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mercredi 19 juin 2024

Le chant des esprits - Sarah Lark (Le pays du nuage blanc - Tome 2)



Ce titre est le 2e de la série "Le pays du nuage blanc". Qui en comporte 4 (pour le moment ?)
Il est assez difficile de trouver une info fiable, mais cette fois, j'en suis certaine !!
Ayant le 4e "Un espoir à l'autre bout du monde" dans ma pal, bien qu'il puisse se lire séparément, j'ai préféré relire le 1, puis découvrir le 2 (et le 3).
Ma conclusion pour ce tome 2 : vous pouvez en effet le lire seul. L'autrice sème dans le texte des indications de ce qui s'est passé avant quand c'est nécessaire.
Mais vu les imbrications entre les personnages, ceux qu'on retrouve soudain, ceux qu'on suit, ceux qui reparaissent au plus mauvais moment, je pense bien plus intéressant de lire dans l'ordre.
Ce tome commence quelques années après la fin du premier. 

Fin du 19e siècle. Gwin et James enfin réunis à Kiward Station. Ils jouent encore un grand rôle dans l'histoire, même si on va surtout suivre ici les deux petites-filles de Gwin. Cousines pas vraiment proches. Elaine, la fille de Fleurette et Ruben, douce jeune fille qui vit en ville.
Et Kura-maro-tini, la métisse, qui promet d'être aussi peu sympathique que son père Paul, et qui ne vit que pour la musique.
Deux vies compliquées, qui vont parfois se croiser, pour leur malheur, ou pas.

mercredi 24 juillet 2019

Le temps de l'amour - Colleen McCullough

Encore un bon page-turner sur un thème que je retrouve pas mal dans mes lectures en ce moment : Le départ, plus ou moins forcé,  d'une jeune femme du Royaume-Uni vers les lointains pays du Commonwealth.

Ici, Elizabeth, Écossaise, est quasiment vendue en mariage à un cousin installé en Australie.
Qui s'avérera, bien qu'on s'attende à l'inverse, plutôt intéressant. (Sauf bizarrement à une certaine période intermédiaire de sa vie !). Hélas, Élizabeth, dont la vie jusqu'à ses 16 ans a été régie par un père et un prêtre rigides et odieux au-delà de ce qu'on peut imaginer, aura bien du mal à s'adapter.

J'aime ces romans parce qu'au-delà d'une histoire romanesque qui donne une lecture agréable et prenante, on découvre énormément sur ces pays et ces époques.
J'apprends toujours des tas de choses !
Ici, en plus de découvrir la vie quotidienne en Australie, on aborde beaucoup de sujets, handicap, religion qui gâche la vie, émancipation, industrie, maison close (ou pas), voyages, relations avec l'Europe ... Et même l'acupuncture, sans en dire le nom !!
Il y a étonnamment des passages très techniques, concernant l'industrie et les mines. Intéressants quoique souvent un peu ardus. Mais ce n'est pas très gênant, on peut les lire rapidement sans perdre le fil de l’histoire.

jeudi 22 mars 2018

La galerie des jalousies T3 - Marie-Bernadette Dupuy

Encore un tome qui ne se laisse pas lâcher.
J'ai apprécié qu'en préface, l'autrice nous précise qu'il n'y aura que 3 tomes à la saga d'Isaure, parce que je n'aurais pas aimé la laisser en route sans savoir ce qui  doit lui arriver en fin. J'espère qu'elle ne change pas d'avis !!

A peine un siècle plus tard, il est parfois difficile d’imaginer certaines situations, je pense notamment au mépris de son frère quand il découvre la situation d'Isaure, elle qui aurait tellement besoin d'un peu de soutien, au moins de sa famille, si tout un village la critique et la met au pilori.
Quel manque d’ouverture, mais qui était hélas certainement quotidien.
Heureusement, nous avons quelques personnages empathiques et chaleureux

Au final, vraiment très addictif pour moi, je n'ai pas pu les lâcher. Mais ça ne m'a pas empêchée de constater qu'il y a énormément de répétitions.
Aussi bien sur les caractéristiques physiques des personnages comme je le disais dans le tome 2, que sur ce qui s'est passé avant. J'avais constamment l'impression que l'auteur résumait comme si on risquait de n'avoir pas lu ce qui précédait. Sauf que c'était souvent dans le même tome. Et même si dans un précédent, ils sont fait pour lire à la suite, c'est à peine une trilogie, il n'y a qu'un seul titre pour l'ensemble.

mercredi 21 mars 2018

La galerie des jalousies T2 - Marie-Bernadette Dupuy

Le premier quart de l’histoire, un peu trop centré sur les valses hésitations des deux protagonistes, m'a permis de m'apercevoir qu'il y a vraiment beaucoup de répétitions, notamment sur les caractéristiques physiques des personnages.
Chaque fois qu'on parle de l'un d'eux, sa beauté, sa blondeur, etc sont repris. Tant qu'on est entraîné par l'histoire, ça passe, mais sinon, c'est un peu lassant.  Et il vaut mieux être beau pour être digne d'intérêt !!
Le personnage d'Isaure, que j'avais apprécié dans le tome 1 pour son évolution et son indépendance, en un temps où ce n'était pas évident, commence à m'agacer !

Après quoi j'avoue, j'ai été reprise par l'histoire et par les coups de théâtre, et je n'ai plus fait attention aux détails.
Encore un volume très "page turner" que j'ai avalé sans lever le nez.
Cette pauvre Isaure a vraiment beaucoup de malheurs, mais ça nous occupe bien (et ça la fait mûrir et changer aussi !)

J'ai eu le plaisir de voir évoquée ici, plus que dans le volume 1, la fée Mélusine, et comme c'est aussi une "célébrité" de mon village, j'aime toujours la retrouver !

mardi 20 mars 2018

La galerie des jalousies T1 - Marie-Bernadette Dupuy

Une belle et longue histoire à la fois romanesque, terroir, et policier.
Cette trilogie m'avait attirée notamment parce qu'il y était question de mine, sujet que je connais mal mais auquel je suis attachée.
Et je n'ai pas regretté, car on entre vraiment dans la vie des corons, de la mine elle-même, des rivalités entre  Polonais et Français.

Mais il n'y pas que ça bien entendu, et même si c'est parfois un peu caricatural, c'est un vrai plaisir de se laisser emporter par les personnages et l'histoire. Petite bourgeoisie qui s'ennuie en province, métayers à la vie plus que rude, et aussi retour du front, infirmes ou gueules cassées.
Avec en prime une histoire romanesque à souhait. Précisons pour ceux qui n'apprécieraient pas que c'est très catho aussi.
Et un véritable suspens avec une enquête policière menée jusqu'aux dernières pages.

Une autrice dont je n'avais jamais eu l'occasion de découvrir la très importante bibliographie.
De beaux livres qui donnent envie d'y plonger rapidement.
Et ça se lit vraiment très bien, malgré les 600 pages du tome 1.
J'ai aimé l’histoire, et j'ai apprécié que chaque chapitre précise lieu et moment de l’action. Et apprécié justement que l'action soient continue. Je n'aime pas quand un roman nous laisse de côté, saute des moments. Puisqu’on suit de près la vie du village et des personnages, j'aime m'y attacher en les suivant sans interruption.

vendredi 22 juillet 2016

Le blues du troglodyte - Kenneth Cook

Editions Autrement Littérature 2015 ; 294 pages
Traduit de l'anglais (Australie) par Mireille Vignol

Sinistre !

Pourquoi les livres pour adultes censés être drôles doivent-ils ne parler que de boissons alcoolisées, intercalées d'un peu de fesses ?

Nous voici donc dans une petite ville d'Australie, au milieu de nulle part dans un désert torride. Rien à part des mines d'opale et quatre bars. Ah si, la station de radio de Simon Crown.

Station où il ne semble pas passer grand chose à part des publicités.
Sa femme l'a quitté, il n'a rien à faire dans ce trou perdu, sa mine d'opale ne donne rien, il n'a plus un sou.
Toujours entre deux whiskys ou bières, ou plutôt en train d'en boire. Il passe ses journées, en plus de boire, à se poser des questions. Questions existentielles, ou bien il disserte à longueur de pages sur le fait qu'il ne va pas boire aujourd’hui plus de quatre whisky, puis tant de bières etc ... Le tout entrecoupé de quelques propos plus ou moins lubriques.
Et c'est tout, ou presque.
Si on creuse un peu (sans mauvais jeu de mots) on peut dire en plus que c'est plutôt noir : un endroit sans aucun avenir, sans aucun espoir, il n'y a rien à faire, les gens se traînent, les mineurs perdent leur santé pour quelques sous, les aborigènes, n'en parlons pas.

Je cherche encore où j'aurais dû rire.
Quand pendant 5 ou 6 pages, Simon ne cogite que sur la quantité d'alcool qu'il a bu, qu'il boit, qu'il va boire ?
Avec le pauvre curé sans ouailles, encore plus paumé que les autres, et qui nous assène des discours pseudo philosophiques ?
Avec le candidat aux élections, au discours libidineux et dont le seul espoir est qu'il est soutenu par l'homme riche du coin ?
A la scène pornographique de la fin, parce qu'il en fallait bien une ?

J'ai voulu découvrir cet auteur parce que j'avais lu (mais où donc ?) que c'était drôle et léger.
Je sais que nous ne rions pas tous au même humour, c'est la chose la plus difficile à partager. Mais là , j'ai vraiment du mal à penser que ça peut amuser qui que ce soit, cette énumération de boissons du matin au soir  (et l'inverse !)

Le seul côté positif de ma lecture, c'est de découvrir la vie dans un coin d’Australie qu'on peine à imaginer.

Ma note : 1,5 / 5 (je ne mets pas 1 seulemetn, car j'ai temriné le livre, avec hésitaiton il est vrai.

PS : après avoir écrit ma critique, je regarde celles des autres. apparemment, oui, ça fait rire et c'est apprécié. On parle même d'auteur culte sur la 4e de couv'. Je ne dois pas être normale !!
Bien, je retourne à mes romans jeunesse !!


Extraits :

Pour tout dire, j'aime bien ce pauvre couillon détraqué, car j'aime bien les pauvres couillons détraqués.


Tony aime donner l'impression qu'il est un obsédé sexuel enragé, réfrénant ses pulsions grâce aux limites imposées par sa philosophie, contrairement au reste d'entre nous qui réfrénons nos pulsions grâce aux limites imposées par nos capacités.


Je regagne donc ma station de radio - notre station de radio - déconcerté ; je me sens mieux grâce à la bière tout en sachant que lorsqu'elle cessera de faire effet, je me sentirai pire - ou sinon pire, en proie au besoin d'en boire davantage. Mais après tout, pourquoi n'en boirais-je pas plus ? Pourquoi ne passerais-je pas ma vie bourré comme un coing ? C'est un concept plutôt logique, quand on y réfléchit. S'il y a une créature au monde qui a besoin d'aide extérieure pour traverser la vie, c'est bien l'homme... cette frêle créature.