Attirée par le journal d'un auteur presque de ma génération, en Italie, pays de mes parents, et qui arrive du Brésil (comme ma grand-mère).
Je pensais lire la vie et les surprises d'un gamin transplanté soudain dans un autre pays, un autre continent. Ou les souvenirs d'une époque qui pourraient me rappeler un peu les miens.
Rien n'a réussi à m'intéresser dans sa prose. Ni le curé qui lui pelote les fesses en corrigeant ses devoirs, ni sa soeur qu'il regarde par la serrure de la salle de bains, ni ses rêveries sur les filles ou les femmes, ni l'affaire Wilma Montesi, dont je n'avais aucun souvenir. Ni les matches de foot brésiliens ou autres.
Tout au plus de le voir danser une valse avec Alida Valli (sans qu'il sache qui elle est) puis copain avec son fils, qui deviendra acteur aussi.
Il saute d'une anecdote à l'autre, sans véritable suite, sans qu'on ne s'attache à personne.
Par moment, je ne savais plus s'il parlait de ses souvenirs d'enfant ou de l'époque où, octogénaire, il écrit ce texte.
