Un été qui ne commencerait pas à Nantucket avec Elin Hilderbrand ne serait pas tout à fait un été !!
Chaque histoire est différente et indépendante, mais on retrouve au fil des années certains personnages, et l'ambiance si typique de ces îles du Massachusetts.
Cette année, en même temps que Kacy, la fille du chef de police, revient sur l'île après un chagrin d'amour, un nouveau couple s'installe, et ils ne vont pas passer inaperçus.
Les Richardson dépensent sans compter, invitent tout le monde à des fêtes prodigieuses, et s'y entendent pour semer la zizanie parmi les "anciens".
Le récit n'étant pas linéaire, on sait d'entrée que ça va assez mal se terminer, mais difficile de deviner avant la dernière minute ce qui est réellement arrivé. Pourquoi un incendie, où est passé Coco, la disparue ?
Avec des retours vers le suspense de cette dernière nuit, on va peu à peu découvrir ce qui s'est passé cet été-là, et comment les choses ont peu à peu évoluées, d'une ambiance idyllique à un final où presque chacun peut être soupçonné.
J'aime cette ambiance îlienne, ce monde clos si particulier.
Je suis toujours amusée, comme dans les autres volumes, par la voix off qui narre certains passages, une sorte de Radio-Nantucket très impliquée. Qui commente les évènements à la 1e personne du pluriel.
Je ne dirais pas que j'ai tout aimé : il y a beaucoup d'énumérations, je ne connais aucune des musiques, des marques citées, ni des cocktails.
Mais j'aime les aventures de ce petit monde fermé, l'écriture d'Elin Hilderbrand, et le suspense, un côté un peu polar. Avec la nostalgie d'Ed, départ à la retraite, la fin d'une époque.
Et pour moi aussi plein d'échos et de souvenirs : la "soupe aux palourdes" (Clam Chowder) que j'adore, Boston Logan et le Massachusetts general hospital.
Et plus loin, la Napa Valley, les Winery, descendre jusqu'à Big Sur...
Je suis toujours partante pour un nouvel été sur Nantucket ! Mais il semble que ce sera le dernier ?
Extraits :
C'est drôle, songe-t-il, quel que soit l'âge de ses enfants, on continue à s'inquiéter pour eux.
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Elle finit par ouvrir les yeux et découvre, sur la tablette devant elle, un bol de soupe aux palourdes avec deux sachets de petits crackers ronds.
[...]
- Peu de gens savent que la soupe du ferry est la meilleure de tout Nantucket.
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Si je connaissais l'existence de Nantucket avant de venir ici, c'est parce que Mlle Geraghty m'a fait lire Moby Dick.
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Elles ne sont allées à la plage qu'une seule fois, à Half Moon Bay,
[Souvenir de Californie !]
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Il n'a aucun don pour soigner ses relations ; il ne voit pas quel problème il y a à parler pucerons et engrais biologiques lors d'un cocktail.
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Elle est devenue le genre de femme qu'elle ne comprenait pas auparavant : une femme qui n'a pas besoin de parler des autres pour rendre sa vie plus intéressante. Car elle l'est suffisamment sans ça.
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Ces douze citrons [d'Amalfi ] ont coûté 224 euros, plus 60 de livraison. [...].
Coco pense alors aux enseignants, aux policiers, aux neurochirurgiens, aux pêcheurs, aux comptables, aux conseillers clientèle, aux avocats commis d'office, aux travailleurs de nuit dans les usines et aux chauffeurs de bus. Que penseraient-ils d'une femme qui dépense une somme pareille pour des citrons qui serviront uniquement à faire joli dans sa cuisine ?
***
- Ils savent que le terrain est inondable, j'espère ? Le niveau de l'océan...
[...]
Coco se rappelle que Leslee a évoqué des "problèmes" liés au changement climatique et à l'érosion. Bull a balayé ses craintes, pas parce qu'il serait climatosceptique - en tout cas je l'espère ! - , mais parce qu'ils seraient morts avant que ceux-ci n'adviennent.
- Je leur ai évidemment parlé des risques, dit Addison. Ça n'a pas eu l'air de peser dans leur choix.
- Enfin, il y a forcément d'autres biens autour de 20 millions de dollars qui constituent de meilleurs investissements, non ? s'étonne Andrea.
- Aucun qui ait fait la couverture du magazine Town and Country. Le 888 a un pedigree, il est culte.
- Oui, enfin c'est une icône mondaine sur son lit de mort, ironise Delilah.
Titre original : Swan Song (2024)
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Alice Delarbre
Éditeur : Les Escales - 11 juin 2026
421 pages - 22.90 €
Mes autres chroniques d'Elin Hilderbrand :
Un été à Nantucket (2021)
Été après été (2022)
Un dernier été (2023)
L'Hôtel Nantucket (2024)
Un week-end à Nantucket (2025)
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