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samedi 30 septembre 2023

Le trésor des vagabonds - Gaël-Pierre Covell

Un roman très prenant, avec beaucoup d'action, des personnages bien campés, et une belle aventure.
Dès les premières lignes, j'ai vraiment accroché à l’histoire.
Ensuite, c'est tout de même un peu violent pour moi, pas trop mon type de lecture. (En plus, on me l'avait proposé pour voir s'il s'agit d'un livre pour enfants, ce n'est pas le cas.)

Un roman bien construit, du fantastique, de l'action. Si on ne craint pas la violence, on va vite l'apprécier. Mais pour moi, c'est vraiment trop, tueries, viols, tortures. Dommage car j'ai aimé l'histoire, et l'écriture. Mais j'ai calé en route à cause de ça.

J'ai cependant été un peu gênée par le fait de qualifier de débile mental le monstre dangereux. Qu'on va tuer illico, sans se poser de question à son sujet. (Mais j'avoue manquer de références et de culture dans la fantasy !)

Extrait : 

- Pas vrai ! coupa une solide fermière plus rouge encore quel'homme aux chicots. C'est l'Monstre qu'est sous l'chapelle qui s'réveille ! L'chapelle a été profanée y a une s'maine, v'savez, dit-elle à Lubos comme si ça expliquait tout.

mercredi 7 septembre 2022

Tout ira bien - Stéphanie Richard

 
Waouh quel roman !! J'allais écrire Quel coup de poing ce roman, mais j'ai réalisé que ce serait un (très) mauvais jeu de mots !
Je viens de dévorer d'un trait ce livre, comme j'avais dévoré le précédent de Stéphanie Richard, Jeux jaloux
Pourtant un sujet difficile pour moi. 
Difficile de me trouver "face" à une adolescente en train de gâcher sa vie par trop de colère. Sans qu'on n'arrive à trouver la faille qui permettrait de l'atteindre, de l'aider, et de renverser la situation pour que sa vive intelligence lui permette enfin de se construire, pas de se détruire.
Difficile en tant qu'ancien professeur, on se sent tellement démuni face à cette violence. Et difficile en tant que grand-parent. Si ça arrivait à mes petits, comment s'y prendre. 

J'ai donc eu forcément une lecture d'adulte, pas d'ado, mais ce roman est superbe pour tous.
Cent pages de colère et de tristesse, mais pourtant l'espoir est là. Il trouve bien sa place dans la collection Beau & Court.

dimanche 7 mars 2021

Embrouille à minuit - Malika Ferdjoukh

Le premier roman de Malika Ferdjoukh, paru en 1989, réédité à moult reprises depuis. Ce n'est certes pas mon préféré de l'autrice, mais il n'a pas pris une ride !
Dans cette collection Souris noire créée trois ans auparavant par Joseph Périgot, qui depuis, a aidé à démarrer en lecture et a fait découvrir le plaisir du polar a tant de petits lecteurs.

Jésus (à prononcer à la française, ou à l'espagnole, selon son interlocuteur !) est un collégien presque sans histoire,  si ce n'est une situation de famille un peu compliquée. Trois soeurs aussi différentes que possible, un père gentil et un peu débordé. En l'absence de la maman, morte à la naissance de la petite dernière, c'est la grande soeur qui essaie de tout gérer, et Jésus assume sa part de travail.

Ils habitent dans une HLM, et un soir, Jésus sauve un garçon attaqué par une bande de lycéens dangereux.
Hélas, ce bon geste va l'entraîner dans de gros ennuis, et mettre même sa famille dans l'embarras. Il a promis de garder un secret, et quand sa soeur se fait agresser par la même bande ça devient difficile de ne rien dire.
Heureusement, ces quelques jours de peur intense sont aussi l'occasion pour lui de faire la connaissance de la jolie Ly-Su.
J'ai bien aimé la pirouette finale, même si totalement invraisemblable.

vendredi 6 novembre 2020

L'avenir nous appartient - Tamara McKinley (La Pension du Bord de mer 6)

Après ma lecture de Lune de Tasmanie, j'avais très envie de retrouver l'écriture de Tamara McKinley et je n'ai pas été déçue.
Un peu surprise car je m'attendais à ce que ça se passe dans un pays lointain, ou départ vers l'autre bout de la terre (je ne lis toujours pas les 4es de couverture et les résumés, ou le moins possible pour éviter ceux qui dévoilent une bonne partie de l'histoire !) comme beaucoup de romans de cette autrice me semble-t-il, et nous restons en Angleterre.
J'ai découvert aussi en cours de lecture que c'était le 6e volet de la saga de la pension du Bord de mer, mais ce n'est guère gênant de n'avoir pas lu les autres. Les personnages sont présentés, et, si j'ai bien compris, chaque volume est quasiment indépendant, on retrouve juste les habitants de la pension.

Malgré des sujets pas forcément drôles, ce roman réchauffe le coeur grâce au côté si chaleureux de cette pension. 

1942 - En pleine guerre, Ruby, 18 ans, survit comme elle peut dans l'East End londonien, dans la misère et sous les coups d'un mari plus que violent, petit caïd très dangereux. Son seul réconfort, sa mère, qui vit proche mais qui pour voir sa fille doit se cacher de cet homme.
La violence finit par atteindre un tel degré que Ruby n'a pas d'autres solutions que de s'enfuir, seule, sans aucun point de chute, elle qui n'a jamais quitté son quartier.

lundi 23 septembre 2019

Fêlures - Nora Roberts

Quel page turner. Le genre impossible à lâcher, et qu'on regrette d'avoir lu si vite une fois terminé, pas envie de quitter ces gens-là !
L’histoire n'est pas extraordinaire, il y a quelques invraisemblances, et malgré des épisodes plus que douloureux, ça tourne toujours bien, la police fait son travail, les méchants sont toujours empêchés de nuire, etc. (Mais c'est ce que j'aime aussi !)

Une histoire très dans l'air du temps, puisqu’il y est question de femmes battues, voire d'enfants, de familles déchirées. Mais aussi un roman qui fait du bien, avec tous ces personnages positifs, qu'on aimerait suivre encore.

Une famille qui semble exemplaire, riche, appréciée, père chirurgien, mère qui s'occupe des associations, qui reçoit dans une belle maison. Mais que de drames se cachent derrière cette façade.
Des rencontres qui vont aider, d’autres très dangereuses. Quelques personnages chaleureux, une écriture très agréable à lire.

Dès les premières pages, j'ai compris pourquoi cette autrice a un tel succès. Je ne l'avais jamais lue, et si j'ai hésité, je ne regrette vraiment pas. Impossible de poser le roman jusqu'à la fin.

mardi 28 mai 2019

Violette Hurlevent et le jardin sauvage (tome 1) - Paul Martin

Très gros coup de coeur !
Après vous avoir dit combien j'avais aimé la première moitié du livre, bien entendu, je me suis précipitée sur la suite sitôt reçue. Ou plus exactement, j'ai recommencé ma lecture du début, car j'avais envie de m’immerger de nouveau totalement dans ce jardin et ses étranges habitants.
Et pas de déception, la suite est aussi intense, aussi bien construite et aussi passionnante.
Ce monde est original, terriblement bien décrit et conçu, tout se tient mais tout est totalement inattendu.
On tremble avec Violette et Pavel, on se prend d’amitié pour les personnages improbables qu'ils rencontrent, on voudrait pouvoir apaiser les trolls ou les arbres, on aimerait tous les aider et on espère fort que Violette va réussir sa mission.

J'ai beaucoup aimé qu'il y ait une vraie fin, cohérente et ... ah ben non, je ne vous en dirais pas plus sur la fin !
J'ai aimé que ce ne soit pas que du fantastique, mais que la vie réelle de la fillette ait une place importante dans l’histoire.
J'ai aimé bien entendu l'écriture, les péripéties, les aventures étonnantes.
J'ai aimé sourire souvent, sur des détails, sur des personnages, sur des trouvailles de l'auteur. Les saucisses pêchées dans le lac Chipolata ; l'extraordinaire fonctionnement de l'appareil fourmigraphique, un polaroïd vraiment spécial. ; le jeu de mots très (métro) parisien avec les sangliers Lamark et Colincour ...

Bref, vous avez remarqué, j'ai tout aimé !

vendredi 15 mars 2019

Cours ! - Davide Cali

Un superbe album, autant par le sujet que par l’écriture qui m'a emportée d'un bout à l’autre, bien que je ne sois intéressée ni par la boxe ni par la course !

Après Ruby Tête haute, un autre album qui parle d'un enfant noir dans une école de blancs, mais aussi différent que possible.

Ray, le narrateur, déteste tout et tout le monde, l'école et le reste. Parce qu'il est malheureux parce qu'il ne voit pas d'issue à son malheur. Obligé de se défendre, il ne se laisse pas faire mais c'est sur lui que tombent toutes les punitions.
Et puis, par chance, va arriver la bonne personne, celle qui le sauve, un nouveau proviseur bienveillant.
Qui va lui faire comprendre d'où vient cette rage, et comment la canaliser pour qu'elle ne le détruise pas mais au contraire.
Finalement, il ne se dirigera pas vers la boxe comme il aurait dû, mais il est sauvé tout de même.

mardi 25 septembre 2018

600 heures dans la vie extraordinaire d'Edward Stanton - Craig Lancaster

Quel chouette roman, je suis passée du sourire aux larmes, et je quitte Edward à regret.
Ces 600 heures sont passées beaucoup trop vite !

Au début, j'étais un peu hésitante.
D'une part, parce que Edward, plein de T.O.C., répète chaque jour les mêmes gestes, et plusieurs fois par jour les mêmes phrases. Je craignais de trouver ça un peu lassant.
Je repensais comme le texte de Catherine Fradier, avec un héros Asperger aussi, était dense et passionnant (Une petite chose sans importance, et Dacca Toxic) et je craignais de m'ennuyer un peu ici.
D'autre part, c'est un livre drôle, ce qui est toujours agréable, et j'ai souvent souri, mais ça me gêne un peu puisque ce qui fait sourire, c'est tout de même les réactions d'Edward liées à sa maladie.

Mais tout ça, c'était au tout début.
Ensuite, j'ai été emportée par ce texte.

Edward est un garçon adorable, fragile, et qui se raccroche à ses habitudes, sa vie réglée à la minute près. (Voire à la seconde).
Un père parfaitement odieux et qui ne le comprend pas, une mère totalement et curieusement absente.
Et puis soudain, son jeune voisin s'immisce dans sa vie, et c'est pour lui qui se tenait à l'écart de tout, un profond bouleversement. D’autant que la maman du garçonnet, sans vouloir "envahir sa vie" va avoir besoin de lui. Difficile de choisir entre sa gentillesse profonde et son désir d'aider, et sa difficulté à tout rapport humain.

vendredi 7 septembre 2018

U4 .Yannis - Florence Hinckel

Dur, tendre et attachant.

Ceux qui me suivent savent que ce n'est vraiment pas mon type de lecture. Dystopie, roman post-apocalyptique, je ne sais comment ça se nomme, mais en général, j'évite.
Pour diverses raisons, j’avais envie de découvrir cette série, sans arriver à m'y lancer.
Finalement décidée pour Yannis, à cause du parcours du héros dans un pays dangereux et inattendu. (Clin d'oeil au courageux qui vient de refaire le parcours en vélo, dans une France un brin moins dangereuse, mais circuit certainement plus fatigant !)

C'est dur, par rapport à ce que je lis habituellement. Ce monde violent et sans espoir ou presque m'a fait hésiter par moments à continuer. Mais je me suis vite aperçue que je m'étais tellement attachée aux personnages que je ne parvenais pas à les quitter.

Yannis vit à Marseille, toute sa famille vient de mourir, et dans le monde entier ne survivent que les ados entre 15 et 18 ans.
Et comme si cela ne suffisait pas, les survivants s'affrontent avec une extrême violence. Sortir de chez soi revient presque à coup sûr à mourir rapidement.
Pourtant, il reste à Yannis un faible espoir : expert d'un jeu vidéo, il apprend qu'un rendez-vous à Paris pourrait permettre de remonter le temps. Et donc, peut-être d'éviter cette terrible catastrophe.
Vrai, faux, encore un jeu ou la réalité ?

vendredi 2 février 2018

Partie mortelle - Chris Bradford

Plus long (presque le double) que les précédents que j'ai lu (Les fantômes du  manoir, et Le jour où ma vie a changé), destiné à un public un peu plus âgé, mais avec toujours les caractéristiques qui le destinent à tout public, y compris ceux en difficulté face à la lecture.

Avec toujours une présentation des personnages du roman au début, puis un sommaire clair des titres de chapitres.

Le sujet m'intéresse nettement moins, jeu vidéo, bagarres. Donc, j'ai eu un peu plus de mal à y entrer.
Mais bien écrit et très intéressant, notamment justement pour les accro(s)* aux jeux vidéos.
Je pense que c'est un très bon petit roman, même si ce n'est pas celui que j'ai pris le plus de plaisir à lire.

En 2030, une grande épidémie a tué quasiment tous les adultes.
La plupart des enfants orphelins survivent comme ils peuvent dans la rue, dans des conditions très difficiles.
Un jeu vidéo très brutal tient quasiment lieu de vie réelle.

jeudi 5 octobre 2017

Mercedes cabossée - Hubert Ben Kemoun

J'ai lu plus d'une vingtaine de romans, de Hubert Ben Kemoun, (souvent des premières lectures, j'évite les thèmes trop durs !!) et voici mon 2e Petite Poche, après le merveilleux "Joyeuses Pâques et bon Noël !".

Encore un thème plutôt sombre, fort bien traité, au plus près de la réalité.
Mercedes a dix ans, et depuis six ans, elle ne dit plus un mot, sauf à sa mère.
Mère battue, mais qui est persuadée - comme souvent hélas en pareil cas - que ça va forcément s'améliorer bientôt (ou du moins, elle veut s'en persuader) et que c'est sa faute si son mari, épuisé par son travail, n’est pas content.
Elle essaie de le cacher à tous, y compris à sa fille, qui depuis longtemps n'est pas dupe.
Et qui courageusement, va prendre les choses en main.
D'une façon un peu spéciale, pas forcément à conseiller, mais qui a le mérite d'être efficace.

Surtout parce que l'auteur a su déplacer les clichés, et présenter un homme "normal" avec un travail, dans la publicité, un homme qui semble de l'extérieur avoir une vie normale.