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jeudi 2 avril 2026

Un gamin à Rome - Chico Buarque

Attirée par le journal d'un auteur presque de ma génération, en Italie, pays de mes parents, et qui arrive du Brésil (comme ma grand-mère).
Je pensais lire la vie et les surprises d'un gamin transplanté soudain dans un autre pays, un autre continent. Ou les souvenirs d'une époque qui pourraient me rappeler un peu les miens.

Rien n'a réussi à m'intéresser dans sa prose. Ni le curé qui lui pelote les fesses en corrigeant ses devoirs, ni sa soeur qu'il regarde par la serrure de la salle de bains, ni ses rêveries sur les filles ou les femmes, ni l'affaire Wilma Montesi, dont je n'avais aucun souvenir. Ni les matches de foot brésiliens ou autres.
Tout au plus de le voir danser une valse avec Alida Valli (sans qu'il sache qui elle est) puis copain avec son fils, qui deviendra acteur aussi.
Il saute d'une anecdote à l'autre, sans véritable suite, sans qu'on ne s'attache à personne.
Par moment, je ne savais plus s'il parlait de ses souvenirs d'enfant ou de l'époque où, octogénaire, il écrit ce texte.

mercredi 26 février 2025

Le bureau des inventions - Paul Beaupère

 
Un roman historico-fantastique très inventif.
Quand je vois un roman de Paul Beaupère, je n'hésite pas, et je ne suis jamais déçue.
On a ici un livre original et très drôle, avec  un langage assez soutenu, des mots et expressions un peu anciens (Paname, les enfants savent-ils que c'est Paris ?). Mais toujours compréhensible avec l'ensemble de la phrase.

Londres 1936, Jane, 13 ans, voudrait bien avoir droit aux matchs de foot comme ses copains, mais une fille ... Pourtant, c'est elle la plus rapide !
Une fois chez elle, elle doit s'occuper de tout, car son inventeur de père, avec qui elle vit seule, est toujours sur le point de parvenir à l'invention géniale, mais pour le moment, on en semble loin.
Quand il est contacté par le BDI, Bureau des Inventions, Anne n'y crois guère. Mais son père est bien entendu enthousiaste, et part sur-le-champ pour Rome.
Rapidement, il semble avoir disparu, et elle se sent traquée. Pas d'autres solutions que partir à son tour pour la ville éternelle. Un voyage très mouvementé, en pleine période des premiers congés payés et de leur euphorie !
Mais ce n'est rien à côté de ce qu'elle va trouver là-bas.
Ce qui a commencé comme un roman historique bascule dans le fantastique, tout en conservant un ancrage dans cette époque agitée et dangereuse.
Car ce bureau des inventions est bien étrange, tenu par le même couple depuis plus de cinq cents ans, nourriture à volonté et arbres au plafond.

lundi 10 juin 2024

L'écrivain pour enfants qui détestait les enfants - Bertrand Santini

Oh la la, mais quel roman ! 
Plus grinçant que drôle, plus drôle que grinçant !! 
On y retrouve le grand Bertrand Santini, l'auteur du Yark, de Miss Pook. Mais aussi celui de Gurty, qui plait tant.
Gontran Pelpoir, partagé entre ce qu'il aime écrire, et ce que les lecteurs aiment lire, est-il un autoportrait 😄 ?

Il y a tant de niveaux de lecture chez cet auteur qu'il est difficile de parler de façon juste de ce roman sans trop en dévoiler.
Humour, aventure, critique des régimes totalitaires, la vie d'écrivain, les secrets de famille, un peu de peur, beaucoup de rires. Et finalement de l'émotion. Tout est humour, tout est sérieux. 
Les plus jeunes le liront au premier degré, et se régaleront de cette aventure improbable, remuante, et inattendue. Les autres y verront des clins d'oeil, de la réflexion, et se régaleront tout autant.

Un début sans trop de surprise : tout est dit dans le titre. Gontran Pelpoir, brillant universitaire, déteste les enfants, tous, en vrac et en détail. Le cauchemar commence lorsqu'il se retrouve, bien contre son gré, devoir écrire un roman pour ces chers petits ; et surtout lorsque, malgré ses efforts, ils adorent !! Presque classique.
Mais ça ne va pas durer.

samedi 25 septembre 2021

Le duel des génies Quand Michel-Ange défie Léonard de Vinci - Sophie Doudet

J'ai beaucoup aimé le thème de ce roman : la rencontre (les rencontres plutôt) de Michel-Ange, jeune homme, avec Léonard de Vinci dans la force de l'âge. 
Comme pour Les lumières du théâtre, il est intéressant de mettre en parallèle les vies de personnages célèbres mais qu'on connait séparément, de voir quelles ont pu être leurs relations (avec une part de fiction puisque ce sont des romans).
Cependant, ce texte me laisse une impression de malaise, et j'ai eu parfois du mal à continuer, sachant que, sauf erreur de ma part, il s'agit d'une collection jeunesse, et que donc je lis avec l'optique de le transmettre aux enfants ou ados.

Malaise d'une part parce que certains passages sont très noirs sur la vision de la vie, la destinée de l'homme, et que ce type de réflexion philosophique ne me parait pas très attirant pour des jeunes lecteurs.
Et aussi parce que cette haine que parait éprouver Michel-Ange à l'égard de son brillant aîné semble uniquement due, d'après ce qu'on nous en montre du moins, à une jalousie intense à l'égard des relations homosexuelles de Léonard de Vinci. Mais ce n'est jamais précisé, tout est seulement évoqué avec délicatesse. Ce qui permet effectivement de mettre le livre entre toutes les mains, mais qui m'a paru du coup assez incohérent si on lit sans chercher derrière les lignes. 
J'aurais préféré qu'au travers de leur relation, on s'intéresse plus à leurs chefs d'œuvres qu'à leurs petits secrets qui laissent une telle impression de noirceur.

vendredi 23 avril 2021

La maison aux miroirs - Cristina Caboni

Joli coup de cœur un brin inattendu pour ce roman que j'ai trouvé plutôt atypique.
J'ai commencé assez lentement, puis accroché vraiment, et à présent, les personnages m'habitent encore, j'ai du mal à passer à autre chose.

Le cadre enchanteur de la côte amalfitaine, des allers-retours entre notre époque et les années 60.
Une vraie belle histoire de famille, avec des secrets incroyables mais cohérents. Et quelques décennies d'Histoire : la guerre froide et le maccarthysme, la Russie, mais aussi Cinecittà, et l'évocation des acteurs, Anna Magnani, Walter Chiari, Silvana Mangano...

Le roman s'ouvre comme un policier : À l'occasion de travaux dans la propriété de son grand-père,  Milena assiste à la découverte d'un squelette enfoui, probablement depuis un bon demi-siècle.
Bien entendu, une enquête est ouverte. Et Milena n'a qu'une idée en tête, protéger son grand-père qui l'a élevée, qu'elle adore, et qui est à présent très fragile.
Elle ne se doute pas que les secrets qui vont se révéler éclaireront une grande partie de l'histoire de sa famille. Et qu'ils prennent racine dans l'Histoire du siècle passé.
Car on va parallèlement suivre Eva dans sa jeunesse, cette grand-mère disparue ou enfuie, dont personne ne parle jamais.

Tout est prenant dans ce roman. 

mardi 13 décembre 2016

Le pays qui te ressemble - Fabrice Colin

Editions Albin Michel 2015
Collection : litt'  - 296 pages
Résumé Babelio

Je suis probablement la seule lectrice qui n'ait pas du tout aimé "Bal de givre à New York", ni l'histoire, ni la chute.
Par contre, je m'étais délectée des deux premiers tomes de la Saga Mendelson (Un peu moins du 3e)
J'ai donc tenté celui-ci.
Avec un avis mitigé.

Nous parler sans cesse de quelque chose qui est arrivé, sans nous dire quoi, m'a pas mal agacée. Ce n'est pas du suspens ça, c'est de la torture !!!
J’ai eu plusieurs fois envie de dire à l'auteur : si tu ne veux pas nous dire ce qui s'est passé avant,  tout en nous le laissant entendre mais sans vraiment le dire, ben tu te le gardes ...
Je sais, c'est pas beau, je sais, si j'avais lu la 4e de couv, je n’aurais pas eu ces interrogations, mais je m'y refuse toujours.
Si l'auteur n'a pas dit certaines choses , c'est qu'il ne voulait pas qu'on les sache au départ, pas qu'on le découvre en lisant le résumé non ?

Bien entendu, on découvre tout ça peu à peu, et on s'en doute assez vite, mais je n’ai pas apprécié pendant un bon moment.

Je reprocherais aussi (l’auteur n'y est probablement pour rien) une couverture très trompeuse.
Non, ce n'est pas un livre drôle, non ce n'est pas de la chick litt'. Même si des passages sont drôles car la famille est un peu spéciale, notamment la grand-mère. Mais c'est quand même une histoire plutôt triste, plutôt intimiste malgré tous leurs voyages souvent assez inattendus.

J'ai trouvé aussi une abondance d'expressions imagées, parfois ça en devient un peu lourd (navrée, je suis nulle sur les noms des figures de style !)

Malgré tous mes reproches j'ai trouvé au fil des pages une ambiance chaleureuse, et j'ai finalement continué ma lecture, avec pas mal de plaisir sur certaines parties. Amusant aussi parfois au milieu de la tristesse.

Et encore une fois un roman ado avec une "bande son", et un groupe musical en fil rouge.
Est-ce le hasard de mes choix de lecture, ou bien pour essayer de plaire aux jeunes faut-il intégrer un élément musical dans chaque roman ?

Extraits :

Nous étions entrés dans un monde où rien n'est jamais simplement joyeux, rien joyeusement simple. Papa prétendait que c'était le monde des adultes, mais je savais bien qu'il racontait des sornettes. C'était le monde de ceux qui n'ont plus peur d'être tristes parce qu'ils ont déjà perdu l'essentiel. J'aurais bien aimé attendre quelques années encore.

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Bruxelles : "Paris en plus sympa, en plus malin, en plus vivant"

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Un ciel vide et bienheureux comme une copie de cancre.

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En général, c'est quand on arrête de chercher qu'on se met à trouver.