Un roman policier très classique, que j'ai eu beaucoup de plaisir à lire. Avec cependant un côté romance assez prononcé vers la fin.
Le genre de roman que je regrette d'avoir terminé rapidement, parce que personnages et ambiance me manquent à présent. Pas envie de passer à un autre livre, j'ai envie de rester à Blackwood Mansion, pourtant un peu inquiétant.
Fin 19e siècle.
Un manoir dans la campagne anglaise, loin de tout. Une famille où presque tout le monde se déteste, un patriarche exécrable, une nouvelle venue aux abois, un crime.
Il sera question de Shakespeare et de Jane Austen. Et surtout d'échecs, le jeu est présent partout, et constitue une partie de la trame de l'énigme.
Quand Judith, nouvellement orpheline, arrive dans le manoir de son grand-père, ce n'est pas de gaieté de coeur. Elle n'a simplement plus d'autres solutions pour survivre. Ses parents ont été bannis, et elle découvre le vieil homme pour la première fois, ainsi que le reste de la famille. Mais pourquoi cet homme si méchant, qui l'a d'abord renvoyée, change d'avis et l'installe dans la maison ?
Les mauvaises surprises vont se succéder, et l'enquête menée par Scotland Yard révèle bien des côtés angoissants.
Même si j'ai deviné quelques détails à mesure, le mécanisme est sublime et la pauvre Judith va devoir mobiliser toute son intelligence et son courage.

