Affichage des articles dont le libellé est Folie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Folie. Afficher tous les articles

lundi 31 juillet 2023

L'Ange de Marchmont Hall - Lucinda Riley

 Je voulais lire ce roman bien avant de découvrir Les Sept sœurs, et puis, je n'en ai pas eu l'occasion.
Donc, je n'ai pas hésité quand je l'ai vu à la bibliothèque.
Ce n'est pas un énorme coup de coeur comme la saga des Sœurs, mais l'écriture de Lucinda Riley était vraiment addictive, je ne l'ai pas lâché, et lu en trois ou quatre jours. 
Il y a cependant un petit quelque chose qui m'a mise parfois un peu mal à l'aise, je ne saurais dire quoi. Sans doute dû au fait que personne, du début à la fin, n'écoute Chezka quand elle parle des voix qu'elle entend. Famille ou soignant, ça ne semble intéresser personne, et on se dit qu'on lui a gâché sa vie. Et c'est un peu le roman des opportunités manquées.
Mais on s'attache aux personnages, et même si ça commence en quelque sorte par la fin, le suspense est maintenu. Et arrivée au bout, j'ai eu envie de reprendre les premières pages pour les comprendre différemment.

Une superbe propriété au Pays de Galles, une famille qui se réunit pour Noël 1985, dans la neige. 
Une amnésique qui a accepté de sortir enfin de son refuge, et de tenter de faire face à un passé dont elle ne connait que ce qu'on lui raconte.
Un décor planté pour un polar de Noël, mais non, il n'y aura pas de crime (quoique ...). Par contre, on devine que le passé de chacun n'a pas été un long fleuve tranquille. Et pas seulement parce que la demeure ancestrale a brûlé.

samedi 5 février 2022

Sous-sol – Martine Pouchain

À la fois dystopie sur ce que risque de devenir notre planète, et allégorie sur notre confinement. Un confinement poussé à l’extrême, un père de famille tout-puissant avec l’aide du Dieu qu’il invoque à tout bout de champ 
Un roman très sombre, que j’ai dévoré en tant qu’adulte, mais que je ne vais pas proposer à mes jeunes lectrices, je le trouve vraiment trop triste et noir, et plutôt décourageant pour des jeunes filles.

Intéressant puisqu‘il parle du danger que nous humains faisons courir à notre planète. Une mise en garde ?

Leslie n’a presque aucun souvenir de la vie d’en-haut, avant les grandes catastrophes qui ont amené sa famille à vivre dans leur sous-sol et à n’en plus sortir. Heureusement leur père, prévoyant, avait aménagé leur maison et depuis des années, ils parviennent à survivre en autarcie totale, avec ses parents et sa grande sœur.
Mais le temps leur dure de pouvoir enfin regagner la surface, de voir si d’autres « Élus » ont survécu aussi, de rencontrer d’autres personnes. 
Seul le père s’autorise à sortir, rejoindre la serre où il cultive les légumes, voir l’extérieur.

Peu à peu, la tension monte dans une famille qui vit en vase clos.

mardi 28 avril 2020

Dysfonctionnelle - Axl Cendres

Quand Axl Cendres m'a proposé par mail son roman Coeur battant, je ne savais rien d'elle. Et j'ai eu mon plus gros coup de coeur de ces dernières années. Hélas, ce 9e roman, sixième dans la collection Exprim, sera son dernier.
Après cette lecture, j'ai énormément entendu parler de Dysfonctionnelle, paru trois ans plus tôt. J'ai enfin pu le découvrir récemment.
J'ai aimé le lire, il est assez exceptionnel et atypique, mais je n'ai pas eu l’énorme coup de coeur de Coeur battant, roman qui restera certainement longtemps mon préféré, celui que je conseille à tout le monde.

Fidèle, dite Fifi, vit dans une famille "dysfonctionnelle", aimante, chaleureuse, mais souvent triste.
Un père kabyle, souvent en prison pour s'être trouvé "au mauvais endroit au mauvais moment", amoureux fou de sa femme, blonde polonaise, seule de sa famille rescapée des camps, et qui plonge peu à peu dans la folie, un bar dans un quartier populaire de Paris pour maison.
Sept enfants tellement différents, une grand-mère et un oncle adorables, des habitués du bar qui font presque partie de la famille, et se mêlent de tout, et parfois ça fait du bien, parfois on s'en passerait bien.
Fifi fait le grand écart entre les "beaux quartiers" où son intelligence la mène pour ses études, et le Paris populaire qui est le sien. Entre l’amour de sa famille, et l’amour qu'elle se découvre.
Et entre grimper et plonger, la marge est étroite, et elle n'a pas beaucoup d'atouts en mains.

dimanche 7 avril 2019

Loukoum mayonnaise - Olivier Ka

Déception pour ce roman qui me tentait beaucoup.

Victor ne se posait pas beaucoup de questions sur ses origines jusqu'à ce que son père, égyptien, ne le confie à ses grands-parents belges pour partir travailler à l'étranger. Des grands-parents qui reportent tout leur amour sur lui, fils de leur fille disparue. Mais les grands-parents paternels, frustrés de n’avoir pas eu la garde, et n'habitant pas très loin, débarquent souvent pour voir leur petit-fils.
Choc des cultures, difficultés d’entente.
Je m'attendais à un roman, drôle ou sérieux, sur les différences, modes de vie, nourriture et habitudes.
C'est d'ailleurs ce que semblent y avoir vu les autres lecteurs qui en parlent. (D'où mon envie de le lire).
Or, pour moi, il ne s'agit pas ici de différences culturelles, ni même de racisme, mais de folie pure et simple.
Les grands-mères sont totalement dingues, et l'escalade de mépris et d'actions folles semble essentiellement pathologique.
Au milieu de ça, personne ne se soucie du pauvre Victor, qui survit comme il peut.