Les hasards des lectures ! Juste après le Calamity Club, (je sais, je n'ai pas posté mes chroniques dans l'ordre de mes lectures 😉) me revoici aux U.S.A. mais dans une Amérique aussi différente que possible.
J'ai quitté une Amérique pauvre, où chacun essaie de survivre avec tous les expédients possibles, et des filles plus mûres que leur âge, qui doivent prendre en main leur vie et celles de leurs proches. Où même ceux qui étaient riches se retrouvent aux abois, suite à la crise des années 1920-1930.
Et me voici de l'autre bord, villa de vacances sur une île quasi privée, belles études et métiers lucratifs.
De façon amusante, l'héroïne s'appelle Birdie ici aussi ! et on retrouve même une famille Tate !
Ce seront les seules ressemblances ou presque.
Ces bonnes femmes m'ont agacée !
Je lisais une question il y a peu : peut-on apprécier un roman dont le héros ou l'héroïne ne nous sont pas sympathiques ?
Et bien à la réflexion : pas vraiment !
C'est un roman choral.
Quand le fiancé de Chess, qu'elle a abandonné à quelques jours du mariage (pour une raison qu'elle refuse de donner, et que nous apprendrons peu à peu) se tue en montagne, elle déprime si fort que sa mère, Birdie décide de l'emmener dans leur maison de vacances, qu'ils n'ont plus ouverte depuis treize ans. Sur Tuckernuck, île privée pour quelques résidents, toute proche de Nantucket, avec des règles de vie assez spéciales : pas de téléphone, pas de confort. Il est mal vu de recevoir du courrier ou de faire trop de bruit. Et on se croise en se saluant "La vie est belle".

