J'aime beaucoup l'écriture d'Helen Simonson, et sa façon de mêler dans ses romans un côté romanesque avec un brin d'ironie sur les moeurs anglaises du début du siècle dernier, un peu style Jane Austen, avec des sujets graves, importants voire difficiles.
J'avais adoré La dernière conquête du major Pettigrew. Celui-ci serait plutôt la suite de L'été avant la guerre, puisque nous sommes juste après la 1e guerre mondiale. Mais c'est un roman différent.
Les femmes ont fait tourner l'économie et le monde pendant que les hommes combattaient, et à présent que certains sont de retour, on leur impose de leur laisser la place. Mais non seulement elles ont pris l'habitude d'un peu d'autonomie, mais surtout beaucoup n'ont plus de moyen de subsistance, ou si faibles.
Ce roman aborde différents thèmes sur cette époque. Mais toujours avec un vrai bonheur de lecture.
Ça commence tout tranquillement dans une ville côtière du sud de l'Angleterre.
On y découvre la rigidité des moeurs, la vie stricte imposée aux filles, alors que certaines ont servi d'infirmière ou autre pendant la guerre.
On ne sait s'il faut en rire ou en pleurer quand on apprend que la vieille dame adorable n'a pas le droit de se marier avec son amour de jeunesse parce que sa fille le lui interdit. Une mésalliance risquerait de nuire aux projets de mariage de sa petite-fille !
