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lundi 3 février 2025

Lord Peter et l'autre - Dorothy Sayers

 
Un peu vieillot ou délicieusement vintage ?
Je ne résiste jamais à la petite couverture jaune du Masque, encore moins avec la collection Les Reines du Crime. Des énigmes, rien d'horrible malgré quelques morts, des personnages souvent hauts en couleurs et une atmosphère.
J'avais déjà lu quelques aventures de Lord Peter Wimsey il y a une quinzaine d'années, et j'avais bien apprécié l'humour et l'ambiance.
Celui-ci attendait depuis très longtemps dans ma pal que je lui consacre un moment.

Il se passe des choses inquiétantes à l'agence de publicité Pym, et Mr Pym embauche discrètement Lord Peter Wimsey pour savoir ce qui se trame. Il prend la place de Dean, l'employé qui vient de se tuer en tombant bizarrement de l'escalier. Curieusement, il va apprécier ce passage dans le monde du travail, et de la publicité. Mais on le trouve bien curieux pour un nouvel employé.

Pour éviter de se faire démasquer, il se crée un cousin qui lui ressemble, passant ainsi de l'employé Bredon au Lord.
Et l'affaire dans laquelle il met le nez, (heureusement aidé comme d'habitude par son beau-frère policier Parker), est bien dangereuse, des trafiquants de drogue pour qui la vie ne compte pas beaucoup.

vendredi 17 juin 2022

Meurtre sans filet - Stephen Spotswood

 
J'aime décidément beaucoup l'écriture et l'ambiance des romans de Stephen Spotswood.

Après La fortune sourit aux disparus, nous retrouvons l'intéressant duo de Lillian Pentecost et Willowjean Parker.
Dans une ambiance totalement différente puisqu'elles sont appelées pour un meurtre au sein du cirque où Willow vivait avant d'être "recrutée" par Ms Pentecost.
Nous allons donc cheminer un bref moment avec ces deux dames, toujours aussi efficaces, mais aussi découvrir le cirque de l'intérieur, ses personnages hauts en couleurs, ses amitiés et ses intrigues. (Hum, Willow ricanerait certainement d'être traitée de dame !!)
Willow est dans une position assez délicate, à la fois enquêtrice, amie, ou pas, ancienne employée. Elle est bien placée pour connaître les secrets et le fonctionnement, mais parfois mal à l'aise pour chercher au fond des choses. Sans compter qu'une idylle avec la police locale n'est pas forcément l'idéal pour mener à bien des recherches complexes et parfois dangereuses. Car nous basculons par moments dans un peu de thriller.

J'ai lu avec beaucoup de plaisir ce volume, et tout ce que j'écrivais pour le premier est encore vrai.
Avec des personnages secondaires intéressants et bien campés. Et cette belle incursion dans la vie du cirque.

jeudi 9 juin 2022

Réputation - Lex Croucher

 
N'est pas Jane Austen qui veut !!
Je comprends pourquoi l'autrice s'excuse auprès d'elle dans la dédicace !
Je ne sais trop que dire de ce roman.
En effet, j'ai apprécié certains passages, ambiance georgienne, une jeune fille qui jusque là n'a vécu que par les livres et qui, pratiquement abandonnée par ses parents chez une tante, espère découvrir le monde. 
De courts moments qui m'ont fait penser à des livres que j'aime, comme du Jane Austen en effet.
Hélas, Georgiana rencontre Frances. À partir de là, dès qu'elles sont ensemble, c'est alcools au-delà de toute limite, drogue, sexualité débridée, débauches en tout genre.
J'évite toujours ce genre d'histoires, ça m'ennuie profondément. Mais quand en plus c'est vendu comme un récit austénien, ça devient tellement inutile. Plus d'une fois, le roman a failli me tomber des mains, j'ai persévéré parce que je m'étais engagée à le chroniquer, mais quel ennui !
Même l'héroïne n'est pas particulièrement agréable. Bien loin des personnages féminins dynamiques et forts que j'aime suivre. Elle se laisse porter, mièvre et inconsistante (mais elle semble étonnamment bien tenir l'alcool pour une fille qui a vécu si protégée jusque là !)

dimanche 20 juin 2021

La soeur du soleil (Electra) - Les Sept soeurs - Tome 6 -Lucinda Riley

Sans doute le tome pour lequel j'ai eu le plus de mal au début, et par lequel ensuite au contraire j'ai été totalement happée.
Un début pas très enthousiasmant. Electra n'est pas la plus sympathique des soeurs, et lire plusieurs fois par page qu'elle se fait un rail de coke et boit de la vodka m'a lassée (l'overdose était un peu pour moi là !)
Pareil pour les nausées, je pense que tous les lecteurs avaient compris bien avant l'héroïne.
Je pense franchement que 200 pages de moins auraient facilité la préhension du livre, et n'auraient pas manqué à l'intrigue !!
Mais ensuite, addictif comme les autres tomes. Et toujours avec des allers-retours entre passé et présent.
Cette fois, ce n'est pas Electra qui part pas à la rencontre de son passé, comme ses sœurs, elle est bien trop hésitante, c'est son passé qui vient à elle.
Nous partons d'abord au Kenya, sur les traces d'une jeune femme blanche qui n'a pas de lien direct avec Electra, mais une grand importance cependant pour la famille.
Comme dans chaque volume, l'autrice mêle des éléments historiques et véridiques à la partie romanesque, et c'est intéressant de découvrir la vie de ces petites communautés blanches qui se retrouvent en pays africain, et les relations entre les groupes.
Et aux USA aussi plein de sujets intéressants sont abordés, drogues et désintoxication, ségrégation raciale ... et d'autres que je vous laisse découvrir.

vendredi 9 octobre 2020

L'étrange pension de Mrs Scragge - les enquêtes d'Antoinette 1 (Mystère et suspense aux Pays-Bas) - Anna Kessou

Un charmant cozy mystery, pas au coin d'un bon feu anglais, mais au bord de l'eau dans le vent des Pays-Bas.


Introduction à la série, où l'on découvre les raisons pour lesquelles Antoinette, nurse d'un aristocrate, va totalement changer de métier. Mais aussi véritable petit polar très réussi.

Le bébé dont s’occupait Antoinette vient de fêter sa majorité. Et même si elle est depuis le temps habituée à ses bêtises, la dernière en date devient si dangereuse qu'elle n'a pas d’autre solution que fuir et changer de vie.
La voilà donc employée sans préalable, et sans vérification de ses capacités dans ce domaine, par la CLEAN, curieuse entreprise parisienne de nettoyage. Qui l'envoie immédiatement en mission dans un hôtel hollandais.
Et le plumeau ne sera pas sa principale préoccupation, tant ce manoir est louche, et ses habitants, propriétaire comme clients, un brin suspects. Le village n'est pas en reste.

samedi 11 juillet 2020

Ceux qui traversent la mer reviennent toujours à pied - Marine Veith

Un court roman Exprim', j'allais écrire très original, mais en fait, c'est bien la marque de la collection, ils sont tous extrêmement différents et originaux. Seul point commun, l'âge cible (tout le monde !! mais plutôt ado, et jeunes adultes, et adultes toujours jeunes) et la taille. Hauteur du moins, et c'est bien agréable pour le rangement, plus facile et plus esthétique (Les autres collections que j'ai la chance de recevoir ont des hauteurs sans cesse différentes, je ne comprends pas trop pourquoi).
Mais la longueur n'est pas formatée, ce qui donne une liberté d'écriture appréciable.

Julien n'a pas encore l'âge d’avoir le permis. Il est seul dans la vie, livré à lui-même depuis longtemps par une mère alcoolique, et vraiment seul depuis qu'elle est morte, sans projet et sans avenir, expulsé de leur logement social, sans autre aide que  : revenez à 25 ans, on a des solutions à proposer à cet âge-là.
Il part en stop sans destination fixe, et après une longue attente s'arrête un "Range Rover qui menaçait de tomber en pièces". À son grand étonnement, le chauffeur lui passe le volant sur l'autoroute, puis : "On roulait depuis dix minutes quand il m'a dit :
- Au fait, je m'appelle Bardu et j'ai vingt kilos de résine de cannabis cachés dans le plancher. Si les flics nous arrêtent, je dirai que cette voiture et son chargement sont à toi."
Mais les flics ne les arrêtent pas, Bardu est surprenant mais prudent.
Et 7 ans plus tard, ces deux-là sont toujours ensemble, se tenant quasiment lieu du père et du fils dont ils ont dû se passer.

Ça aurait presque pu aller jusqu'à la retraite ! (du moins celle de Bardu).

samedi 4 mai 2019

Le voyage de nos vies (ou quand la réalité rejoint la (fan)fiction) - Chris Colfer

Passer des vacances avec l'acteur de vos rêves ne vous fera pas forcément passer des vacances de rêves !!!

Quatre lycéens, réunis par un même intérêt pour la série Wiz Kids, ont décidé de partir en road trip à travers les États-Unis, avant de devoir se quitter à la rentrée vers des universités différentes.
Ils sont amis de longue date, mais chacun pourtant cache un secret, souvent très important, qu'il craint de révéler à ses amis. Ce long périple ensemble leur en donnera-t-il l'occasion ?
Ce voyage, pour lequel ils ont dû péniblement économiser, ils le considèrent comme le voyage de leur vie, et ils en attendent beaucoup.
Et effectivement, il va être vraiment marquant, mais pas forcément comme ils s'y attendaient.

Parce que l'un d'eux, sans trop réfléchir, a invité l'acteur principal de la série à se joindre à eux, persuadé bien entendu qu'il n'en fera rien. Et surprise, cet acteur célèbre et adulé les rejoint pour de bon au départ.
Parce qu'il est à un moment crucial de sa vie, et pour des raisons qu'on découvrira au fil du voyage puis à la fin.
Ce qui va changer totalement l'esprit de cette parenthèse "entre potes".
Ils vont passer peu à peu, du délire total dans lequel les entraîne Cash Carter, vers quelque chose de bien plus profond.

vendredi 12 avril 2019

Toffee Darling - Joanne Richoux

Une écriture étonnante et des personnages étonnants aussi. Et même le road trip n'est pas classique, puisque ils traversent les U.S.A., mais d'ouest en est, de la Californie à New York.

J'ai terminé ce roman depuis plusieurs jours, et j'ai du mal à faire une synthèse, avis à la fois plein d'enthousiasme, et ... pas tout à fait !!

Après Les aventures d'un baby-boomer breton, dont la dernière partie nous lançait sur les traces des Beatniks, m'y voici en plein cette fois. Correspondances entre lectures !
Comme souvent dans les romans YA récents, une belle bande-son. Indispensable ici vue le sujet.
Je regrette de plus en plus ma nullité, en musique et en anglais !

Les Beatniks, bien que ce soit mon époque, je n'y connaissais pas grand chose. Mais j'ai retrouvé cependant ici plein de souvenirs, d’évocations de cette période, et surtout des grands noms.
Puisque nous allons croiser aussi bien Jim Morrison que Jacques Dutronc ou Ken Kesey.
Et pour chaque personnage rencontré, presque anonymement, on a en fin de chapitre un résumé de la suite de sa vie.
Nous parcourons donc tout un pan de l'histoire de l'Amérique, avec aussi la guerre du Viet-Nam ,et même l’Hôtel Cecil de Los Angeles, sans oublier le triste Club des 27.  Et c'est passionnant.

mardi 22 mai 2018

Deux roues de travers - Jean-Christophe Tixier

J'ai vraiment aimé cette lecture.
Je voulais lire ce roman pour au moins trois raisons (au-delà du fait que c'est un roman jeunesse, donc qu'il me tente) :
- Le thème m'intéressait beaucoup
- Il se passe à Hendaye
- Je tenais absolument à relire Jean-Christophe Tixier.
En effet, j'ai lu il y a deux ans "Dix minutes à perdre" je n'avais pas été enthousiaste. Depuis, ce roman a obtenu au moins 17 prix, donc je m'interrogeais sur mon avis !

Celui-ci ne fait pas partie de la série "Dix minutes..." (trilogie actuellement).
Il est question ici d'une relation frère-soeur très forte, et d'une jeune fille en fauteuil roulant.

Eva, quatorze ans et demi, voudrait être une adolescente normale, elle rêve de danser, d'être libre. Pas facile quand depuis la naissance ses jambes ne lui servent à rien.
Elle aimerait aussi s'affranchir de sa dépendance à sa mère, qui la surprotège à force d’inquiétude. Une inquiétude maternelle normale, mais qu'Eva trouve insupportable.

Son grand frère de 20 ans, Michael, qu'elle aime et admire tant, et qui sait d'occuper d'elle sans l'étouffer, a hélas quitté la maison pour ses études.
Quand il arrive et propose de l'amener une semaine en vacances à Hendaye, elle croit rêver tant elle est heureuse.

Hélas, le rêve va vite devenir cauchemar.

mercredi 4 avril 2018

Cendres de Marbella - Hervé Mestron

On s'y attache à ce jeune dealer qui ne rêve que de devenir clean, sans en prendre vraiment le chemin, malgré tous ses efforts.

Je connaissais mal Hervé Mestron, avant Le temps des râteaux. J'avais seulement lu, dans son abondante production, il y a plus d'une quinzaine d'années un polar du routard (Prise de bec au Québec) et en octobre Mystère au sous-sol.
Des ouvrages très variés donc, et en même temps, où l'on retrouve son empathie pour les gens mal dans leur peau, ou pas à leur place.

Quand j'ai reçu ce livre, j'avoue avoir un peu hésité, après avoir lu quelques pages pour me faire une idée.
Vraiment pas le genre de sujet que je lis habituellement, je continue ou pas ?

Et puis de page en page, je me suis comme je le disais attachée au personnage, et accrochée au texte.
Un langage assez inhabituel pour moi, mais un texte vraiment prenant, et très bien écrit.

"Ziz est un jeune homme intelligent, travailleur et ambitieux. Pas le genre à végéter dans sa routine professionnelle, mais plutôt à peaufiner un plan de carrière et à prendre les rênes de sa propre petite entreprise. Le problème, c’est que son milieu professionnel, c’est la dope. Le haschich, pour être précis. Et que les caïds qui tiennent son quartier ne sont pas forcément du genre à encourager l’innovation, et encore moins l’indépendance…"

mardi 5 septembre 2017

Et que le vaste monde poursuive sa course folle - Colum McCann

Une chronique originale, pour un texte qui l'est tout autant.

Un grand merci à Ramettes de m'avoir offert une lecture en dehors de mes habitudes !  Sans doute n'y serais-je pas allée de moi-même, même si depuis un moment je me promettais de le lire celui-ci, à cause de New York notamment.

Une écriture surprenante. Par exemple quand il mêle dans le même paragraphe deux choses qui se passent en même temps, dans deux lieux différents. On mène sa vie tranquillement, pendant que ce qu'on a de plus cher au monde est en train de souffrir. Ce mélange de phrases est saisissant.

Malgré la multiplicité des sujets au départ,  on croise des personnages qui ont une vraie densité, on ne se contente pas de survoler leur histoire. C'est souvent dur, poignant, mais on plonge vraiment dans l'Amérique profonde, des tranches de vie qui se croisent, se répondent.

jeudi 3 août 2017

La lune de papier - Andrea Camilleri (Commissaire Montalbano)

J'ai toujours du plaisir à lire les Montalbano, autant (voire plus) pour l'ambiance et l'humour que pour l'enquête policière, même si elle est élaborée et bien menée.
Le fait que le traducteur utilise souvent, comme il le précise dans les préfaces, des mots de français du Midi pour rendre au mieux le dialecte ajoute  à mon plaisir car je retrouve là des expressions de mon enfance, plus entendues depuis longtemps, voire des mots que disait mon papa et qu'ici dans mon "grand nord" personne ne prononce.
Pas de lassitude car chaque enquête est originale et variée.

Dans cet opus, la relation du Commissaire avec Livia est à peine effleurée, on ne la croise qu'exceptionnellement au téléphone. Il y est question aussi, fugacement, d'Ingrid, mais sans détailler,  juste un envoi de saumon et autres choses appétissantes.

Côté intrigue, de la drogue, une relation frère soeur plutôt glauque, de belles filles et de beaux yeux, un mariage surprenant mais explicable, Montalbano aux prises avec son âge.
Et bien sûr toujours le langage comique de Catarella, et les petits malheurs du bébé Salvo ...

Un moment de lecture bien agréable.

samedi 16 juillet 2016

Meurtre à Crest Les gendarmes sont au parfum - Chris Escot

Dans la collection "Meurtre(s) à .... " (Une vingtaine de titres sur Drôme et Ardèche)
Editeur :  La Bouquinerie
2011 - 174 pages

Un roman qui se veut un peu épisode de série policière télé.
Dès le début : Un court chapitre, le meurtre, sans explication.
Puis avant que ça ne se sache, on se retrouve ailleurs.  Anne Sorel, lieutenant de gendarmerie nouvellement nommée à Crest, prend ses fonctions et la ville lui rend honneur. Le livre commence. réellement.
Tout le long du récit, de temps en temps, on quitte la brigade de gendarmerie, et on nous précise qu'on est "hors champ".

Dans l’ensemble, c'est un bel hommage à la gendarmerie, à son travail multiforme souvent méconnu.
Un roman policier bien sûr, mais dont on devine très vite qui et pourquoi (même moi, qui d'ordinaire ne devine jamais avant la dernière ligne !)
Une fiction donc.
Mais commencer dès le chapitre 2 en traitant le député-maire de "vieux con", quand le titre est  Meurtre à Crest, je trouve ça à la fois osé et savoureux !!

J'ai été gênée par pas mal de petites erreurs, virgules bizarrement placées, nom propre orthographié de trois manière différentes, espace systématique avant ou après l'apostrophe... Rien de très gênant au début, à part une ou deux phrases que j’ai un peu peiné à comprendre. Mais lassant au bout d'un moment. Particulièrement agaçant : vous dîtes, systématiquement avec l'accent circonflexe.
Au premier coup, j’ai pensé à une faute de frappe, au suivant, j'ai cherché si au lieu du présent, le verbe pourrait être au passé simple, mais au fil des pages, j'en ai déduit qu'aucun correcteur n'avait su l'écrire correctement ni pris la peine de vérifier dans une grammaire.
Rien d'horrible, mais je ne l'accepte pas plus d'un "petit éditeur" que d'un autre. Une relecture correcte devrait toujours précéder la parution.

Concernant le fond, je m'attendais à quelque chose de moins noir. Souvent les polars locaux sont plutôt dans l'humour il me semble. Ici pas de description gore ni de scène horrible mais le fond est vraiment assez désespérant.
Je pensais que ce genre de littérature, très implantée dans un lieu, est souvent aussi un peu pour attirer le touriste ; mais là ça va pas donner vraiment envie. entre la noirceur des âmes (!) et les critiques, genre quel bled pourri, rien à faire ici ...

En résumé, un polar facile à lire, même si on ne connaît pas le coin. Mais auquel on prendra sans doute plus de plaisir si on reconnaît. Sinon, il n'a rien d'exceptionnel.

Peu de héros récurrents dans cette collection de meurtres en Drôme-Ardèche, car presque tous les titres ont des auteurs différents. Mais Chris Escot a écrit un autre titre où Rachida, la sympathique  stagiaire de celui-ci, devient l'enquêteur principal.

Interview de l'auteur :
http://www.labouquinerie.com/meurtreacrestinterview.html


Extraits :


p. 34
Ne rien négliger. Mener l'enquête avec la rigueur d'une ménagère suisse allemande.

La gendarmerie est un humanisme, et c'est pour ça que j'ai choisi ce métier.

lundi 22 février 2016

Silence (Benoît Séverac)

Scotchée !!
Je n'ai pas pu lâcher ce livre, et ce n'était pas à cause du suspens, il n'y en a pas vraiment.
Plus que le sujet, c'est l’écriture je pense qui m'a empêchée de poser le roman avant la fin.
Des chapitres courts, pas de laïus, pas de pathos, des personnages qui sonnent vrai. Une histoire dont on a l'impression qu'hélas elle pourrait arriver presque à n'importe qui. Et des remises en question pour tous, adultes et jeunes.
On découvre peu à peu ce qui s'est passé, en même temps que Jules essaie de s'en souvenir, de se renseigner, et de comprendre. C'est vraiment très prenant.
Un petit côté plus léger, avec le personnage de la petite soeur, à la fois affectueux, drôle, mais aussi qui apporte à Jules les infos dont il a besoin.
Et de la chaleur humaine et du réconfort avec Damien, l'infirmier.

J'ai un peu regretté le passage en langage SMS. Evidemment, je ne suis pas vraiment le public visé, et donc j'ai un peu de mal à comprendre. Mais je ne suis pas sûre que c'était indispensable pour faire "jeune" ou plus vrai (et ça risque de dater rapidement, non ?)
Et j'avoue ne pas savoir ce que veut dire le terme "root" en français.

Je ne sais pas ce qu'en pense le public ado ; avec mes yeux d'adultes, j'ai vraiment apprécié ce roman et il me semble important de le faire lire aux jeunes.
Je remercie au passage Aurélien, du blog "Mes romans de collégien" grâce auquel j'ai découvert par hasard ce livre.


Extrait :
- La littérature, il n'y a que cela de vrai. Lire t’aidera.