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vendredi 11 novembre 2022

Qui complote au pied du volcan ? Claudine Aubrun

Paru en même temps que Mais où est passé le Blob ? une nouvelle enquête pour Hypatie.
(Vous pouvez aller voir ma présentation de cette série sur le titre précédent).
Dans ce tome, elle rejoint son père, volcanologue, en Sicile. 
Bien entendu, nous grimpons l'Etna en leur compagnie, avec des explications sur les phénomènes qu'ils rencontrent.
Mais l'enquête menée par l'héroïne va aussi nous apporter des précisions sur des éléments assez peu connus il me semble.
Hypatie ne se contente pas de s'improviser détective, elle s'informe sur les côtés scientifiques de ce qu'elle va découvrir. Et si c'est amusant d'imaginer la surprise de son père devant toutes ses connaissances, ça donne aussi l'idée qu'on peut approfondir un sujet avant d'en avoir besoin.

On a donc encore un très chouette petit roman. C'est très court, une vraie première lecture, mais avec une réelle aventure et on y apprend l'essentiel, sans que ce soit trop didactique, ça passe vraiment bien dans l'histoire. Encore une réussite.
J'espère qu'il y aura bientôt d'autres titres pour Hypatie.

Qui en parle : Ramettes

mardi 25 janvier 2022

Jardin secret à Palerme – Valérie Mangin

 
Un très beau roman, tendre, poétique et émouvant. 
Mais dommage, ce n’est pas du tout le genre de lecture que j’apprécie en ce moment. Trop de ressenti pas assez d'action pour moi.
Des considérations intimes qui tiennent de longues pages, ça doit plaire, surtout si on aime se plonger dans les livres de développement personnel, mais ce n'est pas ce que je recherche dans un roman.

Sara est installée à Palerme. Un chien, des voisins bienveillants, la mer. Tout semble idyllique, mais très vite on comprend que ce n’est pas le cas. D’abord parce qu’elle est là pour dénouer un secret de famille bien gardé.

J’ai eu un peu de mal avec les passages très introspectifs, que j’ai trouvé longs et répétitifs alors qu’ils sont bien écrits et certainement très prenants pour ceux qui recherchent une lecture de ce style.

Mais j'ai apprécié le reste, l'histoire, les personnages et les lieux.
Il y a aussi tout un côté découverte de la Sicile qui m’a bien plu. Et de l’âme sicilienne, qui quoique m’ayant laissée un peu perplexe (mais hélas, beaucoup d’Italiens mais aucun Sicilien dans mes proches, donc je ne sais pas trop !) m’a émue.
Certains passages m’ont aussi rappelé des moments impressionnants en Italie dans ma jeunesse.

jeudi 27 mai 2021

L'autre bout du fil - Andrea Camilleri

Du grand Camilleri.
D'entrée, on passe de la profonde tristesse, débarquement de migrants, un jeune mort noyé, à l'humour le plus léger, la visite de Montalbano chez la couturière / tailleur est un vrai bonheur.
J'aime beaucoup la langue et l'humour de Camilleri, et celui-ci, hélas je crois bien le dernier, est encore meilleur que les précédents il me semble. Et je suis toujours aussi admirative du travail de Serge Quadruppani, le traducteur.
Ce mélange de phrases atypiques, de mots qu'on finit par attendre, avec une petite musique surprenante, et de termes qui me rappellent (j'ai failli écrire "qui m'arrappellent" !) mon Midi natal, un vrai régal. 
Mais le plaisir ne s'arrête  pas là.
On a à la fois un vrai bon roman policier, suspense, énigmes, fausses pistes et vrais suspects, avec en prime une explication détaillée à la fin ; des personnages vivants, à la personnalité affirmée, avec une vie en dehors du fait divers qui nous occupe ; et comme je le disais, un bel humour, léger, mais qui m'a amené le sourire aux lèvres à de très nombreuses reprises, alors que l'histoire est en fait assez sombre.
Sans compter qu'il est beaucoup aussi question de nourriture, et qu'on emprunterait volontiers à Salvo sa cuisinière ! Rien qu'en repensant à tous les plats dont elle le régale, une grande faim me revient 😄
Et puis, Rinaldo tient un rôle assez important, et Rinaldo est... un chat.

jeudi 3 août 2017

La lune de papier - Andrea Camilleri (Commissaire Montalbano)

J'ai toujours du plaisir à lire les Montalbano, autant (voire plus) pour l'ambiance et l'humour que pour l'enquête policière, même si elle est élaborée et bien menée.
Le fait que le traducteur utilise souvent, comme il le précise dans les préfaces, des mots de français du Midi pour rendre au mieux le dialecte ajoute  à mon plaisir car je retrouve là des expressions de mon enfance, plus entendues depuis longtemps, voire des mots que disait mon papa et qu'ici dans mon "grand nord" personne ne prononce.
Pas de lassitude car chaque enquête est originale et variée.

Dans cet opus, la relation du Commissaire avec Livia est à peine effleurée, on ne la croise qu'exceptionnellement au téléphone. Il y est question aussi, fugacement, d'Ingrid, mais sans détailler,  juste un envoi de saumon et autres choses appétissantes.

Côté intrigue, de la drogue, une relation frère soeur plutôt glauque, de belles filles et de beaux yeux, un mariage surprenant mais explicable, Montalbano aux prises avec son âge.
Et bien sûr toujours le langage comique de Catarella, et les petits malheurs du bébé Salvo ...

Un moment de lecture bien agréable.

vendredi 14 avril 2017

Les ailes du sphynx - Andrea Camilleri

Série : Commissaire Montalbano
Traduit de l'italien (Sicile) par Serge Quadruppani
Titre original : Le Ali Della Sfinge
Editeur : Fleuve noir 2010 (2006 pour l'édition originale) ; 260 pages
Résumé Babelio

Lire une aventure du Commissaire Montalbano est toujours (pour moi du moins) l'assurance de passer un bon moment. Celle-ci ne déroge pas.
C'est policier certes, un vrai policier même, avec rebondissements, enquête, et toute la gamme des personnages indispensables, policiers du haut en bas de l'échelle, juge impatient, témoins, personnes qui ont toutes quelque chose à cacher.
Mais ce qui prime tout de même ici, c'est Montalbano lui-même. Au point de tenter tout le long de bâcler son enquête, pour essayer de rattraper son couple, et même de rater la conclusion de l'affaire pour ça !! On suit aussi les démêlés familiaux de son personnel !!

Un grand coup de chapeau au traducteur, qui fait des miracles avec un texte qui doit être un vrai casse-tête à traduire. D’autant plus que ses particularités (du texte, pas du traducteur !) sont un des grands plaisirs de cette lecture.

Bref, Montalbano, j'aime et j'en redemande !! (Mais j'ai lu aussi d'autres Camilleri, qui même sans le Commissaire m'ont bien fait rire).