Affichage des articles dont le libellé est Littérature espagnole. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Littérature espagnole. Afficher tous les articles

vendredi 26 février 2021

Des chrysanthèmes jaunes - Rafael Reig

Erreur de choix de ma part ! Le résumé m'avait tentée, mais je n'ai pas réussi à accrocher à l'histoire de Pedrito telle qu'il nous la raconte.
Curieusement, j'ai commencé cette lecture juste après Soleil jusqu'à la fin, et tous deux nous plongent dans le quotidien d'enfants vivant dans un orphelinat. Mais rien de plus différent que ces deux romans, même si la vie n'est pas plus drôle pour l'un que pour l'autre.

Le début m'a paru truculent, le sexe vu par des enfants avant la libération sexuelle. La suite plutôt répétitive, tant le narrateur revient sur ses histoires de masturbation, et de soeurs qui accumulent les gestes osés.
Quand Pedrito doit quitter l'orphelinat, ses copains et les soeurs, pour être accueilli par ses grands-parents, l'ambiance a changé et j'ai pensé que j'allais être intéressée par son changement de vie, passant soudain d'une vie misérable à un milieu aisé. Mais je n'ai pas réussi à m'intéresser à son récit, qui oscille entre du sexe, de la politique, un brin de fantastique avec ces apparitions de la vierge très olé olé.

De jolis passages sur l'importance de la lecture. 
Mais tout m'a semblé trop détaillé, la politique (d'autant qu'il me manque des connaissances pour comprendre la politique espagnole), l'économie, les rencontres et même la lecture de Sandokan, que l'on suit en parallèle.

mercredi 8 juillet 2020

Le petit garçon qui voulait être Mary Poppins - Alejandro Palomas

Un roman choral (adulte) empli de tendresse et de tristesse.
Difficile d'en parler sans trop en dévoiler, même si on a l'impression de comprendre ce qui se passe plus vite que la psy.
Guille sourit toujours, mais est-il heureux pour autant ? Guille plus tard veut être Mary Poppins, et la maîtresse s'en inquiète.
Guille dessine des avions et des sirènes, mais aussi son papa devant l’ordinateur. Un papa qu'il ne faut jamais déranger le soir, même en cas d'urgence. Un papa qui ne vient jamais à la fête de l'école, mais qui s'inquiète que son fils mette une jupe, que ce soit celle de sa mère ou celle qui va lui permettre de se déguiser pour la fête de l'école, pour pouvoir chanter supercalifragilisticexpialidocious, car c'est extrêmement important.
Important pour son père, mais aussi pour sa grande copine Nazia, pour éviter qu'elle ne parte au Pakistan épouser son cousin bien trop vieux.
Et la maman dans tout ça ? Partie travailler à Dubaï, et jamais moyen de lui parler. Le décalage horaire ?

Un petit garçon attachant, quelques adultes à l'écoute qui prennent du temps pour lui, ce qui réchauffe le coeur, même si on s'étonne parfois de leur incompréhension. Une amitié émouvante avec sa jeune voisine. Un beau roman à lire absolument.
Cependant, j'ai trouvé que le sujet de la jeune Nazia était bizarrement laissé de côté. Une intervention surprenante dont on ne comprend pas forcément la cause, et la fin n'apporte aucun élément la concernant.

dimanche 20 octobre 2019

Dans les pas de Valeria - Elísabet Benavent

Un amusant roman de chick lit, mais une erreur de choix de lecture pour moi.

Ces filles qui n’ont rien d’autres comme centre d’intérêt que les fringues, l'épilation, les mecs qu’elles vont réussir à décrocher, et à imaginer le prochain orgasme, m'ont ennuyée.
Et je pense que ce n’est pas seulement une question de génération.
Le début est très chick lit, la suite beaucoup plus érotique (très descriptif mais assez politiquement correct !), j'ai persévéré jusqu'à la fin, mais ce n'est vraiment pas pour moi.
Une fois par chapitre au moins il est question des talons vertigineux d'une des filles, les tenues, belles ou moches, sont bien entendu détaillées.
J'ai trouvé la narratrice, Valeria, parfaitement odieuse dans son comportement vis à vis de Victor, et un peu répétitif en plus.

Nous avons donc quatre copines, toutes plus ou moins en manque d'hommes, ou avec une vie sentimentale ou sexuelle compliquée. Valeria est mariée, les autres non, et elles se retrouvent pour tout se raconter. Quitte à laisser tomber leur grand amour du moment, car les copines, ça prime sur tout.
Valeria essaie d'écrire son deuxième roman, et n'est pas vraiment inspirée. Carmen a des problèmes au bureau, entre un chef de service parfaitement odieux, et un soupirant qui la laisse surtout soupirer.

vendredi 21 juin 2019

Les larmes de Shiva - César Mallorquí

Un roman sympathique mais qui m'a paru un peu surprenant.
Un rythme lent, tendrement poétique. Une écriture agréablement recherchée, parfois un peu décalée dans la bouche d'un jeune garçon.
Il ne s'agit pas de dialogues mais d'un texte à la troisième personne, mais ça étonne quand même.
Il est vrai que ça se passe en 1969, mais quel enfant dirait :
"Les étoiles étaient un dais de chandelles accroché au-dessus de l'océan" ou
"le maillot de bain ajusté qu’elle portait alors révélait les courbes naissantes d'un corps à mi-chemin entre l'enfant qu’elle avait été et la femme splendide que, dans un futur assez proche, elle deviendrait" (évidemment, c'est plus agréable que de lire : Ouais, t'as vu la meuf ? ;-))
Voire "un homme [...] de complexion robuste."
L'emploi du passé simple est aussi un peu inattendu.

J'avoue que malgré mon grand âge (j'ai quelques années de plus que Javier !) je ne connaissais pas certains mots, le nard, le brai ou syntoniser.
(Pour nard, j'ai des remords de ne pas connaître ... et je viens juste de le retrouver ce matin dans mes mots croisés !!  Les autres me paraissent vraiment rares).
J'ai retrouvé avec amusement une expression plus entendue depuis des lustres : "mêlant sans solution de continuité ..." Je me demande si quelqu'un la comprend encore !

Je m'attarde sur la forme, qui est originale, mais il est temps de vous parler du fonds.