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jeudi 20 juin 2024

L'Île du corbeau : Les Arsène T2 - Bertrand Puard

 
Après avoir fait la connaissance des nouveaux acolytes d’un Arsène Lupin vieillissant dans La Clef aux trois joyaux, nous les retrouvons avec autant de plaisir dans ce nouveau volume.
Toujours en quête d’aventures, mais toujours avec des  intentions louables.
Début des années 30, crise économique. Un industriel peu scrupuleux veut fermer son entreprise, bien qu’elle soit rentable, mettant tout son personnel au chômage. Mais cachant ainsi ses irrégularités, ce qui en outre lui permettra de s’enfuir avec l’argent.
Les ouvriers ne savent plus vers qui se tourner, quand Gabriel a une idée.
Il n’en dira pas plus, mais c’est un ancien protégé de Lupin, il sait qu’on peut compter sur lui dans ces cas de grave injustice.
L’affaire n’est pas simple. Il faut à la fois trouver comment prendre au piège quelqu’un influent et bien conseillé. Et ensuite, surmonter les obstacles, s’aventurer en des lieux périlleux.
L’île du Corbeau est non seulement difficile à atteindre de façon discrète, mais truffée de pièges et de surprises.
Heureusement, si Arsène Lupin est toujours doué pour la réflexion il peut compter sur sa nouvelle troupe pour le côté physique. Et pas uniquement, car ces jeunes gens savent aussi réfléchir.

mercredi 1 mars 2023

Mortel tandem - Marie Vermande-Lherm

Très chouette petit roman. Il ne paie pas de mine, mais en plus de l'humour et de l'aventure, il aborde des thèmes importants, quoique de façon légère.

Beaucoup d'humour dès l'abord, car tout le monde semble à contre-emploi dans ce bouquin : le harceleur a une gueule d'ange, un format de lutin, et bat tout le monde ... aux échecs, le SDF est bien loin de ce qu'il semble être, le narrateur est costaud, sportif, avec un coeur tout tendre. Et la meilleure occupation de la douce Marina, c'est la réparation de vélos. 
Sans oublier qu'on commence par un mort, mais un mort un peu violent !

Florian avait rêvé mieux pour sa soirée que la passer à aider son pire cauchemar, dans une sombre cave qui recèle un mort. Oui mais ... "Nazeman", en plus d'être la terreur du collège, est le frère de la belle Marina, ça vaut quelques efforts, surtout quand on ne lui laisse pas le choix.
Mais il n'avait pas prévu que ça allait l'entraîner dans une autre aventure, chanter Petit Papa Noël déguisé en renne devant une salle pleine, et même tenter de craquer le mot de passe de l'entreprise prête à commercialiser l'invention du siècle.

On s'amuse donc beaucoup avec cette lecture. Mais l'émotion est là aussi.

lundi 30 novembre 2020

Mademoiselle J. - Tome 1 - Il s'appelait Ptirou (1929)

Joli coup de coeur pour cette BD, pourtant lue en numérique, ce qui n'est pas l'idéal pour ce format. Sans compter que je ne suis pas une grande lectrice de bandes dessinées, ayant tendance à regarder insuffisamment les illustrations pour suivre vraiment.

J'ajoute que j'ai très peu lu Spirou et son journal. Je n'étais donc pas la lectrice idéale. Mais je n'ai pas pu la lâcher.

Une histoire dans l'histoire, et comme, selon mon habitude, je l'ai dévorée sans lire de résumé, c'est à la fin que j'ai découvert qu'il s'agit quasiment d'une histoire vraie, la naissance du personnage de Spirou, et qu'on y croise des personnages ayant existé.
Mais qu'on le sache ou non n'enlève rien au charme de cette histoire.

Noël 1959, les enfants attendent avec grande impatience que l'oncle Paul arrive et que selon son habitude, il se mette à raconter.
Que va-t-il choisir ce soir ? un conte, une tradition de noël ? Non ce sera finalement un retour en arrière.
Nous voici plongés dans le récit de cette dure année 1929.

vendredi 29 avril 2016

Ça peut pas rater (Gilles Legardinier)

Très déçue.
J'avais lu "Demain, j'arrête" au vu des critiques, parce que un livre drôle, ça vaut toujours le coup d'essayer, et je m'étais bien amusée.
Puis, j'ai dévoré "Complètement cramé" qui m'a fait rire, sourire, qui m'a émue, bref, que j'avais beaucoup aimé.
C'est donc avec grand plaisir que j'attaquais celui-ci. Peut-être pour ça que je suis si déçue.
C'est ennuyeux, convenu.
Le genre de livres qui fait qu’habituellement, j'évite la littérature française adulte : une fille qui passe 500 pages à se regarder le nombril, à ne penser qu'à ses amours ratés, des a priori à chaque ligne, "les garçons" c'est comme ça, "les filles" ça agit ainsi; Noooon, chaque homme, chaque femme est différent, ce genre de discours m'exaspère, même s'il est parfois tempéré d'un peu de bon sens (trop peu).
Malgré une trame sur une entreprise qui licencie, tout à fait convenue et sans surprise, il ne se passe pratiquement rien, à part philosopher et réfléchir sans intérêt.
Ce n'est pas le pauvre suspens " : qui peut bien écrire à Marie, et la traiter de façon si idiote (je ne voudrais pas spoiler, mais, le coup de la gare ....) qui sauve le tout.
Où sont les personnages si originaux, plein d'humour et de tendresse de Complètement cramé ?

Gilles Legardinier, dont je suppose qu'il est de sexe masculin, nous conte une histoire de fille à la
première personne, et il est bien difficile d'y croire !
En plus, c'est souvent incohérent.
Par exemple Marie dit "Je suis confrontée à ce qui différencie concrètement les homes des femmes".
Et d'expliquer que eux passent tout de suite à l’action, contrairement à elles.
Sauf qu'elle nous a d’abord asséné pendant des pages et des pages que son Hugues ne se décidait jamais à agir...

Je mets tout de même deux étoiles, parce que malgré tout, ça se lit vite et facilement, et qu'on sourit parfois.
Et puis, j'ai bien aimé l’idée de jurer quand on est très en colère en rappelant en une phrase une catastrophe qui nous est arrivé, jamais la même.
Et le chat est TRÈS sympathique ! (même si le fait qu'elle ne se pose aucunement la question de le rendre à sa propriétaire, une fois constaté comme elle lui plaît, me laisse perplexe)

Je retenterais quand même à l'occasion un autre du même auteur, on n'a pas si souvent l'occasion de rire. Mais pas sûr que j'arriverai à persévérer jusqu’à la fin si c'est du  même style.

PS : en me relisant, je me dis que j'ai peut-être été un peu trop sévère, ; comme on disait plus jeune "si tu es dégoûtée, tu n'es pas obligée d'en dégoûter les autres !".
Beaucoup ont probablement aimé ce livre, tant mieux.
Mais je me suis tellement ennuyée que j'ai du mal à tempérer mes propos.


Extraits :

- Moi qui ne suit pas fan des chats, je le trouve beau.  Comment s'appelle-t-il ?
Panique à bord. Je n'en ai aucune idée. Mes yeux balaient la pièce et, près de l'évier, j'aperçois une boîte de médicaments.
- Paracétamol, il s'appelle Paracétamol.
- Pas banal comme nom...
Je pense que je n’aurais jamais d'enfants, et c'est finalement une bonne chose. J'aurais été capable de choisir leur prénom dans le rayon conserves d'un hypermarché. Je vous présente Choucroute et Ravioli. Choucroute est l'aîné, et il a une petite saucisse.


Moi, j’aime les canards parce qu’ils sont fidèles à leur conjoint toute leur vie, et lui les aime pour leurs magrets.

(497 pages gros caractères. Edition 16 17 A vue d'oeil)