Affichage des articles dont le libellé est Camps de concentration. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Camps de concentration. Afficher tous les articles

mardi 22 juillet 2025

La promesse cachée

 
Quelle histoire sombre, l'incarnation du mal absolu, la cruauté de l'homme.

Comme souvent (toujours ?) chez Lucinda Riley, la Grande Histoire vient se mêler à l'histoire du roman.
Ici, la Shoah, déportation, camps de concentration.
Ce ne sera pas mon préféré de Lucinda Riley, et cependant, je l'ai lu très vite, son écriture se dévore facilement !
Beaucoup de thèmes, un peu trop m'a-t-il semblé, même s'ils se recoupent et se retrouvent bien entendu.
Avec entre autres une incursion au coeur du domaine de la mode, mannequins et défilés. La beauté, une vie qui semble facile, et qui ne l'est pas du tout.

Je n'ai pas encore lu le dernier tome des 7 soeurs, co-écrit par Harry Whittaker, le fils de Lucinda Riley.
Ici, il explique en préface qu'il a repris et remis en quelque sorte au goût du jour un des premiers romans écrits par sa mère. Je serais curieuse de comparer cette version à l'originale (mais  je ne lis pas du tout l'anglais, alors ...)

dimanche 12 janvier 2025

Mademoiselle J. - Tome 3 - Jusqu'au bout du monde (1945)

 Après avoir relu, en version papier cette fois, et toujours avec autant de plaisir, les deux premiers tomes, je découvre enfin le 3e.
C'est une histoire à part entière et il peut très bien se lire séparément. Même si le lecteur se demandera un peu qui est ce Ptirou dont le fantôme apparait au fil des pages pour encourager Juliette.

J'ai beaucoup aimé ce volume aussi, mais il est bien plus sombre que les précédents : seconde guerre mondiale, déportation, camps de concentration , etc...
Cependant une très belle leçon d'histoire. On est captivé par les aventures de Mademoiselle J. qui va parcourir le monde jusqu'en Sibérie et braver tous les dangers en cette période troublée, à la recherche de sa grande amie Léa.
Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi notre bibliothèque départementale classe cette série en BD adulte, alors que les collégiens et lycéens y apprendront plus que dans leurs cours d'histoire. Et même si le sujet est terrible, c'est toujours fait avec retenue, lisible par tous, bien plus que d'autres livres qu'on leur propose.

Comme dans les volumes précédents, c'est l'oncle Paul qui raconte aux enfants, impatients de connaître une nouvelle histoire.
Cette partie, narrée en gris pour la distinguer, est située en juillet 1960.
Un des enfants reçoit en cadeau un Lucky Luke ! (Le Juge, paru l'année précédente)

dimanche 26 mai 2024

En attendant ton retour -- Tamara McKinley (La Pension du Bord de mer 12)

 
J'aime toujours autant rejoindre la Pension du  Bord de mer et Peggy, de plus en plus efficace.
Il faut cependant savoir que cette série est de moins en moins feel good. 
Nous sommes toujours en pleine seconde guerre mondiale, et la vie n'est pas rose. Il sera question ici de batailles aériennes, mais aussi de camp de concentration et de camp de prisonniers.

Contrairement aux épisodes précédents, on va en grande partie rejoindre Anne, la fille de Peggy, qui pour mettre ses enfants à l'abri, s'est réfugiée dans le Somerset, pendant que Martin, son mari, à partir de la base de Cliffe mène des opérations dangereuses.
La ferme où habite Anne va devoir, faute de suffisamment de personnel masculin, accueillir des prisonniers de guerre allemands Et on comprend mieux la difficulté de se trouver face à "des ennemis", pour des gens qui ont tous perdu des proches dans cette guerre. En se disant que c'est peut-être un de ces hommes qui a abattu un des leurs. 
Difficulté aussi du côté allemand : des jeunes gens enrôlés souvent contre leur gré, qui en voyant ces familles pensent  à la leur, si lointaine.
Pendant ce temps, Peggy en difficulté financière car tout devient plus cher avec des approvisionnements qui se raréfient, décide, au grand dam de son entourage, d'aller travailler à l'usine, en plus de la tenue de la pension. Mais c'est Peggy... rien ne l'arrête !

mardi 9 avril 2024

Quand la nuit tombe : Lisou - Marion Achard - Toni Galmés

 
Beau coup de coeur pour cette BD qui ne cache rien de la guerre, mais à hauteur d'enfant. À mettre entre toutes les mains. Avec une mention spéciale pour les dessins, tout en douceur malgré le sujet.
J'évite en général dans mes lectures le sujet de la guerre, et curieusement, je viens d'en enchaîner plusieurs sur ce thème. 
Celle-ci m'a attirée parce qu'elle se passe en partie à Grenoble, et m'a retenue parce qu'elle explique vraiment bien tout en se mettant à la portée des enfants.

Sur la guerre à Grenoble, j'ai aussi lu il y a peu Les Papillons Bleus, très différents mais tout aussi intéressants.

2022. Lisou, née Lise Veil il y a 89 ans, sort des photos et des documents, et nous raconte sa guerre, comme elle l'a vécue enfant d'une famille juive non pratiquante, athée et laïque.
L'innocence, d'abord, puis la guerre qui se rapproche, la fuite. Les fuites successives plutôt, jusqu'à ne plus savoir où se réfugier.
Sa soeur Mylaine, qui pour sauver sa famille sera déportée.
Les personnes qui hébergent, au péril de leur vie. Celles qui dénoncent. Les chaînes de solidarité, la peur et le courage. Et toujours la fuite.
Et puis la découverte de ce qui s'est passé, Pitchipoï, Auschwitz.
À l'époque, on ne savait pas...

samedi 3 février 2018

Ces rêves qu'on piétine - Sébastien Spitzer

Fascinant !
Je dois dire que j'ai hésité longuement à commencer ce livre. Je cherche en ce moment plutôt des livres gais, ou surtout légers, et je me doutais que ce ne serait pas le cas de celui-ci. Mais les excellentes critiques m'ont incitée à m'y plonger. Je l'ai cependant commencé presque à contre-coeur, en me disant que j'allais peut-être m’arrêter rapidement, si c'était trop dur.

Et j'ai été happée par l’histoire, les histoires plutôt, qui s'entremêlent, se croisent et se rejoignent.
Une écriture superbe, un vocabulaire souvent inattendu, à la fois précis, élégant, mais sans prétention.
Et surtout, une façon de raconter qui sans édulcorer les horreurs, se laisse lire et même dévorer.

mercredi 28 septembre 2016

Yankov - Rachel Hausfater

Éditions Thierry Magnier 2014
145 pages
Résumé Babelio


Encore un petit bijou, avec l'écriture extraordinaire de Rachel Hausfater.

Un thème dur et assez peu traité en littérature jeunesse me semble-t-il : il commence où finissent la plupart des romans : au moment de la libération des camps.