Une situation classique : une famille qui se recompose, une fillette qui a perdu un père adoré, et qui s'est habituée à vivre seule avec sa mère, quand soudain la situation change.
Le résumé nous promet une situation difficile au début, puis qui s'améliore, chacun s'habituant à vivre ensemble. Et on espère donc que ce roman pourra aider les enfants dans la même situation.
Hélas, j'ai trouvé que les adultes font vraiment tout pour que ça se passe mal.
Le beau-père critique sans cesse Victoire, notamment en lui reprochant de lire beaucoup. On la gronde constamment, au lieu de s'inquiéter de ce qu'elle ressent.
La mère, sous prétexte de nouveau bébé, ne la câline plus du tout.
Dès le départ : lui annoncer en même temps : un nouveau père (alors que non, c'est juste un beau-père, aucune raison d'être son père), un déménagement lointain, et un nouveau bébé qui arrive. Sans du tout se soucier de ce qu'elle peut en penser.
Elle n'a pas encore pu faire le deuil de son père, surtout qu'on n'en parle jamais (et elle n'ose pas en parler, pour ne pas faire de peine à sa mère. Car Victoire s'inquiète des autres, si les autres ne s'inquiètent pas d'elle) et on veut lui enlever son nom, tout ce qui lui reste de ce père aimé, pour lui donner celui du nouveau !! (adoption).
Bref, bien que les réactions de la fillette soient bien vues, je n'ai rien trouvé ici de nature à rassurer des enfants désemparés par la perte d'un parent.

