lundi 4 août 2025
Obscure et céleste - Marco Malvaldi
vendredi 6 septembre 2024
Avec l'espoir pour horizon - AnneMarie Brear
mardi 13 février 2024
La fin du monde de Réginald – Thomas Hervouët
vendredi 6 janvier 2023
L'Héritage de Violette Pinkerton - Sandrine Biyi
vendredi 4 février 2022
Les pieuses combines de Réginald – Thomas Hervouët
jeudi 30 septembre 2021
Le pays du nuage blanc - Sarah Lark
mardi 11 mai 2021
Fleurs de feu - Sarah Lark
Quand le père d'Ida, écoutant l'enthousiasme d'un envoyé de la New Zealand Company, décide d'émigrer avec toute sa famille et même son village, Karl, simple journalier bien trop pauvre, ne peut se résoudre à laisser partir Ida, et ruse pour se joindre au voyage. Avec ceux qui partent dans l'espoir d'être enfin propriétaires de terres, alors qu'ici, impossible même aux plus travailleurs.
lundi 19 avril 2021
La malédiction des Dragensblöt - Tome 3 : Clara et Lionel - Anne Robillard
mercredi 27 janvier 2021
Sans foi ni loi - Marion Brunet
Je sais, on dit Stenson, pas Abigaïl. Mais c'est un prénom qui m'est cher (à cause d'un autre livre, mais je l'aurais bien adopté)
Années 1920 Amérique profonde.
Garrett raconte Stenson, et se raconte par la même occasion. Ab Stenson qui l'a enlevé et emmené en otage, mais qui l'a enlevé à une vie sinistre auprès d'un père pasteur violent et borné.
Dans cette Amérique des débuts de la prohibition, la violence est partout. Mais curieusement, elle est plus acceptable, moins malfaisante, quand elle est du côté des hors la loi, que des hommes d'église.
Garrett est élevé à la dure par un père pasteur qui non seulement le bat, mais le persuade que c'est de sa faute, et qui condamne toute distraction. A 16 ans, il ne connait que le travail et les coups.
Il va vite s'attacher à sa ravisseuse, dont il découvre peu à peu les motifs intimes de sa façon d'agir.
Il rencontre la liberté, l’amour, l’amitié, sa vie change à tout jamais
Mais il rencontre aussi le racisme ordinaire, envers les noirs comme envers les "Indiens", la dureté de la vie où il vaut mieux tuer pour ne pas être tué.
Finalement, le plus terrible, ce sont les méfaits d'une religion intégriste, méchante et bien loin de ce qu'on pourrait attendre d'une religion.
samedi 3 octobre 2020
Le Patriarche Une saga maorie - Witi Ihimaera
De l'humour, une famille hors du commun, la découverte d'un pays presque inconnu pour moi, et surtout, une lecture extrêmement agréable, fluide, bien écrite, un joli "page-turner".
Le Patriarche, c'est le grand-père de Simeon / Himiona. Le jeune garçon nous raconte à la première personne la vie de sa tribu hors du commun.
Ayant découvert la Nouvelle-Zélande avec Les rives de la terre lointaine, j'étais curieuse de la voir par les yeux des Maoris.
J'ai été d'abord surprise car je m'attendais donc à voir l'histoire du point de vue d'une famille maorie traditionnelle. Mais cette famille-là est "convertie", des chrétiens pratiquants et très rigoureux, (des Mormons, mais je ne l'ai compris qu'en le lisant).
Mais on va tout de même entrer profondément dans le quotidien de cette famille maori, des traditions, avec notamment tout ce qui a trait à la tonte des moutons, et c'est très étonnant.
vendredi 10 juillet 2020
Nos horizons infinis - Tahereh Mafi
Il s'agit bien d'un roman, mais sans doute en partie autobiographique, et l'autrice doit probablement y avoir mis beaucoup d'elle-même.
Je n'avais jamais rien lu de Tahereh Mafi, et le sujet m'a interpellée.
Il est en effet très intéressant de voir la situation "de l’intérieur" c'est à dire racontée par une jeune femme qui porte le voile elle-même.
Et ce, peu de temps après les attentats du 11 septembre, à une période où les Américains sont particulièrement sensibles sur le sujet.
J'ai été bien entendu totalement révoltée par le racisme primaire et stupide qui fait assimiler toute personne musulmane aux pires terroristes.
Cependant, le roman ne m'a pas totalement convaincue.
D'abord sur la question du foulard : Shirin ne le porte pas par conviction religieuse, elle dit elle-même qu’elle porte peu d'intérêt à la religion. Pas non plus par obligation familiale. C'est un simple choix qu'elle fait. Or ce choix ne se contente pas de lui compliquer la vie, il la lui gâche absolument et totalement, elle n’arrive pas à vivre ainsi. Est-elle vraiment obligée de s’obstiner, je ne parviens pas à en voir la raison.
lundi 16 mars 2020
C'est moi qui décide ! - Roland Godel
Mais j'ai un peu de mal à donner un avis.
Safiyé est en CM2. Contrairement à son amie Estelle, elle adore nager, mais ne va plus à la piscine avec l'école. Avec réticence, elle confie à son amie que son père le lui interdit.
Malgré les efforts de l'entourage, parents, école, le père campe sur des positions qu'il estime juste, en accord avec sa religion.
Les jeunes lecteurs découvriront ici que si les filles doivent se voiler, ne pas se montrer en maillot, etc, c'est parce que cela donne des idées sales et impures aux hommes. Ce sont donc elles qui sont punies, privées de liberté.
Ce roman montre bien les différents avis. Le père explique les raisons de son attitude, et qu'il fait cela pour le bien de sa fille. Ses interlocuteurs, malgré toute leur bonne volonté, ne peuvent pas grand chose pour aider Safiyé : la maman de sa copine est bien consciente qu’elle ne peut la garder chez elle en cachette de ses parents. Les enseignants peuvent brandir l'obligation de scolariser, avec le danger que le père la retire de l’école pour l'envoyer chez un autre maître plus intégriste que lui.
La fillette de la couverture, qui s'affirme et décide, n'est absolument pas celle du roman (qui a eu l'idée d'une telle illustration ?). Safiyé est terrorisée, même si elle essaie, à l’initiative de son amie, de s'affirmer face aux interdits qu'on lui pose.
mercredi 12 juin 2019
Les promesses de nos lendemains - Tiphaine Hadet
Je l'ai lu très rapidement, sans pouvoir le lâcher.
Plusieurs thèmes qui s'entremêlent, comme dans la vie de tous les jours. C'est bien la vie quotidienne qui nous est racontée, avec beaucoup d'empathie et de chaleur.
Valentine est abandonnée par son mari, et comme si ça ne suffisait pas, son fils aîné s'enferme dans une adolescence boudeuse et silencieuse, et malgré tous ses efforts elle n'arrive pas à renouer le contact, furieux qu'il est de la séparation de ses parents.
Malgré la présence d'une petite soeur de cinq ans très drôle, et d'un bébé qui occupe bien, il se met en retrait de la famille, comme absent, et c'est dur à vivre pour la maman. Déjà qu’avoir un adolescent à la maison n'est jamais facile !!
Heureusement, pour la soutenir, elle a des amitiés virtuelles, au sein d'un groupe d'écriture. Des apprentis auteurs, qui se soutiennent ou s'agacent mais échangent régulièrement. Surtout, elle s'y est liée avec Léa, et une véritable amitié est née, même si elles n'ont en commun ni l'âge ni le quotidien.
Quand sa soeur, qui vit à l'étranger, lui apprend que sa fille a une leucémie, le monde bascule.
dimanche 2 décembre 2018
Le Secret de la Montagne Noire - T 1 Les Amants de la bergerie - Bruno Combes
J'ai essayé de ralentir ma lecture, sachant que la suite ne paraît que le mois prochain, mais j'ai été emportée par l'histoire ! Et par une belle écriture, qui nous laisse indulgents sur quelques passages parfois un peu surprenants.
Agréablement ancré dans le terroir, une jolie découverte de la région. J'ai aimé ce petit côté tourisme, sans que ce soit jamais laborieux.
Tess, jeune lycéenne, n'en peut plus de sa famille, un père uniquement préoccupé par ses vignes, et très dur avec elle, une mère effacée, et surtout une grand-mère parfaitement odieuse. Sitôt majeure, elle fugue sans même en parler à sa meilleure amie.
Une fugue bien préparée, où elle se réfugie dans un couvent.
J'ai particulièrement apprécié ce passage. Bien qu'assez réticente côté religion, Tess va rencontrer là des personnes qui vont réellement l'aider à réfléchir, à se poser, à avancer dans sa vie. C'est étonnant et intéressant.
dimanche 9 septembre 2018
Le pique-nique des orphelins - Louise Erdrich
Une belle écriture, un sujet intéressant.
J'ai aimé suivre les débuts difficiles dans la vie de Mary. Les chapitres sur Karl, poétiques et surprenants, m'ont un peu moins accrochée, mais j'ai aimé lire ce début d'histoire.
Et puis, vers la page 100, on abandonne subitement nos personnages pour les retrouver 10 ans plus tard puis encore 10 ans plus tard au chapitre suivant.
Et je ne sais pourquoi, ça m'a découragée, je n'ai plus réussi à m'intéresser à leur vie, dont j'avais raté de nombreuses années, et j'ai abandonné le livre.
Je pense que j'essaierai plus tard de le reprendre, quand j’aurai moins de livres urgents qui m'attendent. Car c'est un texte intéressant.
Extraits :
mercredi 14 février 2018
Paris est tout petit - Maïté Bernard
Un petit bijou où chaque mot compte, facile à lire, facile à aimer.
D’abord une belle histoire d'amour partagée, surprenante mais évidente.Et soudain ... 13 novembre 2015, le Bataclan. Qui vient détruire bien au-delà des personnes présentes ce soir-là.
C'est bien sûr l’essentiel de la trame de l’histoire.
Mais autour de ça, on a une merveilleuse découverte, de Paris, Paris intime, Paris hors des circuits touristiques, Paris et toutes ses beautés.
Mais ce n'est pas tout ce que Gabin va faire découvrir à Inès. Il y a aussi toute une culture assez étonnante, puisqu'ils vont passer des films "de cinémathèque" à la musique en tout genre, des albums de Tintin aux Comics. autant de découvertes pour une fille qui jusque là, dans son besoin de se cultiver pour les études qu’elle ambitionne, s’était surtout cantonnée aux lectures classiques.
Malgré le sujet, c'est toujours léger, agréable à lire.
Tout est analysé très finement, sans parti-pris ni haine.
La difficulté de la rencontre entre deux mondes, une jeune fille musulmane, d'une commune peu favorisée, avec les gens plus riches, plus cultivés, de Paris intra-muros. Dit comme cela, ça semble un peu caricature, et ça ne l'est vraiment pas, on réfléchit avec chacun, on admire la force et la volonté d'un côté, la gentillesse et la tolérance de l'autre.
Beaucoup de personnages sont sympathiques et émouvants.
Et les réflexions sur l’après attentat sont terriblement importantes, toutes en délicatesse et en vérité.
Je crois que la phrase qui m'a le plus marquée est :
"Marie-Castille est morte dès les premières minutes et nous l'avons aimé vivante jusqu'au lendemain."
Je la dédie aux parents de Matthieu.
mardi 9 janvier 2018
Liberté(s) - Marie-Sabine Roger
Ce recueil comprend trois romans :- Le quatrième soupirail
- Et tu te soumettras à la loi de ton père
- Une poignée d'argile
J'avais lu les deux premiers, mais je souhaitais depuis un bon moment relire le second, car je savais l'avoir apprécié, mais je mélangeais un peu avec un autre roman sur un thème voisin.
J'ai profité quand j'ai trouvé ce recueil dans la bibliothèque, d’autant que lire Marie-Sabine Roger est toujours un moment précieux.
Editions Thierry Magnier 2013
Résumé Babelio
Le quatrième soupirail
lundi 16 octobre 2017
La dernière fugitive - Tracy Chevalier
Après un avis en demi-teinte sur La jeune fille à la perle (il faut toujours que je me fasse remarquer !!) j'avais beaucoup apprécié L'Innocence. J'espérais donc ne pas être déçue par celui-ci, et bien au contraire, je l'ai encore plus aimé.
Dès le début, je me suis attachée à Honor, jeune Quaker quittant son petit coin d'Angleterre pour le Nouveau-Monde.
La découverte à la fois de l'Amérique du milieu du 19e, siècle, et des quakers dont je ne savais pas grand chose finalement.
L'importance des quilts dans leur vie est assez surprenante. On ne se déplace pas sans ces édredons plutôt encombrants, les amies en confectionnent en guise de souvenir, un mariage ne peut se concevoir sans en avoir un nombre conséquent.
Mais au-delà des difficultés familiales et d'intégration qui attendent Honor, elle va surtout se trouver confrontée à la question de l'esclavage.
En tant que quaker, elle ne peut l'admettre, et en tant que femme de coeur, elle se doit d'agir. Sauf que ... un quaker ne ment jamais, et comment concilier ces exigences, quand des hommes cherchent à piéger les esclaves enfuis, et s'adressent à elle pour les trouver.
Un roman passionnant, quelques figures de femmes qu'on n’oubliera pas de sitôt.
jeudi 17 août 2017
Le jour où on a mangé tous ensemble - Thierry Lenain
Une jolie base de discussion, là aussi. Cette fois sur la nourriture, manger du porc, du cheval, manger halal, du poisson le vendredi ...
Et là encore, il manque l'explication de la maîtresse sur que manger à la place de la viande !!
Il est précisé en début de livre que l'orthographe rectifiée est appliquée ici.
Mon correcteur apparemment pas, il n’aime pas "piquenique" !! (Pas de polémique sur le sujet svp, juste une constatation !!)
D'autres romans de la série vont paraître dans quelques jours, toujours sur des sujets importants.
Guerre, et mariage gay... à découvrir la semaine prochaine.
Extrait :
dimanche 8 mai 2016
Le mystère Blackthorn (Kevin Sands)
Sitôt reçu, on a envie de l'ouvrir, et d'entrer par la double porte brillante qui s’ouvre sur la couverture, vers cet univers doré.
Et dès les premières lignes, j'a eu envie de m'y plonger immédiatement.
J'aime beaucoup les Masses critiques privilégiées (encore plus que les autres !) parce que je n'ai pas auparavant décortiqué chaque titre pour pouvoir choisir. Je regarde rapidement si le thème m'intéresse, (mais en général, il est bien choisi, merci Babelio) et je me décide tout de suite. Puis j'oublie. Et quand il arrive, c'est une vraie découverte, presque inattendue.
Et là, pas de déception, un gros et beau livre, très tentant.
500 pages, écrites assez gros (juste ce qui me convient) 37 courts chapitres.
7 grandes parties, qu'on distingue d’entrée puisqu’elles sont signalée par une page noire, visibles sur la tranche du livre.
Comme je suis curieuse, je suis allée voir immédiatement à quoi elles correspondaient, et j’ai ainsi découvert que le roman se déroulait sur six jours seulement, du jeudi 28 mai 1665, jour de l'Ascension, au mardi 2 juin 1665 Saint Erasme, patron des marins, en passant par le 29 mai fête du chêne, le 30, jour du supplice de Jeanne d'Arc, brûlée pour hérésie, ... plus une dernière partie en forme d'épilogue, du 3 au 21 juin.
Roman historique donc, avec pas mal de références religieuses aussi.
Mais encore roman d'action, d'aventure, et d'énigmes.
Je reprends volontiers la présentation d'Eoin Colfer sur la 4e de couv' :
"De la magie, de l'aventure, des trucs qui explosent ..."
Mais il y a bien plus.
Ce que j'ai particulièrement apprécié, c'est qu'on découvre Londres, en ce milieu du 17e siècle et notamment la vie des apprentis. c'est à la fois très intéressant, vivant, et très bien décrit.
Le côté énigme est amusant et prenant, même si il n'est pas question d'arriver à deviner les solutions avant le héros,
Un vrai page turner que j'ai dévoré en deux jours avec grand plaisir.
On y parle de religion, mais de façon ouverte. Le maître de Christopher lui explique par exemple qu'il doit étudier même ce qui concerne une autre religion, il s'agit de connaissances à acquérir.
La figure de cet homme est d’ailleurs un des côtés les plus positifs de ce livre. Apothicaire réputé, mais surtout intelligent, ouvert, érudit. On rêve de le rencontrer !! et il apporte un côté vraiment sympathique au roman.
Mon seul petit regret concerne la fin du livre. Non pas la façon dont il se termine, mais les pages des derniers chapitres.
J'ai trouvé d'abord que lorsque Christopher obtient enfin des explication, elles me paraissent très complexes pour l'âge des lecteurs (à partir de 10 ans ?)
Et puis, soudain, un déchaînement de violence, compréhensible et probablement correspondant bien à l'époque, mais qui ne me paraissait pas indispensable à détailler sur des dizaines de pages.
Pour ces deux raisons, je ne vais pas proposer ce livre dans l'immédiat à mes petites-filles, comme je le fais habituellement.Et je le conseillerais plutôt à partir d'environ 14 ans, âge de Christopher, que plus jeune.
Mais à ce bémol près, j'ai vraiment passé un bon moment avec cette lecture, à la fois attachante et haletante.
A paraître le 11 mai.
Extraits :
Conformément au contrat d'apprentissage, maître Benedict n'avait pas le droit de me faire travailler les jours fériés. Mais conformément au même contrat, je n'avais pas le droit de voler des ingrédients afin de fabriquer de la poudre à canon ou de tirer sur des ours empaillés. Ni sur aucun ours, d'ailleurs.

- Ces ingrédients sont des dons de Dieu, Christopher. Ce sont les outils de notre métier. Tu ne dois jamais oublier cela : ce sont des outils, rien de plus. Ils peuvent guérir ou tuer, mais ce ne sont pas eux qui décident. C'est la main - et le coeur - de celui qui les utilise. De toutes les choses que je t'enseignerai, c'est la plus importante. Est-ce bien compris ?















