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mercredi 15 avril 2026

Mes frères, nos fantômes et moi - Julien Sandrel (Récit)

 
Beau coup de coeur inattendu pour ce récit ! 
Un livre que je n'ai pas choisi, et que je n'aurais  pas eu l'idée de choisir !! 
Je remercie donc Babelio (et en particulier Justine, qui a choisi pour moi) pour ce cadeau !
Je n'avais rien lu de Julien Sandrel (apparemment, c'est une erreur !!) et les gens qui racontent leur vie m'intéressent en général assez peu, je préfère m'évader avec un roman.
De façon amusante, je venais de lire Un gamin à Rome, que j'avais choisi, et qui m'a bien déçue. Et ici, j'ai été emportée par la plume de l'auteur, d'un bout à l'autre.

J'ai tout aimé, ses recherches, ses retrouvailles, et surtout ce voyage entre frères.
Sans doute suis-je un peu jalouse, j'ai longtemps espéré partir avec ma soeur, mais les problèmes familiaux de santé ne nous l'ont jamais permis hélas. 

Difficile de parler d'un livre si riche, mes mots ne seront jamais à la hauteur de ceux de Sandrel. 
Je me contenterais donc de parler de quelques détails, ce qui m'a fait sourire, ce qui m'a émue (quoique j'ai été émue d'un bout à l'autre !).
Je suis surprise qu'un auteur se livre autant, nous laissant voir son intimité, sa famille et ses pensées.

Cette chronique sera sans doute pour moi aussi plus personnelle.
Vous pouvez arrêter tout de suite de me lire et vous plonger dans les récit de Julien Sandrel, ce sera bien plus intéressant 😉

jeudi 2 avril 2026

Un gamin à Rome - Chico Buarque

Attirée par le journal d'un auteur presque de ma génération, en Italie, pays de mes parents, et qui arrive du Brésil (comme ma grand-mère).
Je pensais lire la vie et les surprises d'un gamin transplanté soudain dans un autre pays, un autre continent. Ou les souvenirs d'une époque qui pourraient me rappeler un peu les miens.

Rien n'a réussi à m'intéresser dans sa prose. Ni le curé qui lui pelote les fesses en corrigeant ses devoirs, ni sa soeur qu'il regarde par la serrure de la salle de bains, ni ses rêveries sur les filles ou les femmes, ni l'affaire Wilma Montesi, dont je n'avais aucun souvenir. Ni les matches de foot brésiliens ou autres.
Tout au plus de le voir danser une valse avec Alida Valli (sans qu'il sache qui elle est) puis copain avec son fils, qui deviendra acteur aussi.
Il saute d'une anecdote à l'autre, sans véritable suite, sans qu'on ne s'attache à personne.
Par moment, je ne savais plus s'il parlait de ses souvenirs d'enfant ou de l'époque où, octogénaire, il écrit ce texte.

mercredi 3 juillet 2024

Sous le ciel de Toscane - Kat Devereaux

Je ne sais vraiment pas comment vous parler de ce roman.  J'ai eu beaucoup de mal au début, et à la fin, j'aurais voulu ne plus les quitter !!
J'ai aimé chaque partie, mais j'ai d'abord eu du mal à cause du trop grand écart entre les diverses narrations  : 
1944 Stella : la Résistance en Italie, des scènes dramatiques et atroces. Le courage de Stella, qui n'a que 14 ans et, loin des actions d'éclat, sert de rouage indispensable aux combattants de l'ombre.
2019 Tori : Lassée d'un mari pervers narcissique, après une méchanceté de trop (l'empêcher d'assister à la veillée funèbre de sa grand-mère adorée), elle quitte tout et part s'installer à Florence, où elle a tant de souvenirs avec cette aïeule.
Jusque là, c'était cohérent.
Mais sitôt arrivée, alors que l'idée du divorce commence à peine à poindre dans son esprit, elle tombe raide dingue de son avocat, et ce qui promettait beaucoup d'intérêt bascule dans la romance un peu trop précoce ! Alterner les tortures et les pendaisons, et l'attirance fulgurante et réciproque de nos deux tourtereaux m'a paru très désagréable, j'ai failli abandonner.
Mais peu à peu, je me suis laissée prendre au charme des différentes histoires.
Parcourir la Toscane est un bonheur, sur les pas de Victoria qui mène l'enquête sur sa grand-mère qu'elle aimait tant, mais dont elle découvre qu'elle ignorait sans doute l'essentiel.

jeudi 26 octobre 2023

On m'a piqué La Joconde - Histoire ébouriffante de Léonard de Vinci - Michel Douard


Un roman original, à la fois loufoque et très documenté. On ne s'ennuie pas une seconde, tout en vivant aux côtés de Léonard, de ses disciples et de François 1er.


Il faut d'abord parler de cette collection, "Romans d'Histoire pop' ", que je viens de découvrir grâce à Babelio Masse Critique. 







Le plus simple est de vous en donner la présentation par l'éditeur : 
 


mardi 25 janvier 2022

Jardin secret à Palerme – Valérie Mangin

 
Un très beau roman, tendre, poétique et émouvant. 
Mais dommage, ce n’est pas du tout le genre de lecture que j’apprécie en ce moment. Trop de ressenti pas assez d'action pour moi.
Des considérations intimes qui tiennent de longues pages, ça doit plaire, surtout si on aime se plonger dans les livres de développement personnel, mais ce n'est pas ce que je recherche dans un roman.

Sara est installée à Palerme. Un chien, des voisins bienveillants, la mer. Tout semble idyllique, mais très vite on comprend que ce n’est pas le cas. D’abord parce qu’elle est là pour dénouer un secret de famille bien gardé.

J’ai eu un peu de mal avec les passages très introspectifs, que j’ai trouvé longs et répétitifs alors qu’ils sont bien écrits et certainement très prenants pour ceux qui recherchent une lecture de ce style.

Mais j'ai apprécié le reste, l'histoire, les personnages et les lieux.
Il y a aussi tout un côté découverte de la Sicile qui m’a bien plu. Et de l’âme sicilienne, qui quoique m’ayant laissée un peu perplexe (mais hélas, beaucoup d’Italiens mais aucun Sicilien dans mes proches, donc je ne sais pas trop !) m’a émue.
Certains passages m’ont aussi rappelé des moments impressionnants en Italie dans ma jeunesse.

samedi 25 septembre 2021

Le duel des génies Quand Michel-Ange défie Léonard de Vinci - Sophie Doudet

J'ai beaucoup aimé le thème de ce roman : la rencontre (les rencontres plutôt) de Michel-Ange, jeune homme, avec Léonard de Vinci dans la force de l'âge. 
Comme pour Les lumières du théâtre, il est intéressant de mettre en parallèle les vies de personnages célèbres mais qu'on connait séparément, de voir quelles ont pu être leurs relations (avec une part de fiction puisque ce sont des romans).
Cependant, ce texte me laisse une impression de malaise, et j'ai eu parfois du mal à continuer, sachant que, sauf erreur de ma part, il s'agit d'une collection jeunesse, et que donc je lis avec l'optique de le transmettre aux enfants ou ados.

Malaise d'une part parce que certains passages sont très noirs sur la vision de la vie, la destinée de l'homme, et que ce type de réflexion philosophique ne me parait pas très attirant pour des jeunes lecteurs.
Et aussi parce que cette haine que parait éprouver Michel-Ange à l'égard de son brillant aîné semble uniquement due, d'après ce qu'on nous en montre du moins, à une jalousie intense à l'égard des relations homosexuelles de Léonard de Vinci. Mais ce n'est jamais précisé, tout est seulement évoqué avec délicatesse. Ce qui permet effectivement de mettre le livre entre toutes les mains, mais qui m'a paru du coup assez incohérent si on lit sans chercher derrière les lignes. 
J'aurais préféré qu'au travers de leur relation, on s'intéresse plus à leurs chefs d'œuvres qu'à leurs petits secrets qui laissent une telle impression de noirceur.

vendredi 17 septembre 2021

La Savoureuse Histoire des Sorrentinos - Virginia Higa

Ça se lit gentiment, mais il m'a vraiment manqué une étincelle.
Pourtant, tous les ingrédients sont là : des histoires de cuisine et de gastronomie, cuisine italienne qui plus est. Famille, et rivalités. Une famille italienne émigrée en Argentine avec toutes ses recettes et ses traditions.
Des sujets intéressants et de plus, qui me parlent  personnellement.

Mais j'ai plutôt eu l'impression d'une superposition d'anecdotes. La famille se ramifie au fil des générations et on se perd dans les prénoms. Je me suis un peu perdue aussi avec les qualificatifs, sans doute en dialecte, mais il est difficile de bien comprendre ce qu'ils recouvrent.
Et au final, je n'ai su m'attacher à aucun personnage.
Sauf peut-être l'oncle piémontais, qui fait un passage assez fugace, mais dont le caractère tranche dans cette exubérante famille du sud. (Sans doute parce que j'entends toujours dans ma tête mon père dire de quelqu'un "mais c'est un Piémontais" soulignant la rivalité des différents régions italiennes, dont l'unité finalement n'était pas si ancienne. Alors que lui-même était du nord aussi.
Malgré un arbre généalogique de la famille Vespolini, aucun autre ne m'a vraiment retenue, pas même le narrateur principal, assez peu sympathique.

Mais ça se lit facilement, entre anecdotes amusantes et cuisine appétissante.

vendredi 23 avril 2021

La maison aux miroirs - Cristina Caboni

Joli coup de cœur un brin inattendu pour ce roman que j'ai trouvé plutôt atypique.
J'ai commencé assez lentement, puis accroché vraiment, et à présent, les personnages m'habitent encore, j'ai du mal à passer à autre chose.

Le cadre enchanteur de la côte amalfitaine, des allers-retours entre notre époque et les années 60.
Une vraie belle histoire de famille, avec des secrets incroyables mais cohérents. Et quelques décennies d'Histoire : la guerre froide et le maccarthysme, la Russie, mais aussi Cinecittà, et l'évocation des acteurs, Anna Magnani, Walter Chiari, Silvana Mangano...

Le roman s'ouvre comme un policier : À l'occasion de travaux dans la propriété de son grand-père,  Milena assiste à la découverte d'un squelette enfoui, probablement depuis un bon demi-siècle.
Bien entendu, une enquête est ouverte. Et Milena n'a qu'une idée en tête, protéger son grand-père qui l'a élevée, qu'elle adore, et qui est à présent très fragile.
Elle ne se doute pas que les secrets qui vont se révéler éclaireront une grande partie de l'histoire de sa famille. Et qu'ils prennent racine dans l'Histoire du siècle passé.
Car on va parallèlement suivre Eva dans sa jeunesse, cette grand-mère disparue ou enfuie, dont personne ne parle jamais.

Tout est prenant dans ce roman. 

mardi 1 décembre 2020

L'ogresse poilue et autres histoires - Fabienne Morel et Debora Di Gilio

 Revoilà les conteuses d'Huile d'olive & Beurre salé que j'avais découvertes avec Boucle Rousse et les 3 ours.

Des versions amusantes de trois contes connus, dans un bel album carré à l'épaisse couverture cartonnée.

L'ogresse poilue,
variante italienne (Abruzzes) de notre petit chaperon rouge. 

Cette ogresse, en gros plan sur certaines pages, me donne un peu froid dans le dos, elle est vraiment très moche 😊. Mais un beau conte bien détaillé, plein de rebondissements assez différents de la version que l'on connait.

Bouc Cornu, Biquette et ses biquets
une variante du Loup et les sept chevreaux à la mode italienne. 

 Quoique le final fasse aussi penser au Petit Chaperon rouge. Une amusante histoire qui nous promène dans la campagne.

La Poulette et les trois maisonnettes,
qui bien entendu s'appuie sur les trois Petits Cochons, mais ici une version bretonne. Avec un début qui évoque Cendrillon !

mercredi 26 février 2020

Prendre son courage à deux m@ils - Matt7ieu Radenac

 Plus de deux ans déjà que nous avons fait connaissance avec Alex, et Filippe l'auteur. Deux ans que nous avons assisté à leurs échanges par mails.
Deux ans (et demi même) que j'ai eu un immense coup de coeur pour Des livres et moi. Que nous avons ensuite choisi comme fil rouge pour notre club-lecture (élèves de CM) baptisé grâce à lui "Des livres et nous".
Attention je vais forcément divulgâcher le précédent en parlant de celui-ci, alors, si vous ne l'avez pas encore lu, stop, n'allez pas plus loin !

Bien entendu, nous nous sommes précipités sur la suite sitôt parue.
Ici aussi nous retrouvons la contrainte d'écriture, puisque tous les mails d'Alex ne permettent pas de déterminer s'il écrit au masculin ou au féminin.
Je ne suis pas aussi douée que l'auteur, donc je vais décider que le masculin l'emporte dans le doute !!

Encore de beaux échanges entre les deux, qui se questionnent, s'aident et se poussent en avant.
On est bien dans la suite, mais les sujets changent un peu.
Alex recherche son père avec énergie. Et Filippe se trouve face à un dilemme pour lequel il demande des conseils à Alex, une jolie façon d'inverser les propos, les aînés ont aussi besoin des plus jeunes.
Il sera question de cinéma, d'adaptation de livres en films, et aussi de fugues, d'orientation, de jalousie et d’autres sujets.

mercredi 15 mai 2019

Un coin d'azur pour deux - Emma Sternberg

Une belle lecture, dépaysante et rafraîchissante, de l'humour et du suspens.
Je dois avouer cependant une légère déception. Sans doute parce que j'avais tellement aimé le précédent Cinq ami(e)s au soleil.
On retrouve ici certains éléments qui y font penser : une jeune femme qui quitte tout et l'Allemagne, suite à une déception sentimentale, et de façon impromptue, pour un pays étranger.
Jeune femme qui se retrouve avec des personnes beaucoup plus âgées qu'elle, avec qui elle va pourtant se lier d'amitié, tout en aidant. Ce qui ne l'empêchera pas de trouver l'amour.
Deux lieux idylliques, et une écriture agréable, et plutôt addictive.
Cependant, si je n'ai pas lâché ce roman, (lu en moins de deux jours) je l'ai trouvé un peu plus convenu, moins original. Et même si les personnages sont sympathiques et chaleureux, l'ambiance du groupe de seniors du précédent m'a manqué.

Isa est libraire, mais ayant perdu à la fois son emploi, et celui qu’elle pensait l'homme de sa vie, pas grand chose la retient à Berlin.
Quand une petite annonce demande une assistante pour une auteure à Capri, elle postule sans plus réfléchir. Et pas trop le temps de se demander si elle a bien fait, elle est aussitôt engagée.

On parle livres, création, suspens aussi avec la recherche d'un amour de jeunesse.
Un roman léger pour l'été. Et le plus agréable, c'est la découverte de Capri. Qui ne rêverait d'y vivre ?

vendredi 24 août 2018

Une allure folle - Isabelle Spaak

J'ai aimé l'idée et le thème, mais je n'ai pas réussi à m'attacher à l’histoire et aux personnages, je suis toujours restée à l’extérieur.
Pourtant narré de façon intéressante : une fille part sur les traces de sa grand-mère et de sa mère, à la vie très atypique.
Elle mène une véritable enquête à partir des documents qu'elle a pu rassembler, des lieux qu’elle visite, et des photos dont elle imagine le contexte.
La fin nous réserve bien des surprises, et on comprendra pourquoi la narratrice s'est lancée dans cette enquête familiale.
Mais l'écriture m'a gênée, je suis toujours restée à l'extérieur.
On passe sans transition de l'époque actuelle à celle de ses grands-parents ou de sa mère, beaucoup de sujets sont évoqués.
La dernière partie, plus cohérente, m'a plus intéressée.

En résumé un très bon roman je pense, mais pas vraiment pour moi. (Dommage car cette  enquête familiale est un thème qui me passionne).

P.S. : Je suis très choquée en découvrant que le résumé de la version poche spoile la toute fin du roman, ce que l'autrice n'a de toute évidence pas souhaité, vu qu'à aucun moment de lecture on ne peut supposer ce qui s'est réellement passé.

vendredi 27 juillet 2018

Pinocchio raconte Pinocchio - Michael Morpurgo

Voilà un roman que j'hésite à chroniquer depuis un moment, ne sachant trop qu'en dire.
J'ai été attirée bien entendu par le nom de l'auteur, on n'est jamais déçu par les texte de Michael Morpurgo, bien écrits, de l'humour, de la profondeur, et des histoires toujours passionnantes.
Je n'avais plus rien lu de lui depuis trois lectures très différentes, toutes aimées : un album, La Sagesse de Wombat, un court roman historique plein de chevaux Mauvais Garçon, et le superbe  Le Mystère de Lucy Lost.
Passer côté conte avec lui me tentait donc bien.
Effectivement, comme on peut s'y attendre, l’histoire est bien racontée, drôle tout en faisant réfléchir.
Illustrée non par Michael Foreman, comme souvent, mais par Emma Chichester Clark, ainsi que les autres contes de Michael Morpurgo.

Une lecture plutôt agréable donc, mais je n'ai pas très bien compris le but.
Pinocchio n'est pas un conte classique, de ceux que l'on retrouve sous diverses formes dans des traditions variées de par le monde.
C'est un roman, écrit en 1881 (donc "récemment" si on le classe dans les contes) par Carlo Collodi.
Même s'il y a eu des adaptations, chez Disney ou autre, il existe un texte initial connu.
Donc, pourquoi reprendre sous une autre forme cette histoire ?
Même si c'est ici raconté directement par le héros, il ne me semble pas qu'il y ait des différences majeures avec l'histoire originelle (à part la fin).

Bon, je dois avouer deux choses :

dimanche 22 avril 2018

Les Pâques du commissaire Ricciardi - Maurizio de Giovanni

Un vrai bon roman policier comme je les aime : une énigme véritable, une ambiance très importante, un enquêteur, récurrent, au fort caractère et à la vie pas si simple, pas mal de personnages sympathiques... et les autres.

Côté énigme, un meurtre, horrible, mais pas détaillé de façon sanglante, et une enquête qui va nous tenir en haleine (ou pas !) jusqu'aux dernières pages.
Le commissaire, que je découvre dans ce roman mais qui a déjà vécu plusieurs saisons d'aventures, ne s’oublie pas facilement : d’une empathie poussée à l'extrême, puisqu'il a le "don" de voir les morts à l'emplacement de leur mort violente, accompagnés de leur dernière parole. Et ce même des mois après qu'ils aient disparu, ce qui, si ça l'aide dans ses enquêtes, ne lui facilite pas les déplacements dans sa ville !
Autour de lui gravitent des personnages très bien campés, pas juste des noms mais des personnalités. Que ce soit les proches du Commissaire, qu'on doit retrouver dans chaque roman, ou les personnages "de passage" dans celui-ci.
Comme la plupart des séries policières avec héros récurrents, je suppose qu'on apprécie de les lire dans l'ordre, pour suivre la vie du commissaire. Mais aucun problème à lire ce volume sans rien en connaître.

Quant à l’ambiance, alors là, on est gâté !

dimanche 4 février 2018

Astérix et la Transitalique

Après une lecture extrêmement prenante mais un peu dure, j'avais besoin d'une petite pause pour quitter ces personnages, avant de me replonger dans un autre roman.
Une petite récréation agréable, avec cette BD qui m'attendait depuis Noël, toute la famille l'a lue sauf moi !
Et je me suis régalée. Des jeux de mots réussis, des anachronismes, des personnages intéressants, beaucoup d'humour. Et Jules tel qu'en lui-même !
J'ai bien aimé aussi cette belle balade italienne ! de la Joconde au David de Michel-Ange, du Palio de Sienne à l'éruption du Vésuve.
J'avoue que j'ai un petit faible pour les "Bretons" et leur vocabulaire, contente de les retrouver ici.
Et ravie de faire connaissance avec les Cimbres, toute une collection de Cimbres, pas forcément affranchis.

Ce qui est bien avec Astérix, c'est qu'on l’aime à tout âge, mais le relire à mesure apporte chaque fois du nouveau. Parce que je suis sûre que mes petits-enfants n'ont pas saisi le sel de toutes les formules, beaucoup font allusion à des souvenirs qu'ils n'ont pas, des choses qu'ils ignorent. Ce qui ne les empêche pas de se régaler avec cette lecture. Mais ils découvriront plus tard d'autres raisons de rire (moi aussi d'ailleurs, il y a toujours quelques petites choses qui nous échappent)

jeudi 3 août 2017

La lune de papier - Andrea Camilleri (Commissaire Montalbano)

J'ai toujours du plaisir à lire les Montalbano, autant (voire plus) pour l'ambiance et l'humour que pour l'enquête policière, même si elle est élaborée et bien menée.
Le fait que le traducteur utilise souvent, comme il le précise dans les préfaces, des mots de français du Midi pour rendre au mieux le dialecte ajoute  à mon plaisir car je retrouve là des expressions de mon enfance, plus entendues depuis longtemps, voire des mots que disait mon papa et qu'ici dans mon "grand nord" personne ne prononce.
Pas de lassitude car chaque enquête est originale et variée.

Dans cet opus, la relation du Commissaire avec Livia est à peine effleurée, on ne la croise qu'exceptionnellement au téléphone. Il y est question aussi, fugacement, d'Ingrid, mais sans détailler,  juste un envoi de saumon et autres choses appétissantes.

Côté intrigue, de la drogue, une relation frère soeur plutôt glauque, de belles filles et de beaux yeux, un mariage surprenant mais explicable, Montalbano aux prises avec son âge.
Et bien sûr toujours le langage comique de Catarella, et les petits malheurs du bébé Salvo ...

Un moment de lecture bien agréable.

jeudi 27 juillet 2017

Les divines glaces à l'italienne d'Anna - Abby Clements

Gentillet, sympathique et romantique !
Avec le plaisir de se balader dans des lieux superbes et touristiques, du front de mer de Brighton à la côte amalfitaine, Sorrente et Capri.
Pas une histoire d'amour, mais deux, trois, quatre !  Très familial aussi.
Totalement utopique sur certains côtés (Leurs magasins ou chambres se remplissent à flots dès l'ouverture. Mais par contre, on peut remplacer ceux qui fabriquent des glaces qui déplacent les foules, et tout roule aussi bien) Totalement prévisible (bien que je me soies laissée avoir par le seul rebondissement !!)
Mais ça détend, c'est juste la lecture dont j'avais besoin ce jour-là, fatiguée et mal en point. Comme la couverture multicolore et gaie qui m'avait attirée. Facile et rapide à lire.
C'est apparemment une suite mais ne pas avoir lu le premier ne gêne pas. (Par contre, j'aimerais bien dénicher le premier, d’autant que pas mal de lecteurs semblent l'avoir trouvé plus intéressant. Il est curieusement absent de la totalité des 14 bibliothèques de l'agglo).

Extrait :

Ce gâteau me rappelle le voyage que j'avais fait avec Viviane à Sorrente, sur la côte amalfitaine. Ça doit faire trente ans.

vendredi 2 juin 2017

Ma Cousine Rachel - Daphné du Maurier

Un brin déçue, même si Daphné du Maurier, ça se lit toujours bien, page turner avant l'heure !
J'avais (peu) des souvenirs de Rebecca ou de l'Auberge de la Jamaïque, lu il y a trèèès longtemps, et je savais que c'est le style de roman qui me plaît et me détend.
Mes petits-enfants ayant une "cousine Rachel" (heureusement pas dans ce style !!) depuis un moment que je me promettais de lire celui-ci, récupéré dans la vieille collection où je me délecte de Autant en Emporte le vent.

Effectivement, pas de déception sur l'écriture, et j'ai bien retrouvé dans ce roman l'ambiance des autres livres de l'auteur.
Récit d'une époque, personnages sombres et néfastes.
J'ai aimé voyager de Florence, ses villas patriciennes, sa colline de Fiesole, jusqu'à la Cornouailles sauvage.
Mais dieu que ce godelureau de Phillip m'a agacée !
D'accord il est amoureux, d'accord il découvre soudainement, et un peu brutalement le monde, les femmes et la vie en société, d'accord la Comtesse est un modèle de manipulatrice. Mais tout de même, quand on lui met sous le nez (et même plus près !) les dangers et les méfaits de la-dite cousine, rien ne le fait hésiter à se précipiter vers le désastre du mieux qu'il peut.

vendredi 14 avril 2017

Les ailes du sphynx - Andrea Camilleri

Série : Commissaire Montalbano
Traduit de l'italien (Sicile) par Serge Quadruppani
Titre original : Le Ali Della Sfinge
Editeur : Fleuve noir 2010 (2006 pour l'édition originale) ; 260 pages
Résumé Babelio

Lire une aventure du Commissaire Montalbano est toujours (pour moi du moins) l'assurance de passer un bon moment. Celle-ci ne déroge pas.
C'est policier certes, un vrai policier même, avec rebondissements, enquête, et toute la gamme des personnages indispensables, policiers du haut en bas de l'échelle, juge impatient, témoins, personnes qui ont toutes quelque chose à cacher.
Mais ce qui prime tout de même ici, c'est Montalbano lui-même. Au point de tenter tout le long de bâcler son enquête, pour essayer de rattraper son couple, et même de rater la conclusion de l'affaire pour ça !! On suit aussi les démêlés familiaux de son personnel !!

Un grand coup de chapeau au traducteur, qui fait des miracles avec un texte qui doit être un vrai casse-tête à traduire. D’autant plus que ses particularités (du texte, pas du traducteur !) sont un des grands plaisirs de cette lecture.

Bref, Montalbano, j'aime et j'en redemande !! (Mais j'ai lu aussi d'autres Camilleri, qui même sans le Commissaire m'ont bien fait rire).

mardi 31 janvier 2017

Tout va très bien, Madame la Comtesse ! - Francesco Muzzopappa

Traduit de l'italien par Marianne Faurobert
Titre original : Affari di famiglia 2014
Editeur : A vue d'oeil 2016
Collection 18-19 - 384 pages
Résumé Babelio


Pourquoi ai-je emprunté ce roman à la bibliothèque, malgré ma très longue Liste À Lire, que je n'arrive pas à épuiser ?
Mystère ! Ou bien deux pistes :
- après deux heures et demie à assurer à la bibliothèque la permanence au public, (permanence pourtant particulièrement calme) j'étais assez épuisée pour rêver d'une lecture de détente, tranquille dans un fauteuil ;-)
- Tout roman en grands caractères me tente irrésistiblement, surtout quand comme ci, il promet d’être distrayant, justement ce dont j'avais besoin ce soir-là !