Un court récit de mon autrice préférée, sur un sujet grave et triste.
Écrit avec tant de justesse de ton et de crédibilité que, si je ne voyais pas d'heureuses photos de l'autrice avec ses petits-enfants (merci Facebook !) je l'aurais pensé autobiographique.
Benjamin, 10 ans, (curieux prénom pour un premier né !!) a l'habitude : depuis qu'il est tout petit, sa grand-mère s'occupe beaucoup de lui, elle vient tous les jours le chercher à l'école, le fait goûter chez lui, prépare la cuisine, le garde le mercredi.
Et soudain, catastrophe, il n'a plus le droit de la voir. Baby-sitter, centre aéré, sans aucune explication.
Il a beau se rebeller, chercher des aides diverses, il semble que rien ne va pouvoir faire céder sa mère, complètement obsédée par le fait que cette grand-mère, à qui elle a demandé beaucoup d’aide quand Benjamin était petit, ne complote pour lui prendre sa place.
Benjamin souffre bien entendu, mais il sait que sa grand-mère, qui se retrouve seule, souffre plus encore que lui.
Une brève histoire au plus près de la réalité, qui illustre le drame de beaucoup de familles où les mésententes, souvent à partir de détails, atteignent l'absurde.
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vendredi 28 août 2020
mercredi 26 février 2020
Prendre son courage à deux m@ils - Matt7ieu Radenac
Plus de deux ans déjà que nous avons fait connaissance avec Alex, et Filippe l'auteur. Deux ans que nous avons assisté à leurs échanges par mails.
Deux ans (et demi même) que j'ai eu un immense coup de coeur pour Des livres et moi. Que nous avons ensuite choisi comme fil rouge pour notre club-lecture (élèves de CM) baptisé grâce à lui "Des livres et nous".
Attention je vais forcément divulgâcher le précédent en parlant de celui-ci, alors, si vous ne l'avez pas encore lu, stop, n'allez pas plus loin !
Bien entendu, nous nous sommes précipités sur la suite sitôt parue.
Ici aussi nous retrouvons la contrainte d'écriture, puisque tous les mails d'Alex ne permettent pas de déterminer s'il écrit au masculin ou au féminin.
Je ne suis pas aussi douée que l'auteur, donc je vais décider que le masculin l'emporte dans le doute !!
Encore de beaux échanges entre les deux, qui se questionnent, s'aident et se poussent en avant.
On est bien dans la suite, mais les sujets changent un peu.
Alex recherche son père avec énergie. Et Filippe se trouve face à un dilemme pour lequel il demande des conseils à Alex, une jolie façon d'inverser les propos, les aînés ont aussi besoin des plus jeunes.
Il sera question de cinéma, d'adaptation de livres en films, et aussi de fugues, d'orientation, de jalousie et d’autres sujets.
Deux ans (et demi même) que j'ai eu un immense coup de coeur pour Des livres et moi. Que nous avons ensuite choisi comme fil rouge pour notre club-lecture (élèves de CM) baptisé grâce à lui "Des livres et nous".
Attention je vais forcément divulgâcher le précédent en parlant de celui-ci, alors, si vous ne l'avez pas encore lu, stop, n'allez pas plus loin !
Bien entendu, nous nous sommes précipités sur la suite sitôt parue.
Ici aussi nous retrouvons la contrainte d'écriture, puisque tous les mails d'Alex ne permettent pas de déterminer s'il écrit au masculin ou au féminin.
Je ne suis pas aussi douée que l'auteur, donc je vais décider que le masculin l'emporte dans le doute !!
Encore de beaux échanges entre les deux, qui se questionnent, s'aident et se poussent en avant.
On est bien dans la suite, mais les sujets changent un peu.
Alex recherche son père avec énergie. Et Filippe se trouve face à un dilemme pour lequel il demande des conseils à Alex, une jolie façon d'inverser les propos, les aînés ont aussi besoin des plus jeunes.
Il sera question de cinéma, d'adaptation de livres en films, et aussi de fugues, d'orientation, de jalousie et d’autres sujets.
lundi 19 août 2019
La Société des Pépés à Adopter - Émilie Chazerand - Joëlle Dreidemy
Encore un génial Pépix, tout à fait dans la lignée de cette collection.Farfelu, un brin déjanté, très drôle, et finalement avec pas mal de réflexion !
Sérieuse Dauphin (oui, oui, c'est son nom) est fille unique, de parents qui veulent le meilleur pour elle. Ils lui offrent donc tout ce qui est possible, du carrousel aux licornes, sauf ce dont elle aurait besoin : leur présence.
Sur cette trame assez fréquente en roman enfant, on part sur une histoire un peu (beaucoup) dingue et irrésistible.
Car elle découvre qu'il existe des grands-pères, ce qu’elle ignorait (!) et donc, c'est précisément ce qu'elle veut. D’autant qu'une présence auprès d'elle lui est plus utile qu'un objet de plus.
Une fois de plus, ses parents vont devoir céder. Mais entre le grand-père idéal côté parents, et celui qui l'attire irrésistiblement, il y a une certaine (grande) différence. Et celui qu’elle déniche n'est pas en reste d'originalité un peu fofolle.
Etant moi-même une mémé, avec un pépé en encore plus mauvais état, j'ai trouvé le trait, aussi bien texte que dessins, un peu raide à certain moment !
Mais j'ai ri sans retenue d'un bout à l'autre.
Par exemple quand Sérieuse demande avec insistance ce pépé dont elle rêve, le dialogue avec ses parents laisserait penser (si on n'avait pas suivi, qu'elle demande un chat ou un chien, vu les réponses.
Un bon vrai Pépix comme on les adore.
mardi 17 avril 2018
Jour de colère - Caryl Férey
Ça commençait bien, ça finit pas mal ... mais entre les deux, une partie me gêne vraiment.
Dispute entre parents, juste la veille d'un départ en vacances très attendu, puisqu'il doit permettre à Adrien de retrouver à la fois ses grands-parents, et la mer.
C'est donc très déçu qu'il apprend que non seulement il n'aura ni l'un ni l'autre, mais qu'en plus son père ne vient pas avec eux.
Départ donc dans un endroit peu attrayant, avec sa mère et sa petite soeur, qui ne comprend pas mais voudrait bien son papa elle aussi.
J'ai trouvé les réactions de chacun justes et bien décrites, on est tout près de ce pauvre garçon qui comprend que tout est bouleversé, sans vraiment savoir pourquoi.
Mais quand il fugue pour retrouver son père et accepte de partir sur le porte-bagages d'un personnage de rencontre à la mine un brin patibulaire, je ne suis pas d'accord ! Je m'inquiète de l'exemple donné aux jeunes lecteurs. D'accord, il ne faut pas juger sur la mine, mais les risques pris sont énormes.
Et aucune remarque sur la dangerosité de ce qu'il a fait. Les parents sont ravis de le retrouver, on n'en parle plus, tout est bien qui finit bien.
NON, je ne suis vraiment pas d'accord sur les idées que cela peut mettre en tête d'enfants mécontents de leur vie ! (À tort ou à raison !)
Dispute entre parents, juste la veille d'un départ en vacances très attendu, puisqu'il doit permettre à Adrien de retrouver à la fois ses grands-parents, et la mer.
C'est donc très déçu qu'il apprend que non seulement il n'aura ni l'un ni l'autre, mais qu'en plus son père ne vient pas avec eux.
Départ donc dans un endroit peu attrayant, avec sa mère et sa petite soeur, qui ne comprend pas mais voudrait bien son papa elle aussi.
J'ai trouvé les réactions de chacun justes et bien décrites, on est tout près de ce pauvre garçon qui comprend que tout est bouleversé, sans vraiment savoir pourquoi.
Mais quand il fugue pour retrouver son père et accepte de partir sur le porte-bagages d'un personnage de rencontre à la mine un brin patibulaire, je ne suis pas d'accord ! Je m'inquiète de l'exemple donné aux jeunes lecteurs. D'accord, il ne faut pas juger sur la mine, mais les risques pris sont énormes.
Et aucune remarque sur la dangerosité de ce qu'il a fait. Les parents sont ravis de le retrouver, on n'en parle plus, tout est bien qui finit bien.
NON, je ne suis vraiment pas d'accord sur les idées que cela peut mettre en tête d'enfants mécontents de leur vie ! (À tort ou à raison !)
jeudi 29 mars 2018
Le temps des râteaux - Hervé Mestron
La rééducation d'un ado difficile par le dog-sitting ? (ado difficile : pléonasme ?)Un roman à la fois drôle et plein de réflexion sur la vie. Et qui fait réfléchir.
Plaire aux autres, se mêler de la vie de ses enfants / de ses parents ...
Est-on si idiot que ça quand on est ado ? Ou bien Edouard dépasse-t-il la moyenne ?
J'ai bien ri quand Édouard fait la connaissance du chien, puis le ramène à sa maîtresse, et que chaque fois, il en parle comme d'une voiture de location dont on ferait l'état des lieux.
- Alors, pas d’accrochage ? demande-t-elle en faisant le tour de l'animal, vérifiant le bas de caisse, les amortisseurs, la tension artérielle et l'hydratation de la truffe.
Un roman ado / adulte, un brin déjanté, mais pas tant que ça finalement.
Parce que Édouard s'enfonce dans une vie virtuelle, oubliant le lycée et le monde réel, sa mère décide de le soigner. Et elle a bien choisi le médecin, qui sans aucune empathie pour l'adolescent, va abonder dans le sens maternel. Notre jeune homme non seulement se retrouve privé de tout moyen de communication, mais doit se mettre à la marche.
Sa mère le prive de bus scolaire aussi bien que d'ascenseur, et pour comble, le fait embaucher comme dog-sitter d'une chienne très chic. Qui peu à peu le conseille sur la façon de mener sa vie.
jeudi 8 mars 2018
Le Petit Nicolas - La Bande Dessinée originale
Achat impulsif en BD, ça m’arrive rarement ! Je n'en avais pas du tout entendu parler, ce qui me surprend. Découvert dans la librairie en allant faire mes commandes de Noël, un Petit Nicolas, pas d’hésitation ! Et je ne regrette pas. Je me suis régalée.
Je trouve que le format court sied fort bien à ce petit héros !
Chaque planche de 11 cases (plus celle du titre !) est une réussite de drôlerie à mes yeux.
C'est mignon, jamais méchant.
Un peu répétitif certes, beaucoup de disputes avec le voisin M. Blédurt, et toutes les gentilles bêtises de Nicolas retombent systématiquement sur son père.
Ces planches, d’après les explications au début de l'album, datent des débuts de la rencontre entre ces deux auteurs de génie, moins de 30 ans chacun.
On n'y rencontre pas encore les copains habituels, Alceste, Clotaire ... ni le Bouillon.
J'ai beaucoup aimé le côté un peu rétro, certaines histoires pourraient se passer de nos jours, mais d'autres sont tout à fait datées, et j'aime ça.
Sans doute parce que ce Petit Nicolas, il a pratiquement mon âge, je n'avais jamais réalisé ça !
J'ai bien aimé aussi qu'à la fin, on ait 2 histoires en texte, avec en parallèle la planche de BD qui les a inspirées. C'est amusant de voir les modifications, le cheminement d'un à l'autre.
Je trouve que le format court sied fort bien à ce petit héros !
Chaque planche de 11 cases (plus celle du titre !) est une réussite de drôlerie à mes yeux.
C'est mignon, jamais méchant.
Un peu répétitif certes, beaucoup de disputes avec le voisin M. Blédurt, et toutes les gentilles bêtises de Nicolas retombent systématiquement sur son père.
Ces planches, d’après les explications au début de l'album, datent des débuts de la rencontre entre ces deux auteurs de génie, moins de 30 ans chacun.
On n'y rencontre pas encore les copains habituels, Alceste, Clotaire ... ni le Bouillon.
J'ai beaucoup aimé le côté un peu rétro, certaines histoires pourraient se passer de nos jours, mais d'autres sont tout à fait datées, et j'aime ça.
Sans doute parce que ce Petit Nicolas, il a pratiquement mon âge, je n'avais jamais réalisé ça !
J'ai bien aimé aussi qu'à la fin, on ait 2 histoires en texte, avec en parallèle la planche de BD qui les a inspirées. C'est amusant de voir les modifications, le cheminement d'un à l'autre.
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