D'abord, on remercie l'auteur, s'il nous voit d'où il est, pour avoir continué, aveugle, à imaginer et dicter les aventures de Montalbano. Qu'est-ce qu'il va nous manquer à présent.
Et merci aussi à Serge Quadruppani, l'excellent traducteur, qui doit se sentir bien orphelin.
Au delà du langage sicilien, et du vocabulaire si drôle de Catarella, il y a ici beaucoup d'humour.
Impressionnant de penser que ce vieil homme, qui ne pouvait même pas se relire, ait eu tant d'humour sur les petits détails.
L'épisode où Montalbano fait tous les magasins pour se vêtir et se changer de pied en cap est irrésistible de drôlerie, juste par quelques petites notes.
Comme dans les autres épisodes, on a une enquête policière sérieuse et bien menée, mais aussi un fond à caractère social. Ici, fermeture d'usine, chômage, le triste monde qu'on laisse aux jeunes générations sans travail.




