de savoir s'il est réellement bien conçu tant qu'on n'a pas mis en pratique tous les renseignements donnés.


Extraits :
Les hôtes de John Muir
Pour Ralph Waldo Emerson et Theodore Roosevelt, la rencontre avec Yosemite marquera le début d'une grand histoire d'amour.


La balade vers la Lower Yosemite Fall est à ne rater sous aucun prétexte. Descendez à l'arrêt n° 6 et marchez jusqu'au pont qui enjambe la partie inférieure de la chute. L'expérience est particulièrement impressionnante au printemps lorsque le débit d'eau est à son maximum. De nuit, en période de pleine lune, vous profiterez d'un spectacle enchanteur et particulièrement rare : vous aurez, en effet, le privilège d'admirer un "arc de lune" à travers la vapeur d'eau de la chute.


Au delà de Giant Forest Village, la Generals Highway serpente à travers une forêt de pins, de sapins et de séquoias jusqu'au fameux "Général Sherman Tree", ce que la terre porte de plus massif en matière d'être vivant.

Semblant toucher le ciel de la Sierra, ce colosse possède un tronc de 11m de diamètre et s'élève à près de 84m, soit un volume de bois d'environ 1487m3.