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jeudi 7 mars 2019

Comment mon père est mort deux fois - Yves Grevet


Une enquête qu'on ne lâche pas.
On l’aborde par deux côtés, dont on devine qu'ils vont peu à peu se rejoindre.
D'une part, le récit de Soën en 2017, d'autre part celui d'Yvon, en 1984.

Soën, malgré son prénom breton, vit à la Réunion, une vie tranquille entre des parents enseignants, des grands-parents réunionnais, des copains et ... la plage.
Mais ce jour là, cette vie plutôt facile prend fin, quand il apprend la mort de son père.
Et à la tristesse va très vite s'ajouter l'incompréhension. Qui était réellement son père ?
Il appert rapidement que cet accident n'en est pas vraiment un.
Mais l'affaire semble vite classée et Soën va devoir mener son enquête, avec l 'aide de sa famille, et de son amie Ida. Enquête complexe et parfois dangereuse.

Parallèlement, nous suivons Yvon qui, plutôt  que de faire le service militaire, préfère partir en Turquie, comme enseignant de français.
Nous découvrons avec lui ce pays, qui vit encore dans le souvenir d’Atatürk, même si ça change peu à peu. Et nous suivons la vie de ces jeunes Français expatriés pour quelques mois, avec des motivations et des modes de vie divers.
C'est très intéressant de découvrir le pays par leurs yeux.
Mais nous allons aussi découvrir des réalités bien plus complexes, relations entre les États, données géopolitiques et historiques, espionnage et secrets d'État.
Yvon nous apparaît peu à peu en train de se laisser prendre dans un engrenage, alors qu'il n'a rien fait pour se mettre en danger.

mardi 2 mai 2017

Anouche ou la fin de l'errance. De l'Arménie à la vallée du Rhône. - Valentine Goby ; Philippe de Kemmeter

Editions Autrement Jeunesse 2010
Collection : Français d'ailleurs
20 x 26 cm ; 79 pages
Résumé babelio

Je suis assez mitigée sur ce livre. Le premier que je découvre de cette collection.

D'abord, mes raisons de le lire :
J'ai presque toujours vécu dans des villes avec une grande communauté arménienne.
Gardanne d'abord, pendant vingt ans. (A Gardanne, arrivée dans les années 1920 d'environ 900 arméniens, pour une population de 6000 habitants)
Puis Valence et alentours (Valence compte la plus grosse colonie arménienne en valeur relative : 6 % de la population)
Sans avoir cependant d'ami proche ou de famille qui en fasse partie (mais j'ai dû parfois gérer parmi mes élèves des conflits entre Turcs et Arméniens, le génocide n'est pas oublié des jeunes générations).
Dès que j'ai vu cet ouvrage dans la bibliothèque, je l’ai emprunté sans hésiter, d’autant plus qu'il était classé en roman enfants.