Les romans de Carène Ponte, c'est toujours pour moi un moment de lecture intense, des livres que je ne peux pas quitter. À la fois une lecture facile, de la bienveillance, de l'empathie, mais aussi de la réflexion sur la vie quotidienne, sur les attachements, sur la famille, sur le passé et le futur de notre vie (et aussi le présent).
Celui-ci n'y fait pas exception, mais je l'ai lu à la fois avec grand plaisir et beaucoup de peine.
Partager au fil des pages la douleur infinie d'une mère qui a perdu son enfant, c'est terrible, impossible de lever la tête du livre pour penser à autre chose.
Et quand je découvre qu'on va aussi accompagner une jeune femme qui se bat contre la leucémie, j'ai d'abord posé mon livre en me disant que je ne pouvait pas. Impossible pour moi.
Et puis, parce que c'est Carène Ponte, parce que ses personnages, on ne peut les quitter, j'ai continué jusqu'au bout.
Mais je peux vous dire que j'y ai épuisé mon stock de petites cuillères du mois au minimum. Tant de souvenirs douloureux, tant d'espoirs dont on sait qu'ils vont être déçus. Attention, je précise que le texte est léger, et qu'on peut lire ce roman comme tous ses autres avec beaucoup de bonheur. C'est juste que pour moi, derrière les mots et les situations, il y avait les souvenirs, les moments terribles et sans issue.



