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jeudi 4 juin 2026

La librairie des secrets - Virginie Avril

 
Erreur de casting pour moi !! Un bon roman, mais pas le genre que j'apprécie. Dommage !
Mais comment résister à un titre incluant secret, et librairie ? 😄
Une Parisienne qui s'interroge sur sa vie, son  couple et sa famille, en détaillant ce qu'elle fait, même quand ça ne fait pas avancer l'action (montage d'un meuble ...) j'ai du mal à accrocher.
Mais quand le secret qui la mine commence à lui laisser des indices, quelques évènements étonnants, ça devient plus accrocheur.

 Non seulement Charlotte n'a jamais connu son père, mais elle ne se connait aucune famille. Sa mère, qui vient de mourir, a toujours refusé de lui parler de quiconque, ne lui a jamais laissé aucune piste. Difficile d'avancer dans la vie avec ça.
Seule option pour Charlotte : réussir sa propre vie de famille, puisqu'elle ne peut pas compter sur les générations précédentes ; mais c'est sans doute mettre beaucoup de pression sur un couple que de savoir qu'il n'y a aucun droit à l'échec. Surtout quand elle n'arrive à penser qu'à ça.
Le roman devient vraiment intéressant quand il commence à tourner au jeu de piste. Chasse au trésor comme dit son fils.
Des indices lui sont fournis, sans qu'elle ne comprenne d'où ça vient, des découvertes assez sidérantes se profilent.

mardi 7 octobre 2025

Le book club des coeurs solitaires - Lucy Gilmore

 
Gros coup de coeur pour ce roman choral
Alors que titre et couverture laissaient penser à une énième romance pour (avec) bibliothécaires, c'est vraiment bien plus que ça.
Ça parle de livres, oui, mais aussi (surtout) de relations familiales, de filles et de mères, de solitude et d'amitié. D'humour et de tendresse, de larmes et de rires. Et de livres aussi !!

Roman choral, et quand, arrivée à la page 95, je me suis aperçue que nous quittions la narratrice, Sloane, à qui je m'étais déjà bien attachée, j'ai été déçue l'espace d'un instant. Je déteste quitter les personnages avec qui je viens de vivre des moments forts.
Mais très vite, j'ai apprécié la suite de l'histoire, tout aussi prenante, sans quitter personne, même si vue par les yeux de Maisey, puis des autres protagonistes.

Sloane, bibliothécaire dans l'Idaho profond, a un travail qu'elle aime, un riche fiancé chiropracteur qui la choie, elle est bien accueillie dans sa famille, ce qui lui fait un peu oublier la sienne, où il vaut mieux ne pas s'attarder.
Si on ne creuse pas trop, tout semble aller pour le mieux pour elle. Alors, pourquoi s'inquiéter de l'absence d'un lecteur habituel, le plus atrabilaire, le plus odieux. 
Mais Sloane est comme ça, elle va enfreindre toutes les règles, et passer outre à la déontologie pour vérifier ce que devient ce vieux bonhomme râleur et grognon.
Elle ne se doutait pas jusqu'où ça allait l'entraîner.

mercredi 13 novembre 2024

Sweet Home - Nancy Guilbert

Un roman superbe, et une belle découverte de l'Irlande.
Un roman où s'entrecroisent des thèmes forts et émouvants, un roman à plusieurs voix et plusieurs époques.
Pourquoi avoir quitté Londres pour partir sur les routes d'Irlande dans un van pourri ? Birdie en veut à sa mère de devoir tout quitter, sans aucune explication.
Et les voilà en panne, presque au bout du monde, ce n'est pas ça qui va éteindre sa colère. Même la rencontre de Siam, qui s'accommode si bien de sa cécité, ne parvient pas la dérider. Il est vrai que sa mère ne fait aucun effort pour s'expliquer. Heureusement qu'Yzac, le petit frère, prend les choses plus facilement du bon côté.
Et voilà que dans cette vie déjà compliquée, les coïncidences et les réactions bizarres s'accumulent.
Comment savoir, comment comprendre ?
On a les voix de chacun, et même une voix venue d'avant, qu'on comprendra peu à peu.
J'ai une colère et une haine profonde contre les méfaits de ces gens qui prétendent suivre les préceptes d'une religion, et qui sont simplement sadiques. Si l'enfer dont elles parlent existe, on espère qu'elles y sont elles-mêmes.

mardi 12 mars 2024

Dernier bateau pour l'Amérique - Karine Lambert

Encore un roman qui n'en est pas un, avec une très belle écriture qui m'immerge dans l'histoire.
Quand elle narre par exemple le départ pour l'Amérique, d'une seule partie de la famille, départ dont en vérité elle ne sait pas grand chose, on ne lit pas, on EST avec eux. J'émerge du roman toute surprise d'être dans ma cuisine, pas dans une ferme de Dordogne.

Un roman étrange, car il y a, entremêlés, ce roman qu'elle essaie d'écrire sur une mère qu'elle a si peu connue, et l'histoire de l'écriture du roman. 
J'ai regretté que sur la liseuse, les passages du passé au présent soient souvent invisibles. Même pas un saut de ligne,  on enchaîne d'une époque à l'autre et c'est un peu pénible d'essayer de savoir de qui on parle. Mais c'est dû à la numérisation, pas au texte lui-même.

À la mort de sa mère, Karine Lambert, qui n'a jamais reçu aucun amour maternel, ni même l'attention minimale à laquelle un enfant a droit, n'assiste pas à l'enterrement de cette mère avec qui elle avait coupé les ponts depuis bien longtemps.  Déjà grand-mère, on pourrait penser qu'elle a fait le deuil de tout ce qui lui a manqué. Mais un mot d'une cousine tout aussi perdue de vue lui rappelle son manque de famille.

mercredi 20 octobre 2021

À Corps perdu - Muriel Zürcher

Je ne suis pas près d'oublier Sacha. Et Océane, Hector, Lali, Marmot.
Quel roman ! Construit comme un puzzle, chaque chapitre ajoute une pièce, qui nous permet de deviner peu à peu le motif final.

Difficile donc d'en parler, au risque de trop en dévoiler. 
En outre, aucun de mes mots, aucun résumé, ne pourrait parler suffisamment bien de la beauté de ce roman, de son intérêt, de sa profondeur, de son émotion.

D'entrée, on fait la connaissance de Sacha en prison, en attente de son procès, mais prêt à se faire démolir par ses "compagnons" de cellule, Sacha qui plaide coupable d'un crime grave voire horrible (et très ancré dans l'actualité). Sacha qui se barricade derrière les conseils reçus de son père, pour devenir plus dur, plus fort, plus inaccessible aux  émotions. Sacha qu'on va deviner peu à peu avec un cœur gros comme ça, gamin massacré par la vie mais qu'on a tellement envie d'aimer.

On rencontre aussi Océane, 135 kg d'envie de vivre et de danser. Qui nous fera voir peu à peu que la maltraitance verbale d'une mère peut être aussi grave que celle physique d'un père. 

mercredi 13 octobre 2021

Les durs à cuire - Charlye Ménétrier McGrath

 
Un joli feel good, mais aussi un livre qui fait réfléchir sur les relations familiales, l'éducation, ce qu'on transmet à nos enfants et ce qu'on supporte de nos parents. De plus en plus prenant à mesure qu'on avance dans l'histoire, et qu'on découvre en même temps ce que chacun a vécu précédemment.

Le roman se déroule en quelques jours, mais les souvenirs de chacun nous renvoient à des temps plus anciens.

Quand Sixtine/Sixteen apprend que ses parents vont arriver chez elle, quasiment en même temps, et pour plusieurs jours, elle sent que sa vie bien rangée va voler en éclats.
Car suite à leur divorce, ils l'ont pratiquement abandonnée chez ses grands-parents, et les seuls souvenirs qu'elle a ne sont pas très bons, des parents atypiques, dont elle avait souvent honte.
Elle est bien décidée à tout faire pour que leur séjour soit le plus court possible. 
Mais ses filles découvrent des grands-parents bien plus intéressants que ce qu'on leur avait laissé entendre, et ne sont pas prêtes à les laisser partir.

Comme les filles, nous voyons arriver ces deux ex-stars punk avec plein d'a priori, car c'est à travers les yeux de Sixtine que nous les abordons d'abord. 
Mais bien vite, ils vont devenir une réalité, assez différente de ce qu'on pouvait en penser.

dimanche 29 août 2021

Echange : Loft londonien contre cottage bucolique - Beth O'Leary

 
Joli plaisir de lecture que ce roman plutôt original.
Original parce qu'il est à la fois un roman drôle, léger, on sourit beaucoup. Mais en même temps, en filigrane court tout le long la difficulté à faire son deuil. 
Depuis que Leena a perdu sa soeur, elle ne parvient pas à surmonter sa douleur, ni à se réconcilier avec sa mère, avec qui elle n'était pas d'accord sur les traitements utiles.
Tout la ramène à sa soeur, à cette perte qu'elle n'arrive pas à accepter
Cependant, le roman est plus souvent drôle que triste.

Original aussi, quoique assez improbable, par l'idée qu'une dame de près de quatre-vingts ans peut recommencer une partie de sa vie qu'elle n'avait pas pu accomplir.

Après un début un peu hésitant, parce que les histoires de boulot, de jeunes cadres (pas assez) dynamiques, ce n'est pas trop ma tasse de thé, très vite j'ai beaucoup aimé cette histoire un brin loufoque.

Leena a toutes les raisons d'avoir craqué au travail, entre la mort de sa soeur et la pression qu'elle se met. Mais quand on lui octroie un long congé, qu'elle prend comme une mise à l'écart, ce qu'il risque bien d'être, elle déprime encore plus. Que faire pendant ce temps quand on n'a envie de rien ?

mercredi 21 avril 2021

La lumière était si parfaite - Carène Ponte

 
Un roman de Carène Ponte, ça se lit toujours sans le lâcher, ça se dévore jusqu'au bout sans faire de pause !
Cependant, alors que j'avais eu un énorme coup de cœur pour Gros sur le coeur, et beaucoup de plaisir avec les suivants, celui-ci ne sera pas dans mes préférés, même si ce sont plutôt des détails que je reproche, et si je l'ai, comme je disais, dévoré.

Sans doute parce que Megg, tout comme sa copine Romy m'ont parues assez horripilantes.
Après tout, des personnages qu'on n'aime guère ne font pas des romans qu'on n'aime guère ! Mais j'en ai retenu cet agacement !
D'entrée, j'avoue que cette mode de passer pour une victime parce qu'une femme au foyer, ça n'a pas une minute libre, j'ai du mal !! Chacun son choix de vie, mais il faut se décider  !! Être inconsolable parce qu'on a perdu ses parents, c'est très triste, mais ça nous arrive hélas à chacun. Et oui, je trouve normal qu'une institutrice n'apprécie pas qu'on arrive en retard, surtout si ça fait plusieurs fois dans la semaine "dix petites minutes". Soit 25 élèves par classe. Si chaque parent n'arrive en retard qu'une fois par mois, ça veut dire que l'instit est coincé chaque soir ! Elle a le droit d'avoir une vie elle aussi, des enfants à récupérer, des copies à corriger, un rendez-vous chez le dentiste !
Que Megg soit choquée d'apprendre que sa mère avait un secret, ok, mais qu'elle se demande constamment pourquoi elle ne lui en avait pas parlé ???  Est-ce qu'on peut confier à sa propre fille une chose pareille ?

mardi 3 septembre 2019

des astres - Séverine Vidal

 Quel roman, mais quel roman !!!
Encore un superbe texte de Séverine Vidal.
Je ne sais comment lui rendre hommage sans trop en dire.
Je n'ai rien vu venir, je ne voudrais pas dévoiler l'incroyable, l'inacceptable aux autres lecteurs.
En plein dans l'actualité, et pourtant totalement inattendu pour moi.

Deux histoires de relations mère-fille tout d'abord, dont on se doute qu'elles vont se rejoindre.
Des personnages intéressants, sans pour autant que le début ne m'ait paru exceptionnel. Un peu de mal avec les différentes époques et sujets...
Et puis soudain ... j'ai compris vers où on allait.
J'aurais pu le voir plus tôt sans doute, ou pas ? Plutôt comme la mère biologique, ou comme la maman ?
Peut-être je lis trop vite ?
Et j'ai été scotchée jusqu'à la fin. Je l’ai d’ailleurs lu en moins d'une journée et terminé quasiment en apnée, tant il me paraissait impossible d’abandonner Romane sans savoir.

Ça n'arrive pas qu'aux autres, ça n'arrive pas que dans les milieux "défavorisés"...

vendredi 3 novembre 2017

L'aube sera grandiose - Anne-Laure Bondoux

Superbe. Un très beau roman que je quitte à regrets.
Je ne suis jamais déçue par Anne-Laure Bondoux.
Des Larmes de l'Assassin à Pépites (mon préféré), du Temps des miracles (superbe aussi) à Et Je danse, aussi, (avec J.C. Mourlevat) et même de chouettes petits textes dans J'Aime Lire, je me régale  chaque fois.

Pas de déception ici, un beau roman qui en plus, nous fait balader dans la France des années 70 et 80, avec en fond de l’histoire de Titania les événements et l'ambiance de l'époque. (Ah, le catalogue - sous-entendu Manufrance - celui qui trônait partout !)

Curieusement, malgré ces nombreux rappels, je me suis crue souvent en Amérique au fil de la lecture. Cette mère qui erre d'un endroit à l'autre avec ses enfants (comme un petit souvenir de Nulle part sur la terre ?) la cabane perdue au bord d'un lac.
Je ne saurais dire pourquoi, mais à plusieurs reprises, j'ai dû "revenir" en France. Et pourtant, elle est si bien évoquée, le charisme des meneurs de gauche au lycée, les élections etc.

Cependant, ça me confirme ce que j'ai pensé du prix Vendredi.

jeudi 5 octobre 2017

Mercedes cabossée - Hubert Ben Kemoun

J'ai lu plus d'une vingtaine de romans, de Hubert Ben Kemoun, (souvent des premières lectures, j'évite les thèmes trop durs !!) et voici mon 2e Petite Poche, après le merveilleux "Joyeuses Pâques et bon Noël !".

Encore un thème plutôt sombre, fort bien traité, au plus près de la réalité.
Mercedes a dix ans, et depuis six ans, elle ne dit plus un mot, sauf à sa mère.
Mère battue, mais qui est persuadée - comme souvent hélas en pareil cas - que ça va forcément s'améliorer bientôt (ou du moins, elle veut s'en persuader) et que c'est sa faute si son mari, épuisé par son travail, n’est pas content.
Elle essaie de le cacher à tous, y compris à sa fille, qui depuis longtemps n'est pas dupe.
Et qui courageusement, va prendre les choses en main.
D'une façon un peu spéciale, pas forcément à conseiller, mais qui a le mérite d'être efficace.

Surtout parce que l'auteur a su déplacer les clichés, et présenter un homme "normal" avec un travail, dans la publicité, un homme qui semble de l'extérieur avoir une vie normale.

jeudi 30 mars 2017

Des crêpes à l'eau - Sandrine Beau

Illustré par Sandrine Kao
Grasset Jeunesse 2011 - Collection Lampe de poche ; 44 pages
Résumé Babelio

Ce très court roman me laisse perplexe.
Une belle "Première lecture", un texte facile, des courts chapitres (une à deux pages) des titres en couleur et des illustrations.
Pour un sujet très intéressant, et relativement peu traité pour les plus jeunes : une fillette et sa maman, en difficultés financières. Beaucoup d'amour entre elles, mais la situation empire.
La narratrice souffre de cette situation,  notamment à l'école où elle doit faire avec ses pauvres vêtements etc, mais essaie de n'en parler à personne.
Jusqu'à ce qu'elle n'en puisse plus, et là, grâce à sa meilleure amie, la situation va enfin se débloquer, laissant espérer une fin heureuse.
Un très chouette petit bouquin donc, positif et de bon conseil.
Alors, pourquoi ma réticence ?

dimanche 26 février 2017

Ne t'inquiète pas pour moi - Alice Kuipers

Traduit de l'anglais par Valérie Le Plouhinec
Titre original : Life on the refrigerator door
Editeur : Albin Michel Jeunesse 2008 - 242 pages
Résumé Babelio

J'ai voulu lire ce roman parce que j'avais vu que des bibliothécaires le conseillaient souvent à des personnes disant ne pas aimer lire, et ça m'intriguait.

J'ai compris rapidement le pourquoi, mais pas l'intérêt !
Il s'agit de communications entre une mère et sa fille par post-it. Donc en effet, pas vraiment un roman à mon avis, mais une suite de mots, parfois liste de courses. Bien que au fil des pages, le texte gagne en intensité, j'ai vraiment été gênée par la forme.
D'autant plus que on n'a pas du tout le dialogue réel quand mère et fille arrivent enfin  à se parler "en vrai", on continue à n’avoir que les post-it.
On rate donc toute une partie de la communication.

Je n'ai pas vu du tout l'intérêt d'arriver à faire lire des non-lecteurs par ce biais, puisqu'en fait, il ne s'agit que du genre de texte qu'ils lisent habituellement : petits mots style texto, même si ici l'orthographe et le vocabulaire sont corrects.