Les mots, si importants, si dérisoires aussi parfois.
Mais aussi la vie des femmes au 17e siècle, de malheurs en malheurs, si peu considérées, si maltraitées.
Et un petit aperçu de la vie de Descartes, grand philosophe, grand scientifique, mais un homme aussi, on n’y pense pas forcément.
1635, République des Provinces-Unies des Pays-Bas.
Helena doit partir vers un ailleurs inconnu, quitter Amsterdam pour Deventer, où personne ne l’attend.
Par des retours en arrière, on va vite comprendre le pourquoi de cet exil.
Et découvrir combien est dure la condition féminine de l’époque.
Car Helena n’a aucun droit, aucun. Elle doit servir, se taire, accepter, et quoiqu’il lui arrive, ce sera toujours elle la fautive. Jamais les hommes qui la maltraitent, se servent d’elle. Même de sa propre famille elle n’a rien à attendre.
J’avoue m’être prise à espérer une éclaircie dans sa vie. Elle est si touchante Helena
Mais même auprès de Descartes, qu’elle appellera toujours « Le Monsieur », elle n’est guère plus qu’une servante. On voit qu’il tient à elle, mais son œuvre, ses recherches passent avant tout, il n’est pas homme à se préoccuper des contingences matérielles et de la vie quotidienne.