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lundi 23 novembre 2020

Mademoiselle Papillon - Alia Cardyn

Un roman merveilleux à lire absolument.

Mais une lecture très émouvante, qui m'a bouleversée !
Car ce roman est double.
D'une part, il nous permet de découvrir Thérèse Papillon, merveilleuse infirmière qui, après avoir servi au péril de sa vie pendant la première guerre mondiale, ne put supporter de voir en temps de paix les enfants mourir de la tuberculose, en raison de mauvaises conditions de vie. 
C'est sa bataille acharnée pour ouvrir un préventorium, dans la période d'après-guerre où tout manquait, qui nous est contée ici.
Une personnalité exceptionnelle au service d'une belle cause, qu'elle défend avec tant d'ardeur que les barrières cèdent et qu'elle parvient à ses fins. Même plus tard face à l'occupation allemande.
J'ignorais tout d'elle et de l'Abbaye de Valloires (que je regrette fort de n'avoir jamais visité), et rien que pour cela, ce livre est à lire absolument. Même s'il s'agit d'une œuvre de fiction où l'autrice passe d'une narration à la troisième personne à des extraits du Carnet de bord de Mlle Papillon. Carnets créés aussi de toute pièce, mais qui permettent d'approcher ses doutes et ses probables remises en question, au lieu de la voir trop sûre d'elle face à ce qu'elle réussit à force de volonté.
J'avais souhaité lire ce roman pour la découvrir, et je n'ai pas été déçue, une bien belle histoire, très bien contée. On se passionne pour cette aventure.

mardi 5 mai 2020

Un grand bol d'air avant chaque repas - Colin Thibert

Un nouveau Petite Poche, un quart d'heure de lecture pour moi !!!
Je suis admirative du procédé qui consiste à écrire un "vrai" roman en quarante pages. Un roman qui pose l'action et les personnages, et qui mène l’histoire à son terme.
De fait, ils sont assez inégaux forcément, d’autant qu'ils ne sont pas tous destinés au même âge, quoique le but initial de la collection visait plutôt les plus jeunes.

Ici, la chute m'a déçue, au point que j'hésite à le présenter au club-lecture des CM, auquel je le destinais.
Dommage, car le reste m'a intéressée.
Claudio a une primo-infection, et il doit donc être soigné au grand air pour essayer d'éviter la tuberculose. Les établissements prévus à cet effet étant trop chers pour sa famille, on l'envoyer chez une cousine lointaine, dans tous les sens du terme, dans les montagnes du Jura.
À son grand déplaisir, il doit quitter Paris pour un "coin perdu" où il s’imagine pour de longs mois avec des vieillards, et traité de "Parigot tête de veau".

Aucun indice d’époque dans le roman, mais tous les détails me rappellent ce que me raconte parfois mon mari, lui-même soigné en sana pour une primo infection à la fin des années 50.
Et en cherchant, je vois que l'auteur est bien de notre génération.
J'ai bien aimé cette peinture d'une époque.