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dimanche 22 février 2026

Free - Meg Keneally

 
Me voici de retour en Australie ! 
Dans les pas d'une femme forte, obligée de s'exiler de la pire des façons, alors qu'elle est encore presque une enfant. 
Comme dans d'autres romans, ceux d'Anna Jacobs, de Di Morrissey, d'Annemarie Brear, d'Elizabeth Haran ou de Tamara McKinley.
Tout aussi attirant et intéressant, mais bien plus dur.
Des pages difficiles pour moi, notamment dans la première partie. Tant de méchanceté, de dureté, de maltraitance des pauvres, souvent avec l'aval de l'Église. 
Ce roman est inspiré d'une histoire vraie. Donc bien entendu moins de coïncidences agréables, moins de légèreté.
J'ai aussi regretté de sauter d'une période à l'autre. Je n'aime pas abandonner mes héros pendant des années !
Mais un très beau roman qui nous fait découvrir une vie incroyable. Des lieux et une époque qu'on peine à imaginer. 
Et Molly, qui parvient à se sortir des pires situations, grâce à son courage, son intelligence et sa persévérance.

J'ai souri aux passages où Molly et ses ennemis se répondent par l'intermédiaire de communiqués dans le journal. Je ne sais pas si ça a vraiment existé. L'ancêtre des réseaux !!

mardi 1 juillet 2025

Les Héritières de Deverill - (Filles d'Irlande T. 2) - Santa Montefiore

 
Ce tome commence en 1925, juste après la dernière page du précédent Le secret des Deverill.
Et j'apprécie ! 
Je n'aime pas quand une suite se passe de nombreuses années plus tard, sur de nouvelles générations.
Ici, nous allons connaître vraiment ce qui arrive à nos héroïnes préférées.

Au départ, j'ai quand même eu un peu de mal à y entrer, les filles s'éparpillent et l'Irlande est parfois bien loin.
Mais très vite, je me suis laissée reprendre par le charme de cette saga.
Chacune est forte à sa manière, elles cherchent leur vérité à travers le monde, et on les suit avec plaisir.
Celle qui va le plus nous étonner est sans doute Celia, qui va devoir mûrir avec une recherche à l'autre bout du monde.
Un bon deuxième tome parfois surprenant.

Extraits :

- Tu te rappelles l'infusion de chanvre d'Adeline ?
[...]

mardi 10 juin 2025

Le secret des Deverill - (Filles d'Irlande T. 1) - Santa Montefiore

Quel plaisir le premier tome de cette saga. 
J'ai eu un peu l'impression de me plonger dans l'inverse de mes lectures habituelles d'évasion.

Les surprises des lectures successives !
J'ai demandé ce roman juste parce que j'aime beaucoup Les lapins de la couronne d'Angleterre, et que j'étais curieuse de lire Santa Montefiore en roman adulte.
J'ai été étonnée de recevoir deux très gros volumes, qui curieusement me replongent dans lieux et époque que je viens à l'instant de quitter avec Anna Jacobs. 
Irlande et Angleterre, immigration. Le résumé m'évoque d'autres romans, mais je m'aperçois que c'est un peu le négatif de ceux-là. Pas négatif dans le sens critique, mais comme  en photographie, quand on compare la photo et son négatif.

Ici, ce n'est pas l'Irlande des pauvres qui meurent de faim, mais celle des propriétaires terriens qui adorent ce pays, et ne rêvent que d'y revenir quand ils sont obligés de le quitter.
Mais j'y découvre les Anglo-Irlandais qui ont conquis les lieux, au détriment des natifs, qui cherchent à les chasser.
Il sera question de guerre, et ce qui n'était que des infos lointaines nous plonge ici au coeur de ce que chacun vit et ressent.
Question d'amour aussi, au-delà des castes et des religions, mais surtout amour de ce pays.

mardi 4 février 2025

Brooklyn - Colm Tóibín

 
New York, les années 50, une émigration irlandaise, une fille qui veut maîtriser sa vie.
Ce  roman avait tout pour m'attirer.
Finalement, mon avis est mitigé. Des parties intéressantes, d'autres moins à mes yeux.
Un peu trop intimiste. 
Mais une très belle réflexion sur l'exil. On vit ce déchirement avec Eilis. Attachée à sa nouvelle vie, mais la nostalgie de son pays. Et y retourner, c'est quitter de nouveau un port d'attache. 
Être partagé, avec toujours quelque chose qui manque.
D'intéressantes notations aussi sur le racisme, dans cette Amérique si proche encore des années d'esclavage.
Mais j'ai eu du mal à m'attacher à Eilis, je suis passée à côté du coup de coeur.

Le jury du prix Femina 2024 a attribué à Colm Tóibín un prix spécial pour l'ensemble de son œuvre.

Extraits :

- Oui, mademoiselle Kelly, dit-elle. Je commencerai quand vous voudrez.
- Allez donc à la messe de sept heures. C'est ce que nous faisons, Mary et moi, et nous ouvrons boutique après.

mardi 12 mars 2024

Dernier bateau pour l'Amérique - Karine Lambert

Encore un roman qui n'en est pas un, avec une très belle écriture qui m'immerge dans l'histoire.
Quand elle narre par exemple le départ pour l'Amérique, d'une seule partie de la famille, départ dont en vérité elle ne sait pas grand chose, on ne lit pas, on EST avec eux. J'émerge du roman toute surprise d'être dans ma cuisine, pas dans une ferme de Dordogne.

Un roman étrange, car il y a, entremêlés, ce roman qu'elle essaie d'écrire sur une mère qu'elle a si peu connue, et l'histoire de l'écriture du roman. 
J'ai regretté que sur la liseuse, les passages du passé au présent soient souvent invisibles. Même pas un saut de ligne,  on enchaîne d'une époque à l'autre et c'est un peu pénible d'essayer de savoir de qui on parle. Mais c'est dû à la numérisation, pas au texte lui-même.

À la mort de sa mère, Karine Lambert, qui n'a jamais reçu aucun amour maternel, ni même l'attention minimale à laquelle un enfant a droit, n'assiste pas à l'enterrement de cette mère avec qui elle avait coupé les ponts depuis bien longtemps.  Déjà grand-mère, on pourrait penser qu'elle a fait le deuil de tout ce qui lui a manqué. Mais un mot d'une cousine tout aussi perdue de vue lui rappelle son manque de famille.

samedi 28 octobre 2023

Tout va bien - Xavier-Laurent Petit

 
Un très bon roman, à lire et faire lire absolument.
Avec des mots simples, il décrit l'horreur de la guerre, pour des populations qui ne demandaient rien et s'y trouvent projetées.

Ce n'est vraiment pas dans mes habitudes de lecture, mais voilà que j'enchaîne, par le hasard des arrivées, deux romans sur la guerre.
Après la seconde guerre mondiale avec Les Papillons Bleus, me voici à présent en Ukraine.
Deux romans aussi différents que possible, et aussi formidables l'un que l'autre.
Celui-ci se lit très vite, des chapitres courts, haletants, je n'ai pas pu le lâcher.

24 février, Nastja se prépare pour le mariage de sa soeur Oksana. Un évènement important, une soeur qu'elle adore.
Malgré la saison, elle aura sa couronne de fleurs Oksana, car pas de mariage sans la couronne. Mais au-dessous, elle est en treillis, avec sa Kalachnikov.
Car la guerre peut commencer d'un instant à l'autre. Et hélas, elle ne va même pas leur laisser terminer cette journée de mariage.
D'abord l'inquiétude pour ceux qui combattent. Puis le départ, l'exil, tout quitter, en emmenant une grand-mère qui ne sait que chanter, la contrebasse dont on ne peut se séparer, et le chat. 
En voiture tant qu'il y a de l'essence, après on verra. 
La mort au bord de la route, l'entr'aide et la peur, toujours. La peur des Orques, le mépris pour Vlad-le-Mauvais.
Et la musique, toujours aussi, chez cet auteur.

jeudi 15 juin 2023

Galère ! - Susie Morgenstern

Oh, que j'ai aimé ce roman, inclassable.

Je ne m'attendais certes pas à lire une histoire de mafia sous la plume de Susie.
À la fois suspense, histoire et secrets de famille, mais surtout le contraste entre USA et France, sous la plume d'une autrice qui est sans doute celle qui peut le mieux en parler.

Susie Morgenstern, je l'adore à l'oral, un des auteurs que j'ai le plus de bonheur à écouter (avec le regretté Mario Ramos). À l'écrit, c'est variable, je n'ai pas particulièrement apprécié La Sixième, ni Terminale, tout le monde descend ou Premier amour, dernier amour. J'ai adoré L'autographe, et bien sûr Lettres d'amour de zéro à dix, et aimé plein plein d'autres, je ne vais pas détailler ici la cinquantaine que j’ai lus.

Celui-ci prendra place parmi mes préférés.
Alex doit quitter le Connecticut pour la France au décès de son père. Galère ! C’est le seul mot de français qu’il connait, et ça résume bien sa situation.
Tout est différent de sa vie aux USA, tout est galère. 
Il va devoir s’adapter à une vie si différente et tellement plus grise.
Il va devoir aussi découvrir des secrets de famille, qui le mettent en danger.

jeudi 31 mars 2022

Le garçon qui ne voulait pas parler - Cassandra O'Donnell

 
Un petit bijou, vite lu, facile à lire, mais qui parle avec force de sujets graves. Après "La nouvelle", Cassandra O'Donnell nous propose un autre court roman sur le harcèlement et sur l'exil, à mettre entre toutes les mains, surtout celles des collégiens et même des plus jeunes.
Très connue pour ses séries fantastiques, qui plaisent beaucoup aux ados, (Le Collège maléfique, Malenfer, Le Clan des 4) dont je ne vous parlerai pas, car ce n'est pas mon type de lecture, elle donne toute la mesure de son talent dans ces formats courts adaptés aux plus jeunes et tellement percutants.

Asante ne parle plus du tout. On apprend peu à peu qu'il a vu son père mourir en s'opposant au régime en place en Érythrée. Parler c'est donc prendre un risque. Même s'il vit en France avec sa mère à présent, et qu'il voit bien qu'on peut protester, manifester, sans graves conséquences.
Malgré son mutisme, il est bien intégré en classe et dans sa cité, tout comme sa mère, pourtant un brin envahissante.
Un garçon apprécié, à qui chacun prête les avis qui lui conviennent, puisqu'il ne donne jamais sa pensée. Il semble donc toujours d'accord et chacun en profite.
Jusqu'à ce que Morgane arrive dans sa classe. Morgane est différente, simplement parce qu'elle est très bonne élève et se moque de son apparence. Plus que suffisant pour qu'elle soit victime d'un harcèlement qui s'amplifie de jour en jour.
Asante, qui semblait jusque là n'avoir pas vraiment d'avis personnel, ne peut supporter d'accepter ce qui se passe. Et tout va basculer.

samedi 13 novembre 2021

Beurre breton et sucre afghan - Anne Rehbinder

 
Un roman très intéressant sur le vivre ensemble !

L'arrivée d'un groupe de réfugiés afghans dans un village breton, vu à hauteur d'enfants.
D'autant plus intéressant que certaines situations prennent un peu le contrepied de ce qu'on lit souvent dans les romans jeunesse sur le sujet.

Par exemple, le papa accueille à bras ouvert Ekhma et son père, alors que la mère est très réticente. Il me semble qu'on voit habituellement plus d'empathie du côté féminin. Peut-être parce que comme le dit Lily, elle a "une famille à l'envers" père au foyer, mère "qui fait un métier d'homme".
Lily elle aussi, au départ, voit d'un très mauvais oeil arriver ces étrangers.
Mais on a peur de ce qu'on ne connait pas, et à mesure qu'elle va découvrir le garçonnet, ça va être plus facile pour elle. Jusqu'à une grande amitié qui va déplacer des montagnes.

jeudi 30 septembre 2021

Le pays du nuage blanc - Sarah Lark

J'aime beaucoup les romans de Sarah Lark, mais je n'avais pas encore découvert ce titre, (peut-être son
premier  ?)  
L'Archipel lance une belle édition collector dans le cadre des 30 ans Le meilleur de l'Archipel et j'ai eu la chance de le recevoir grâce à la masse critique de Babelio (Bien que ce soit  le début d'une trilogie, je n'ai demandé que celui-ci tant j'espérais le lire).

Comme je m'y attendais, je l'ai dévoré sans le lâcher. Une histoire passionnante, même si la trame est assez convenue et les coïncidences nombreuses. Mais des personnages qu'on voudrait ne plus quitter, et une belle découverte de la vie en Nouvelle-Zélande, des relations avec le Royaume-Uni, et de plein d'autres données historiques que j'ignorais totalement avant de découvrir ces romans.

Deux femmes qui n'ont rien en commun, sauf sans doute leur force de caractère, qui n'auraient jamais  dû se rencontrer.
Hélène est préceptrice à Londres. Pas grand chose à espérer de la vie. 
Quand elle apprend par hasard qu'en Nouvelle-Zélande des "messieurs de réputation irréprochable" cherchent des épouses. Les paroisses servent d'entremetteuses de façon éhontée, mais Hélène se laisse prendre à la belle prose qu'elle reçoit.
Et surtout, on ne lui laisse guère le temps de la réflexion, car il faut convoyer des orphelines, de toutes jeunes filles qu'on arrache à ce qu'elles ont connu pour les envoyer servir de bonnes, quasiment d'esclaves, dans un pays qui se développe à peine.

lundi 31 mai 2021

Ranee Tara Sonia Chantal Anna - Mitali Perkins

J'aime beaucoup l'écriture de Mitali Perkins, qui parle avec légèreté de sujets graves. C'est toujours un régal de suivre les vies de ses personnages, dans leur pays ou après avoir émigré.
Cependant, j'ai bien aimé celui-ci, mais je l'ai découvert avec un peu moins d'enthousiasme pour plusieurs raisons :
J'ai toujours un peu de mal avec les romans/sagas qui passent d'une génération à l'autre, j'ai l'impression de manquer trop de moments de leurs vies, et de ce fait de m'attacher moins aux personnages, puisqu'on ne les suit pas tout à fait.
J'ai trouvé les grands-mères passablement insupportables, voire antipathiques, à s'opposer sans cesse entre elles, et surtout à opposer les filles, ce qui est assez déstabilisant.
Je suis toujours étonnée voire choquée que des gens émigrent puis se refusent à adopter les habitudes de leur nouveau pays, qu'ils ont choisi pour les accueillir. (Je précise juste pour éviter des malentendus que je suis fille d'émigrés, même si c'est plus facile quand on reste en Europe).
Il y a un arbre généalogique au début, ce que j'ai apprécié, même si la famille est assez simple.
Mais il y a tant de surnoms pour chacun que j'ai eu un peu de mal à suivre ; je reconnais que je ne suis pas très attentive en ce moment.

Malgré ces détails, c'est un roman très intéressant, qui nous fait suivre de l'intérieur les difficultés de l'exil, les différences de perception d'une génération à l'autre, d'un caractère à l'autre aussi. 

mardi 11 mai 2021

Fleurs de feu - Sarah Lark

Sarah Lark est sans doute une de mes autrices préférées en littérature adulte.
J'aime ces romans qui font voyager, dans le temps et dans l'espace, qui nous emmènent aux confins du monde, il y a un ou deux siècles. Et quand c'est avec l'écriture de cette autrice, je ne peux simplement pas les lâcher.
Celui-ci est d'autant plus intéressant que, tout en étant très prenant à lire, il retrace des épisodes historiques réels. Ce dont je ne me suis aperçue qu'en lisant la postface, tant c'est un vrai roman qui se lit d'un trait.

1837 - Ida et Karl vivent pauvrement dans le Mecklembourg, et tous deux doivent à leur grand regret quitter l'école. Lui pour subvenir aux besoins de sa famille, elle parce que fille.
Quand le père d'Ida, écoutant l'enthousiasme d'un envoyé de la New Zealand Company, décide d'émigrer avec toute sa famille et même son village, Karl, simple journalier bien trop pauvre, ne peut se résoudre à laisser partir Ida, et ruse pour se joindre au voyage. Avec ceux qui partent dans l'espoir d'être enfin propriétaires de terres, alors qu'ici, impossible même aux plus travailleurs.

Au début, je me suis dit : Quel courage ces gens qui s'embarquent pour les antipodes ou presque, sans savoir du tout de quoi pourra être fait leur quotidien, quelle terre, quels animaux vont-ils trouver, quels "sauvages" ? ... La plupart n'ont rien lu, aucune notion sur le pays.
Et puis,

vendredi 23 avril 2021

La maison aux miroirs - Cristina Caboni

Joli coup de cœur un brin inattendu pour ce roman que j'ai trouvé plutôt atypique.
J'ai commencé assez lentement, puis accroché vraiment, et à présent, les personnages m'habitent encore, j'ai du mal à passer à autre chose.

Le cadre enchanteur de la côte amalfitaine, des allers-retours entre notre époque et les années 60.
Une vraie belle histoire de famille, avec des secrets incroyables mais cohérents. Et quelques décennies d'Histoire : la guerre froide et le maccarthysme, la Russie, mais aussi Cinecittà, et l'évocation des acteurs, Anna Magnani, Walter Chiari, Silvana Mangano...

Le roman s'ouvre comme un policier : À l'occasion de travaux dans la propriété de son grand-père,  Milena assiste à la découverte d'un squelette enfoui, probablement depuis un bon demi-siècle.
Bien entendu, une enquête est ouverte. Et Milena n'a qu'une idée en tête, protéger son grand-père qui l'a élevée, qu'elle adore, et qui est à présent très fragile.
Elle ne se doute pas que les secrets qui vont se révéler éclaireront une grande partie de l'histoire de sa famille. Et qu'ils prennent racine dans l'Histoire du siècle passé.
Car on va parallèlement suivre Eva dans sa jeunesse, cette grand-mère disparue ou enfuie, dont personne ne parle jamais.

Tout est prenant dans ce roman. 

mardi 30 mars 2021

Demandez-leur la lune - Isabelle Pandazopoulos

Un roman d'Isabelle Pandazopoulos, ce n'est jamais juste un roman, c'est un coup au coeur, un coup de coeur, un coup de poing, un texte qui vous prend au cœur et aux tripes.
Et en même temps, c'est doux, tendre, ça réchauffe et on ne voudrait plus le quitter, quitter ces gens avec qui on a fait un tout petit bout de chemin si important.
Je l'ai déjà dit pour ma lecture précédente, je n'arrive pas à comprendre qu'on parle tant de certains auteurs, et si peu d'elle.

C'est l'histoire d'un concours d'éloquence, c'est surtout l'histoire de quatre jeunes gens que la vie n'a pas épargnés, qui se retrouvent à contrecœur en lycée professionnel. Et l'histoire d'une prof exceptionnelle qui va leur redonner les mots qui leur manquent, les mots qu'ils ont enfouis jusque là, par ce que moins on en dit, moins on prend de risques de se dévoiler, et de souffrir encore plus.
C'est une histoire merveilleuse d'une amitié inattendue. C'est aussi l'histoire de parents débordés, qui font souvent le mal en voulant faire le bien.
Lilou, Samantha, Bastien et Farouk. Rien ne les destinait à se rencontrer. On va les découvrir ensemble, mais aussi chacun à tour de rôle. Chacun pense que sa vie est bien plus difficile que celle des autres. Et peu à peu, ils vont réaliser qu'il n'y a pas que pour eux que la vie n'est pas rose. 
Plusieurs thèmes graves sont ainsi abordés ici, mais l'essentiel reste le pouvoir des mots, la libération que va leur apporter cette jeune enseignante, si décriée. Et dont on aimerait en savoir plus.

mardi 23 février 2021

Quand Hitler s'empara du lapin rose - Judith Kerr

 J'avais lu avec beaucoup de plaisir et d’émotion ce roman Medium de l'École des Loisirs il y a une trentaine d'années. J'ai profité de sa réédition par Le Livre de poche (probablement en raison du décès de son autrice) pour l’acheter et le relire. Avec toujours autant de plaisir.
Un roman autobiographique, réaliste, mais avec beaucoup d 'humour, et une famille chaleureuse dont on apprécie de suivre les pérégrinations.

Berlin 1933. Anna a neuf ans, une vie agréable et bien remplie dans une famille unie, un père célèbre, des amis proches.
Mais la montée du nazisme les oblige à fuir, d'abord à Zürich, puis à Paris.
Une lecture facile mais très agréable, qui donne un bon aperçu de la vie d'une enfant à cette époque troublée.
Ça peut être lu par tous, et je le conseille vraiment.
Je regrettais d'avoir dû quitter Anna au moment de leur départ de Paris pour Londres, j'ignorais qu'il  y avait une suite, j’espère la lire bientôt.

Extraits :

mercredi 3 février 2021

Au pays des eucalyptus - Elizabeth Haran

 
Je vais bientôt être incollable sur l'Australie des 19e / début 20e siècles, grâce à L'Archipel !!
Lectures très plaisantes, voyages, exils et découvertes, et des personnages de femmes fortes qui s'adaptent au déracinement.

Nola est institutrice mais l'agence désespère de lui trouver une place stable, car son indépendance, son franc-parler et ses idées d'avant-garde ne sont pas vraiment appréciées. Peut-être qu'en l'envoyant en Australie, on serait tranquille pour un bout de temps ? Sur un malentendu, ça pourrait fonctionner.
Car on attendait UN instituteur.
Ce n'est pas juste de la surprise, elle arrive dans une ferme très isolée où, pour des raisons familiales et personnelles, il est totalement exclu de supporter une femme. 
Mais Nola n'est pas du genre à se laisser faire. 
Parce qu'elle ne se voit pas refaire si tôt le trajet de retour ;
parce que rien ni personne ne l'attend en Angleterre ;
parce qu'elle se refuse à admettre qu'elle ne peut pas obtenir ce poste juste parce qu'elle est une femme.
Et aussi (surtout) parce qu'elle a senti très rapidement que les enfants pour lesquels ont l'a embauchée ont réellement besoin d'elle. 
Elle va donc essayer de tenir malgré l'accueil !
Ça ne va pas être monotone !

dimanche 3 janvier 2021

Les Cousins Karlsson (BD) - Tome 1 Mystère sur l'île aux Grèbes


Gros coup de cœur pour cette BD, texte, images, fond de l'histoire, humour, tout m'a plu.

Pourtant je ne m'y attendais pas vraiment.
A priori, je ne suis pas fan des romans adaptés en BD. Je trouve qu'il manque (presque) toujours beaucoup de l'essentiel. Je devrais pourtant m'habituer, car ça semble plus que la mode, tous les romans vont bientôt être en BD !
Mais là, je reconnais que je me suis régalée.
Les illustrations d'Aurore Damant y sont pour beaucoup.
J'avais aimé le roman de Katarina Mazetti (et les suivants) mais avec cette B.D., je n'ai pas arrêté de sourire.
Ce n'est pas forcément évident de mettre des visages sur des personnages qu'on a imaginés, ou de découvrir les lieux dont on s'était fait une image.
Mais ici, un vrai plaisir !
J'adore vraiment les dessins d'Aurore Damant.
Rien que la tête si expressive de Chatpardeur vaut son pesant de pâtée !!
Gervir me fait tellement penser au  troupal de chevals, mon livre chouchou.
Les personnages humains sont très bien campés aussi, et les paysages donnent envie de rejoindre les cousins sur l'île aux Grèbes.
Les couleurs sont un régal, et le texte, très clair et lisible, fera lire mêmes les plus réfractaires. 

samedi 26 décembre 2020

Les cousins Karlsson (roman) T 1 Espions et fantômes - Katarina Mazetti

Je profite de la sortie en B.D. du premier tome de cette série pour reprendre ici les chroniques que j'avais notées sur Babelio, avant l'ouverture de ce blog.

Il est certain que beaucoup d'éléments font penser au Club des cinq dans ces cousins qui se retrouvent en famille, pour le temps des vacances, avec des jeux et du suspens, et l'animal favori qui ici est un chat.

J'ai encore plus pensé à Mystère à Carnac (de Michel-Aymé Baudouy) un roman que j'avais beaucoup aimé en son temps. Les cousins se retrouvent seuls sans adultes, avec on ne sait quoi qui rode, et aussi une histoire d'oeuvre d'art, peinture dans un cas, sculpture dans l'autre.
Dès la première page, c'est très entraînant, on n'a plus envie de le quitter. L'écriture de Katarina Mazetti y est probablement pour quelque chose !
Cependant, il manque un tout petit quelque chose pour que ce livre soit un réel coup de coeur, et je n'arrive pas à définir quoi !! Je l'ai vraiment lu sans le lâcher, mais avec toutefois l'impression qu'il s'en serait fallu de peu pour que j'ai envie de le recommander à tous.
Je craignais un peu une fin décevante, du genre finalement il n'y avait aucun mystère, juste des prétextes pour un peu d'aventures.
Au lieu de ça, on s'aperçoit qu'on est en pleine actualité, et les événements de la fin sont intéressants, très bien expliqués pour des enfants.

jeudi 8 octobre 2020

Wilma la vampire - Chrysostome Gourio

 
Une histoire de vampires, de zombies, de fantômes qui parle de harcèlement à l'école, d'exil, et de l'importance de l'amitié. C'est assez inattendu, c'est Pépix !
Il est aussi question de musique, de rock plus précisément, avec une belle play list en bonus. 

Wilma, adorable petite vampire, doit quitter son château des Carpates, avec sa famille et Kilimandjaro, sa chauve-souris (d'un mère cinquante d'envergure !!), pour cause de dangers.
Ils arrivent dans un charmant village, puis ses parents l'inscrivent à l'école : "Je crois que je n'avais jamais été aussi heureuse et terrifiée de toute ma mort". Ça, c'est à l'annonce de cet événement.
Hélas, être nouvelle et différente dans une école, c'est souvent peu agréable. Bien que fantômes, goules et morts-vivants jouent ensemble, elle est prise comme cible par l'habituel groupe de méchants, ici des momies ! Heureusement elle va aussi se faire de précieux amis.

Quand soudain, le drame : alors que tout le monde, vivants et non-vivants, s'apprête à terminer les festivités d'Halloween par un évènement unique, l'ultime concert du plus grand groupe de rock de tous les temps, le chanteur est victime de l'erreur d'un stagiaire (!) et meurt alors que ça n'était pas du tout prévu.
Donc, on doit pouvoir aller le récupérer, au moins pour le concert ! Mais où peut-on le trouver, vu qu'il n'est pas passé par le "circuit habituel" ?
Nos nouveaux amis vont devoir affronter mille dangers, et Wilhelmina découvrir le monde de la mort.

dimanche 5 avril 2020

La nouvelle - Cassandra O'Donnell

Une très belle histoire triste bien sûr, mais douce et tendre, sur l'exil. Et sur le racisme ordinaire.
La guerre est évoquée par petites touches, on est vraiment, au niveau des enfants.

Après Vis ton rêve, me revoici sans le vouloir dans une autre histoire d'enfant exilé, en Bretagne toujours ! Des ressemblances bien entendu, mais beaucoup de différences aussi. Et j'ai trouvé celui-ci plus abordable pour tous.
C'est le nom de l'autrice ici qui m'a attirée. Même si je n'ai pas réussi à terminer Le Clan des loups, je savais que c'était une bonne série, et j'étais curieuse de retrouver Cassandra O'Donnell dans un style totalement différent.

Haya arrive de Syrie, exilée avec sa famille. À l'école, comme partout, elle rencontre le racisme bête ordinaire, mais aussi une belle amitié.
Parallèlement, Gabriel, qui l'a accueillie avec plaisir et sans préjugé, va grâce à sa présence découvrir l’histoire de sa propre famille, et les drames passés sous silence. Et c'est très émouvant.
On pourrait presque en conclure : nous sommes tous (ou presque) des enfants d'immigrés.
J'ai vraiment beaucoup aimé ce court texte, à la portée de tous, qui donne à réfléchir sur les attitudes vis à vis des autres.