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mardi 22 juillet 2025

La promesse cachée

 
Quelle histoire sombre, l'incarnation du mal absolu, la cruauté de l'homme.

Comme souvent (toujours ?) chez Lucinda Riley, la Grande Histoire vient se mêler à l'histoire du roman.
Ici, la Shoah, déportation, camps de concentration.
Ce ne sera pas mon préféré de Lucinda Riley, et cependant, je l'ai lu très vite, son écriture se dévore facilement !
Beaucoup de thèmes, un peu trop m'a-t-il semblé, même s'ils se recoupent et se retrouvent bien entendu.
Avec entre autres une incursion au coeur du domaine de la mode, mannequins et défilés. La beauté, une vie qui semble facile, et qui ne l'est pas du tout.

Je n'ai pas encore lu le dernier tome des 7 soeurs, co-écrit par Harry Whittaker, le fils de Lucinda Riley.
Ici, il explique en préface qu'il a repris et remis en quelque sorte au goût du jour un des premiers romans écrits par sa mère. Je serais curieuse de comparer cette version à l'originale (mais  je ne lis pas du tout l'anglais, alors ...)

mardi 12 novembre 2024

Almah Une jeunesse viennoise 1911-1932 - Catherine Bardon

 
Quelle bonne idée que ce préquel d'une série que j'ai tellement aimé. (Et j'en ai profité pour commencer à la relire, avec l'éclairage de cet épisode).
On fait ici la connaissance d'Almah dès sa naissance en avril 1911. Et même quelques instants avant, avec l'inquiétude de Julius, son père, à l'approche du grand moment.
Un père médecin aux idées très ouvertes, une mère fragile qui se fait soigner par celui dont on commence à parler : le docteur Freud. 
Un milieu cultivé, spectacles et fêtes, et surtout Vienne, la ville, centre culturel incroyable.
Puis l'approche de la guerre, la première. La dislocation de l'Empire austro-hongrois "douze nationalités, six langues, cinq religions", qui semblait inébranlable.
La montée de toutes les peurs, la tristesse de voir Vienne perdre ce qui faisait son charme.

Mais c'est surtout l'histoire d'Almah et de Wilhem que nous suivons, à travers la grande histoire, jusqu'à leur éblouissante rencontre.
Ce livre se temine juste où commencera le tome un des déracinés.
Un vrai plaisir cette lecture, comme les autres volumes. 
Je n'ai pas encore terminé la série, et je l'apprécierais d'autant plus, en connaissant l'enfance d'Almah, et l'origine de leur amour.

Extraits :

mardi 9 avril 2024

Quand la nuit tombe : Lisou - Marion Achard - Toni Galmés

 
Beau coup de coeur pour cette BD qui ne cache rien de la guerre, mais à hauteur d'enfant. À mettre entre toutes les mains. Avec une mention spéciale pour les dessins, tout en douceur malgré le sujet.
J'évite en général dans mes lectures le sujet de la guerre, et curieusement, je viens d'en enchaîner plusieurs sur ce thème. 
Celle-ci m'a attirée parce qu'elle se passe en partie à Grenoble, et m'a retenue parce qu'elle explique vraiment bien tout en se mettant à la portée des enfants.

Sur la guerre à Grenoble, j'ai aussi lu il y a peu Les Papillons Bleus, très différents mais tout aussi intéressants.

2022. Lisou, née Lise Veil il y a 89 ans, sort des photos et des documents, et nous raconte sa guerre, comme elle l'a vécue enfant d'une famille juive non pratiquante, athée et laïque.
L'innocence, d'abord, puis la guerre qui se rapproche, la fuite. Les fuites successives plutôt, jusqu'à ne plus savoir où se réfugier.
Sa soeur Mylaine, qui pour sauver sa famille sera déportée.
Les personnes qui hébergent, au péril de leur vie. Celles qui dénoncent. Les chaînes de solidarité, la peur et le courage. Et toujours la fuite.
Et puis la découverte de ce qui s'est passé, Pitchipoï, Auschwitz.
À l'époque, on ne savait pas...

mardi 12 mars 2024

Dernier bateau pour l'Amérique - Karine Lambert

Encore un roman qui n'en est pas un, avec une très belle écriture qui m'immerge dans l'histoire.
Quand elle narre par exemple le départ pour l'Amérique, d'une seule partie de la famille, départ dont en vérité elle ne sait pas grand chose, on ne lit pas, on EST avec eux. J'émerge du roman toute surprise d'être dans ma cuisine, pas dans une ferme de Dordogne.

Un roman étrange, car il y a, entremêlés, ce roman qu'elle essaie d'écrire sur une mère qu'elle a si peu connue, et l'histoire de l'écriture du roman. 
J'ai regretté que sur la liseuse, les passages du passé au présent soient souvent invisibles. Même pas un saut de ligne,  on enchaîne d'une époque à l'autre et c'est un peu pénible d'essayer de savoir de qui on parle. Mais c'est dû à la numérisation, pas au texte lui-même.

À la mort de sa mère, Karine Lambert, qui n'a jamais reçu aucun amour maternel, ni même l'attention minimale à laquelle un enfant a droit, n'assiste pas à l'enterrement de cette mère avec qui elle avait coupé les ponts depuis bien longtemps.  Déjà grand-mère, on pourrait penser qu'elle a fait le deuil de tout ce qui lui a manqué. Mais un mot d'une cousine tout aussi perdue de vue lui rappelle son manque de famille.

mercredi 15 novembre 2023

Ma mère, Dieu et Litzie - Roland Perez

 
Le premier, Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan, m'avait enthousiasmée.  Cette suite a peiné à m'accrocher. 
Vie ordinaire de personnes riches, un second appartement avec vue sur la Seine, une maison à Deauville, des vacances dans le sud, des tenues de luxe, une bar Mitsva au Ritz et au Marriott. Et aussi, avortement (sans trop d'importance ?), cancer...
Que Roland Perez ait envie de s'épancher sur son amour et la disparition de sa femme, je le comprends. Que j'ai envie de le lire est autre chose.
Ce roman lui permet de faire son deuil, il est bien écrit et agréable à lire, à condition qu'on ne s'attende pas à un livre amusant.
J'ai trouvé intéressant de suivre les habitudes et rituels juifs, avec la jolie plume de l'auteur.

Mon commentaire n'est pas très positif, mais n'hésitez pas à lire ce roman pour vous faire votre opinion et me dire ce que vous en pensez. Je n'étais certainement pas dans de bonnes dispositions pour lire une histoire centrée sur la disparition de l'être aimé.
 
Extraits :

lundi 11 avril 2022

Un grand-père tombé du ciel - Yaël Hassan (Roman)

Après avoir eu la chance de découvrir en avant-première la B.D., j'ai voulu relire ce premier roman de Yaël Hassan. Grâce auquel tout a commencé, et qui nous a donné la chance de lire depuis des dizaines de romans de cette autrice, tous meilleurs les uns que les autres.
Mon idée était surtout de voir si l'adaptation en B.D. était fidèle. J'avais lu le roman peu après sa sortie, et pas relu depuis longtemps.
L'adaptation est étonnamment proche du roman, y compris le passage par le journal intime de Leah, même s'il n'est pas présenté au même moment.
Cependant, un avantage du roman : C'est avant tout l'histoire de l'apprivoisement mutuel entre un grand-père et sa petite fille. Ceci prend du temps, et donc le rythme en est plus logique dans un roman, qui nous laisse voir l'approche, le temps nécessaire pour se comprendre.

J'ai été surprise de découvrir que ce roman n'a absolument pas vieilli.
J'aime relire mes anciennes lectures, ou lire des romans  moins récents. Mais je reconnais généralement que le texte en est un peu daté, et je ne les proposerais pas à mes petits lecteurs en général.
Ici, aucune impression de ce type. Ce roman aurait pu être écrit cette année, et je vais me dépêcher de le conseiller à mes petits-enfants s'ils ne l'ont pas vu en classe.

Après la mort de son grand-père qu'elle aimait tant, Leah, pour se sentir encore un peu proche de lui, ressort le journal intime qu'il lui avait offert, et raconte à sa façon l'arrivée soudaine dans sa vie de ce grand-père dont elle ignorait l'existence.

vendredi 18 mars 2022

Un grand-père tombé du ciel (B.D.) Marc Lizano - D'après le roman de Yaël Hassan

 
Une superbe BD, toute en douceur sur un sujet qui ne l'est pourtant pas. Quelle bonne idée de faire découvrir ce roman si important par le biais de la bande dessinée.

Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas une grande fan de BD. Et que par contre, j'en suis une de Yaël Hassan, dont j'ai aimé vraiment tous les romans, et j'en ai lu beaucoup ! (plus de 40 !)
Quand j'ai vu que son premier roman était adapté en BD, je n'aurais pas voulu le manquer. 
Et je remercie Babelio qui avec une masse critique privilégiée m'a permis de le lire en avant-première.
Un vrai bonheur.

Une très belle histoire : Leah , qui vit seule avec ses parents, sans aucune famille proche, ("à cause de la guerre") découvre un jour qu'elle a un grand-père, qu'il vit en Amérique, et va venir s'installer chez eux.
D'abord furieuse qu'on lui ai caché son existence jusque là, elle se réjouit ensuite de son arrivée, anticipant tout le plaisir qu'ils vont avoir à faire connaissance.
Hélas, elle découvre un vieil homme bougon, tellement abîmé par la vie qu'il ne sait plus sourire ni être heureux. À un tel point qu'elle n'espère même pas l'apprivoiser.

mardi 2 novembre 2021

Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan - Roland Perez

 
Drôle, tendre, parfois émouvant, un roman que j'ai lu avec beaucoup de plaisir.

Roland est né avec un handicap, un pied bot, mais aussi quelques points positifs : une mère juive totalement dévouée à sa famille, et une fratrie fort bienveillante à son égard.

En ce début des années 60, pas évident d'être bien pris en charge dès la naissance. Mais si les médecins baissent les bras, sa mère ne lâche jamais. Son fils, le dernier d'une belle fratrie, marchera, elle en est certaine.
Des personnages truculents, une énergie hors du commun, et je dois dire que le titre ne nous ment pas, Dieu et Sylvie Vartan sont très présents, ce ne sont pas juste des figurants... !
Le récit passe d'une période à l'autre, nous suivons ainsi Roland enfant, ne marchant pas, puis intégrant curieusement l'école du spectacle, et parallèlement l'adulte qu'il deviendra, son métier d'avocat, ses rencontres dans le show biz.

Présenté comme un roman, j'ai découvert en cours de lecture que c'est manifestement une autobiographie, sans doute un brin romancée. Que je n'aurais certainement pas lu s'il avait été présenté ainsi, surtout sachant qu'il a rencontré pas mal d'artistes.
Mais je reconnais que ça aurait été dommage, je me suis beaucoup amusée à suivre cette famille assez dingue, une mère souvent insupportable à force d'être dévouée et de vouloir le meilleur pour son fils.

mardi 23 février 2021

Quand Hitler s'empara du lapin rose - Judith Kerr

 J'avais lu avec beaucoup de plaisir et d’émotion ce roman Medium de l'École des Loisirs il y a une trentaine d'années. J'ai profité de sa réédition par Le Livre de poche (probablement en raison du décès de son autrice) pour l’acheter et le relire. Avec toujours autant de plaisir.
Un roman autobiographique, réaliste, mais avec beaucoup d 'humour, et une famille chaleureuse dont on apprécie de suivre les pérégrinations.

Berlin 1933. Anna a neuf ans, une vie agréable et bien remplie dans une famille unie, un père célèbre, des amis proches.
Mais la montée du nazisme les oblige à fuir, d'abord à Zürich, puis à Paris.
Une lecture facile mais très agréable, qui donne un bon aperçu de la vie d'une enfant à cette époque troublée.
Ça peut être lu par tous, et je le conseille vraiment.
Je regrettais d'avoir dû quitter Anna au moment de leur départ de Paris pour Londres, j'ignorais qu'il  y avait une suite, j’espère la lire bientôt.

Extraits :

dimanche 8 décembre 2019

Les déracinés - Catherine Bardon

Un superbe roman à lire absolument. Avec Exodus, bande-son de ma chronique !
Non que le roman ait un rapport, enfin, pas directement. Mais quand j'ai commencé à suivre l'errance de cette famille, de port en port, de pays en pays, m'est curieusement venue en tête de façon entêtante un mot "Exodus". Et une musique avec quelques paroles.
Je dis curieusement car je n'étais pas née lors de la triste odyssée de l'Exodus, et un peu jeune pour avoir vu le film. Après recherche, je m'aperçois que c'est la chanson d'Edith Piaf que j'ai en tête, et qui ne me quitte pas. Je ne sais pourquoi cet épisode m'avait marquée, moi qui ai si peu de souvenirs de mon enfance.

Après ma lecture de L'Américaine, j'avais immédiatement bien entendu désiré lire le livre précédent. Acheté tout de suite, mais laissé de côté faute de temps.
Par hasard, je le lis juste à la suite de "Quand Hitler s'empara du lapin rose", et j'y retrouve pas mal  de points communs, sur les débuts du moins.

Celui-ci commence à Vienne dès 1921, Wilhem est heureux avec sa jeune soeur Myriam.
Peu à peu, Vienne l'idyllique, la merveilleuse, pétrie de culture et d'humanité, va devenir un enfer.
Myriam, jeune mariée, parvient à quitter à temps le vieux continent. Pour Wil, c'est plus compliqué. S'exiler n'est pas une décision facile à prendre, encore moins quand ça implique d'abandonner ses parents. Quand enfin, le jeune couple s'y trouve contraint, les USA ont fermé leurs frontières, et peu de solutions s'offrent à eux.

samedi 16 novembre 2019

Taille 42 - Malika Ferdjoukh et Charles Pollak

Joli coup de coeur pour ce roman jeunesse. Je ne comprends pas comment il avait pu m’échapper, et pourquoi on en a si peu entendu parler.
La vie d'un petit garçon juif en France sous l'occupation, racontée par ce petit garçon, au plus près de ses sensations et impressions, et écrite avec la belle plume de Malika Ferdjoukh.

Charles Pollak était un vieux monsieur (il avait 11 ans en 1939 au début de la guerre) quand il a rencontré Malika Ferdjoukh, et lui a confié ses souvenirs d'enfance.
Ils nous permettent ainsi de vivre au coeur de cette famille juive ces temps si difficiles.
C'est étonnamment frais, agréable à lire, plein d'humour malgré le contexte tragique.

D'abord, la jeunesse de ses parents, leur départ de Hogrie pour Paris. La venue des grands-parents pour quelques mois, depuis leur lointaine campagne;
Puis dès avant la guerre, des exemples terrifiants d'antisémitisme, envers de pauvres enfants à qui on n'a vraiment rien à reprocher.

Avec la déclaration de guerre, toute l'école de Charly est envoyé loin de Paris, pour les mettre à l'abri.
Il rejoint ensuite ses parents, aide son père tailleur.
Quand ils doivent tous quitter Paris, ils vont vivre dans une campagne française où ils vont essayer de se faire aussi discrets que possible. Se fondre dans la masse des catholiques, sans cacher aux soldats que le père parle allemand. Exercice périlleux, mais parfois bien utile.

C'est extraordinaire d'humanité, de simplicité, ça se lit très facilement et on y apprend énormément.
Une lecture qui devrait être conseillée à tous les enfants qui étudient cette période (et aux autres !)

Extraits :

lundi 14 octobre 2019

La grande peur sous les étoiles - Jo Hoestlandt

Quelle belle idée d’avoir réédité, pour fêter les 35 ans de Syros, cet album, qui fait partie des essentiels, et que je n'avais pas oublié.

Hélène, à présent bien âgée, nous raconte ses souvenirs de juillet 1942.
Une profonde amitié avec Lydia, des jeux, l'école, des petites disputes amicales. La vie de deux petites filles ordinaires, malgré la guerre autour d'elles.

Et puis, le 16 juillet. Ce jour-là doit être le neuvième anniversaire d'Hélène, et elle s'en fait bien entendu une fête, d’autant plus que Lydia va dormir chez elle la veille. Quoi de mieux pour deux fillettes, qui ne se préoccupent pas des étoiles, fussent-elles jaunes.
Mais le 16 juillet, ce sera aussi le sinistre jour de la Rafle du Vél' d'Hiv.

Un album tout en douceur malgré le sujet. Poignant mais très beau et à partager avec tous. Il n'y a pas d'âge pour se souvenir, et découvrir cette période.
Maintenant plus que jamais il faut inlassablement en parler.

jeudi 4 juillet 2019

Si près des étoiles - Kate Alcott

Un charme fou ce roman, le charme des acteurs d'Hollywood de la grande époque ! Énorme coup de coeur pour moi.
On pourrait dire que c'est le récit du tournage d’Autant en Emporte le vent, mais c'est tellement plus.
Et aussi un livre d'une guerre à l'autre, puisque pendant que le film retrace la guerre de Sécession, l'Europe s'embrase. Mais ça ne rendrait pas hommage au glamour, au côté intimiste et à l'humour du roman.

Je ne suis hélas pas du tout cinéphile (j'ai dû aller dix fois au cinéma ces trente dernières années - et je ne regarde pas plus la télé) mais forcément, des noms comme Victor Fleming, George Cukor, Carole Lombard, Olivia de Havilland, Vivien Leigh me parlent, quant à Clark Gable ... !!
Une des richesses du roman est de nous dévoiler des acteurs très humains. Pour moi, c'était des noms, et des images sur papier glacé, et les voici devant moi en émotions et en sentiments.
J'ai lu et relu Autant en emporte le vent, le roman, bien entendu, mais je n'ai vu le film qu'une fois, il y a très (très) longtemps.
Difficile d’imaginer en le visionnant les péripéties que son tournage a pu engendrer, et l'importance qu'il a eu dès cette époque.
Je vais essayer de le revoir, et je le verrais d'un oeil très différent après cette lecture.

samedi 7 avril 2018

La petite dernière - Susie Morgenstern

Intéressant de découvrir le quotidien d'une fillette américaine, dans le New Jersey.
En outre, je suis toujours très intéressée par la vie des familles juives, même si (ou justement parce que) je n'y connais pas grand chose.

Susie nous raconte l'année de ses 10 ans. Elle a deux grandes soeurs, Sandra, si jolie et désinvolte, et Effie tellement drôle.
Elle, c'est la petite dernière, et elle trouve cette position peu agréable, se sent plutôt invisible dans la famille bien que très travailleuse et excellente en classe contrairement aux autres.

L’objectif principal de la famille semble être de marier l'aînée, qui en profite pour faire quantité de rencontres, sans lendemain en général.
Effie fait rire tout le monde.
Susie observe tout cela, et la pratique religieuse de sa famille, peu affirmée. Puis celle de ses condisciples, plus orthodoxes et qu'elle envie,  quand ses parents la mettent dans une école religieuse, suite à quelques méchantes paroles d'un voisin (que cela semble anodin par rapport à ce qui se passe hélas de nos jours dans ce domaine !)

J'ai beaucoup aimé certains des livres jeunesse de l'autrice (particulièrement Lettres d'amour de zéro à dix, et L'Autographe) et aussi son court texte autobiographique Tes seins tombent.

samedi 3 février 2018

Ces rêves qu'on piétine - Sébastien Spitzer

Fascinant !
Je dois dire que j'ai hésité longuement à commencer ce livre. Je cherche en ce moment plutôt des livres gais, ou surtout légers, et je me doutais que ce ne serait pas le cas de celui-ci. Mais les excellentes critiques m'ont incitée à m'y plonger. Je l'ai cependant commencé presque à contre-coeur, en me disant que j'allais peut-être m’arrêter rapidement, si c'était trop dur.

Et j'ai été happée par l’histoire, les histoires plutôt, qui s'entremêlent, se croisent et se rejoignent.
Une écriture superbe, un vocabulaire souvent inattendu, à la fois précis, élégant, mais sans prétention.
Et surtout, une façon de raconter qui sans édulcorer les horreurs, se laisse lire et même dévorer.

samedi 22 avril 2017

Boston Girl - Anita Diamant

Titre original : The Boston Girl
Traduit de l'américain par Sarah Dali
Edition Hugo Roman 2016 ; 353 pages
Résumé Babelio

Gros coup de coeur pour ce roman.
Et pas seulement parce qu'il se passe à Boston, et que bien que ce soit dans les années 20, j'y ai retrouvé des lieux, et l'esprit du coin.
Une superbe figure de femme, dans un récit modeste et passionnant.
Addie est née en 1900, aux USA, alors que le reste de sa famille arrive de Pologne.
Une famille pas vraiment drôle, avec une mère aigrie qui n'a pas supporté l'exil et s'emploie à gâcher la vie de tous. Une famille pauvre, aux conditions de vie difficiles.
Mais Addie, malgré nombre de déboires, va faire son chemin, s'en sortir et vivre finalement une belle vie.
Une héroïne attachante et féministe dans le meilleur sens du terme, qui arrive à s'émanciper malgré des conditions difficiles.

Un roman avec des moments tristes et d'autres drôles.
J'ai aimé qu'on connaisse en quelque sorte la fin, puisque l'histoire commence en 1985, et Addie se raconte à sa petite-fille, qui veut comprendre comment elle est devenue la femme qu’elle est, et probablement la grand-mère qu'elle aime.
Du coup, au lieu de lire comme parfois très rapidement pour savoir ce qui aller lui arriver, j'ai dégusté chaque page, chaque mot de cette histoire. De 1915 à 1931, comment se sortir d'une famille juive et pauvre, immigrée, comment réussir sa vie.

samedi 7 janvier 2017

La terre promise - Lucky Luke

Dessins  : Achdé
Scénario : Jul
"D'après Morris"
Editeur : Lucky Comics ; Novembre 2016
Résumé Babelio

Moi, j'ai aimé !!
Je précise d’entrée, parce que pour une fois, j’avais lu pas mal de commentaires, avant de l'acheter, puisque je l'ai offert à Noël.
Et j'ai vu souvent que Lucky Luke était fini, qu'il aurait fallu s'arrêter à la mort de Morris, etc ...
Ce que je comprends très bien.
Sauf que moi, j’ai bien ri, et je me suis régalée à cette lecture, sans regarder nom d'auteur ou de scénariste.
Et c'est tout ce que je demande à une BD de ce type.
J'ai aimé l'histoire, j'ai aimé les multiples clins d'oeil. Même ceux à Star wars, que je connais à peine.

Bien sûr que c'est plein de clichés, ici sur les Juifs.
C'est ça qui est drôle non ? la caricature, c'est toujours appuyé et simplifié, sinon ça ne fait pas rire.
Et même l'humour noir, ça m'a fait rire.
Parce que "Peachy Poï" pour un village improbable, fallait oser.

mercredi 28 septembre 2016

Yankov - Rachel Hausfater

Éditions Thierry Magnier 2014
145 pages
Résumé Babelio


Encore un petit bijou, avec l'écriture extraordinaire de Rachel Hausfater.

Un thème dur et assez peu traité en littérature jeunesse me semble-t-il : il commence où finissent la plupart des romans : au moment de la libération des camps.

mardi 16 février 2016

Des poules et des gâteaux (Carine Tardieu / Agnès Maupré)

Mauvaise note pour ce petit roman, que  j'ai pourtant trouvé intéressant. Mais il  me semble que le texte ne correspond pas à l'âge de la collection, et surtout au titre et à l'illustration de couverture, qui laissent croire à un petit livre drôle.

D'entrée, au bout d'une page, une phrase de ce type : "ce que papa veut dire, c'est que ma tante est une alcoolique et que mon oncle est un gros con." ne me donne pas envie de partager ce livre avec mes petites-filles.
De même "Une mère castratrice est une mère qui coupe symboliquement les testicules de son fils pour qu'il n'aille pas coucher avec  une autre femme qu'elle" ne me parait absolument pas adapté à une première lecture, ce qui semblait être la cible.

Dommage car il s'agit d'une belle réflexion sur D'où on vient, qui on est. Pourquoi s'affirmer juifs si on est laïc ...
Nathan, 11 ans, à l'occasion d'un décès et d'un partage houleux, se pose beaucoup de questions intelligentes et intéressantes, et se montre plus réfléchi et sensé que les adultes.
J'ai presque aimé, mais ...

Ma note 2 1/2 / 5

Extrait : 
Mais petit poussin s'en fiche, il ne se pose pas de question sur ses origines. Petit poussin vit au jour le jour, sans penser au passé ni à l’avenir. Il n'est ni juif, ni musulman, ni bouddhiste, il est poussin et sa seule religion, c'est son instinct.