1753. Quatorze ans après la fin de L'Île aux mille sources, nous revoici à Cascarilla Gardens, en Jamaïque, avant de partir pour Hispaniola (Saint Domingue et Haïti) avec un détour par les Îles Caïman.
Pas de monotonie dans les romans de Sarah Lark, la suite s'avère bien différente, même si certains thèmes demeurent.
Nous allons suivre pendant quatre ans de nouveaux personnages, mais bien entendu retrouver aussi les anciens.
Le personnage central est ici Deirdre / Dede, fille de Nora et Akwasi, mais qui a été élevée par sa mère et Doug son mari, sans jamais revoir son père.
Deirdre qui bien que métisse en un pays et une époque où il ne fait pas bon l'être, vit comme si elle était blanche, grâce à sa beauté et à l'influence de son beau-père.
Son mariage l'amène jusqu’en Hispaniola. Elle va côtoyer des pirates, dont nous partageons la vie quelques moments, des esclavagistes pire que ceux de son île natale, des "marrons", et même croiser François Macandal, personnage réel, à la fois sauveur d'esclaves, et illuminé vivant comme un gourou de secte si l'on en croit le roman.
Une fois de plus, je n'ai pas pu lâcher ce roman, et j'ai du mal à passer à autre chose, les personnages m’habitent encore.
Affichage des articles dont le libellé est Antilles. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Antilles. Afficher tous les articles
mercredi 24 juin 2020
dimanche 30 juin 2019
Haïti chérie - Maryse Condé
Ayant déjà lu des Je Bouquine de Maryse Condé, je n'ai pas hésité quand j'ai trouvé ce court roman dans la nouvelle boîte à livres du village.
Comme souvent avec cette autrice, ce sont les Antilles des plus pauvres qu'on y retrouve.
Rose-Aimée a treize ans quand la pauvreté oblige ses parents à l'envoyer vers la capitale Port-au-Prince. Effarée de devoir quitter son village pour un lieu inconnu, elle espère pouvoir en profiter pour une vie un brin moins misérable, et pourquoi pas aller à l'école ?
J'aurais pu beaucoup aimer ce livre : découverte de la vie quotidienne à Haïti, la beauté de l'île mais aussi la pauvreté ; la vie en famille et la nécessité de partir. Puis, la découverte du reste du pays, un triste road trip où Rose-Aimé découvre aussi l’amitié, et le quotidien de ceux qui ont tout quitté.
À hauteur d'enfant, un beau texte à la fois romancé et informatif.
Hélas, la fin est si raide et si soudaine que je n'ai pas pu me résoudre à le prêter à mes petits-enfants.
Comme souvent avec cette autrice, ce sont les Antilles des plus pauvres qu'on y retrouve.
Rose-Aimée a treize ans quand la pauvreté oblige ses parents à l'envoyer vers la capitale Port-au-Prince. Effarée de devoir quitter son village pour un lieu inconnu, elle espère pouvoir en profiter pour une vie un brin moins misérable, et pourquoi pas aller à l'école ?
J'aurais pu beaucoup aimer ce livre : découverte de la vie quotidienne à Haïti, la beauté de l'île mais aussi la pauvreté ; la vie en famille et la nécessité de partir. Puis, la découverte du reste du pays, un triste road trip où Rose-Aimé découvre aussi l’amitié, et le quotidien de ceux qui ont tout quitté.
À hauteur d'enfant, un beau texte à la fois romancé et informatif.
Hélas, la fin est si raide et si soudaine que je n'ai pas pu me résoudre à le prêter à mes petits-enfants.
mercredi 19 juin 2019
L'île aux mille sources - Sarah Lark
Après mon coup de coeur pour Les rives de la terre lointaine, j'étais impatiente de découvrir le nouveau roman de Sarah Lark. Et je n'ai pas été déçue.
Toujours cette écriture qu'on ne peut lâcher, quel que soit le thème. D'ailleurs je l'ai terminé en deux jours. Et comme prévu, je regrette à présent de l'avoir lu si vite et de devoir quitter Nora.
Encore une superbe figure de femme forte et attachante. Mais d'autres personnages sont aussi intéressants ici. Je voudrais vous parler de tous, des esclaves, des blancs odieux et de ceux qui voudraient que les noirs soient mieux traités, des hommes d’églises qui justifient toutes les exactions, des filles qui subissent tant d’horreurs, fragiles et fortes, des enfants aussi, et des "marrons" parfois appelés nègres marrons, et qui prennent ici une grande importance.
Ce roman est assez sombre, puisqu’on est au coeur de l’esclavage, des tortures, souvent subies pour de fausses raisons, de la maltraitance des si jeunes filles noires.
Mais il est éclairé par l'écriture prenante de Sarah Lark, par ses personnages attachants et par l'espoir qui les conduit.
Je découvre un nouveau coin de la planète dont j'ignorais tout. Après plusieurs romans, l'autrice quitte la Nouvelle-Zélande pour La Jamaïque.
A peine terminé mon périple en République Dominicaine (L’Américaine) me revoici dans les Antilles, mais au 18e siècle.
Toujours cette écriture qu'on ne peut lâcher, quel que soit le thème. D'ailleurs je l'ai terminé en deux jours. Et comme prévu, je regrette à présent de l'avoir lu si vite et de devoir quitter Nora.
Encore une superbe figure de femme forte et attachante. Mais d'autres personnages sont aussi intéressants ici. Je voudrais vous parler de tous, des esclaves, des blancs odieux et de ceux qui voudraient que les noirs soient mieux traités, des hommes d’églises qui justifient toutes les exactions, des filles qui subissent tant d’horreurs, fragiles et fortes, des enfants aussi, et des "marrons" parfois appelés nègres marrons, et qui prennent ici une grande importance.
Ce roman est assez sombre, puisqu’on est au coeur de l’esclavage, des tortures, souvent subies pour de fausses raisons, de la maltraitance des si jeunes filles noires.
Mais il est éclairé par l'écriture prenante de Sarah Lark, par ses personnages attachants et par l'espoir qui les conduit.
Je découvre un nouveau coin de la planète dont j'ignorais tout. Après plusieurs romans, l'autrice quitte la Nouvelle-Zélande pour La Jamaïque.
A peine terminé mon périple en République Dominicaine (L’Américaine) me revoici dans les Antilles, mais au 18e siècle.
Inscription à :
Articles (Atom)


