Encore un roman fort et prenant d'Émilie Chazerand. Ce ne sera cependant pas mon préféré, car malgré un humour toujours présent, la situation est si sombre.
Un peu trop triste pour moi, mais quel roman extraordinaire. Avec un tel final, c'est une thérapie à lui tout seul.
Difficile d'en dire plus. D'en dire plus que le résumé, qui en dit déjà trop ! (Heureusement, je les lis pour choisir mes lectures, mais je les oublie aussitôt !, je viens de le relire !)
Miriam est mal dans sa peau, mal dans vie, mal dans sa famille, qui se résume à une mère qui ne semble pas se soucier de son mal-être, et qu'elle voudrait détester.
Elle ne s'aime pas, on ne l'aime pas.
Son thérapeute est assez étrange, et elle y va un peu "à reculons". Mais il lui suggère un excellent conseil : écrire chaque jour son journal intime, pendant quatre semaines. Assorti d'un deuxième conseil tout aussi judicieux : un double journal, parce qu'elle sait bien que sa mère n'aura de cesse de le lire.
Et nous avons donc droit aux deux.
Celui tout sucre, tout faux, tout positif, ou presque. Pas trop quand même pour ne pas mettre la puce à l'oreille de sa lectrice.
Et l'autre, le vrai, bien caché, où elle essaie d'exorciser sa violence et sa détestation d'elle-même.
Résumé comme ça, ça pourrait être n'importe quel roman, drôle, loufoque, triste, réaliste. Mais c'est du très grand Chazerand. Qui va au tréfond des choses et des sentiments. Et c'est violent.


