C'est original (je crois bien que c'est la première fois que je lis ça) et terriblement vrai.
Alors bien sûr, si on lit les deux, il n'y a plus l'effet de surprise d'un roman classique : que va-t-il se passer après ?
Mais si on y perd le côté suspense, on y gagne vraiment à suivre l'histoire dans la peau des ados, ou des adultes, à tour de rôle.
À chacun sa vision des évènements, et elle diffère souvent !
Carène Ponte se glisse avec habileté dans la peau de ces jeunes cousines, aussi bien que dans celle de leurs parents.
L'histoire est donc ici aussi celle d'une famille qui se retrouve, plutôt à contrecœur, et sans la grand-mère, pour les fêtes de fin d'année. Noël, mais aussi l'anniversaire de la pâtisserie familiale, que certaines ont à coeur de continuer, quand d'autres ont préféré s'en éloigner.
Nina-Lou et Brune, bien que fort différentes, auraient peut-être pu se découvrir quelques affinités, si leurs mères s'entendaient. Mais là, ne se voyant jamais, elles ne se connaissent pas du tout, et ne voient que leurs différences.
