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lundi 25 septembre 2017

Un clafoutis aux tomates cerises - Véronique de Bure

Il me semblait bien, dès les premières pages, que j'allais une fois de plus être à contre-courant de l'opinion générale, (j'ai emprunté ce roman,  qui me tentait déjà, avec l'étiquette "Coup de coeur" d'un de nos lecteurs)

J'ai bien failli abandonner peu après le début.
J'espérais une lecture un peu drôle et plutôt feel good.
Je me retrouve à lire des histoires de vieux, j'en ai assez autour de moi.
La narratrice est sympathique, incontestablement, mais à faire le décompte des amis morts, de ceux dont elle a peur qu'ils la lâchent bientôt etc, ce n'est pas vraiment réjouissant.
Entre la génération au-dessus de moi, que j'ai vu partir peu à peu, et la mienne, qui s'y achemine lentement (ou pas lentement du tout !) pas besoin de lire ça, il suffit que je parle à mes amies ...
Une demi-page pour décrire son souper et toutes les petites actions à faire avant son coucher,  ben, ça fait un peu longuet. Surtout quand ça ne m'apprend rien, qu'il n'y a aucun humour ...

De plus, j'ai lu de très bons livres ces jours ci, plusieurs coups de coeur, alors je deviens exigeante !

J'ai quand même continué, espérant une bonne surprise plus loin, ou m’habituer et ne plus avoir envie de lâcher Jeanne.
Sûr qu'elle est attachante,  et tout aussi sûr qu'on aimerait bien à son âge faire autant de choses qu'elle (c'est d’ailleurs assez utopique, je ne connais personne de quatre vingt dix ans qui s'agite ainsi, faisant toute la cuisine quand la famille arrive etc)
Mais est-on obligé de nous détailler par le menu chaque action, chaque recette, chaque épluchage, la liste des plantes et le jardinage ?
C'est looooong.

jeudi 4 février 2016

Loin de la foule déchaînée (Thomas Hardy)

Traduction de Thierry Gilleboeuf

J'ai fini par arriver au bout de ce pavé ! Guère plus de 400 pages, mais écrites très fin.
Motivée par les critiques sur Babelio, je l'ai demandé à la bibliothèque mais il m'est parvenu à un moment où j'avais peu de temps, et pas mal de livres en attente.
Comme je ne sais pas lire deux livres en même temps, je laisse de côté les longs textes pour faire passer en priorité les petits livres enfants.
De ce fait, j'ai eu un peu de mal à m'accrocher au début. Il faut dire aussi que l'auteur est souvent particulièrement bavard ! Des passages très intéressants, d'autres très descriptifs, joliment mais il ne faudrait pas se sentir pressé par le temps pour vraiment apprécier. Du moins pour moi, j'ai toujours trop d'urgence à lire.
Mais ensuite, le rythme s'accélère, je m'y suis vraiment mise, et je n'ai plus réussi à le lâcher.
D'ailleurs, une fois arrivée à la dernière page, j'ai  repris le début, lu il y a donc déjà quelque temps, et que j'ai eu envie de revoir à la lumière de toute l’histoire.

Thomas Hardy était pour moi une découverte, (à part quelques extrait vu il y a fort longtemps en cours d'anglais !) et j'attendrais d’être plus disponible mais je compte bien lire ses textes les plus connus.


Quelques extraits : (on aurait envie de tout citer, mais ...)

- Je m'appelle Gabriel Oak.
- Moi pas. Vous paraissez être fier de votre nom, vous le prononcer d'un ton si décidé, Gabriel Oak.
- C'est que, voyez-vous, c'est le seul que je porterai jamais, il me faut donc en tirer le meilleur parti possible.


[...] je ne peux réfléchir en plein air, toutes mes pensées s'envolent.


Je ne vois pas pourquoi une fille assez entreprenante pour livrer ses propres batailles, et qui n'a pas besoin d'une famille, irait prendre un mari; car c'est faire tort à une autre femme.



L'antan du citadin est le maintenant du rural. A Londres, un passé de trente ou quarante années signifie le bon vieux temps ; à Paris, c’est dix ou cinq ans ; à Weatherbury, le présent englobe soixante ou quatre-vingts ans, et il faut au moins un siècle pour que le village change d'apparence. Cinq décennies avait à peine modifié la coupe d'une guêtres, les bordures d'un sarrau, la largeur d'un fil. Dix générations n'avez pas réussi à modifier la tournure d'une seule phrase. Dans ces coin perdu du Wessex, l'ancien temps de l'étranger affairé est tout juste un passé récent, son passé est encore nouveau et son présent est le futur.

La force avec laquelle une résolution est exprimée n'indique pas toujours la fermeté de cette résolution., mais bien souvent le contraire.


D'un côté, le mariage serait très agréable. On parlerait de moi, on dirait que j'ai de la chance, je serais fière de tout cela. Mais un mari... [...] je ne serais pas fâchée de jouer pendant la noce le rôle de la mariée, sans avoir le mari ; mais puisque c'est impossible, je ne me marierai pas.... du moins, pas encore.