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lundi 12 janvier 2026

Mademoiselle J. - Tome 4 - Le bonheur de dire Maman (1955)

 Encore une superbe aventure de Juliette, dangereuse et émouvante.
Elle va faire d'importantes découvertes concernant sa famille, presque par hasard. Tout en bravant d'immenses dangers pour aider.

Le Vietnam, juste avant la partition. Il faut sauver les enfants métis, que le Viêt Minh tente d'enrôler, avant que la frontière ne se referme.
C'st une question d'heure, alors que les trajets se comptent en jours à cette époque dans ces pays.
Heureusement, Ptirou est aux côtés de Mademoiselle J. dans les moments les plus risqués.

Toujours autant de plaisir à partir en voyage avec ces personnages hauts en couleurs.
Que d'émotion dans ce volume. En découvrant avec Juliette son histoire familiale.

Comme chaque fois, c'est l'Oncle Paul qui raconte la vie de Juliette aux enfants, avec quelques cases en noir et blanc, au début, puis à la fin.
Nous sommes alors en 1960, et Paul dit ne plus avoir revu Juliette depuis 1955.
Est-ce donc le dernier tome ?

dimanche 12 janvier 2025

Mademoiselle J. - Tome 3 - Jusqu'au bout du monde (1945)

 Après avoir relu, en version papier cette fois, et toujours avec autant de plaisir, les deux premiers tomes, je découvre enfin le 3e.
C'est une histoire à part entière et il peut très bien se lire séparément. Même si le lecteur se demandera un peu qui est ce Ptirou dont le fantôme apparait au fil des pages pour encourager Juliette.

J'ai beaucoup aimé ce volume aussi, mais il est bien plus sombre que les précédents : seconde guerre mondiale, déportation, camps de concentration , etc...
Cependant une très belle leçon d'histoire. On est captivé par les aventures de Mademoiselle J. qui va parcourir le monde jusqu'en Sibérie et braver tous les dangers en cette période troublée, à la recherche de sa grande amie Léa.
Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi notre bibliothèque départementale classe cette série en BD adulte, alors que les collégiens et lycéens y apprendront plus que dans leurs cours d'histoire. Et même si le sujet est terrible, c'est toujours fait avec retenue, lisible par tous, bien plus que d'autres livres qu'on leur propose.

Comme dans les volumes précédents, c'est l'oncle Paul qui raconte aux enfants, impatients de connaître une nouvelle histoire.
Cette partie, narrée en gris pour la distinguer, est située en juillet 1960.
Un des enfants reçoit en cadeau un Lucky Luke ! (Le Juge, paru l'année précédente)

lundi 14 octobre 2019

La grande peur sous les étoiles - Jo Hoestlandt

Quelle belle idée d’avoir réédité, pour fêter les 35 ans de Syros, cet album, qui fait partie des essentiels, et que je n'avais pas oublié.

Hélène, à présent bien âgée, nous raconte ses souvenirs de juillet 1942.
Une profonde amitié avec Lydia, des jeux, l'école, des petites disputes amicales. La vie de deux petites filles ordinaires, malgré la guerre autour d'elles.

Et puis, le 16 juillet. Ce jour-là doit être le neuvième anniversaire d'Hélène, et elle s'en fait bien entendu une fête, d’autant plus que Lydia va dormir chez elle la veille. Quoi de mieux pour deux fillettes, qui ne se préoccupent pas des étoiles, fussent-elles jaunes.
Mais le 16 juillet, ce sera aussi le sinistre jour de la Rafle du Vél' d'Hiv.

Un album tout en douceur malgré le sujet. Poignant mais très beau et à partager avec tous. Il n'y a pas d'âge pour se souvenir, et découvrir cette période.
Maintenant plus que jamais il faut inlassablement en parler.

samedi 3 février 2018

Ces rêves qu'on piétine - Sébastien Spitzer

Fascinant !
Je dois dire que j'ai hésité longuement à commencer ce livre. Je cherche en ce moment plutôt des livres gais, ou surtout légers, et je me doutais que ce ne serait pas le cas de celui-ci. Mais les excellentes critiques m'ont incitée à m'y plonger. Je l'ai cependant commencé presque à contre-coeur, en me disant que j'allais peut-être m’arrêter rapidement, si c'était trop dur.

Et j'ai été happée par l’histoire, les histoires plutôt, qui s'entremêlent, se croisent et se rejoignent.
Une écriture superbe, un vocabulaire souvent inattendu, à la fois précis, élégant, mais sans prétention.
Et surtout, une façon de raconter qui sans édulcorer les horreurs, se laisse lire et même dévorer.

lundi 20 mars 2017

Huit saisons et des poussières - Séverine Vidal

Illustrations : Anne Montel
Editions : Les Incorruptibles 2015
1e édition : Les P'tits Bérets 2014
17 x 24 cm - 32 pages (np)
Sélection Prix des Incos 2015-2016 ; CM2-6e
Résumé Babelio

Un album par sa présentation, grand livre souple très illustré, non paginé, autant d'images que de texte.
Mais un grand roman par son contenu !
Un vrai bijou que ce petit texte.
Je l'ai lu d'un trait, sitôt arrivé, puis relu. Mais j'ai du mal à en parler. il est si beau, si juste, qu'on ne peut rien en dire, juste conseiller de le lire.
Tout est juste, chaque situation, chaque phrase, chaque mot. Tout est suggéré plutôt qu'étalé, et j'avoue en finir chaque lecture en larmes.

Je reprends, pour une fois, le résumé :
"Le père d’Amos vient de rentrer à la maison, après un peu plus de deux ans de déportation. Huit saisons et des poussières. La famille s’habitue à son retour, doucement, en silence. À l’école, les autres se moquent, disent des horreurs. Alors Amos se bat, rentre de l’école en courant et se réfugie en haut de son arbre. « Si tu ne descends pas, c’est moi qui monte » lui ordonne son père. Commence alors la vie dans l’arbre."

Et je n'en dirai pas beaucoup plus.
Je voudrais tout de même