J'ai beaucoup aimé ce court roman à la fois drôle et émouvant. Sans doute un peu plus optimiste que la réalité, mais c'est ça qui fait du bien. Et même si on se doute de la fin, c'est vraiment agréable à lire. Les personnages sont bien campés, féroces en surface et si tendres à l'intérieur !!
Ça commence de façon bien classique : une classe vient à la rencontre de personnes âgées, à la maison de retraite "Douce Vie". Parmi les vieux, certains sont contents de cette distraction, d'autres un peu intimidés, et quelques-uns tout à fait agacés à l'idée de supporter ces marmots bruyants, et de rater à cause d'eux le feuilleton quotidien.
Marguerite n'est pas ravie du tout. Elle n'a pas de petits-enfants, ses enfants viennent rarement la voir, mais elle tient à sa tranquillité. Elle se débrouille donc rapidement pour faire peur aux enfants qui l'approchent.
C'était sans compter sur Églantine et Ilyes. Être repoussé, être mis à l'écart, ils ont l'habitude, et ils savent s'imposer s'ils ont envie.
Ces trois-là vont constituer le groupe le plus atypique.
On découvre peu à peu leurs problèmes familiaux, pendant qu'eux comprennent que si Marguerite est là, c'est contre son gré. Elle rêve de regagner sa maison, mais ses enfants s'inquiétaient de la savoir seule et ont préféré la placer à Douce Vie.
Pour des enfants aussi dégourdis qu'Un et Deux (pardon Ilyes et Églantine, mais Marguerite a décidé que retenir leurs prénom serait une perte de temps !) ramener Marguerite chez elle sera un jeu d'enfants. Enfin, à condition d'arriver à sortir en pleine nuit, de ne pas se tromper de bus, etc...


