Ce n'est pas le premier que je lis où des personnes mortes pendant la Shoah apparaissent aux vivants de nos jours. La plupart m'ont plu.
Mais celui-ci est vraiment excellent.
De l'humour, de la légèreté, de la tendresse, malgré la tristesse de ces jours affreux.
On pourrait presque penser à un petit côté Fantôme de Canterville au début.
Sauf qu'ici, ils apparaissent dans une famille de médiévistes, qui préfèrent nettement les fantômes aux technologies modernes.
D'abord un peu contrariés par ces objets qui disparaissent ou se déplacent, la famille de Brunehilde accueille finalement bien volontiers les habitants de leur appartement, quand il comprennent de qui il s'agit.
La vie s'organise, plutôt agréablement. Surtout que ces fantômes là mangent volontiers les bonnes choses, et se débrouillent bien en bricolage.
Mais on sait tous que quand les fantômes ne parviennent pas à quitter la terre et à s'envoler enfin, pour un repos bien mérité, c'est parce que quelque chose les retient, un souhait, un espoir, un manque.
Et ici, ce n'est pas la vengeance qu'ils espèrent, mais des choses bien plus douces qu'ils aimeraient retrouver.