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samedi 7 mars 2026

Le fantôme de la rue des Fêtes - Florence Medina

Très gros coup de coeur pour ce roman jeunesse.
Ce n'est pas le premier que je lis où des personnes mortes pendant la Shoah apparaissent aux vivants de nos jours. La plupart m'ont plu.
Mais celui-ci est vraiment excellent.
De l'humour, de la légèreté, de la tendresse, malgré la tristesse de ces jours affreux.

On pourrait presque penser à un petit côté Fantôme de Canterville au début.
Sauf qu'ici, ils apparaissent dans une famille de médiévistes, qui préfèrent nettement les fantômes aux technologies modernes.
D'abord un peu contrariés par ces objets qui disparaissent ou se déplacent, la famille de Brunehilde accueille finalement bien volontiers les habitants de leur appartement, quand il comprennent de qui il s'agit.
La vie s'organise, plutôt agréablement. Surtout que ces fantômes là mangent volontiers les bonnes choses, et se débrouillent bien en bricolage.
Mais on sait tous que quand les fantômes ne parviennent pas à quitter la terre et à s'envoler enfin, pour un repos bien mérité, c'est parce que quelque chose les retient, un souhait, un espoir, un manque.
Et ici, ce n'est pas la vengeance qu'ils espèrent, mais des choses bien plus douces qu'ils aimeraient retrouver.

mercredi 4 mars 2026

La couleur de nos étés - Audrey Mafouta-Bantsimba

 
Un tendre roman qui parle du passage de l'enfance à l'adolescence.  
De la nostalgie de ces étés où le temps passe si lentement et pourtant trop vite. Malgré l'époque bien différente, ça m'a évoqué de lointaines vacances que j'avais oubliées.

Mais aussi un roman dur puisqu'il se passe au moment de la montée du nazisme.
Un roman original car non seulement c'est la guerre vue de l'Allemagne, mais en partie à travers les yeux des noirs installés depuis longtemps dans le pays, qui ne sont pas épargnés par l'horreur qui se prépare.
"Le premier roman adolescent sur le traitement des afro-descendants en Allemagne nazie".

1932. Une enfant découvre peu à peu ses racines africaines, et aussi l'amitié, et les premières attirances.
Un groupe soudé, et pourtant, des personnalités et des vies si différentes.
La guerre, le nazisme, et le racisme, vont bouleverser tout ça.

Un beau roman, mais que je vais avoir du mal à proposer aux enfants. Qui s'y plongera ?
La première moitié très intimiste, tendre et lente, risque de ne pas accrocher (voire décourager) les jeunes lecteurs qui apprécieraient la suite, plus historique.
Peut-être ceux qui apprécient les histoires vraies, puisqu'il est écrit à partir d'une histoire réelle.

mercredi 18 février 2026

Une lueur à l'horizon - Tamara McKinley (La Pension du Bord de mer 15)

 
Difficile de parler d'un tome 15 sans se contenter d'un résumé !
Plus ça avance, plus j'ai de plaisir à me retrouver à la Pension du Bord de mer, comme si je rentrais en famille !
Les tomes peuvent être lus séparément, d'ailleurs  je ne les ai pas toujours lus dans l'ordre. Mais il commence à y avoir beaucoup de personnages au fil des pages. 
On retrouve aussi Danuta, dont on a suivi le difficile parcours dans certains tomes précédents.

J'ai toujours beaucoup de mal  à lire les chapitres se passant en Birmanie, on y découvre en détail une guerre encore plus féroce.
Mais ces romans sont à la fois une belle approche de ces pages d'histoire, en Asie comme en Europe, et un immense plaidoyer contre la guerre.
À présent, nous sommes juste après le débarquement de Normandie. La paix va-t-elle enfin arriver ?

Du côté du Bord de Mer, ça commence assez mal, puisque Peggy se voit obligée d'héberger sa soeur Doris, toujours aussi détestable. Malgré sa gentillesse, Peggy est vite poussée à bout par l'obstination de Doris à gâcher la vie de tout le monde !

dimanche 1 février 2026

Le club de lecture de Martha's Vineyard - Martha Hall Kelly

 Me voici de retour, encore une fois, à Martha's Vineyard. Je ne résiste jamais à l'appel d'un roman qui se passe dans les îles du Massachusetts. 
Mais celui-ci est bien différent. 
Si le prologue se passe en 2016, le roman nous renvoie entre 1942 et 1945, et l'île n'est pas épargnée par la guerre qui se déroule en Europe.

Les chapitres alternent entre les deux soeurs, Briar et Cadence, et j'ai eu du mal à passer d'une à l'autre, chaque fin nous laissant sur un cliffhanger. 
C'est pourtant assez souvent que les romans alternent des narrateurs, mais ici, je ne sais pourquoi ça m'a un peu gênée.

Mari, au décès de sa mère, part sur l'île de Martha's Vineyard, sur les traces d'un secret de famille.
Son intention de n'y passer qu'une journée, car elle ne peut guère s'attarder, va vite céder devant l'intérêt du récit qu'on lui offre.
Même s'il lui faudra assez longtemps pour comprendre en quoi ce récit la concerne de près.

mardi 27 janvier 2026

Un été à Ithaque : L'odyssée de Nandi - Michael Morpurgo

Un roman de Michael Morpurgo, illustré par François Place, aucun doute, un vrai plaisir de lecture ! On n'est jamais déçu par ce binôme !

Dans ce beau roman, nous suivons Nandi qui sitôt majeure, quitte l'Australie pour retrouver sa grand-tante adorée en Grèce, et surtout, redécouvrir ses racines profondes.

Bien que court, ce roman est foisonnant.
Si on y croise de nombreuses figures mythologiques, Ulysse  Pénélope, Protée, Ithaque... c'est aussi tout un pan de l'histoire grecque plus récente qui se dévoile : seconde guerre mondiale, Résistance, tremblement de terre à Ithaque à la fin de la guerre, dictature des colonels. Mais il sera question aussi de réfugiés syriens et même de ... poissons volants.
Sans oublier l'Australie.
Tout est rythmé par la musique de Mikis Theodorakis, sur les pas de Zorba le grec.

Curieusement, le titre français évoque plus la mythologie, celui anglais fait référence à la guerre.

dimanche 27 juillet 2025

Les recettes des dames de Fenley - Jennifer Ryan

Je n'arrive pas à quitter ces dames de Fenley, elles me manquent déjà.
J'aime vraiment beaucoup l'écriture de Jennifer Ryan. Elle sait nous parler des épisodes les plus graves mais tout en douceur.
J'ai souri, j'ai ri, pleuré aussi, et vraiment, je ne voudrais plus les quitter ces dames.

Un roman choral autour de quatre personnalités aussi différentes que possible.
Au départ, on s'attache surtout à Audrey, mais bien vite les autres prennent leur place aussi.
Audrey, veuve de guerre, qui peine à faire son deuil, et aussi à élever ses trois garçons, à garder sa maison et à vivre tout simplement. Ses quiches et tartes lui permettent juste de survivre.
Et si sa soeur Lady Gwendolyne s'en mêle. Elle lui en veut toujours de l'injustice de leur mère, et à présent, elle a les moyens de se venger. Mais est-elle plus heureuse la lady ?
Zelda débarque à la campagne, et n'a qu'une hâte, retourner à Londres, débarrassée de tout fardeau.
Issue d'une famille horrible, elle est habituée à se débrouiller seule, quitte à écraser les autres, et personne ne pourra lui faire croire que la famille, ça pourrait être une richesse et le bonheur.
Et Nell, la plus touchante, la jeune orpheline qui s'est attachée à la cuisinière de la grande maison, Nell qui bégaie, n'ose pas prendre la parole et se laisse malmener par tous. On espère tellement le meilleur pour elle.
Quand elles se trouvent rassemblées pour un concours de cuisine de guerre, grâce auquel chacune d'entre elles espère s'en sortir, les étincelles ne sont pas loin. 
Mais ces femmes ont de la ressource !

mardi 22 juillet 2025

La promesse cachée

 
Quelle histoire sombre, l'incarnation du mal absolu, la cruauté de l'homme.

Comme souvent (toujours ?) chez Lucinda Riley, la Grande Histoire vient se mêler à l'histoire du roman.
Ici, la Shoah, déportation, camps de concentration.
Ce ne sera pas mon préféré de Lucinda Riley, et cependant, je l'ai lu très vite, son écriture se dévore facilement !
Beaucoup de thèmes, un peu trop m'a-t-il semblé, même s'ils se recoupent et se retrouvent bien entendu.
Avec entre autres une incursion au coeur du domaine de la mode, mannequins et défilés. La beauté, une vie qui semble facile, et qui ne l'est pas du tout.

Je n'ai pas encore lu le dernier tome des 7 soeurs, co-écrit par Harry Whittaker, le fils de Lucinda Riley.
Ici, il explique en préface qu'il a repris et remis en quelque sorte au goût du jour un des premiers romans écrits par sa mère. Je serais curieuse de comparer cette version à l'originale (mais  je ne lis pas du tout l'anglais, alors ...)

vendredi 9 mai 2025

Un baiser et une promesse - Tamara McKinley (La Pension du Bord de mer 14)

 Toujours un peu de bonheur de retrouver Peggy et tous les pensionnaires de la Pension du Bord de mer. (Avec une mention spéciale pour Ron et son chien ?)

Malgré ou avec la guerre, la vie évolue pour tous, de la tristesse et aussi quelques joies.
On suit les dernières opérations de la guerre, dans l'attente du débarquement libérateur. Mais aussi la vie de "l'arrière", vie quotidienne de plus en plus difficile.
Il est intéressant d'avoir aussi des chapitres sur la partie qui se déroule en Asie, dont on parle plus rarement.
Mais j'avoue que suivre Jim dans la jungle m'a été assez difficile. Même si l'autrice ne s'appesantit pas sur la cruauté et l'horreur de ce côté-là, j'abordais ces chapitres avec angoisse.
Il me semble aussi que, au fil des tomes, ça devient un peu plus sombre, la guerre s'intensifie.

Ce volume m'a aussi paru parfois un peu long, dans les descriptions des moindres faits et gestes de certains.
Peut-être est-ce dû juste au fait que certaines pages, en numérique, sont parsemées de tirets au milieu des mots, ce qui n'empêche pas la lecture mais la rend assez pénible.
De même les notes, censées être de bas de page, sont chaque fois au milieu d'une phrase et d'une page.

vendredi 28 mars 2025

Les Secrets des dames de Shilling Lane - Jennifer Ryan


Difficile de classer ce roman. À la fois une chronique de la vie, et la mort, en temps de guerre, pendant le terrible blitz de Londres, un thriller entre espions, contre espions, agents doubles, MI5 et 5e colonne, et surtout une réflexion sur la famille, la relation mère-fille, qu'est-ce qu'une vie réussie.
C'est d'ailleurs ainsi que commence le roman : Mrs Braithwaite note dans son carnet "Comment mesurer la réussite de sa vie ?"
En quelques jours et beaucoup d'aventures, sa réponse sera profondément modifiée.

J'avais adoré La chorale des dames de Chilbury, j'ai donc voulu lire celui-ci sans hésiter.
Je l'ai trouvé bien plus noir, et je me suis aussi un peu emmêlée dans les factions et les lieux, entre voyous, nazis, combattants pour l'Angleterre ...
Le côté guerre est très présent, un peu trop pour moi, même si c'est une autre façon de la voir "de l'intérieur".

Mrs Braithwaite est absolument horripilante au début, si bornée et inconsciente. Bornée dans son éducation, toujours être supérieure aux autres. Inconsciente du danger, en temps de guerre notamment.
Elle va évoluer au fil des pages, et faire évoluer aussi par force ce pauvre Mr Norris.
Vu sa façon de ne tenir compte de rien, c'est totalement irréaliste côté intrigue, alors que c'est très réaliste côté vie quotidienne en temps de guerre. 

dimanche 12 janvier 2025

Mademoiselle J. - Tome 3 - Jusqu'au bout du monde (1945)

 Après avoir relu, en version papier cette fois, et toujours avec autant de plaisir, les deux premiers tomes, je découvre enfin le 3e.
C'est une histoire à part entière et il peut très bien se lire séparément. Même si le lecteur se demandera un peu qui est ce Ptirou dont le fantôme apparait au fil des pages pour encourager Juliette.

J'ai beaucoup aimé ce volume aussi, mais il est bien plus sombre que les précédents : seconde guerre mondiale, déportation, camps de concentration , etc...
Cependant une très belle leçon d'histoire. On est captivé par les aventures de Mademoiselle J. qui va parcourir le monde jusqu'en Sibérie et braver tous les dangers en cette période troublée, à la recherche de sa grande amie Léa.
Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi notre bibliothèque départementale classe cette série en BD adulte, alors que les collégiens et lycéens y apprendront plus que dans leurs cours d'histoire. Et même si le sujet est terrible, c'est toujours fait avec retenue, lisible par tous, bien plus que d'autres livres qu'on leur propose.

Comme dans les volumes précédents, c'est l'oncle Paul qui raconte aux enfants, impatients de connaître une nouvelle histoire.
Cette partie, narrée en gris pour la distinguer, est située en juillet 1960.
Un des enfants reçoit en cadeau un Lucky Luke ! (Le Juge, paru l'année précédente)

jeudi 9 janvier 2025

Quand l'aube se lèvera -- Tamara McKinley (La Pension du Bord de mer 13)

 
C'est toujours un plaisir de se retrouver à la Pension du Bord de Mer 
Un peu l'impression de revenir passer quelques jours en famille !
Je n'ai pas lu tous les volumes, mais je les suis depuis un moment maintenant.
Vous pouvez parfaitement lire ce tome tout seul, c'est une histoire en elle-même. Vous aurez peut-être juste un peu plus de mal à situer certains personnages par rapport à leur famille, mais ce n'est pas très gênant.
L'idéal est bien entendu de lire la série dans l'ordre, ce qui permet, en plus d'apprécier l'épisode, de suivre la vie de cette sympathique Pension. Et aussi de certains personnages dont il est question, juste en passant, mais que nous avions suivis précédemment.
Une fois de plus, on va passer de Cliffehaven à d'autres lieux. Ici, le Devon, Londres.
La famille est dispersée, les communications difficiles et les déplacements souvent interdits. Nous sommes en 1943, la guerre fait rage, et chacun tremble pour ses proches.

Un des intérêts de cette série est de nous faire pénétrer au coeur de la guerre, du côté des populations civiles. 
Les femmes qui doivent assurer tous les travaux auparavant réservés aux hommes, bien sûr, mais pas uniquement.
Ici, on va notamment assister au déplacement de toute une population, leur secteur étant réquisitionné pour installer des militaires américains. Ce qui bien entendu ne va pas sans heurt.

jeudi 12 décembre 2024

Ce monde par-delà l'océan - Laura Spence-Ash


J'ai beaucoup aimé l'histoire, j'ai beaucoup aimé les lieux (Boston, le train jusqu'à New York que je connais ...) et même les personnages. Mais je n'ai pas réussi à m'attacher vraiment. Est-ce que c'était une mauvaise période pour moi ? un manque de chaleur dans l'écriture ? le fait de passer trop rapidement sur les années qui s'écoulent ? Je n'arrive pas à dire, mais ce n'est que vers la fin que j'ai enfin réussi à m'attacher à ces familles.
C'est pourtant un bien beau roman, sur la famille, l'enfance déracinée, les relations entre personnes, les lieux de notre mémoire, les retours vers notre jeunesse, un pan d'histoire contemporaine aussi.

1940. Beatrix a 11 ans quand ses parents décident de la mettre à l'abri de la guerre en l'envoyant, non pas dans la campagne britannique comme beaucoup, mais aux États-Unis. Un éloignement terriblement difficile pour tous. 
Par chance, elle intègre une famille sympathique. Deux garçons si différents, à peine plus âgé pour l'un, plus jeune qu'elle pour l'autre. Une mère, en manque de filles, qui va s'attacher à Beatrix, presque trop.
La vie est plus facile qu'à Londres, à la fois loin de la guerre, et dans un milieu plus aisé.
Cinq années, à un âge où on découvre la vie, c'est énorme. Beatrix aura longtemps du mal à savoir où est sa vraie famille, son vrai port. Et si c'était les deux ? Est-ce une richesse ou un déchirement ? 

lundi 12 août 2024

Réfugiée en Chartreuse (B.D.) - Julo & Zürcher

 
Une intéressante aventure de quelques jours, pendant la seconde guerre mondiale, vue à hauteur d'enfant.

J'ai été attirée par les lieux (Saint Laurent du Pont est un village, aux  portes de la Savoie, que je traversais souvent) et par le nom de Muriel Zürcher. Et je n'ai pas été déçue.

1942 - Tout commence par une triple rencontre : Maurice, un jeune garçon orphelin de mère, Némo, petit veau tout aussi orphelin, et Hannah / Annick, fillette juive qu'on va essayer de cacher dans ce village d'Isère.

Des enfants qui se rencontrent, c'est intemporel. Ça rit, ça se dispute, c'est joyeux et dynamique. 
Mais hélas, la guerre les rattrape bien vite.
Et la guerre révèle le meilleur ou le pire de chacun. 
Des gens qui aident, au péril de leur vie, d'autres qui dénoncent. Et parfois, ce sont les enfants qui montrent le bon chemin aux adultes, et c'est merveilleux.

mercredi 3 juillet 2024

Sous le ciel de Toscane - Kat Devereaux

Je ne sais vraiment pas comment vous parler de ce roman.  J'ai eu beaucoup de mal au début, et à la fin, j'aurais voulu ne plus les quitter !!
J'ai aimé chaque partie, mais j'ai d'abord eu du mal à cause du trop grand écart entre les diverses narrations  : 
1944 Stella : la Résistance en Italie, des scènes dramatiques et atroces. Le courage de Stella, qui n'a que 14 ans et, loin des actions d'éclat, sert de rouage indispensable aux combattants de l'ombre.
2019 Tori : Lassée d'un mari pervers narcissique, après une méchanceté de trop (l'empêcher d'assister à la veillée funèbre de sa grand-mère adorée), elle quitte tout et part s'installer à Florence, où elle a tant de souvenirs avec cette aïeule.
Jusque là, c'était cohérent.
Mais sitôt arrivée, alors que l'idée du divorce commence à peine à poindre dans son esprit, elle tombe raide dingue de son avocat, et ce qui promettait beaucoup d'intérêt bascule dans la romance un peu trop précoce ! Alterner les tortures et les pendaisons, et l'attirance fulgurante et réciproque de nos deux tourtereaux m'a paru très désagréable, j'ai failli abandonner.
Mais peu à peu, je me suis laissée prendre au charme des différentes histoires.
Parcourir la Toscane est un bonheur, sur les pas de Victoria qui mène l'enquête sur sa grand-mère qu'elle aimait tant, mais dont elle découvre qu'elle ignorait sans doute l'essentiel.

dimanche 23 juin 2024

Un espoir à l'autre bout du monde - Sarah Lark (Le pays du nuage blanc - Tome 4)

 
Voici donc, une dizaine d'années plus tard, le quatrième tome d'une série qui semblait bien terminée au 3e.
J'ai beaucoup aimé ce volume, comme les premiers, (et nettement plus que le 3e).
Quand j'ai enfin réussi à comprendre l'ordre des tomes, et bien qu'il soit précisé qu'on peut lire celui-ci tout à fait indépendamment, j'ai choisi de lire / relire les précédents (plus de 2100 pages en une douzaine de jours) et je ne le regrette vraiment pas.
Si vous commencez par celui-ci, je ne crois pas que vous arriviez à démêler vraiment les origines de la famille (déjà moi en les ayant lu d'affilée, je m'emmêle encore un peu 😄 ; il faut dire que ma mémoire n'est pas top !) mais ça ne gêne pas pour suivre ce roman.
Cependant, j'ai trouvé vraiment agréable de les lire dans l'ordre. Quand certains protagonistes expliquent à Helena leurs ascendances, j'ai l'impression de me retrouver un peu au sein de cette famille.
Donc, c'est au choix, lire ce roman pour lui-même, ou comme la suite d'une longue histoire passionnante.

J'ai été surprise au début, on est bien loin du Royaume-Uni comme de la Nouvelle-Zélande : Iran, un camp de réfugiés polonais auparavant exilés en Sibérie. (Un épisode historique dont je n'avais jamais entendu parler)
Mais très vite, un espoir d'une nouvelle vie en Nouvelle-Zélande. Et à peine débarqués, Miranda les accueille. Une inconnue pour nous, mais quand elle parle de son frère Galahad, on replonge dans la famille de Miss Gwyn !

dimanche 26 mai 2024

En attendant ton retour -- Tamara McKinley (La Pension du Bord de mer 12)

 
J'aime toujours autant rejoindre la Pension du  Bord de mer et Peggy, de plus en plus efficace.
Il faut cependant savoir que cette série est de moins en moins feel good. 
Nous sommes toujours en pleine seconde guerre mondiale, et la vie n'est pas rose. Il sera question ici de batailles aériennes, mais aussi de camp de concentration et de camp de prisonniers.

Contrairement aux épisodes précédents, on va en grande partie rejoindre Anne, la fille de Peggy, qui pour mettre ses enfants à l'abri, s'est réfugiée dans le Somerset, pendant que Martin, son mari, à partir de la base de Cliffe mène des opérations dangereuses.
La ferme où habite Anne va devoir, faute de suffisamment de personnel masculin, accueillir des prisonniers de guerre allemands Et on comprend mieux la difficulté de se trouver face à "des ennemis", pour des gens qui ont tous perdu des proches dans cette guerre. En se disant que c'est peut-être un de ces hommes qui a abattu un des leurs. 
Difficulté aussi du côté allemand : des jeunes gens enrôlés souvent contre leur gré, qui en voyant ces familles pensent  à la leur, si lointaine.
Pendant ce temps, Peggy en difficulté financière car tout devient plus cher avec des approvisionnements qui se raréfient, décide, au grand dam de son entourage, d'aller travailler à l'usine, en plus de la tenue de la pension. Mais c'est Peggy... rien ne l'arrête !

mardi 9 avril 2024

Quand la nuit tombe : Lisou - Marion Achard - Toni Galmés

 
Beau coup de coeur pour cette BD qui ne cache rien de la guerre, mais à hauteur d'enfant. À mettre entre toutes les mains. Avec une mention spéciale pour les dessins, tout en douceur malgré le sujet.
J'évite en général dans mes lectures le sujet de la guerre, et curieusement, je viens d'en enchaîner plusieurs sur ce thème. 
Celle-ci m'a attirée parce qu'elle se passe en partie à Grenoble, et m'a retenue parce qu'elle explique vraiment bien tout en se mettant à la portée des enfants.

Sur la guerre à Grenoble, j'ai aussi lu il y a peu Les Papillons Bleus, très différents mais tout aussi intéressants.

2022. Lisou, née Lise Veil il y a 89 ans, sort des photos et des documents, et nous raconte sa guerre, comme elle l'a vécue enfant d'une famille juive non pratiquante, athée et laïque.
L'innocence, d'abord, puis la guerre qui se rapproche, la fuite. Les fuites successives plutôt, jusqu'à ne plus savoir où se réfugier.
Sa soeur Mylaine, qui pour sauver sa famille sera déportée.
Les personnes qui hébergent, au péril de leur vie. Celles qui dénoncent. Les chaînes de solidarité, la peur et le courage. Et toujours la fuite.
Et puis la découverte de ce qui s'est passé, Pitchipoï, Auschwitz.
À l'époque, on ne savait pas...

dimanche 18 février 2024

Trop Humain - Anne Delaflotte Medhevi

Superbe roman, mais difficile d'en parler.
Ce titre ne m'aurait sans doute pas donné envie de l'ouvrir, mais un roman d'Anne Delaflotte Mehdevi, je n'hésite pas.  J'étais tombée en amour pour son écriture Avec La Relieuse du Gué, et les suivants que j'ai lus m'ont emportée aussi.
Celui-ci est plus étrange, mais je l'ai aussi dévoré en quelques jours. 
Deux thèmes qui s'entremêlent : L'arrivée dans un village d'un AVE : assistant de vie électronique, et les souvenirs des horreurs du temps de guerre, les souvenirs de la vie qui passe aussi.

Suzie tient le Café du Bal, et c'est toute sa vie.  Bien qu'elle ait largement dépassé l'âge de la retraite, elle n'envisage pas d'arrêter. Une routine, de plus en plus difficile, mais qui lui permet de garder contact avec les vivants.
Quand M. Peck, un habitué du café, très "gentilhomme", amène avec lui Tchap, l'AVE qu'il a patiemment créé avec d'autres scientifiques, on ne peut pas dire que les avis sont partagés. Quasiment tout le monde est "contre", pour des motifs plus ou moins logiques et réfléchis.
Mais Suzie va s'y habituer, son rôle est d'accueillir tous les clients, quoiqu'elle en pense. Et puis, Tchap la fait danser, elle qui avait tant aimé ça, et n'avait plus dansé depuis la Libération.
Puis, il souhaite enregistrer la mémoire de Suzie, et va, soir après soir, lui demander de fouiller dans ses souvenirs pour les lui raconter.

vendredi 1 décembre 2023

Une éclaircie après l'orage - Tamara McKinley (La Pension du Bord de mer 11)

 
J'adore me retrouver à La Pension du Bord de mer.
Ce n'est pas le feel good le plus gai qui soit, puisque la guerre y est très présente.
Mais dès qu'on s'approche de Peggy, on se sent mieux !
J'aime savoir qu'une pauvre jeune fille perdue va bientôt reprendre des couleurs et de la vie à la pension !
J'irais volontiers m'y installer quelque temps !

En plus de suivre le quotidien de la pension, et ses personnages tendres ou drôles, nous faisons cette fois la connaissance d'April.
Excellente mécanicienne dans la Royal Navy, elle est heureuse de son travail, et tout autant d'avoir pu quitter une mère odieuse, pour une vie plus libre.
Hélas, croire aux belles paroles d'un GI afro-américain va l'obliger à quitter tout ce qu'elle aime, au moment où elle comprend qu'il s'est joué d'elle, mais qu'elle est enceinte.
Totalement démunie, sa mère s'étant révélée pire que jamais, elle ne sait vers qui se tourner. Heureusement, son oncle, qu'elle connait à peine, s'avère être Stan, le sympathique chef de gare. Qui gagne ici un rôle plus important que dans les tomes précédents.
Son ami Ron nous surprend, que trame-t-il avec ses sorties en cachette ? Cache-t-il des actes inavouables ?
Et surtout, le racisme est au centre du roman. 

samedi 11 novembre 2023

Les papillons bleus T.2 1942-1945 - Pascal Ruter

 
Le MEILLEUR roman pour parler de la guerre, de la guerre en général, et de la 2nde guerre mondiale en particulier. 
C'est rare que j'ai du plaisir à lire une histoire de guerre, mais c'est si bien écrit, beau, poétique, des personnages attachants qu'on ne voudrait plus quitter.
Si à la place de cours d'histoire, on faisait lire ce roman aux collégiens, je suis certaine qu'ils en retiendraient beaucoup plus, c'est tellement marquant.
J'ai assisté ce matin, comme chaque année, à la cérémonie  du onze novembre. À chaque texte lu, au lieu d'écouter juste par habitude, j'étais transportée au coeur de la guerre, tant cette duologie m'a marquée.  

Un roman pourtant facile à lire. On se passionne pour les aventures de Philippe, Félix, Jacqueline et Esther et en même temps, l'auteur a su nous montrer tous les aspects et les divers moments cruciaux de cette guerre, nous sommes au cœur de l'action.

À la fin du premier tome, nous les avions quittés alors qu'ils s'apprêtaient à partir du Jura, à la fois parce qu'il était urgent pour eux de disparaitre, mais aussi pour aller enfin chercher le petit frère d'Esther à Nice.