vendredi 15 mars 2019

Cours ! - Davide Cali

Un superbe album, autant par le sujet que par l’écriture qui m'a emportée d'un bout à l’autre, bien que je ne sois intéressée ni par la boxe ni par la course !

Après Ruby Tête haute, un autre album qui parle d'un enfant noir dans une école de blancs, mais aussi différent que possible.

Ray, le narrateur, déteste tout et tout le monde, l'école et le reste. Parce qu'il est malheureux parce qu'il ne voit pas d'issue à son malheur. Obligé de se défendre, il ne se laisse pas faire mais c'est sur lui que tombent toutes les punitions.
Et puis, par chance, va arriver la bonne personne, celle qui le sauve, un nouveau proviseur bienveillant.
Qui va lui faire comprendre d'où vient cette rage, et comment la canaliser pour qu'elle ne le détruise pas mais au contraire.
Finalement, il ne se dirigera pas vers la boxe comme il aurait dû, mais il est sauvé tout de même.



Comme je le disais au début, j'ai eu beaucoup de bonheur à lire cet album, je l'ai lu d'un trait , il est prenant.
Après, on réfléchit, et on se dit qu'hélas, pour un enfant qui va croiser la bonne personne au bon moment, il y en a tellement qui vont mal tourner alors qu'on aurait pu les sauver "facilement".

Mais ce texte est excellent et je vais vite le partager avec mes écoliers. (Merci à mes collègues qui l'avaient mis de côté en vue de notre fil rouge de l'année, qui va porter sur tolérance et racisme. Sans elles, il m'aurait encore échappé sans doute)

Et  la chute est à la fois drôle et émouvante.

Extraits :

Chez les Blancs, on ne voyait que moi. Le seul Black de la cour. Les moqueries fusaient. Parfois un enfant me passait le doigt sur la figure, pour voir si la couleur s'en irait. Comme si j'étais sale.

***

... à ton âge, on se cherche souvent les uns les autres parce qu'on ne sait pas quoi faire de son énergie. Si tout le monde courait, je parie même qu'il n'y aurait plus de guerres !



Illustré par Maurizio A.C. Quarello
Éditeur : Sarbacane 2016
Format : 22 x 29 cm - np
Résumé Babelio

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