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mardi 12 août 2025

La guerre des mercredis - Gary D. Schmidt

 Un très beau roman de Gary D. Schmitt, auteur qui nous emmène toujours sur des chemins inattendus.
J'avais beaucoup apprécié Le majordome et moi, plus humoristique quoique assez profond.
Mon petit-fils a lu "Jusqu’ici, tout va bien" pour son cours de Français (5e) mais je ne l'ai pas lu.
Encore un sujet très différent ici, même s'il sera aussi question de guerre du Viêt-Nam, et de sport.

Une chronique d'une année de collège un peu particulière pour un jeune garçon qui ne demandait qu'à être comme les autres. Et en toile de fond, l'Amérique de 1968.
Holling a cours d'anglais le mercredi. Ça ne devrait pas poser vraiment de problème.
Sauf que ...
Tous les autres élèves de sa classe de 5e quittent le collège cet après-midi là. Soit pour l'école hébraïque à la synagogue, soit au catéchisme. Lui se retrouve seul, ses deux copains presbytériens ayant quitté la ville.
Au-delà de mon interrogation sur le fonctionnement de l'école américaine, qui maintient des cours le mercredi après-midi alors que les élèves suivent une instruction religieuse à ce moment-là, le problème se pose dès la rentrée pour le jeune Holling : la prof d'anglais se trouve contrainte d'assurer son cours pour un seul élève, et donc le déteste tout de suite.
Et pourtant, cette année sera riche en enseignement de toute sorte.

vendredi 30 juillet 2021

À la recherche de Mrs Wynter - Eric Senabre

Quel bijou que ce roman. Dire que je n'avais jamais rien lu de l'auteur, (ce qui, au vu de son palmarès, est plutôt regrettable !) et que j'ai choisi celui-ci un brin par hasard.
Je ne sais pas trop s'il plaira aux adolescents mais moi, je me suis vraiment régalée.

Quelle prouesse de mêler dans le même roman Beatrix Potter, Chapeau melon et bottes de cuir, et Hamlet ! Et ça parait tout naturel. Sans parler de Londres et l'Angleterre des années 90.

Je précise que je n'ai jamais regardé Chapeau melon ... et je le regrette ! Ce n'est pas gênant du tout pour l'histoire, mais je pense que j'aurais encore plus apprécié si j'en avais des images plus précises.

Paris 1994 - Mehdi, 15 ans, est amoureux. Quoi de plus banal ? Sauf que ... l'objet de sa flamme est Mrs Wynter, personnage de fiction des années 60.  Et qu'il est bien décidé à aller rencontrer celle qui l'incarna si bien, et qui a disparu des écrans et des magazines depuis, qui semble même avoir disparu tout court.
Après une enquête serrée, il pense en avoir retrouvé la trace. 
Qu'importe qu'elle ait très probablement à présent trente ans de plus (très sûrement même !), qu'elle vive en Angleterre le plus cachée possible, que Mehdi soit loin d'être majeur, qu'il parle à peine anglais et qu'il ne soit pas question de se confier à sa famille. Quand on aime ...

jeudi 19 mai 2016

Le portefeuille rouge

Anne Delaflotte Mehdevi
Editeur : Gaïa 2015 ; 281 pages
Suite de "La Relieuse du Gué"

Je ne comprends pas pourquoi on parle si peu d'Anne Delaflotte Mehdevi et de ses livres.
Pour moi, La Relieuse du Gué a été un coup de coeur absolu, et cette suite n'en est pas loin.
Et je suis tombée tout à fait par hasard sur ces romans, loin de tout le battage qu'on fait pour d’autres qui sont loin de les valoir.
Je sais, c'est très subjectif, mais lisez-les et vous verrez !

Je précise que la reliure est un art auquel je ne connais rien, et qui  ne me tente même pas.
Malgré cela, même les passages un brin "techniques" m'ont passionnée.

Dans ce volume, Mathilde va se trouver confrontée à une consoeur pas vraiment agréable, voire dangereuse. Mais elle évolue toujours dans sa ruelle au bout du gué, avec ses voisins et son petit monde si sympathique. Et va aussi rencontrer quelques autres personnes hautes en couleurs mais avec lesquelles elle va d'emblée se sentir à l'aise, et nous aussi !
C'est probablement tout cet environnement, le plaisir de ces rencontres, qui font qu'on se sent si bien dans ces romans.
Elle va aussi délaisser un peu son cher Cyrano, au profit d'un Shakespeare pas forcément bien connu, et qu'elle nous donne fortement envie de (re)lire et de (re)découvrir, comme elle le fait.
J’ignorais tout des Premier Folio, même le nom, j'ai donc un peu cherché. Et appris que le 234e avait été découvert en avril de cette année (2016). Ce roman est donc un peu prémonitoire !

Je pense que si  j'ai quand même préféré le premier volume, c'est parce que j'avais adoré découvrir cette ruelle, ce microcosme de commerçants et d'artisans qui entourent Mathilde. Un lieu sympathique comme on voudrait tous habiter. C'était prenant  et réconfortant.
Ici, même si elle y habite toujours et si ses voisins jouent encore un grand rôle dans sa vie et dans le livre, on est plus souvent ailleurs.
J'aurais aimé aussi pouvoir relire La Relieuse du Gué avant celui-ci. Lu il ya plus de 5 ans, et avec ma mémoire défaillante, je ne me souvenais pas de tout.
Ce roman peut se lire de façon indépendante, mais le fait de connaître le premier apporte un plaisir supplémentaire, pour les relations entre les "anciens", et tout se qui se rapporte au moulin, dont Mathilde est à présent "copropriétaire".
J'ai rencontré avec plaisir dans ce volume de nouveaux amis, et le personnage de Michel, sa passion du théâtre donne envie là aussi de découvrir ses théâtres miniature.

Avec l’apparition de Pablo sur la fin de l'histoire, j’espère vivement retrouver bientôt Mathilde et  ses amis dans un troisième opus.

Ma note : 4/5



Extraits : 

Vous êtes “relieuse”, c’est ainsi que vous vous présentez n’est-ce pas ? Moi je suis relieur-doreur. C’est mon titre. Une relieuse, mademoiselle, c’est une machine, comme une lieuse sert au fourrage.


D'une boîte tapissée de velours bleu, il sortit cinq personnages de théâtre, sculptés dans le bois et dont les visages et les mains étaient délicatement peints.
[.....]
Chacun avait une coiffe, un chapeau, pour masquer l'absence de cheveux. Il leur avait fait des pieds comme des raquettes de neige, on  ne les voyait pas sous les longues robes ou les larges pantalons, ce qui fait qu'ils se tenaient bien fermement sur la scène où ils étaient manoeuvrés grâce à de petites baguettes se terminant par un demi-cercle qui prenait à la taille les personnages.