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mercredi 15 novembre 2023

Ma mère, Dieu et Litzie - Roland Perez

 
Le premier, Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan, m'avait enthousiasmée.  Cette suite a peiné à m'accrocher. 
Vie ordinaire de personnes riches, un second appartement avec vue sur la Seine, une maison à Deauville, des vacances dans le sud, des tenues de luxe, une bar Mitsva au Ritz et au Marriott. Et aussi, avortement (sans trop d'importance ?), cancer...
Que Roland Perez ait envie de s'épancher sur son amour et la disparition de sa femme, je le comprends. Que j'ai envie de le lire est autre chose.
Ce roman lui permet de faire son deuil, il est bien écrit et agréable à lire, à condition qu'on ne s'attende pas à un livre amusant.
J'ai trouvé intéressant de suivre les habitudes et rituels juifs, avec la jolie plume de l'auteur.

Mon commentaire n'est pas très positif, mais n'hésitez pas à lire ce roman pour vous faire votre opinion et me dire ce que vous en pensez. Je n'étais certainement pas dans de bonnes dispositions pour lire une histoire centrée sur la disparition de l'être aimé.
 
Extraits :

mardi 2 novembre 2021

Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan - Roland Perez

 
Drôle, tendre, parfois émouvant, un roman que j'ai lu avec beaucoup de plaisir.

Roland est né avec un handicap, un pied bot, mais aussi quelques points positifs : une mère juive totalement dévouée à sa famille, et une fratrie fort bienveillante à son égard.

En ce début des années 60, pas évident d'être bien pris en charge dès la naissance. Mais si les médecins baissent les bras, sa mère ne lâche jamais. Son fils, le dernier d'une belle fratrie, marchera, elle en est certaine.
Des personnages truculents, une énergie hors du commun, et je dois dire que le titre ne nous ment pas, Dieu et Sylvie Vartan sont très présents, ce ne sont pas juste des figurants... !
Le récit passe d'une période à l'autre, nous suivons ainsi Roland enfant, ne marchant pas, puis intégrant curieusement l'école du spectacle, et parallèlement l'adulte qu'il deviendra, son métier d'avocat, ses rencontres dans le show biz.

Présenté comme un roman, j'ai découvert en cours de lecture que c'est manifestement une autobiographie, sans doute un brin romancée. Que je n'aurais certainement pas lu s'il avait été présenté ainsi, surtout sachant qu'il a rencontré pas mal d'artistes.
Mais je reconnais que ça aurait été dommage, je me suis beaucoup amusée à suivre cette famille assez dingue, une mère souvent insupportable à force d'être dévouée et de vouloir le meilleur pour son fils.

samedi 16 novembre 2019

Taille 42 - Malika Ferdjoukh et Charles Pollak

Joli coup de coeur pour ce roman jeunesse. Je ne comprends pas comment il avait pu m’échapper, et pourquoi on en a si peu entendu parler.
La vie d'un petit garçon juif en France sous l'occupation, racontée par ce petit garçon, au plus près de ses sensations et impressions, et écrite avec la belle plume de Malika Ferdjoukh.

Charles Pollak était un vieux monsieur (il avait 11 ans en 1939 au début de la guerre) quand il a rencontré Malika Ferdjoukh, et lui a confié ses souvenirs d'enfance.
Ils nous permettent ainsi de vivre au coeur de cette famille juive ces temps si difficiles.
C'est étonnamment frais, agréable à lire, plein d'humour malgré le contexte tragique.

D'abord, la jeunesse de ses parents, leur départ de Hogrie pour Paris. La venue des grands-parents pour quelques mois, depuis leur lointaine campagne;
Puis dès avant la guerre, des exemples terrifiants d'antisémitisme, envers de pauvres enfants à qui on n'a vraiment rien à reprocher.

Avec la déclaration de guerre, toute l'école de Charly est envoyé loin de Paris, pour les mettre à l'abri.
Il rejoint ensuite ses parents, aide son père tailleur.
Quand ils doivent tous quitter Paris, ils vont vivre dans une campagne française où ils vont essayer de se faire aussi discrets que possible. Se fondre dans la masse des catholiques, sans cacher aux soldats que le père parle allemand. Exercice périlleux, mais parfois bien utile.

C'est extraordinaire d'humanité, de simplicité, ça se lit très facilement et on y apprend énormément.
Une lecture qui devrait être conseillée à tous les enfants qui étudient cette période (et aux autres !)

Extraits :

samedi 7 avril 2018

La petite dernière - Susie Morgenstern

Intéressant de découvrir le quotidien d'une fillette américaine, dans le New Jersey.
En outre, je suis toujours très intéressée par la vie des familles juives, même si (ou justement parce que) je n'y connais pas grand chose.

Susie nous raconte l'année de ses 10 ans. Elle a deux grandes soeurs, Sandra, si jolie et désinvolte, et Effie tellement drôle.
Elle, c'est la petite dernière, et elle trouve cette position peu agréable, se sent plutôt invisible dans la famille bien que très travailleuse et excellente en classe contrairement aux autres.

L’objectif principal de la famille semble être de marier l'aînée, qui en profite pour faire quantité de rencontres, sans lendemain en général.
Effie fait rire tout le monde.
Susie observe tout cela, et la pratique religieuse de sa famille, peu affirmée. Puis celle de ses condisciples, plus orthodoxes et qu'elle envie,  quand ses parents la mettent dans une école religieuse, suite à quelques méchantes paroles d'un voisin (que cela semble anodin par rapport à ce qui se passe hélas de nos jours dans ce domaine !)

J'ai beaucoup aimé certains des livres jeunesse de l'autrice (particulièrement Lettres d'amour de zéro à dix, et L'Autographe) et aussi son court texte autobiographique Tes seins tombent.

samedi 22 avril 2017

Boston Girl - Anita Diamant

Titre original : The Boston Girl
Traduit de l'américain par Sarah Dali
Edition Hugo Roman 2016 ; 353 pages
Résumé Babelio

Gros coup de coeur pour ce roman.
Et pas seulement parce qu'il se passe à Boston, et que bien que ce soit dans les années 20, j'y ai retrouvé des lieux, et l'esprit du coin.
Une superbe figure de femme, dans un récit modeste et passionnant.
Addie est née en 1900, aux USA, alors que le reste de sa famille arrive de Pologne.
Une famille pas vraiment drôle, avec une mère aigrie qui n'a pas supporté l'exil et s'emploie à gâcher la vie de tous. Une famille pauvre, aux conditions de vie difficiles.
Mais Addie, malgré nombre de déboires, va faire son chemin, s'en sortir et vivre finalement une belle vie.
Une héroïne attachante et féministe dans le meilleur sens du terme, qui arrive à s'émanciper malgré des conditions difficiles.

Un roman avec des moments tristes et d'autres drôles.
J'ai aimé qu'on connaisse en quelque sorte la fin, puisque l'histoire commence en 1985, et Addie se raconte à sa petite-fille, qui veut comprendre comment elle est devenue la femme qu’elle est, et probablement la grand-mère qu'elle aime.
Du coup, au lieu de lire comme parfois très rapidement pour savoir ce qui aller lui arriver, j'ai dégusté chaque page, chaque mot de cette histoire. De 1915 à 1931, comment se sortir d'une famille juive et pauvre, immigrée, comment réussir sa vie.

samedi 7 janvier 2017

La terre promise - Lucky Luke

Dessins  : Achdé
Scénario : Jul
"D'après Morris"
Editeur : Lucky Comics ; Novembre 2016
Résumé Babelio

Moi, j'ai aimé !!
Je précise d’entrée, parce que pour une fois, j’avais lu pas mal de commentaires, avant de l'acheter, puisque je l'ai offert à Noël.
Et j'ai vu souvent que Lucky Luke était fini, qu'il aurait fallu s'arrêter à la mort de Morris, etc ...
Ce que je comprends très bien.
Sauf que moi, j’ai bien ri, et je me suis régalée à cette lecture, sans regarder nom d'auteur ou de scénariste.
Et c'est tout ce que je demande à une BD de ce type.
J'ai aimé l'histoire, j'ai aimé les multiples clins d'oeil. Même ceux à Star wars, que je connais à peine.

Bien sûr que c'est plein de clichés, ici sur les Juifs.
C'est ça qui est drôle non ? la caricature, c'est toujours appuyé et simplifié, sinon ça ne fait pas rire.
Et même l'humour noir, ça m'a fait rire.
Parce que "Peachy Poï" pour un village improbable, fallait oser.

mardi 21 juin 2016

Jacques a dit (Récit autobiographique) - Susie Morgenstern

Jacques a dit (Récit autobiographique)
Susie Morgenstern
Edition Bayard 2015
223 pages ; Cote Dewey 928.1


J'aime bien un bon nombre des romans jeunesse de Susie Morgenstern, (pas tous, j'avoue) et j'avais absolument adoré l'écouter. Je me souviens d'une salle entière suspendue à ses lèvres, essayant de ne pas pouffer de rire au récit de certains épisodes fort tristes de  sa vie, qu'elle nous narrait avec tant d’esprit qu'on ne savait plus si rire ou pleurer.
J'étais donc impatiente de lire son premier livre à destination des adultes, autobiographique de surcroît.

Et en effet, dès le début, j’ai retrouvé l'extraordinaire conteuse de la vie de tous les jours.
Je me suis régalée au récit de ses mésaventures de jeune Américaine totalement démunie pour les gestes quotidiens en France.

J'ai cependant été surprise car ce livre est présenté comme une ode à son amour pour son mari trop tôt disparu, et en effet, on sent cet amour courir le long des pages.
Et pourtant, cet homme m'a paru totalement insupportable, beaucoup trop exigeant envers elle, avare de compliments mais pas de critiques.
Sans doute exigeant envers lui aussi, mais vraiment je l'ai personnellement trouvé fort déplaisant dans le portrait qu'elle en fait, ce qui m'a surpris.
Même en tant que père, adorant ses filles, mais tellement peu à leur écoute finalement.

Je ne sais pas si c'est à cause de cette personnalité, ou simplement parce que certains sujets me touchaient moins que d'autres, mais j'ai moins apprécié les derniers chapitres, que le début.

Une lecture agréable mais inégale pour moi.

Ma note : 3/5

Extraits :

Et puis, je finissais toujours par me rappeler de ma joyeuse école  américaine où l'on n'avait aucun travail à la  maison (ni à l’école) et où l'on n’apprenait rien, dans la joie.


"Ça ne te suffit pas que je travaille à plein temps à l'université, que je suive des cours de dessin, que je tente d'écrire, que je fasse les courses, que j'épluche les légumes, que je sois la mère de notre enfant, que je sois ta femme, que j'apprenne à utiliser le subjonctif, que je lise Rabelais, que je fasse des efforts pour m'habituer à ton pays à la noix, que je remplisse des saloperies de formulaires bureaucratiques ..." Je conclu la litanie de la façon habituelle ; "que je quitte ma mère, ma famille et les États-Unis d'Amérique !" J'ajoutai le nouveau crime à la longue liste : "Et en  plus tu me colles cette contrebasse pour faire des gammes entre cinq et six !" 


Jacques ne dénigrait pas le domaine des livres de jeunesse comme tant de mes amis : " quand est-ce que tu vas écrire un vrai livre ? " ou de collègues qui prenaient une voix de soprano pour me demander : " Tu écris toujours tes petits contes ?" Jacques savait que l'on pouvait écrire un grand livre pour les petits.