Assez inclassable à mon avis.
Pas vraiment cosy mystery bien qu'il soit présenté ainsi. Il l'est parce qu'on n'a pas de descriptions horribles, ni de violence malgré les meurtres et le sujet. Celle qui mène l'enquête n'est pas vraiment une amatrice, puisque inspectrice tout juste retraitée. Elle n'a pas le personnel et l'aide auquel elle est habituée, mais bien les réflexes et le côté professionnel. Et surtout, il y a peu d'humour, et ce n'est pas un feel good, surtout vers la fin.
Whodunit qui évoque bien entendu Agatha Christie et son Orient Express, mais ici, la vie des personnages occupe une place importante, et par moment on en oublie le côté polar pour suivre avec intérêt la vie de certains des occupants du train.
Cependant, c'est un vrai bon policier qui nous mène lentement vers la résolution de l'énigme, et je n'avais pas réussi à deviner. Tout en m'étant posé beaucoup de questions tout au long des pages : Ce n'est pas le genre de romans où l'humour et l'ambiance prennent le pas sur l'enquête, et où finalement, nous oublions un peu de chercher "le coupable".
Ce que j'ai aimé avant tout dans ce roman, c'est l'Écosse, personnage presque principal. À la fois les lieux traversés, les villages évoqués, les souvenirs de Roz, les caramels et les sablés, le Beinn Dòrain qui toise tout ce monde.
J'aime aussi beaucoup les voyages en train, et Roz rêvait de ce trajet en train de nuit pour revenir vers sa région. Un beau cadeau, en première classe, de ses collègues pour sa retraite.

