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samedi 24 juin 2023

Momo des Bleuets, L'Intégrale - Yaël Hassan

Momo des Bleuets fait partie de ces livres que je lis et relis toujours avec le même plaisir.
Alors, quand je découvre que Syros a l'excellente idée de rééditer les trois tomes en un seul volume, je me précipite bien entendu. Pour les lire d'un seul trait et pour les partager avec mes petits.
Et même si l'ambiance est assez différente d'un tome à l'autre, c'est du bonheur du début à la fin.

Le premier tome est très connu, il est souvent proposé aux enfants à l'école. Et nous sommes fières de l'avoir choisi, il y a 20 ans, bien avant que l'Education nationale en découvre les qualités, pour le proposer à notre "Prix Mélusine" (élèves de CM)
Les suivants ont sans doute été lus moins souvent, et pourtant quel plaisir de retrouver Momo et de suivre ce qu'il devient.

mercredi 14 juin 2023

Petits bonheurs à tous les étages – Sandra Martineau

Sympathique et lecture facile, un roman qui se lit bien agréablement.
Il m’a paru cependant un peu cliché parfois. Mais comme je ne connais pas le monde des cités, ni celui des très riches, je peux me tromper !!

Après des années de galère à élever seule ses enfants, Joanna s’est installée avec un compagnon qui lui assure une vie dorée. Même si fréquenter le beau monde, indispensable à la position de son homme, ne l’amuse guère. Mais elle fait de gros efforts pour assurer une vie plus facile à ses enfants.
Quand, coup de tonnerre dans un ciel bleu, (ou volonté de ne rien voir pour se préserver ?) tout s’écroule. 
La voilà revenue au temps de la précarité, avec trois enfants à charge cette fois, des enfants qui se sont habitués à être parmi les privilégiés. Qui vont donc être partagés entre aider leur mère, et très mal vivre cette période, d’autant qu’on leur fait vite sentir qu’ils ne sont plus les bienvenus dans leurs groupes habituels. Après l’adulation, le harcèlement s'installe vite.
Joanna va découvrir le monde de la cité, avec les a priori faciles mais logiques.
Et si l’entraide et l’amitié prenaient le dessus ? L’argent fait-il le bonheur ? (Vous avez trois heures 😊)
Et si nous ressortions tous plus « riches » de cette lecture ?

dimanche 25 juillet 2021

Dix minutes non-stop - Jean-Christophe Tixier

 
La série "Dix minutes" a pour moi marqué le renouveau du petit policier pour enfants.
Quand mes enfants étaient petits, et que j'ai débuté à la bibliothèque, il y a une trentaine d'années, le roman policier était un genre très représenté dans le rayon jeunesse.
Puis au fil des années, on a eu il me semble de plus en plus de mal à  présenter à nos lecteurs des nouveautés dans ce domaine, à part quelques exceptions.

Ce volume, qui vient de paraître, reprend les trois premiers tomes de la série, avec deux petits bonus entre chaque, trois minutes de répit pour suivre les personnages.

J'avais lu le premier, Dix minutes à perdre, à sa parution, sans enthousiasme démesuré je dois dire.
Depuis les enfants m'ont donné tort, puisque la série et notamment ce premier tome ont été couverts de prix littéraires.
J'ai donc voulu le revoir d'un oeil neuf, d'autant que j'ai lu ensuite d'autres épisodes, mais pas dans l'ordre.
Je reprends avec ce volume la série depuis le début.
Il s'agit en fait plutôt de thrillers que de policiers, de livres "pour se faire peur" !

1. Dix minutes à perdre :

lundi 15 mars 2021

Bande de poètes - Alexandre Chardin

 
Quel beau roman, un grand plaisir de lecture !

Je précise que je n'aime pas trop lire de la poésie, ça m'attire rarement. Par contre, les alexandrins m'enchantent, la musicalité de ces vers m'attire toujours.
Donc, ici, nous avons des vers, souvent dodécasyllabes, parfois autres mais presque toujours en rimes.
Et une histoire une vraie, entre collège de Cité et musique en tous genres.

Presque Le Cid, dans un monde plus actuel !! Pas par le thème, mais par le même plaisir de lecture (qu'on a envie de dire à haute voix), la musicalité.

Julien va entrer au collège, étape toujours un peu angoissante. Mais pour lui, c'est presque une catastrophe, puisque loin de tous ses copains, son père l'a inscrit au pire collège, celui de la cité.
Et comme si ça ne suffisait pas à son malheur, son père, qui est le maire de la ville, l'accompagne dans sa grosse voiture, qui ne passe pas inaperçue.
Dès le premier jour, avant même la rentrée, les choses tournent assez mal. Mais en même temps qu'il se fait des ennemis, il découvre aussi la jolie Nour, pour qui il est prêt à dépasser tous les obstacles. Et il arrive à se faire aussi un allié, ou du moins quelqu'un qui va le guider dans cette nouvelle vie. La musique aussi  va être son alliée pour aller vers les autres, même si "sa" musique n'est pas forcément la même que celle appréciée ici.

dimanche 7 mars 2021

Embrouille à minuit - Malika Ferdjoukh

Le premier roman de Malika Ferdjoukh, paru en 1989, réédité à moult reprises depuis. Ce n'est certes pas mon préféré de l'autrice, mais il n'a pas pris une ride !
Dans cette collection Souris noire créée trois ans auparavant par Joseph Périgot, qui depuis, a aidé à démarrer en lecture et a fait découvrir le plaisir du polar a tant de petits lecteurs.

Jésus (à prononcer à la française, ou à l'espagnole, selon son interlocuteur !) est un collégien presque sans histoire,  si ce n'est une situation de famille un peu compliquée. Trois soeurs aussi différentes que possible, un père gentil et un peu débordé. En l'absence de la maman, morte à la naissance de la petite dernière, c'est la grande soeur qui essaie de tout gérer, et Jésus assume sa part de travail.

Ils habitent dans une HLM, et un soir, Jésus sauve un garçon attaqué par une bande de lycéens dangereux.
Hélas, ce bon geste va l'entraîner dans de gros ennuis, et mettre même sa famille dans l'embarras. Il a promis de garder un secret, et quand sa soeur se fait agresser par la même bande ça devient difficile de ne rien dire.
Heureusement, ces quelques jours de peur intense sont aussi l'occasion pour lui de faire la connaissance de la jolie Ly-Su.
J'ai bien aimé la pirouette finale, même si totalement invraisemblable.

vendredi 19 octobre 2018

Minus contre Minos - Anne Schmauch

Je continue ma lecture d'Anne Schmauch !
Après Mémé Dusa et Un Troupal de Chevals, revoilà un texte ancré dans la mythologie.

Contrairement à Mémé Dusa, nous restons à Paris, et pendant la première partie du roman, seuls les noms peuvent nous mettre la puce à l'oreille. Les gens et les événements semblent presque normaux.

Nous sommes dans une cité, avec ses habitants sympathiques, et ses loubards qui sèment la terreur.
Le narrateur est surnommé par tous Minus, et il en souffre, d'autant que c'est assez justifié.
Son vrai prénom est Thésée, et finalement, c'est presque mieux d’avoir un surnom. Il est amoureux d'Ariane, une fille de sa classe. Si vous êtes aussi nul que moi en mythologie, ça ne vous alertera même pas !
(Et pourtant, j'ai lu il y a peu Ariane contre le Minotaure, mais je me refuse à mémoriser ces histoires de dieux complexes et embrouillées !!)
Mais on a des indices, semés tout le long du roman, qui se précisent peu à peu.

Une série d'aventures dangereuses va les emmener dans le labyrinthe des égouts, à la poursuite d'une bête ... (je vous laisse deviner) mais surtout à la recherche des sept petits frères et soeurs du copain de Thésée.
Peu à peu, notre sympathique Minus va se poser des questions sur lui, sa famille, et certains de ses voisins. Et faire quelques découvertes étonnantes.

mercredi 4 avril 2018

Cendres de Marbella - Hervé Mestron

On s'y attache à ce jeune dealer qui ne rêve que de devenir clean, sans en prendre vraiment le chemin, malgré tous ses efforts.

Je connaissais mal Hervé Mestron, avant Le temps des râteaux. J'avais seulement lu, dans son abondante production, il y a plus d'une quinzaine d'années un polar du routard (Prise de bec au Québec) et en octobre Mystère au sous-sol.
Des ouvrages très variés donc, et en même temps, où l'on retrouve son empathie pour les gens mal dans leur peau, ou pas à leur place.

Quand j'ai reçu ce livre, j'avoue avoir un peu hésité, après avoir lu quelques pages pour me faire une idée.
Vraiment pas le genre de sujet que je lis habituellement, je continue ou pas ?

Et puis de page en page, je me suis comme je le disais attachée au personnage, et accrochée au texte.
Un langage assez inhabituel pour moi, mais un texte vraiment prenant, et très bien écrit.

"Ziz est un jeune homme intelligent, travailleur et ambitieux. Pas le genre à végéter dans sa routine professionnelle, mais plutôt à peaufiner un plan de carrière et à prendre les rênes de sa propre petite entreprise. Le problème, c’est que son milieu professionnel, c’est la dope. Le haschich, pour être précis. Et que les caïds qui tiennent son quartier ne sont pas forcément du genre à encourager l’innovation, et encore moins l’indépendance…"

mercredi 5 juillet 2017

Y a pas de héros dans ma famille ! - Jo Witek

Qu'elle est émouvante l’histoire de ce gamin partagé en deux.
Mo à la maison, une maison où on hurle, où la télé ne s'arrête jamais, où le langage ne dépasse jamais l'argot et le "parler jeune", une maison toujours pleine de gens, de cris et de bruits.
Maurice à l'école, premier de sa classe, posé, réfléchi et studieux.
Jusqu'à ce que ses deux mondes se télescopent, qu'il découvre qu'il y a des familles bien différentes de la sienne. Qu'il découvre, mais plus lentement, qu'on peut avoir très honte de la sienne et l'aimer quand même par dessus tout.
Une belle histoire aussi parce que cette famille si peu attirante au premier abord va se révéler extraordinaire. Le père d'abord, handicapé, galérant pour nourrir sa famille, mais si plein de tendresse, et tellement respectueux du fils "qui lit, qui étudie". Et tous les autres, qu'on va découvrir peu à peu.
Les déchirements de Mo-Maurice sont très finement présentés.
Et puis, il y a aussi une bien belle découverte des ancêtres, dans une famille où manifestement, jusque là, on n'avait jamais jugé utile de parler des grands-parents et aïeux. On voit ce que ça change.
Et des explications très simples sur les résistants, sur cet ancêtre qui était un jeune homme comme eux.
Une jolie réflexion sur ce que sont les héros, héros extraordinaires ou héros du quotidien.