Je n'aime pas les westerns, je n’aime pas la violence. Mais qu'est-ce qu'ils sont attachants Abigaïl et Garrett.
Je sais, on dit Stenson, pas Abigaïl. Mais c'est un prénom qui m'est cher (à cause d'un autre livre, mais je l'aurais bien adopté)
Années 1920 Amérique profonde.
Garrett raconte Stenson, et se raconte par la même occasion. Ab Stenson qui l'a enlevé et emmené en otage, mais qui l'a enlevé à une vie sinistre auprès d'un père pasteur violent et borné.
Dans cette Amérique des débuts de la prohibition, la violence est partout. Mais curieusement, elle est plus acceptable, moins malfaisante, quand elle est du côté des hors la loi, que des hommes d'église.
Garrett est élevé à la dure par un père pasteur qui non seulement le bat, mais le persuade que c'est de sa faute, et qui condamne toute distraction. A 16 ans, il ne connait que le travail et les coups.
Il va vite s'attacher à sa ravisseuse, dont il découvre peu à peu les motifs intimes de sa façon d'agir.
Il rencontre la liberté, l’amour, l’amitié, sa vie change à tout jamais
Mais il rencontre aussi le racisme ordinaire, envers les noirs comme envers les "Indiens", la dureté de la vie où il vaut mieux tuer pour ne pas être tué.
Finalement, le plus terrible, ce sont les méfaits d'une religion intégriste, méchante et bien loin de ce qu'on pourrait attendre d'une religion.
