mardi 16 juin 2026

La Dynastie des Forsyte - Tome 1 Le Propriétaire - John Galsworthy

Suivi de "Dernier été".

 Difficile de juger un roman de 1906 à l'aune de nos lectures actuelles.
La plume de Galsworthy est vive et spirituelle, mais les descriptions, les ressentis, prennent beaucoup de place.
En outre, j'avoue que parfois, j'ignore à quoi il fait allusion, il me manque quelques codes. Des mots ou des situations qui me sont inconnus.

Ce qui ne m'a pas empêchée de suivre avec plaisir tous ces personnages. (Je me suis aidée d'un arbre généalogique, parce que la manie des grandes familles d'appeler toutes les génération des mêmes prénoms ...)
 Il est sans arrêt question d'argent chez ces bourgeois, et quand ce n'est pas précisé, je ne sais pas si les sommes qui les perturbent sont trop élevées ou pas assez (en plus, avec le système monétaire britannique complexe !)
Mais que d'ironie, de réflexion sur la vie, la famille, la richesse, et aussi la nature, la beauté...

J'ai été surprise de voir qu'il n'y a apparemment que les éléments masculins qui assistent aux enterrements ? Quel que soit le niveau de parenté.
Est-ce une habitude des ces anciens temps, un usage anglais, ou juste cette famille ?

Je ne connaissais pas du tout la famille Forsyte (à part de nom, sans jamais avoir vu d'épisodes télévisés, ni le film, lequel a mon âge !).
Je comprends que cette saga autour d'une famille si typique et si atypique ait pu attirer énormément.
Mais j'ai du mal à imaginer qu'une série télévisée puisse rendre la richesse de la réflexion, de l'introspection et des sentiments de ces romans.

 J'ai fortement regretté que la longue préface déflore bien trop le sujet, puisqu'elle s'attache à un évènement qui se passe aux trois quarts du roman.
 J'aurais certainement apprécié de la lire APRÈS le roman, et non avant comme elle est présentée (j'aurais pu bien sûr, mais j'ignorais qu'elle allait en dévoiler autant, même si son analyse, intéressante, est assez surprenante car elle étudie une infime partie de l'histoire. Celle vers quoi converge le drame certes, et tout à fait dans l'air du temps (Galsworthy était étonnamment en avance sur le sujet traité) mais le roman est tout de même infiniment plus riche que ça.

Au final, un beau roman à déguster lentement.

Ce premier tome de la saga est suivi par une nouvelle (un interlude d'après l'auteur) "Dernier été" : Titre original : Indian Summer of a Forsyte (parfois parue en français sous le titre : L'Été de la Saint-Martin d'un Forsyte (paru en 1918).
Elle se passe en 1891 ou 1892 (d'après l'auteur !) environ quatre ans après la fin du premier tome.
C'est une excellente idée de l'avoir incluse ici. 
Une nouvelle toute en douceur et en tendresse, très émouvante. Une belle conclusion au tome précédent, mettant en scène presque exclusivement le patriarche, au soir de sa vie, et la belle Irène.

Extraits :

Ils ne mouraient pas, la mort était contraire à leurs principes ;

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Cette affaire-là, comme il y avait travaillé ! Les hommes travaillaient pour de bon alors ! Ce n'était pas les jeunes gens d'aujourd'hui qui ne savent pas ce que le mot veut dire.

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une permanente et vigoureuse satisfaction d'avoir fait son chemin et bâti sa fortune ; et une intime conviction qu'un homme aussi distingué que lui n'aurait jamais dû être mis dans le cas de salir son esprit en travaillant.

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Ces jeunes personnes parlaient si vite et avalaient tellement les mots qu'il ne pouvait rien distinguer de ce qu'elles disaient.

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... toutes avec la même profusion de tulle aux épaules et sur la poitrine, car une fatalité voulaient qu'elles fussent maigres.

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Personne ne me dit jamais rien !
[répété sans cesse par James. 
Private joke pour moi !]

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Peut-être n'y avait-il rien en ce monde qui l'excitât plus qu'un testament, cet acte suprême de propriété, cet inventaire final d'une fortune, cette évaluation définitive d'un homme.

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... pour former cette odeur unique - un peu celle d'un fromage supérieur - qui s'associe indissolublement à l'administration de justice britannique.

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Dans l'interlude :

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Quand on devient vieux, le monde entier conspire pour restreindre votre liberté, et pour quelle raison ? Simplement pour prolonger un peu l'existence. Il n'en voulait pas à ce prix.


Auteur : John Galsworthy - Prix Nobel de littérature 1932
Titre original : The Forsyte Saga - The Man of Property (1906)
Traduit de l'anglais par Camille Mayran
Préface d'Abnousse Shalmani (2026)
Première édition française : 1926
Éditeur : L'Archipel - 18 juin 2026
Collection : Archipoche classique - 480 p. - 10.50 €
Lu en numérique via NetGalley que je remercie.

jeudi 11 juin 2026

Les filatures d'Irène Bouton - Tome 1 Tournage à Annecy - Thomas Martinetti

Un petit cosy mystery un peu bavard dans le monde des séries télé. Avec l'originalité du métier de l'héroïne : Irène Bouton (bel aptonyme !) est costumière.
Et c'est presque superwoman ! 
Elle se retrouve parachutée au dernier moment sur le tournage de la série de ses rêves, sans rien en connaître.
À peine arrivée, (dans la belle région d'Annecy) elle doit faire face à un déménagement des lieux de tournage et d'installation, pour cause d'inondation.
Puis elle se doit d'aider la police pour démêler un meurtre. Parce qu'elle est la première suspecte, mais pas uniquement pour cela.
Et au milieu de toutes ces urgences, la voici bombardée consultante environnementale, grâce à ses anciennes études qui ne lui ont pour le moment été d'aucune utilité.
Au milieu de tant d'occupation à mener de front et en vitesse, (au point que je m'essouffle à seulement la lire !) un brin de romance ne lui fait pas peur, surtout si un bel Italien passe par là.

Irène m'a semblé agaçante et un brin inconséquente : elle se met en tête d'être amoureuse du bel Italien, et jalouse, alors qu'il ne manifeste aucune intention envers elle.
Dès qu'elle soupçonne un suspect, sans même vérification elle appelle la police car elle se sent en 
danger ...

mercredi 10 juin 2026

La Splendeur des Stockton - Jenny Jackson

 Je suis presque aussi intéressée par New York que par Boston et les îles du Massachusetts. Et comme je risque de ne jamais y retourner - attendre que Trump disparaisse et je ne serai plus en état - je profite de voyager en lecture.
Le thème, tout autant que les lieux, m'attirait. Le décalage de ces vies si différentes des nôtres, l'argent, le style, les traditions, le règne du paraître, des gens qui ne vivent que pour ce qu'on voit d'eux.
Hélas, je n'ai pas adhéré à l'écriture.
Je ne sais même pas pourquoi. Les divers personnages sont intéressants, les situations aussi.
Les parents qui cèdent l'appartement familial au jeune couple, mais la belle-fille ne doit surtout pas changer un rideau, ni toucher à la déco, et à tout ce que chacun y a laissé. Les réceptions "entre soi",  le mépris pour ceux qui ne gagnent pas autant. La famille asiatique bien plus à l'écoute. 
Pourtant la jeune génération voudrait changer. Mais ils ne savent pas comment faire.

mardi 9 juin 2026

Le Lac de la reine - Tome 2 - Edward - Anna Jacobs

Comme le premier tome "Elinor", ce volume commence par un décès, qui n'apporte pas de tristesse, mais un soulagement pour l'héroïne. 
Dans le précédent, c'était la mort de son beau-père, qui laissait Elinor libre, mais sans le sou et obligée de fuir. Ici, le décès subit de son mari libère "Lillian" d'un mariage difficile, mais elle doit fuir d'urgence des beaux-parents qui veulent la garder prisonnière, voire pire.
Si on découvre d'entrée de nouveaux personnages, ce roman est bien la suite immédiate du premier.
Car après quelques péripéties, tout ce petit monde va se retrouver à Ollerthwaite. Où Walter Crossley continue à accueillir tout le monde, et à essayer à la fois d'aider un maximum de gens, et par la même occasion de faire revivre sa vallée un peu endormie.

Et ça fait un bien fou de s'inviter dans un monde où les gens essaient de s'entraider, de vivre ensemble  malgré le manque de possibilité de déplacements.
Bien sûr, il y a quelques méchants (on s'ennuierait sans cela 😉) mais on se sent bien au bord du lac de la Reine.
C'est très feel good, on devine souvent ce qui va se passer, Walter a une âme de marieur, et ça fonctionne, mais Anna Jacobs a comme toujours une plume très addictive.
C'est un vrai bonheur de s'immerger dans ce petit monde, j'ai encore dévoré ce roman trop vite, et j'y serais bien restée encore. Vivement le troisième !

samedi 6 juin 2026

Pas chez nous - Yaël Hassan

Ma 2000e chronique, comme la première de ce blog, sera bien sûr pour un roman de Yaël Hassan, et quel superbe roman !

Un très beau coup de coeur. Une fois de plus, je me suis laissé emporter par un roman de Yaël Hassan au point de ne pas le lâcher (alors que j'avais une autre lecture en cours).
Il est extraordinaire parce que, sur des sujets difficiles, il se lit très agréablement, donc destiné à tout public.
Ce n'est plus juste des faits divers, qu'on écoute ou lit avec plus ou moins d'indifférence, parce que les mauvaises nouvelles, c'est tous les jours. Ici, on côtoie ces personne, on entre dans leurs émotions... que ferons-nous à leur place ?

Un village français moyen, dans le Var mais il pourrait être n'importe où. On annonce l'installation d'un foyer pour migrants. Certains sont résolument contre, mais la plupart des habitants, comme partout, pensent que ça pourrait être une bonne idée, mais "Pas chez nous".
Une situation banale, qui va dégénérer.
Le Maire doit composer avec son propre avis, celui d'une population divisée, et surtout l'espoir de toujours agir au mieux de ses intérêts politiques personnels ! 

jeudi 4 juin 2026

La librairie des secrets - Virginie Avril

 
Erreur de casting pour moi !! Un bon roman, mais pas le genre que j'apprécie. Dommage !
Mais comment résister à un titre incluant secret, et librairie ? 😄
Une Parisienne qui s'interroge sur sa vie, son  couple et sa famille, en détaillant ce qu'elle fait, même quand ça ne fait pas avancer l'action (montage d'un meuble ...) j'ai du mal à accrocher.
Mais quand le secret qui la mine commence à lui laisser des indices, quelques évènements étonnants, ça devient plus accrocheur.

 Non seulement Charlotte n'a jamais connu son père, mais elle ne se connait aucune famille. Sa mère, qui vient de mourir, a toujours refusé de lui parler de quiconque, ne lui a jamais laissé aucune piste. Difficile d'avancer dans la vie avec ça.
Seule option pour Charlotte : réussir sa propre vie de famille, puisqu'elle ne peut pas compter sur les générations précédentes ; mais c'est sans doute mettre beaucoup de pression sur un couple que de savoir qu'il n'y a aucun droit à l'échec. Surtout quand elle n'arrive à penser qu'à ça.
Le roman devient vraiment intéressant quand il commence à tourner au jeu de piste. Chasse au trésor comme dit son fils.
Des indices lui sont fournis, sans qu'elle ne comprenne d'où ça vient, des découvertes assez sidérantes se profilent.

mardi 2 juin 2026

Les enquêtes des soeurs Lumière 1 Le disparu du train de 15h12 - Faustina Fiore & Pierre Druart

Joli coup de coeur que ce petit polar historique.
J'aime beaucoup l'écriture de Faustina Fiore et Pierre Druart.
C'est frais et gai. Plein de détails sur la vie et les coutumes de l'époque, mais jamais trop didactique On suit ces trois soeurs avec un bonheur évident, elles sont si attachantes, chacune avec ses particularités. 

 J'ai déjà dit que je suis un peu hésitante sur les romans policiers mettant en scène des personnages ayant réellement existé, en leur faisant vivre des aventures jamais vécues, en leur prêtant  des mots jamais prononcés. Où s'arrête le vrai, où commence la fiction ?
Et encore plus ici, puisqu'il s'agit d'un cold case réel.
Mais à la fin, un intéressant dossier précise parfaitement ce qui est vérité historique de ce qui relève de la fiction.
Je n'ai pas pu résister à celui-ci : des trains, Lyon, la mention des frères Lumière. Rue du premier film, rue des frères Lumière, un quartier qui "me parle". Et j'avais oublié que leur père, Antoine, avait aussi sa rue - pourtant adresse de la Martinière Montplaisir, je suis impardonnable !!. D'ailleurs, il est même question de l'école dans le récit. 
J'ai donc eu envie de m'y plonger, et c'était une bonne idée.

Louis et Auguste Lumière, tout le monde connait, au moins un peu, mais leurs soeurs ?

samedi 30 mai 2026

M comme meurtre ? - Anthony Horowitz

Une mise en abyme assez époustouflante où M. Horowitz se joue des codes.
Enquêteur, impliqué dans l'affaire, écrivain la relatant, un roman empli de références à sa vraie vie. On s'amuse beaucoup tout en essayant de deviner. On croise des personnages réels (même Spielberg !).

J'avais lu pas mal de romans jeunesse d'Anthony Horowitz il y a une vingtaine d'années, notamment l'inénarrable Satanée Grand-mère, et plusieurs affaires des Frères Diamant, (mais pas Alex Rider !) j'ignorais qu'il fût le scénariste de certains des épisodes de Barnaby que je regardais mais je savais qu'on ne s'ennuyait pas avec lui. Ici, ça surpasse le reste.

Un meurtre assez surprenant : la victime entre dans un bureau de pompes funèbres, règle les détails de ses funérailles. Rentre chez elle et est assassinée le jour même. 
La police, démunie, fait appel à Daniel Hawthorne, ancien flic devenu détective (et personnage principal d'une autre série de polars d'Horowitz !!)
Et  Hawthorne fait à son tour appel à Horowitz, pour l'accompagner dans cette enquête, et en faire un livre. tout en refusant de lui donner le moindre renseignement sur lui, voire sur l'avancée de ses recherches.
L'auteur hésite entre l'envoyer promener, et se prendre au jeu.

vendredi 29 mai 2026

80 jours pour tromper l'amour - Jenni Fletcher

J'avoue, je résiste difficilement à  ce genre de couverture !
Et je n'ai pas été déçue. Notamment parce qu'il y a beaucoup d'humour dans ce roman.
Aussi parce qu'Essie est une héroïne énergique, et vraiment non conforme à son statut.
Son rêve, faire du théâtre, surtout pas se marier, comme il conviendrait à une jeune fille de son rang.
Sa vie est pourtant toute tracée : engagement ferme de deux pères à marier leurs enfants... elle avait 8 ans !
Son promis est comte, d'une famille ruinée à cause de la très mauvaise gestion du père. Elle a une belle dot, et son père ne s'intéresse à elle que dans l'espoir qu'elle soit comtesse.

On pense assez rapidement à un enemy to lovers, mais c'est bien plus subtil que ça. Ennemis, ils l'ont été, quand elle avait 8 ans... mais ne se sont plus rencontrés depuis.
Jusqu'au jour de ses 18 ans où elle doit à la fois faire son entrée dans le monde, et conclure rapidement ce mariage.
Ces deux-là pourraient presque s'entendre (au moins par moments) puisqu'ils sont déjà d'accord sur un point : ils sont totalement opposés à ce mariage, l'un comme l'autre.

mercredi 27 mai 2026

Les dangereuses sœurs Zéphyr - Laëtitia Casado

Un excellent roman, édité en jeunesse mais que je conseille aussi aux adultes
L'Amérique aux pires heures du maccarthysme et au-delà. Les répressions violentes, et aveugles, envers les homosexuels, les trans, et tous ceux qui se sentent différents.
Un roman que j'ai mis plus de temps à lire qu'à mon habitude, non pas qu'il soit difficile, mais parce qu'il remue tellement que j'hésitais parfois à le reprendre en main.
Un roman qui mêle de vrais moments historiques et des personnages réels, avec la vie de deux soeurs, exilées en Amérique suite à la seconde guerre mondiale, qui se cherchent désespérément, sans pouvoir donner trop d'indices, par crainte d'être repérées par la police.

Un roman tellement actuel hélas. La chasse aux différences s'amplifie au lieu de disparaître.
Du maccarthysme, je connaissais peu de choses, puisque ce n'était pas encore étudié pour moi en classe (est-ce que ça l'est à présent ?) mais bien entendu, je savais la chasse aux "communistes", la chasse aveugle surtout, de tout ceux dont on voulait se débarrasser.
Je n'imaginais pas l'ampleur que ça avait pris concernant aussi toute la communauté LGBTQIA+.    La violence que prend la répression, même envers les simples sympathisants, voire ceux qui sont juste au mauvais endroit au mauvais moment.

vendredi 15 mai 2026

La Drôme des années 50 - Claude Didier

 
Après les années 60, je reviens vers les précédentes !
Je retrouve des articles m'évoquant ma prime jeunesse, même si je ne savais même pas où était la Drôme à cette époque !
Mais beaucoup de sujets me laissent un goût d'inachevé : comme quand on lit le journal, dont c'est tiré pour la plupart, on apprend ce qui se passe à un instant, mais quelles ont été les conséquences, quelle était la raison ?
Je l'avais beaucoup moins ressenti avec le volume des années 60. Peut-être parce que plus proche de la période où je suis arrivée dans le département, je connaissais mieux les sujets ?
J'ai cependant pris du plaisir à lire ces infos d'un autre temps, à revivre un brin de jeunesse !
Découvrir le début de certains quartiers sortis de terre il n'y a pas si longtemps que ça.
S'apercevoir que s'éclairer en appuyant sur un bouton, qui nous parait si évident, date pour certains de bien moins qu'un siècle !
Voir l'arrivée de Manufrance, qui nous a tant servi et qu'on a vu depuis disparaître.
Et bien sûr célébrer Paul-Jacques Bonzon, inoubliable écrivain pour la jeunesse.

dimanche 3 mai 2026

Voyage avec un âne dans les Cévennes (B.D.)


Un roman graphique intéressant et assez surprenant.
Je n'ai jamais lu (en entier du moins) le récit de Stevenson, (toujours en attente dans mes projets de lecture !) et ça m'a paru une bonne approche.
Pour une fois, je ne vous dirais donc pas que j'ai préféré le roman parce que trop d'éléments manquent dans la BD 😄

J'ai bien aimé cette balade dans ces superbes Cévennes qu'on découvre avec l'auteur.

Plusieurs choses m'ont étonnée :

Avant tout, je connaissais bien entendu Modestine, (presque aussi célèbre que l'auteur !) et je pensais naïvement que ce long voyage avait créé une amitié entre eux. Après tout, elle figure dans le titre !
J'imaginais lire le récit d'un beau binôme s'aidant au long du parcours.
Or, rien de tout ça n'apparaît dans la BD (je vais me décider à lire Stevenson pour voir s'il en est vraiment ainsi.)
Stevenson ne sait que taper sur la bête pour la faire avancer, et aucun lien ne semble se créer entre eux au fil des jours. Ça m'a particulièrement perturbée !! Il la considère à peine comme un  bagage. Il ne se préoccupe jamais de la charger correctement pour qu'elle peine moins, il ne s'inquiète que de ses affaires, et d'avancer vite (pourquoi ?)