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mardi 7 juin 2022

Toutes les histoires commencent par une petite faim - Magali Discours

 
Un roman agréable, mais qui se disperse un peu trop pour moi !

Alice, la narratrice, revient chez sa soeur Margaux, un peu parce que celle-ci est en train de perdre la vue. Mais surtout parce qu'elle est elle-même perdue dans sa vie, professionnelle comme amoureuse.
Margaux, malgré son handicap qui s'aggrave rapidement, l'obligeant en mettre en pause son activité de restauratrice, va tout faire pour remonter le moral de sa petite soeur. Elle a toujours été la battante.

L'aider passe par la nourriture, mais aussi en lui racontant des histoires, comme quand elle était petite. Mais à présent, ce sont des histoires de famille. Et elles ont aussi un rapport avec la nourriture.
On va ainsi se balader d'une époque à l'autre, de Venise à Arles en passant par la Bretagne et l'Islande.
Avec en prime quelques recettes de leurs ancêtres.

Le thème est intéressant, savoir d'où l'on vient pour savoir où l'on va, comprendre d'où viennent les traditions et les peurs familiales.
Chaque "petite histoire" narrée par Margaux est prenante.

vendredi 29 mars 2019

Les fondus de l'Arctique - Erwan Seznec

Un court roman plein de gaffe(s), réelles ou figurées, où on rit beaucoup, tout en apprenant quelques petites choses à ne pas confondre.
Cette joyeuse équipe m'a pas mal fait penser au trio de Le Professeur a disparu (de Jean-Philippe Arrou-Vignod), un "fort en thème", un "imposteur", une fille, une aventure imprévue et imprévisible pour des collégiens suite à un concours. Sans hélas la présence de l'inénarrable P.P. Cul-Vert.
Mais on ne s'ennuie pas pour autant, j'ai beaucoup ri je dois avouer.
Entre le capitaine héminégligent, des concurrents prêts à tout, des collégiens un brin distrait, on n'a pas une minute pour souffler.

Je ne connaissais pas l'héminégligence, et c'est une belle trouvaille de l'avoir placé là, surtout pour un capitaine de bateau !
Le gratton-laveur (page 28) m'a beaucoup plu, en clin d'oeil à mon petit-fils qui adore le gratton (spécialité charcutière de chez nous) et qui petit, parlait de gratton laveur.

J'ai été surprise à la page 52 par "un hurluberlu qui sort de ses gongs".
J'ai d’abord pensé à une erreur d'impression, ça arrive, mais juste au-dessous, c'est repris "en demandant qui l'avait traité de gong".
Du coup, je ne sais plus si c'est une faute ou un jeu de mots (un peu douteux pour des enfants qui ne connaissent pas forcément l’orthographe de cette expression.)

Et finalement, ce roman est une belle ode à la peur, et aux peureux, c'est original et intéressant !