Une amusante enquête autour d'un tableau, qui nous en apprend beaucoup sur le monde des musées et la restauration des peintures.
Une romance aussi malgré le titre (on s'en doutait un peu non ?)
Une romance aussi malgré le titre (on s'en doutait un peu non ?)
Lola a un caractère très entier, et ses réactions excessives m'ont souvent agacée. J'ai toujours du mal avec les héroïnes qui me sont peu sympathiques. C'est cependant ce caractère et ses excès qui font le sel de ce roman.
J'ai aussi un peu regretté le vocabulaire parfois très actuel. D'une part parce que j'aime bien comprendre tous les mots que je lis (!) et aussi parce que ce roman, même édité en jeunesse, je le conseillerais volontiers bien au-delà, à tout le monde.
Mais aussi parce que je pense que ce langage "djeun", il se "périme " souvent rapidement. Dommage pour un roman qui parle aussi de sujets de fond.
Car Lola nous entraîne dans son féminisme, notamment dans la réflexion sur la place des femmes dans l'art.
Lola est conférencière dans un musée parisien, parce qu'il faut bien payer ses études et manger, et que c'est plus agréable que caissière au supermarché. Malgré ses connaissances dans le domaine, elle se sent quand même souvent un peu intruse dans ce monde si particulier.
Quand soudain : un tableau abîmé, une recherche dans les inventaires, des anomalies surprenantes. Et si le peintre n'était pas LE peintre ?
Son esprit féministe ne fait qu'un tour et elle se lance éperdument dans la recherche de la vérité.
Excessive en tout, elle saute parfois un peu vite vers les conclusions, mais si ça permet d'avancer ...
Sans qu'on sache trop, elle non plus d'ailleurs, si ce qui la motive avant tout, c'est la recherche de la vérité, rendre leur place aux femmes, ou revoir le plus souvent possible le restaurateur, un "vieux" pourtant !!
Pourquoi pas les deux ?
Un amusant roman pour découvrir le monde de l'art.
Il est amusant de remarquer que, sauf erreur de ma part, l'illustration choisie pour la couverture est un tableau attribué à Fragonard (d'après la 4e de couv.), mais qui aurait été peint par lui ET par son élève et belle-soeur Marguerite Gérard.
Parfaitement dans le thème du roman !
Extraits :
Je pense qu'on est incapable de percevoir une nuance quand on ne possède pas, dans son vocabulaire, de terme pour la désigner.
Je me souviens d'une prof de socio qui disait un truc du genre. Peut-on ressentir une émotion lorsqu'on n'a pas de mots dans sa langue pour la nommer ?
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C'est à ça que sert l'art. À provoquer des émotions sans avoir besoin d'un bac + 5.
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Un des grands problèmes de la vie. Ne pas avoir de réponse et devoir avancer quand même.
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mes propres grands-parents sont agriculteurs dans la Sarthe, la seule chose dont je pourrais hériter serait une moissonneuse-batteuse dont je risque d'avoir peu d'usage à Paris.
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Les blagues sont beaucoup plus usantes quand ce sont les autres qui les font, je trouve.
Éditeur : Rageot - 2 septembre 2026 - 287 p. - 16.90 €
Couverture : Laurence Ningre
Peinture : Fragonard : Le Baiser à la dérobée.


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