Affichage des articles dont le libellé est Immigration. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Immigration. Afficher tous les articles

jeudi 5 mars 2026

Le domaine de Berrima - AnneMarie Brear (Saga de l'Horizon - tome 2)

Ce tome commence une petite année après la fin du précédent.
Ellen s'est installé à Berrima, dans un logement de fortune, en attendant que soit construite leur superbe maison. Elle n'a pas pu s'habituer à la ville et aux obligations mondaines, elle est heureuse à Berrima, bien entourée de ses enfants, et de ses proches : sa soeur Riona, et son amie Moïra.
Mais un visiteur indésirable, venu du vieux continent, va semer la perturbation dans cette vie.

Ellen, quelles que soient les circonstances, et malgré son changement radical de vie, s'avère toujours aussi  forte et courageuse. Parfois même très intransigeante. Mais c'est pour ses enfants qu'elle agit toujours.
Même riche, la vie n'est pas un long fleuve tranquille ! 

Et ce n'est pas Eddie Patterson, le bandit, qui crée le plus d'ennuis ! Il est peut-être le personnage le plus attachant du roman ! Même s'il ne fait qu'apparaitre pour disparaître le plus vite possible !!

samedi 8 février 2025

Les dames de Boston - Eileen Lottman

 Ah... Les Bostoniennes !!
Dans tous les romans où il en est question, on les présente comme une caste à part, les Brahmanes, grandes dames de Boston, descendante des familles des premiers colons. Descendantes des Puritains, rigides et extrêmement "à cheval" sur l'étiquette.
J'aime beaucoup Boston, ce roman ne pouvait que m'attirer. Je le lis (et le relis) avec un très grand plaisir.
Même si habituellement j'ai un peu de mal avec les sagas qui parcourent plusieurs générations, je n'aime pas quitter les personnages auxquels je me suis attachée, pour me retrouver de nombreuses années plus tard. 
Mais j'ai trouvé ce roman très attachant. Et c'est un peu différent, puisque on suivra parallèlement différentes générations, et les époques s'éclairent l'une l'autre.
En tête de chaque chapitre (il y en a 29) est précisé la date, et le prénom.
On s'attachera essentiellement (dans l'ordre d'apparition dans le roman !) à 
Kate, née au début du 20e siècle. 
Emily, arrivée avec les premiers immigrants de Liverpool à Boston en 1688. 
Sarah, la fille d'Emily, née en 1702.
Une autre Emily, la fille de Kate, née en 1950 (presque ma conscrite !!!)
Grace, arrière-petite-fille du "Patriote de Boston", née à la moitié du 19e siècle.

samedi 7 septembre 2024

La tête dans le guidon - Pascal Ruter

 
Un roman superbe sur la confiance en soi, les relations familiales, et aussi sur l'immigration clandestine. Le tout dans un texte chaleureux, plein de suspense, d'amitié et d'espoir.
Bref, du Pascal Ruter !!

Un grand-père qui habite au pied du Mont Ventoux, que Lino n'a vu qu'une fois, il y a si longtemps. Des secrets de famille qui vont émerger peu à peu. Et une difficulté (héréditaire ?) à faire du vélo.
Quand ses parents se "débarrassent "de lui pour les vacances, en le déposant chez un aïeul avec qui ils sont manifestement fâchés depuis longtemps, il ne sais pas du tout à quoi s'attendre. 
Mis à part que ça ne peut guère être pire que dans sa vie habituelle, où il est toujours moqué et mal à l'aise.
Mais cet été-là sera sans doute le meilleur de sa vie, et pas seulement parce qu'il apprendra, enfin, à faire du vélo (et à grimper le Ventoux, le Géant de Provence ?)
Découvrir ce que cache la famille, mais aussi découvrir l'amitié. Et la vie de ceux qui sont là, appréciés de tous, mais qui ne devraient pas y être.

J'ai tout apprécié de ce roman, qui se lit très facilement, que les enfants aimeront pour son côté aventure et amitié, et qui leur fera en douceur découvrir bien des choses.

vendredi 6 septembre 2024

Avec l'espoir pour horizon - AnneMarie Brear

 De la littérature d'évasion comme je l'aime ! Une héroïne forte et volontaire, mais tellement sympathique. Une vie difficile et de la noirceur, mais des rencontres positives. Un voyage vers un monde nouveau à découvrir. Un bien beau voyage pour nous aussi.
J'avoue que la fin m'a un peu déçue (j'étais certaine d'avoir tout deviné depuis le début, et je me suis trompée !!), y aura-t-il une suite ?
PS : Ah oui, c'est le début d'une saga, donc pas de déception mais l'attente de la suite !!

Encore une fois, ma lecture m'emmène d'Irlande vers l'Australie, pour fuir la Grande Famine de la pomme de terre. Mais Ellen n'est pas une toute jeune fille fuyant un avenir qu'elle ne peut choisir.
Elle a eu quatre enfants, et déjà beaucoup trop de malheurs. Malgré son courage, et sa volonté de tout faire pour que ses enfants aient une meilleure vie, il lui reste peu de solutions pour survivre. 
Quand elle arrive, à force d'insistance, à décrocher la possibilité d'émigrer, en Australie, terre de forçats, qu'on atteint après un voyage très dangereux dont beaucoup ne reviennent pas. Terre protestante aussi, ou les Catholiques irlandais ne sont que rarement bienvenus.
De façon assez inattendue, elle va croiser quelques personnes très bienveillantes, qui vont beaucoup l'aider. Et comme j'aime la romance (quand elle est dynamique, pas gnangnan !!) et les belles histoires, j'ai adoré !

lundi 31 mai 2021

Ranee Tara Sonia Chantal Anna - Mitali Perkins

J'aime beaucoup l'écriture de Mitali Perkins, qui parle avec légèreté de sujets graves. C'est toujours un régal de suivre les vies de ses personnages, dans leur pays ou après avoir émigré.
Cependant, j'ai bien aimé celui-ci, mais je l'ai découvert avec un peu moins d'enthousiasme pour plusieurs raisons :
J'ai toujours un peu de mal avec les romans/sagas qui passent d'une génération à l'autre, j'ai l'impression de manquer trop de moments de leurs vies, et de ce fait de m'attacher moins aux personnages, puisqu'on ne les suit pas tout à fait.
J'ai trouvé les grands-mères passablement insupportables, voire antipathiques, à s'opposer sans cesse entre elles, et surtout à opposer les filles, ce qui est assez déstabilisant.
Je suis toujours étonnée voire choquée que des gens émigrent puis se refusent à adopter les habitudes de leur nouveau pays, qu'ils ont choisi pour les accueillir. (Je précise juste pour éviter des malentendus que je suis fille d'émigrés, même si c'est plus facile quand on reste en Europe).
Il y a un arbre généalogique au début, ce que j'ai apprécié, même si la famille est assez simple.
Mais il y a tant de surnoms pour chacun que j'ai eu un peu de mal à suivre ; je reconnais que je ne suis pas très attentive en ce moment.

Malgré ces détails, c'est un roman très intéressant, qui nous fait suivre de l'intérieur les difficultés de l'exil, les différences de perception d'une génération à l'autre, d'un caractère à l'autre aussi. 

mardi 30 mars 2021

Demandez-leur la lune - Isabelle Pandazopoulos

Un roman d'Isabelle Pandazopoulos, ce n'est jamais juste un roman, c'est un coup au coeur, un coup de coeur, un coup de poing, un texte qui vous prend au cœur et aux tripes.
Et en même temps, c'est doux, tendre, ça réchauffe et on ne voudrait plus le quitter, quitter ces gens avec qui on a fait un tout petit bout de chemin si important.
Je l'ai déjà dit pour ma lecture précédente, je n'arrive pas à comprendre qu'on parle tant de certains auteurs, et si peu d'elle.

C'est l'histoire d'un concours d'éloquence, c'est surtout l'histoire de quatre jeunes gens que la vie n'a pas épargnés, qui se retrouvent à contrecœur en lycée professionnel. Et l'histoire d'une prof exceptionnelle qui va leur redonner les mots qui leur manquent, les mots qu'ils ont enfouis jusque là, par ce que moins on en dit, moins on prend de risques de se dévoiler, et de souffrir encore plus.
C'est une histoire merveilleuse d'une amitié inattendue. C'est aussi l'histoire de parents débordés, qui font souvent le mal en voulant faire le bien.
Lilou, Samantha, Bastien et Farouk. Rien ne les destinait à se rencontrer. On va les découvrir ensemble, mais aussi chacun à tour de rôle. Chacun pense que sa vie est bien plus difficile que celle des autres. Et peu à peu, ils vont réaliser qu'il n'y a pas que pour eux que la vie n'est pas rose. 
Plusieurs thèmes graves sont ainsi abordés ici, mais l'essentiel reste le pouvoir des mots, la libération que va leur apporter cette jeune enseignante, si décriée. Et dont on aimerait en savoir plus.

samedi 11 juillet 2020

Ceux qui traversent la mer reviennent toujours à pied - Marine Veith

Un court roman Exprim', j'allais écrire très original, mais en fait, c'est bien la marque de la collection, ils sont tous extrêmement différents et originaux. Seul point commun, l'âge cible (tout le monde !! mais plutôt ado, et jeunes adultes, et adultes toujours jeunes) et la taille. Hauteur du moins, et c'est bien agréable pour le rangement, plus facile et plus esthétique (Les autres collections que j'ai la chance de recevoir ont des hauteurs sans cesse différentes, je ne comprends pas trop pourquoi).
Mais la longueur n'est pas formatée, ce qui donne une liberté d'écriture appréciable.

Julien n'a pas encore l'âge d’avoir le permis. Il est seul dans la vie, livré à lui-même depuis longtemps par une mère alcoolique, et vraiment seul depuis qu'elle est morte, sans projet et sans avenir, expulsé de leur logement social, sans autre aide que  : revenez à 25 ans, on a des solutions à proposer à cet âge-là.
Il part en stop sans destination fixe, et après une longue attente s'arrête un "Range Rover qui menaçait de tomber en pièces". À son grand étonnement, le chauffeur lui passe le volant sur l'autoroute, puis : "On roulait depuis dix minutes quand il m'a dit :
- Au fait, je m'appelle Bardu et j'ai vingt kilos de résine de cannabis cachés dans le plancher. Si les flics nous arrêtent, je dirai que cette voiture et son chargement sont à toi."
Mais les flics ne les arrêtent pas, Bardu est surprenant mais prudent.
Et 7 ans plus tard, ces deux-là sont toujours ensemble, se tenant quasiment lieu du père et du fils dont ils ont dû se passer.

Ça aurait presque pu aller jusqu'à la retraite ! (du moins celle de Bardu).

vendredi 24 janvier 2020

L'héritage de Cassandra - Anna Jacobs

Une série vraiment très attachante. D'ailleurs, je poste cette chronique avec retard car avant de lire ce tome 3, j'ai voulu revoir un peu les précédents pour me remettre les noms en mémoire. Mais c'est tellement prenant qu'au lieu de survoler, j'ai tout relu (en détail et avec plaisir !)
Et le dernier est tout aussi plaisant.

Malgré le titre, ce roman est plus centré sur les jumelles que sur Cassandra, même si on continue à suivre la vie de chacune.
Encore beaucoup d'aventures et d’inattendu. Il m'a semblé parfois un peu moins vraisemblable, et un peu plus romanesque, mais je l'ai encore dévoré.
Aucune lassitude, même en le lisant à la suite des deux autres, chaque volume est très différent. De nouveaux personnages, de nouvelles situations.

Ici, nous avons d'abord la femme de Conn qui arrive et qui va énormément perturber la vie de tous.
Des naissances et des décès, de nouveaux voyages.
Les soeurs sont déchirées par l’éloignement, difficile de supporter la séparation, mais tout aussi  difficile de ne pas choisir l'endroit où vivre. Le drame des familles éparpillées, en un temps où le moindre courrier mettait des mois pour traverser les océans.

lundi 9 septembre 2019

Le dernier gardien d'Ellis Island - Gaëlle Josse

Un récit poignant et bien écrit.
Un sujet intéressant, un beau texte, mais bien trop noir pour moi. (J'absorbe tout comme une éponge, donc, je n’aime pas lire si triste, mon humeur extérieure s'en ressent trop).

Ellis Island, l'île où devait passer tous les immigrants, en attente d'être acceptés ou refusés sur le sol américain, depuis plus d'un demi-siècle.
John Mitchell, gardien et directeur, s'apprête à la quitter, le centre d'accueil ferme, il ne reste plus que lui ou presque pour le moment.
En neuf jours il va se remémorer, sous forme de journal intime, à la fois les moments importants de sa vie ici, et  tous les anonymes ou presque qui sont passés là, qui ont souffert, espéré, attendu dans des conditions pas vraiment de rêve.

Le sujet m'a passionnée, et je m’interroge sur les sources de documentation de l'autrice.
L'écriture est agréable et le thème m'intéressait vraiment, je l'ai donc lu rapidement.
Mais j'ai trouvé certains événements tellement odieux que j'ai eu du mal à m'attacher au personnage principal, et j'ai ressenti une noirceur du début à la fin, une tristesse sans issue.

Extraits :

mercredi 24 juillet 2019

Le temps de l'amour - Colleen McCullough

Encore un bon page-turner sur un thème que je retrouve pas mal dans mes lectures en ce moment : Le départ, plus ou moins forcé,  d'une jeune femme du Royaume-Uni vers les lointains pays du Commonwealth.

Ici, Elizabeth, Écossaise, est quasiment vendue en mariage à un cousin installé en Australie.
Qui s'avérera, bien qu'on s'attende à l'inverse, plutôt intéressant. (Sauf bizarrement à une certaine période intermédiaire de sa vie !). Hélas, Élizabeth, dont la vie jusqu'à ses 16 ans a été régie par un père et un prêtre rigides et odieux au-delà de ce qu'on peut imaginer, aura bien du mal à s'adapter.

J'aime ces romans parce qu'au-delà d'une histoire romanesque qui donne une lecture agréable et prenante, on découvre énormément sur ces pays et ces époques.
J'apprends toujours des tas de choses !
Ici, en plus de découvrir la vie quotidienne en Australie, on aborde beaucoup de sujets, handicap, religion qui gâche la vie, émancipation, industrie, maison close (ou pas), voyages, relations avec l'Europe ... Et même l'acupuncture, sans en dire le nom !!
Il y a étonnamment des passages très techniques, concernant l'industrie et les mines. Intéressants quoique souvent un peu ardus. Mais ce n'est pas très gênant, on peut les lire rapidement sans perdre le fil de l’histoire.

jeudi 21 mars 2019

Cassandra et ses soeurs - Anna Jacobs

Aussi addictif que le premier tome, je l'ai dévoré en quelques jours.
Je pensais intercaler une autre lecture avant de m'y mettre, mais une fois refermé Le destin de Cassandra, je n'ai pas pu me résoudre à abandonner un instant ces quatre soeurs en Australie.
Comme je le disais dans le précédent, j'ai apprécié qu'il n'y ai pas de temps mort entre les deux volumes.
C'est même un peu surprenant, le début du livre reprend de façon différente la fin du précédent, pour que le nouveau lecteur (ou celui qui a oublié) comprenne les événements. Je n'avais jamais vu cela, mais c'est efficace, ça remet en mémoire de façon condensée ce qui s'est passé précédemment.

Aucune lassitude car ce volume est vraiment différent du précédent, tout en étant aussi passionnant.

En effet, nous allons suivre parallèlement :
- Les quatre soeurs dans cette étonnante colonie australienne, qui mêle une vie rude dans un monde sans aucune commodité, des gens qui continuent cependant à garder certaines traditions totalement incongrues sous ce climat, mais aussi des gens accueillants et ouverts.
- La vie à Outham depuis qu'elles en sont parties, y compris la nouvelle gouvernante
- Le périple de Zachary, jeune employé chargé par le notaire de venir les retrouver dans cette lointaine Australie.

lundi 18 mars 2019

Le destin de Cassandra - Anna Jacobs

Quel page-turner, je l'ai lu en un jour et demi tant je n'ai pas pu le lâcher.
Gros coup de coeur pour ces quatre soeurs.
Comme un clin d'oeil entre mes lectures, me revoilà, après Le bruissement du papier et des désirs, au milieu du 19e siècle, et si ce roman-ci ne nous mène jamais sur le continent américain, la guerre de Sécession y joue un rôle important.
Et nous revoilà en Australie sur les pas des immigrants, et des déportés depuis le Royaume-Uni, comme dans Les rives de la terre lointaine, aussi édité par Archipoche, et qui m'avait aussi passionnée.
Mais un roman tout à fait original et captivant.
La première moitié du livre se déroule en Angleterre, dans le Lancashire durement touché par la crise du Coton dans les années 1860. La guerre en Amérique bloquant les livraisons, les filatures ferment et le chômage fait des ravages.
Edwin Blake élève seul ses quatre filles, mais si la nourriture manque souvent, il sait leur ouvrir l'esprit, et les rendre indépendantes, à une époque où c'est plutôt mal vu pour des filles.
4 soeurs inséparables, mais c'est surtout au destin de Cassandra, l'aînée, que nos allons nous attacher particulièrement.
On va croiser des caractères forts, des méchants vraiment méchants, des façons bien différentes de réagir aux difficultés de l'existence, des religions pas toujours bien comprises.

mardi 23 octobre 2018

Mon chien, Dieu et les Pokétrucs - Myren Duval

Un très chouette petit roman. Rien dans la couverture ni le titre ne laissait présager un tel sujet d’actualité traité en peu de pages de façon fort intéressante.

Pauline vit en France dans une famille simple et "normale", elle a un chien, une chambre à elle (plutôt en désordre) et une passion pour les Pokétrucs.
Enfin, la chambre pour elle toute seule, c'était avant que ses parents décident d'héberger provisoirement des réfugiés syriens.
Pauline ne voit pas trop pourquoi elle devrait partager SA chambre, à cause d'une guerre dont elle n'est aucunement responsable.
Surtout que son père, pour faire de la place, a mélangé ses Pokétrucs dragons et ses Pokétrucs insectes ... n'importe quoi !
En 24 très courts chapitres (une à trois pages) on va suivre les relations entre les fillettes, mais aussi les réflexions (intelligentes) de Pauline sur la situation.

C'est très simple, mais vraiment très bien vu. Une bonne façon d'aborder le sujet avec les plus jeunes.
Depuis la réflexion de la voisine raciste (et non rassis comme le pain !!) jusqu'à l'évolution de l'avis de Pauline sur cette présence dans sa famille.

lundi 25 juin 2018

Un anniversaire camion - Jo Hoestlandt

Un bon petit roman comme on les aime chez Petite Poche. Vu l’autrice, ce n'est pas étonnant, on est rarement déçu en lisant Jo Hoestlandt.

Stéphanie a une grand-mère chauffeur routier. D'entrée, le ton est donné, ce n'est pas une histoire banale.
Elle adore sa grand-mère, et adore son camion.
À l'approche de son dixième anniversaire, elle espère une belle surprise. Et en effet, sa grand-mère  l’emmène avec elle en Angleterre à cette occasion. Un voyage toutes les deux, dormir dans le camion, Stéphanie est ravie. Mais un brin déçue tout de même, car sa cousine a eu le même anniversaire, le lui a raconté en détails. Qu'aura-t-elle de nouveau à raconter au retour ?

Mais finalement, même si la grand-mère a fait en sorte d'éviter les jalousies en proposant les mêmes choses, l'inattendu est au rendez-vous.
Stéphanie y perdra une bonne partie de son gâteau d’anniversaire, mais elle y gagnera une belle expérience de la vie qui va la faire grandir.

Une belle histoire très facile à lire et très émouvante. À proposer à tout lecteur.

mardi 2 mai 2017

Anouche ou la fin de l'errance. De l'Arménie à la vallée du Rhône. - Valentine Goby ; Philippe de Kemmeter

Editions Autrement Jeunesse 2010
Collection : Français d'ailleurs
20 x 26 cm ; 79 pages
Résumé babelio

Je suis assez mitigée sur ce livre. Le premier que je découvre de cette collection.

D'abord, mes raisons de le lire :
J'ai presque toujours vécu dans des villes avec une grande communauté arménienne.
Gardanne d'abord, pendant vingt ans. (A Gardanne, arrivée dans les années 1920 d'environ 900 arméniens, pour une population de 6000 habitants)
Puis Valence et alentours (Valence compte la plus grosse colonie arménienne en valeur relative : 6 % de la population)
Sans avoir cependant d'ami proche ou de famille qui en fasse partie (mais j'ai dû parfois gérer parmi mes élèves des conflits entre Turcs et Arméniens, le génocide n'est pas oublié des jeunes générations).
Dès que j'ai vu cet ouvrage dans la bibliothèque, je l’ai emprunté sans hésiter, d’autant plus qu'il était classé en roman enfants.

samedi 22 avril 2017

Boston Girl - Anita Diamant

Titre original : The Boston Girl
Traduit de l'américain par Sarah Dali
Edition Hugo Roman 2016 ; 353 pages
Résumé Babelio

Gros coup de coeur pour ce roman.
Et pas seulement parce qu'il se passe à Boston, et que bien que ce soit dans les années 20, j'y ai retrouvé des lieux, et l'esprit du coin.
Une superbe figure de femme, dans un récit modeste et passionnant.
Addie est née en 1900, aux USA, alors que le reste de sa famille arrive de Pologne.
Une famille pas vraiment drôle, avec une mère aigrie qui n'a pas supporté l'exil et s'emploie à gâcher la vie de tous. Une famille pauvre, aux conditions de vie difficiles.
Mais Addie, malgré nombre de déboires, va faire son chemin, s'en sortir et vivre finalement une belle vie.
Une héroïne attachante et féministe dans le meilleur sens du terme, qui arrive à s'émanciper malgré des conditions difficiles.

Un roman avec des moments tristes et d'autres drôles.
J'ai aimé qu'on connaisse en quelque sorte la fin, puisque l'histoire commence en 1985, et Addie se raconte à sa petite-fille, qui veut comprendre comment elle est devenue la femme qu’elle est, et probablement la grand-mère qu'elle aime.
Du coup, au lieu de lire comme parfois très rapidement pour savoir ce qui aller lui arriver, j'ai dégusté chaque page, chaque mot de cette histoire. De 1915 à 1931, comment se sortir d'une famille juive et pauvre, immigrée, comment réussir sa vie.

jeudi 14 juillet 2016

Du bonheur à l'envers - Pascal Ruter

Éditeur : Didier Jeunesse - 2013 ; 296 pages

Une famille de dingues absolus, un gamin parfois très naïf et qui parfois philosophe et raisonne, réfléchit beaucoup pour ses 10 ans. Son meilleur copain dont la mère s'est barrée,  et qui tombe gravement malade, la fille d'à côté, dans une famille encore pire (mais en sens inverse) et qui ne parvient pas à faire le deuil de sa jeune soeur récemment disparue....
Mais, mais, l'écriture de Pascal Ruter, par dessus tout ça, et, malgré les apparences, ça donne un livre extraordinaire.

Même si je n'aime pas la boxe et ce qui tourne autour (quoique ici, il s'agisse plus de défoulement que de boxe réellement)
Même si par moment, je me suis sentie mal à l'aise par rapport à la mère tout de même, parce qu'à sa place j'aurais supporté encore moins longtemps les incartades des hommes de la famille, et parce qu'en tant que mère, je ressentais son angoisse et son inquiétude.

Malgré cela, un gros coup de coeur pour ce roman. Comme pour ma précédente lecture avec Victor "Le coeur en braille".
Décidément, Pascal Ruter est un auteur que j'apprécie.
Une lecture qui fait du bien, après le Marion Brunet, que j'ai apprécié mais un peu dur pour le moral.

Victor et sa fausse naïveté, son oncle qui semble inconscient et irresponsable, et qui finalement oeuvre au bonheur de chacun, et même les "petits rôles" Mlle Bonjour, une institutrice rêvée, le professeur de piano, si positif, vont me manquer. Et quel final ! J'en avais les larmes aux yeux.

Il est classé en roman ado, mais il me semble qu'on peut le lire assez jeune, c'est à la limite du roman enfant, à mon avis. D'ailleurs, dans cet opus, Victor est en CM2.

Ma note : 5/5


Extraits :


la semaine, Étoile résidait dans un foyer où vivent les gens comme elle qui ne répondent pas bien aux critères de la société,


à mon avis on se sent plus à sa place dans le présent quand on a des renseignements sur le passé.


Après la classe, Mlle Bonjour nous a tous alignés en rang d'oignons pour examiner la tenue de nos costumes. On avait tous fait des efforts de présentation exceptionnels. Les oiseau avaient trouvé de nouvelles plumes ; Poséidon, le dieu de l'océan, avait décidé de jouer en combinaison de plongée, avec un masque et des palmes ; Prométhée, le voleur de feu, tenait une grande fourchette de barbecue avec une fausse saucisse piquée au bout. On n'a pas rigolé, à cause du respect qu'on doit aux artistes et aux dieux grecs, mais quand même.
Quant à moi, j'avais pulvérisé de la laque à cheveux sur mes branches épineuses, on aurait dit que j'étais couvert de petits diamants. Léo se contentait de son drap, car la pure simplicité suffit aux grands artistes.


- Alors voilà, tiens-toi bien et retiens cette vérité : tu sais pourquoi on a toujours l'impression d'avoir un zizi plus petit que celui du voisin ?
[...]
- Non, oncle Zak, je ne sais pas du tout. Je ne savais même pas qu'on a tous cette impression-là. Je croyais être le seul.
- On a tous cette impression là. C'est tout simplement parce que son propre zizi, on le voit de haut, forcément, tandis que celui du voisin, on le voit de face. C'est pas plus compliqué que ça.


- Tu te souviendras, il m'avait dit, la petite tristesse au milieu du bonheur... comme un caillou un peu gênant dans la chaussure...



samedi 28 mai 2016

Eux, c'est nous

Eux, c'est nous.
Auteurs : Daniel Pennac, Jessie Magana, Carole Saturno
Illustrateur : Serge Bloch
Les Éditeurs jeunesse avec les réfugiés 2015
30 pages

Je n'avais pas encore chroniqué cette brochure, et je constate avec consternation qu'on est déjà passé à autre chose.
Toute l'indignation de la France sur le sujet est vite retombée au profit d'autres.
Et puis bientôt, c'est le mondial de foot, c'est plus important non ? (enfin, on dirait :-/  )

D'abord un texte de sept pages de Daniel Pennac, intitulé "L'instinct, le coeur et la raison, plutôt à destination des adultes me semble-t-il.
Puis 8 courts textes sur les lettres du mot réfugiés :
Réfugié
Etranger
Frontière
Urgence
Guerre
Immigration
Economie
Solidarité
Chacun sur une seule page, celle de droite étant consacrée à l'illustration.
Textes très simples, faciles  à comprendre, à expliquer aux enfants, très bien faits.
Avec notamment une accroche de deux ou  trois lignes, dont on pourra se contenter pour une approche rapide et une présentation du livre aux plus jeunes.

Je ne mets cependant pas la note maximale, car hélas je m’interroge sur l'utilité réelle.
Ce n'était pas cher, (merci à la soixantaine d'éditeurs jeunesse qui ont permis cette parution, au bénéfice de la Cimade.) nous nous sommes tous précipités pour l'acheter.
Mais les enfants qui l'ont lu ou écouté ne sont-ils pas ceux qui étaient déjà convaincus, par leur milieu familial ?
Ceux qu'on voudrait toucher et convaincre, parce qu'ils entendent habituellement un autre discours, l'ont-ils pris en main ?

J'espère que beaucoup d'entre eux en ont eu une lecture, à la bibliothèque ou à l'école....

Ma note Babelio 4/5

Extraits :

Guerre
Un réfugié fuit souvent une dictature ou un pays en guerre.


Economie
De nombreuses études démontrent que les étrangers rapportent plus à l'Etat français qu'ils ne lui coûtent.

Dès qu'il s'agit de ne pas aider quelqu'un, on entend tout.
A commencer par le silence.

On oppose parfois les migrants qui quittent leur pays parce qu'ils n'ont ni travail, ni avenir, aux réfugiés contraints de partir à cause des violences mettant leur vie en danger. Mais n'est-il pas aussi humain de fuir la misère que la violence ?

Si l'on connaît l'histoire de notre pays qui s'est depuis toujours construit avec des migrations, on est convaincu que ces arrivées deviendront une chance supplémentaire pour nous tous.