Affichage des articles dont le libellé est Écrivain. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Écrivain. Afficher tous les articles

samedi 30 mai 2026

M comme meurtre ? - Anthony Horowitz

Une mise en abyme assez époustouflante où M. Horowitz se joue des codes.
Enquêteur, impliqué dans l'affaire, écrivain la relatant, un roman empli de références à sa vraie vie. On s'amuse beaucoup tout en essayant de deviner. On croise des personnages réels (même Spielberg !).

J'avais lu pas mal de romans jeunesse d'Anthony Horowitz il y a une vingtaine d'années, notamment l'inénarrable Satanée Grand-mère, et plusieurs affaires des Frères Diamant, (mais pas Alex Rider !) j'ignorais qu'il fût le scénariste de certains des épisodes de Barnaby que je regardais mais je savais qu'on ne s'ennuyait pas avec lui. Ici, ça surpasse le reste.

Un meurtre assez surprenant : la victime entre dans un bureau de pompes funèbres, règle les détails de ses funérailles. Rentre chez elle et est assassinée le jour même. 
La police, démunie, fait appel à Daniel Hawthorne, ancien flic devenu détective (et personnage principal d'une autre série de polars d'Horowitz !!)
Et  Hawthorne fait à son tour appel à Horowitz, pour l'accompagner dans cette enquête, et en faire un livre. tout en refusant de lui donner le moindre renseignement sur lui, voire sur l'avancée de ses recherches.
L'auteur hésite entre l'envoyer promener, et se prendre au jeu.

jeudi 19 février 2026

À l'école des lettres 2 : RÉcréation - PoPésie

 

Quel plaisir de retrouver ces petits "cancres" de la classe XIX, et de faire la connaissance de quelques autres.
Toujours autant d'humour, et de connaissances à découvrir ou redécouvrir.
Et même si on rit beaucoup, les thèmes sont sérieux aussi, racisme, anarchie, manifestations, élections ...
Il est aussi question de mangas (oui, oui !), de polars ...
Et  quelques pages de jeux de compréhension à la fin.

La mise en pages ressemble au Tome 1, avec parfois un peu plus de B.D.

J'espère vivement que les auteurs nous feront faire la connaissance des autres classes bientôt.

Extraits :

lundi 1 septembre 2025

À l'école des lettres 1 - PoPésie

 Joli coup de coeur pour ce documentaire qui allie bande dessinée et partie texte, humour et côté historique, littérature et vie potache.

Dans cette École des Lettres, la classe XIX réunit les auteurs les plus connus du 19e siècle.
Joliment croqués et bien reconnaissables.

Chaque partie B.D. (une double page + la page titre) reprend des épisodes importants de la vie ou du caractère de ces drôles d'élèves, mais dans une vraie ambiance de collège.
Suivie d'un texte assez long, souvent une double page aussi, mais étonnamment agréable et facile à lire, tout en présentant la vérité historique.
Avant de l'offrir, je l'avais emprunté en bibliothèque dans l'idée de le parcourir rapidement pour m'en faire une idée, et finalement, j'ai lu chaque ligne ! Pareil pour mes petits-enfants dont je pensais qu'ils n'avaient regardé que les BD, comme on fait souvent.
Une bonne idée pour "résumer"' les grands auteurs, et se souvenir de l'essentiel.

vendredi 24 janvier 2025

Les exploits de Connie Mara - Jean-Philippe Arrou-Vignod

 

L'auteur des célèbres Jean-Quelque-Chose, et de P.P. Cul Vert (et de bien d'autres super romans) a encore frappé !! Et fort, je peux vous le dire !

Rencontrer le héros d'un roman, se retrouver à l'intérieur du roman, ça arrive parfois.
Mais rencontrer l'héroïne qu'on a créée me semble plus rare.
Et alors ...
Je ne sais plus si on peut parler de mise en abyme, tellement c'est retors ! À un moment, c'est Connie elle-même, l'héroïne du livre, qui écrit le texte, dans lequel les deux enfants "réels" se laissent emberlificoter.
Elle se donne bien sûr le beau rôle, ainsi qu'à son chien.
Absolument inénarrable !!
(Toutes ces embrouilles sont bien expliquées, même les plus jeunes vont comprendre facilement, et beaucoup s'amuser)

Quand leur mère, partie rencontrer ses éditeurs, disparait, il n'y a qu'Emma, la plus jeune, pour penser à appeler Connie-Mara, le personnage dont ils inventent en famille les aventures, pour les livres signés par leur mère. Mais Connie va-t-elle être d'une grande aide ? Ou se venger de tout ce qu'on lui fait subir au fil des épisodes ?
On ne va pas s'ennuyer une seconde en leur compagnie. On rit, beaucoup ; on tremble, un peu. Et on en profite pour découvrir les dessous du monde de l'édition. (Bien connus de l'auteur !)

lundi 10 juin 2024

L'écrivain pour enfants qui détestait les enfants - Bertrand Santini

Oh la la, mais quel roman ! 
Plus grinçant que drôle, plus drôle que grinçant !! 
On y retrouve le grand Bertrand Santini, l'auteur du Yark, de Miss Pook. Mais aussi celui de Gurty, qui plait tant.
Gontran Pelpoir, partagé entre ce qu'il aime écrire, et ce que les lecteurs aiment lire, est-il un autoportrait 😄 ?

Il y a tant de niveaux de lecture chez cet auteur qu'il est difficile de parler de façon juste de ce roman sans trop en dévoiler.
Humour, aventure, critique des régimes totalitaires, la vie d'écrivain, les secrets de famille, un peu de peur, beaucoup de rires. Et finalement de l'émotion. Tout est humour, tout est sérieux. 
Les plus jeunes le liront au premier degré, et se régaleront de cette aventure improbable, remuante, et inattendue. Les autres y verront des clins d'oeil, de la réflexion, et se régaleront tout autant.

Un début sans trop de surprise : tout est dit dans le titre. Gontran Pelpoir, brillant universitaire, déteste les enfants, tous, en vrac et en détail. Le cauchemar commence lorsqu'il se retrouve, bien contre son gré, devoir écrire un roman pour ces chers petits ; et surtout lorsque, malgré ses efforts, ils adorent !! Presque classique.
Mais ça ne va pas durer.

jeudi 16 février 2023

Les chouquettes à la crème - Emmanuel Trédez - Luc Blanvillain

 
Une visite complètement délirante d'une écrivaine dans une école (ou hors de l'école !).
Dans la nouvelle collection Kactus de Fleurus, paru en même temps que Le chat de la sorcière Millerats, une histoire très différente mais tout aussi déjantée, drôle et remuante.
Une autrice invitée à rencontrer des élèves et ce qui devrait être une journée classique quoiqu'un peu fatigante commence assez mal, et continue de façon bien pire !
Les auteurs ont-ils évoqué leurs souvenirs ? 😁😁
Elwina Lebéchec aime écrire, mais pas forcément rencontrer ses lecteurs. Passer aux questions, passer à la question ? C'est un peu une torture pour elle de se trouver devant toute une classe. Et pourtant ça va être pire ensuite. Car la 3e classe qu'elle doit rencontrer lui a concocté un jeu de piste dans la nature, sur la trame d'un de ses livres. Enfin, c'est ce que l'enseignant avait prévu. Mais ça va très vite dégénérer, et la pauvre autrice ne sait plus ce qui lui arrive. Les enfants non plus d'ailleurs. Une rencontre avec des soeurs sorcières (pourtant si appréciées) n'était pas au programme ! 
Ensuite, qui racontera quoi, qui taira quoi ? (Chuuut, on t'a dit de ne rien dire 😏)
Bref, on passe un bon moment avec ces écoliers !

Cette nouvelle collection Kactus, dont je vous avais déjà présenté Le chat de la sorcière Millerats, promet de bons moments.

mardi 21 juin 2022

L'Homme du grand hôtel - Valentin Musso

 Encore une fois, je passe à côté d'un roman qui semble plaire à presque tout le monde !
Et ce n'est pas pour faire preuve d'originalité ! Moi qui me targuait de bien choisir mes lectures, ayant eu beaucoup de coups de coeur, ce n'est pas terrible en ce moment !

J'avais déjà lu, sans grand enthousiasme, La femme à droite sur la photo. Je me suis dit que je ne pouvais pas m'arrêter à une seule impression. Et surtout, ce roman nous promettait Cape Cod et Boston, ce qui m'intéressait vivement. 
Alors, une fois terminé, je reconnais qu'il y a une belle virtuosité dans le montage de l'intrigue. L'écrivain se joue de nous et nous balade au milieu de ses personnages sans que l'on voit l'évidence.
Il y a aussi une belle réflexion sur le travail d'auteur. Un écrivain peut-il parler de ce qu'il ne connait pas ? Peut-il utiliser son entourage et dévoiler sans honte son intimité pour gagner des lecteurs ?
Je comprends volontiers le succès de ce roman, si bien ficelé.
Seulement, pour part, je me suis ennuyée presque tout le long, d'où mon avis peu positif. Et j'ai aussi eu un peu l'impression d'être "menée en bateau" par l'auteur, par la présentation des différentes parties. Mais c'est bien le but du roman !

samedi 16 avril 2022

Le Grimoire d'Elfie 2 : Le dit des cigales (B.D.)

Après la Bretagne, voici notre trio de soeurs dans ma Provence ou presque, avec des noms qui chantent à mes oreilles (et particulièrement madame de Roquefavour !)
Toujours aussi tendre, drôle, émouvant. Avec une enquête aussi. Qu'Elfie va résoudre avec un brin de magie bien entendu.
Cette série est toujours un coup de coeur, des dessins adorables, une librairie dans un double-bus qui leur sert de logement, de tendres évocations de leur maman disparue, des méchants pas trop méchants, une tante agaçante mais qui s'inquiète pour elles.  Un auteur anglais, ancien ami de leur maman, installé comme il se doit en Provence, trois souris baptisées Minnie, et des évènements un peu inquiétants.


Extraits : 

- Ah, super, vous êtes ouvert ! Je voudrais un arrosoir s'il vous plaît.
- On est une librairie, madame. on ne vend que des livres.
- Même par cette chaleur ? Vous n'avez pas d'arrosoir ?
- Non, désolée."

mercredi 5 avril 2017

L'ours est un écrivain comme les autres - William Kotzwinkle

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Nathalie Bru
Titre original : The bear went over the mountain
Editeur Camborakis 2014 ; 301 pages
Résumé Babelio

J'ai décidément bien du mal avec l'humour des romans adulte !
Le résumé et les appréciations de celui-ci m'avait donné une forte envie de le découvrir, au point de faire une réservation pour que ma bibliothèque le demande à la médiathèque centrale de prêt.
Je l'ai commencé pleine d’enthousiasme, et ça m'a vite passé. J'ai persévéré un moment, pensant que ça allait changer. Puis mis de côté. Puis décidé à le reprendre, et survolé pour en connaitre la suite, et la fin. Laquelle fin j'ai trouvé mieux que le reste.

J'aime beaucoup le thème, et même double thème. D'une part l'idée que l'ours, une fois qu'il produit un texte intéressant, plus personne ne songe à le critiquer, il devient "la"personne à inviter, à interviewer, et toute erreur de sa part est prise comme un trait de génie.
La critique des milieux de télévision new yorkais pourrait être fort savoureuse, vue de façon décalée par l'ours.
D'autre part, la vie américaine testée par le plantigrade, qui essaie au maximum de se conformer aux usages, mais ce n'est pas si simple. Un décalage fort amusant.

lundi 15 février 2016

Crime d'auteur (Jacques Asklund)

Un excellent petit polar.
J'avais lu il y a longtemps (Oh la la, déjà vingt ans !!) "Un trésor dans l'ordinateur" du même auteur, roman un peu fantastique, drôle et émouvant. Et raté totalement celui-ci.
D'un genre différent, il est aussi agréable à lire.
Un auteur qui vient un peu à contrecoeur animer un atelier d'écriture dans son ancienne école. Une classe de CM2 qui l'accueille avec plaisir, et se lance dans l'écriture d'un polar. Une fillette surprenante qui se révèle à l'occasion de cet atelier. Les idées fusent, s’écrivent, se corrigent, se développent.
Et soudain, la réalité rejoint la fiction, et les soupçons deviennent inquiétants.
Entre fantastique et mise en abyme, un petit roman plein de suspens, dans une école ordinaire.

j'ai commencé à le lire avec ma petite-fille (CM1). Ça lui plaît beaucoup, mais je m'aperçois que, le roman étant un peu ancien, certains termes sont parfois un peu difficiles pour elle. Mais ça ne l’aurait sûrement pas empêchée de le lire et le comprendre seule.

  

Extraits :

- Écrire, c'est donner de la vie grâce à la puissance des mots. Et cette puissance est telle qu'elle peut faire surgir  parfois de drôles de choses ! Y compris des coïncidences aussi troublantes que celle-ci. Mais il n'y a là rien de surnaturel ni d'anormal.


[Incipit]
Retour à l'école

L'homme s'immobilise devant les hautes grilles de couleur bronze. De l'autre côté, l'école Jean-Cavaillès n'a pas beaucoup changé : les lourds bâtiments «Troisième République» sont identiques aux images qu'il a gardées en mémoire.

Il y a deux mois, il a reçu un coup de téléphone surprenant.
- Allô ! Pierre Chesnais ? Ben dis donc, ça n'a pas été facile de remonter jusqu'à toi ! Encore heureux que ton éditeur ait accepté de me révéler le nom de la région où tu habites !
- Excusez-moi... je ne reconnais pas votre voix. Qui êtes-vous ?
- Ah oui, c'est vrai, je ne me suis pas présenté ! Mais si je dis que c'est Long John qui est à l'appareil...
- Arthur Grandjean ! Ça alors !

Pierre Chesnais et Arthur Grandjean ont fait leurs études ensemble. Grandjean est directeur de l'école Jean-Cavaillès.

- Et... qu'est-ce qui me vaut ce coup de fil ? avait fini par demander Chesnais.
- Eh bien voilà ! À la kermesse de Noël, nous avons eu la visite d'un collègue retraité qui a exercé une grande partie de son temps à Jean-Cavaillès.
- Oui ?
- Un nommé Jean Bougreux...
Chesnais se souvenait du maître. Il s'exclama :
- Il est encore vivant ? Dire qu'à l'époque il me paraissait déjà vieux !
Lautre avait continué :
- On a échangé des souvenirs. Il a dressé la liste de ses anciens élèves devenus célèbres. Quelle n'a pas été ma surprise d'entendre citer ton nom !
- Moi, célèbre ? Le père Bougreux a beaucoup exagéré. Mes romans sont loin d'être des best-sellers !
- Tut-tut... Alors comme ça, tu as été élève ici... Quel hasard, non ? Et ça m'a fait un drôle d'effet d'apprendre que tu avais bifurqué vers la littérature.
- C'est une longue histoire.
- Sans doute, mais je suis admiratif !